Du Sang Sur la Glace : Jo Nesbø

Titre : Du Sang Sur la Glace                                                      big_2

Auteur : Jo Nesbø
Édition : Gallimard Série Noire (2015)

Résumé :
Quand on gagne sa vie en supprimant des gens, il peut être compliqué, voire dangereux, d’être proche de qui que ce soit.

Olav est le tueur à gages attitré d’un gangster qui règne sur la prostitution et le trafic de drogue à Oslo.

Lorsqu’il tombe enfin sous le charme de la femme de ses rêves, deux problèmes de taille se posent.

C’est la jeune épouse – infidèle – de son boss. Et il est chargé de la tuer…

Critique : 
En lisant une critique sur ce roman, j’avais vu qu’un des commentateurs signalait que le livre lui était tombé des mains, et ce n’était pas un compliment.

Non, il ne m’est pas tombé des mains, mais j’ai baillé, somnolé durant ma lecture et failli le refermer avant d’arriver au bout. Il ne fait que 150 pages, c’est vous dire si j’ai passé un moment en enfer.

Pourtant, le pitch avait l’air génial : un tueur à gages, Olav, auquel son patron lui demande d’expédier (tuer) un client. Rien de neuf sauf que le client est la femme du boss.  Et que ce dadais d’Olav va en tomber amoureux.

Il avait pourtant bien commencé, ce petit roman : un tueur à gage pour qui on sent qu’on va avoir de l’affection, le genre de mec qui n’a rien d’un Jason Statham survitaminé et qui nous raconte sa petite histoire, avec une touche d’humour noir parsemé un peu partout.

Ajoutons deux trafiquants de drogue dans la ville d’Oslo dont chacun crierait bien que l’un des deux est de trop dans la ville. Ou que la ville est trop petite pour eux deux. Bref, on sent que l’on s’asseoir sur un baril de poudre, mèche allumée.

L’utilisation d’Olav comme narrateur était bien trouvée, ça permet quelques surprises qui m’ont plus, même si une était téléphonée. Pour l’autre, j’ai été eue.

Où est le problème ? Où le bât a-t-il blessé dans tout cela ?

La manière de raconter est soporifique au possible ! J’ai juste arrêté de bailler durant quelques scènes, pendant quelques paragraphes et bien que ne faisant que 150 pages, j’ai sauté des lignes !

On est loin d’un Dashiell Hammett et de son célèbre « Moisson Rouge ». Loin des autres grands du polar Noir aussi.

Malgré les quelques surprises cachées dans le récit, il ne m’a pas emporté dans la ville d’Oslo, je me suis ennuyée la plupart du temps et je n’ai pas retrouvé l’âme des grands romans Noirs que j’aime.

Les ingrédient sont peut-être là, mais ça manque furieusement de sel.

Une déception pour moi qui apprécie cet auteur.BILAN - Minion tasse dépité - OKChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et le Challenge « Nordique » chez Mes chroniques Littéraires.

CHALLENGE - Thrillers polars 2014-2015 (1) CHALLENGE - Nordique loups_scandinavie

Voyez-vous ça ??

Eh ! Regardez un peu ça !

Mais non, pas ça… Ça ! Allez, un petit effort, quoi. Ça n’est pas si difficile que ça.

À croire que ça vous fait peur. Ça vous fait flipper ? Ça est le but.

Bon, ça va pas être du gâteau cette LC avec ma binôme Stelphique. On risque de finir coulrophobe avec tout ça…

Ça serait dommage… Quoique, ça m’a toujours intrigué ces adultes qui se déguisaient comme ça pour approcher les petits n’enfants. Ça est un peu glauque et bizarre.

Ça n’est rien… Si, ça est tout un symbole.

Pourquoi tous ces ça ? Parce que nous allons nous faire le King ! Non, pas le chanteur à la voix suave comme le miel, mais l’écrivain à la plume suave comme la peur.

Nous allons nous le faire avec un titre qui me fait déjà pisser dans mon froc d’avance… ÇA !

Que nous dit le Net sur ÇA ?? Oui, autant le savoir avant d’ouvrir le roman et de vous donner nos impressions de lecture.

Ça (titre original : It) est un roman d’horreur écrit par Stephen King, publié en 1986 et qui a remporté le prix British Fantasy 1987. Publishers Weekly l’a classé comme le roman le plus vendu aux États-Unis en 1986.

Cette histoire raconte la lutte entre sept enfants terrorisés devenus adultes et une entité maléfique connue sous le nom de Ça qui prend la forme des peurs les plus profondes mais se présente principalement sous la forme d’un clown se faisant appeler Grippe-Sou.

Le roman propose un récit non-linéaire qui alterne entre deux périodes de temps différentes (à vingt-sept ans d’intervalle) ainsi qu’entre les différentes perspectives et les histoires des sept personnages principaux.

Il traite de thèmes tels que la puissance de la mémoire, les traumatismes de l’enfance et la laideur qui se cache derrière la façade d’une petite ville.

Selon Michael R. Collings, universitaire spécialiste de l’œuvre de Stephen King, Ça est l’un des récits les plus complexes de l’écrivain.

La narration va et vient entre deux époques différentes à travers les points de vue de sept personnages principaux différents et plonge parfois, lors d’interludes, dans des périodes plus anciennes du cycle.

Le roman résume et conclut la période « enfants en danger » de la carrière de l’écrivain, approfondissant des thèmes abordés dans ses romans précédents, notamment celui de « l’enfance sacrifiée » qui trouve ici sa résolution, les sacrifices faits par les sept enfants étant « entérinés par leurs actions vingt-sept ans plus tard ».

King « combine avec succès les enfants et les adultes, l’innocence et l’expérience, l’énergie naïve et la maturité réfléchie ».

Le fait que les sept héros n’aient pas d’enfants est révélateur car « c’est seulement en suivant à nouveau les traces de leur enfance […] qu’ils pourront faire le dernier pas vers l’âge adulte ».

Le roman est d’autre part une véritable « encyclopédie de l’horreur » où « presque toutes les variations sur le thème du monstre sont présentes à un niveau de lecture ou un autre », King faisant de nombreuses allusions et clins d’œil au genre horrifique sous ses formes littéraires et cinématographiques.

Ça, monstre aux nombreux visages, rappelle les Grands Anciens mais les monstres les plus dangereux « portent le déguisement d’enfants aux impulsions vicieuses et violentes », « de pères qui passent leur temps à se « faire beaucoup de souci » pour leur petite fille » ou encore de mères « dont le seul but dans la vie est de rendre leurs enfants toujours plus dépendants ».

Le livre alterne continuellement entre les monstres symboliques et les monstres réels qui sont « affrontés et finalement vaincus ».

Ça est aussi en partie autobiographique, les personnages principaux ayant le même âge que King en 1958 et Derry étant basée sur des lieux où il a vécu son enfance.

Anciennes éditions J’ai Lu en 3 tomes : bigre, ça fiche la pétoche !

En 2 tomes chez « Livre de Poche », couvertures moins effrayantes, déjà !