The Hound of the Baskervilles – 1972 [Sherlock Holmes – FILMS]

The Hound of the Baskervilles est un téléfilm américain de Barry Crane, sorti en 1972.

Ce film fait partie d’un ensemble de 3 épisodes pilotes, qui devaient servir de point de départ à une série de téléfilms policiers ayant comme personnages principaux respectivement Sherlock Holmes, Hildegarde Withers (avec Eve Arden) et Nick Carter (avec Robert Conrad). Les pilotes n’ayant pas eu le succès escompté, la série fut abandonnée.

1. Synopsis                                                                                 big_2-5

Le docteur Mortimer se rend à Baker Street pour informer Holmes et Watson que Sir Charles Baskerville a succombé à une attaque cardiaque dans son domaine de Dartmoor et dans de mystérieuses circonstances.

Mortimer raconte la légende du chien spectral qui hante la famille Baskerville depuis des générations et aimerait un conseil pour protéger l’héritier unique de Sir Charles, Sir Henry Baskerville.

Ce dernier vivait jusqu’alors au Canada mais revient désormais sur les vieilles terres des Baskerville pour occuper la demeure de ses ancêtres.

Dès son arrivée, il reçoit un message anonyme le conseillant de se tenir éloigner de la lande…

2. Fiche technique

  • Titre original : The Hound of the Baskervilles
  • Réalisation : Barry Crane
  • Scénario : Robert E. Thompson, d’après le roman « Le Chien des Baskerville » d’Arthur Conan Doyle
  • Direction artistique : Howard E. Johnson
  • Décors : Arthur Jeph Parker
  • Costumes : Andrea E. Weaver
  • Photographie : Harry L. Wolf
  • Son : James R. Alexander
  • Montage : Bill Mosher
  • Production : Stanley Kallis
  • Production associée : Arthur Hilton
  • Production exécutive : Richard Irving
  • Société de production : Universal Television
  • Société de distribution : American Broadcasting Company
  • Pays d’origine :  États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Format : couleur (Technicolor) — 35 mm — 1,33:1 — son Mono
  • Genre : film policier
  • Durée : 74 minutes
  • Dates de sortie :  États-Unis : 12 février 1972

3. Distribution

  • Stewart Granger : Sherlock Holmes
  • Bernard Fox : Docteur Watson
  • William Shatner : George Stapleton
  • Anthony Zerbe : Docteur John Mortimer
  • Sally Ann Howes : Laura Frankland
  • Jane Merrow : Beryl Stapleton
  • Ian Ireland : Sir Henry Baskerville
  • John Williams : Arthur Frankland
  • Alan Caillou : Inspecteur Lestrade
  • Brendan Dillon : Barrymore
  • Arline Anderson : Eliza Barrymore

Ce que j’en ai pensé :
Le générique de début m’a bien plu avec Sherlock Holmes en ombre chinoise sur les murs de la ville. Juste un petit soucis avec la vision d’un deerstalker et d’une pipe calabash.

Petit soucis avec la voix de Watson, enfin, de son doubleur : c’est la voix d’un personnage de dessin animé, mais pas moyen de me rappeler lequel !

Si Stewart Granger a l’air taillé pour le rôle – il n’a pas eu l’air de se forcer pour interpréter Holmes – par contre, son âge joue contre lui. Énervant qu’à l’époque, nous ayons toujours droit à des acteurs de plus 50-60 ans en lieu et place de deux jeunes plein d’entrain.

Bernard Fox – qui enfile le rôle du docteur Watson – est différent de son rôle de l’hilarant Dr Bombay dans « Ma sorcière bien aimée ». Mais au moins, s’il est très sérieux, il n’interprète pas un Watson débile et abrutit comme le faisait Nigel Bruce.

L’histoire avec Sir Hugo est racontée par notre ami Watson et la voix de dessin animé du doubleur gâche l’intensité dramatique. Mais niveau clébard, le leur est pas mal fait du tout !

Juste les dialogues lors de la course-poursuite qui sont nuls à chier avec de telles réparties :

[La meute de chiens s’est arrêtée] « Seul un être diabolique peut les arrêter » dira un membre de la bande de ripailleurs violeurs. D’accord les gars…

Si Sherlock Holmes est habillé normalement pour la ville, il enfilera la macfarlane pour la lande. Mauvais point à lui lorsqu’il sortira un « Élémentaire Watson ».

La plus grosse merde dans ce film vient en fait des décors ! Londres est toute propre, les cochers ont les dents ultrabright et on n’a pas l’impression de se balader dans les rues d’une Londres victorienne.

Idem pour la lande où là, c’est encore plus flagrant ! Décors peinturlurés et pas de profondeur dans le paysage… Une lande reproduite dans un tout petit studio, petit budget et ça fout tout le film en l’air ces décors peints à l’arrière des acteurs.

Le déroulement du film s’éloigne du récit original et ce n’est pas plus mal d’innover un peu. Le docteur Mortimer est plus jeune que dans les autres films, il boite comme House et a une mégère pour épouse.

Avantage : on suspecte des tas de gens parce que tous avaient un bon mobile pour zigouiller le Charles Baskerville.

Mais c’est bien dommage qu’ils soient passé à côté d’une scène qui, habituellement, vous fout le trouillomètre à zéro quand le chien poursuit Sir Henry… ou plutôt un homme portant ses habits.

Mention très bien au commandant Kirk, téléporté depuis sont Enterprise dans la lande désertique de carton mâché. William Shatner est inattendu dans le rôle de George Stapleton.

Un méchant comme on les aime ! Un sourire vicieux, des petits yeux cruels et on se demande bien comment le beau Kirk peut être aussi diabolique. Dommage qu’il n’ait pas un rôle plus important dans ce téléfilm, il méritait qu’on le voit plus à l’écran.

Si je ne me suis pas embêtée durant le visionnage, je dois bien avouer que les ambiances lugubres que j’avais avec la version de la Hammer sont absentes dans ce téléfilm.

Même la musique n’est pas top. Au début, on a une belle musique, comme dans une série télé, mais l’orgue qui jouera ensuite est bien moins horrifiant que celui de la Hammer qui savait s’y prendre pour vous rendre l’atmosphère ténébreuse.

À la limite, je me suis même marrée avec certains dialogues :

— Plus haut, encore plus haut… Ça vient !

Comme je vous le disais, si les décors sont merdiques, le chien, lui, est mieux déguisé que celui de la Hammer mais, une fois de plus, la tension dramatique va retomber avec une phrase de Holmes qui fait grandiloquente pour rien :

— Ce chien, dans les affres de l’agonie, se serait emparé de n’importe quelle proie pour l’entraîner dans la mort avec lui.

Diantre… comme si le chien, avant de clamser, s’était dit « Tiens, et si j’en emmenait un avec moi dans la mort ?? ».

Heureusement qu’il se reprend ensuite avec cette phrase de bon sens sur laquelle nous pouvons tous méditer : « L’homme peut créer le Mal mais il ne peut jamais le contrôler ».

À choisir, je préfère – et de loin – la version de la Hammer ! Les décors sont bien mieux, la musique aussi et puis, Christopher Lee en jetait plus en Sir Henry que le barbu qui joue ici.

L’adrénaline est manquante, pas de hurlements sur la lande, la nuit, peu de drague entre Sir Henry et Béryl, peu de tension, peu de suspense car Holmes dévoile assez vite le secret des bijoux de la couronne.

Malgré le fait qu’ils aient pris des libertés avec le récit originel, ils font l’impasse sur certaines scènes importantes et palpitantes qui ajoutent du mystère, des questions et des battement de cœur additionné de dressage de poils sur les bras.

Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

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