Mon Top 10 musical toutes périodes confondues

Puisque c’est un jeu qui fleurit sur la blogo, je me suis dit « tiens, qu’est-ce que ça donnerait mon Top 10 des albums de musique qui ont marqué ma vie ? C’est parti mon kiki !

1. Synthesizer Greatest : acheté début 1990… Mon premier CD, c’est vous dire si ça vous marque ! Ma chaine Hi-Fi était de 1989 (je l’ai encore et elle fonctionne toujours), et le CD vint naturellement début 90. Cadeau de ma grand-mère (mais je l’avais choisi moi-même), j’y tiens énormément.

Ce fut aussi une claque parce que les mélodies étaient superbes, les musiques de film telles Antartica ou L’Exorciste m’avaient scotché devant le lecteur CD.

2. Depeche Mode (Album Violator) : une autre entrée dans le monde de la musique avec l’album Violator qu’une amie de classe m’avait fait découvrir. Je ne connaissais de Depeche Mode que quelques titres (sans en connaître les auteurs) et elle m’avait prêté sa K7 (là, tous les moins de 20 ans vont aller demander à Wiki ce que c’est que ce truc !). J’ai aimé toutes les chansons, les mélodies, la voix… Surtout les chansons « Sweetest Perfection » et « Waiting For The Night ».

La K7 originale avait était été copiée à l’aide du double desk de ma chaine et fut écoutée des centaines de fois. Plus tard, j’ai acheté e CD car la bande était fichue sur cette bonne vieille K7.

3. Guns’N Roses (Album Appetite for Destruction) : fut une autre découverte musicale à une époque où nous achetions encore nos CD au disquaire du coin et où je ne connaissais pas le mot « FNAC ». C’est mon oncle qui me l’avait ramené de la FNAC, sur commande exprès de ma part, puisque je voulais découvrir ce groupe. Ma première écoute ne fut pas un coup de cœur, j’avais pas aimé.

Alors, je l’avais copié sur une K7 pour l’emmener dans mon walk-man (Dico pour les jeunes !) et le déclic a eu lieu, j’ai adoré ! Ma préférée est « Sweet Child o’ Mine ».

Mais à choisir, mon préféré de Guns sera « Use Your Illusion II » que j’ai acquis un peu plus tard. Lui, je ne m’en lasse pas non plus et certaines de ces chansons sont maintenant sur mon MP3 : Civil War – 14 Years – Knockin’ on Heaven’s Door – So Fine – Estranged -You Could Be Mine – Don’t Cry.

4. Renaud (Albums Mistral Gagant & Ma Compil I & II) : Non, je ne triche pas, j’adapte les règles du Top 10 ! Encore une découverte que je dois à quelqu’un d’autre parce qu’avant, de Renaud, je ne connaissais que quelques chansons, mais je n’y faisais pas vraiment attention.

Une amie m’avait donc prêté ces CD et j’étais tombée amoureuse des albums Mistral Gagnant (aaah, cette chanson, ce piano) et Ma Compil parce que j’avais une sorte de Best Of de Renaud. J’aime sa manière de chanter, ses paroles, parfois légère, parfois plus sombres, comme dans « Morts les enfants », « P’tite conne », « Manu », « Hexagone » et encore bien d’autres.

5. Ennio Moricone (Album Film Music by Ennio Morricone 1993) : ben oui, j’aime les westerns et la musique d’Ennio en fait partie intégrante ! L’écouter me donne toujours des visions de folles chevauchées sur un fringant étalon arabe noir… Oui, j’exporte le western spaghetti en Arabie !

La musique de Le bon, la brute et le truand est magique lors d’un galop endiablé, celle du  Clan des Siciliens est superbe et va bien à mon Chouchou, celle de Chi Mai : Le Professionnel vous donnera envie d’acheter du Pedigree Pal pour votre chat ou de la faire passer le jour de votre enterrement et vous aurez la sueur à votre front en vous rappelant la scène culte avec The Man With The Harmonica (« Il était une fois dans l’Ouest » pour les ignares) et The Falls vous donne envie de chialer.

6. Rolling Stones (Album Best Of 1993) : Aaaah, les Pierres qui roulent m’ont toujours donné envie de me trémousser dans tous les sens et la voix de Mick Jagger me donne des frissons. J’apprécie aussi les Beatles, mais ma préférence ira aux Rolling !

Mes préférés sont Satisfaction, Sympathy for the devil, Paint It black, Wild Horses, Jumpin’ Jack flash, Brown Sugar, Miss You, Angie, Honky Tonk Woman… mais celle que je ne me lasse pas d’écouter c’est Paint It Black !

Bien que dans les médias, les Rolling Stones incarnent les « mauvais garçons » (Oldham n’avait hésité à interroger : Laisseriez-vous votre fille sortir avec un Rolling Stone ?) et les Beatles, les « gentils garçons », les membres des deux groupes s’apprécient et se côtoient dans le privé. Les Beatles, John Lennon et Paul McCartney offriront même la chanson I Wanna Be Your Man aux Rolling Stones pour lancer leur carrière en 1964 et feront les chœurs sur la chanson We Love You en 1967. Brian Jones jouera plus tard sur certains titres des Beatles comme Baby, You’re A Rich Man ou You Know My Name.

7. Pet Shop Boys (Album Discography: The Complete Singles Collection 1991) : je connaissais quelques unes de leur chansons, mais c’est un ami, maintenant décédé, qui m’avait fait écouter leur album de Best Of, en 1995. Coup de foudre, j’ai acheté l’album ensuite, copié sur mon walk-man et maintenant, j’en ai deux puisque j’ai hérité du sien… Un album qui a une haute valeur sentimentale.

Leur reprise de « Always on my mind » d’Elvis est magnifique, ainsi que la reprise de « Where the streets have no name » de U2. Les PSB ont repris cette chanson dans un rythme dance, mélangé avec Can’t Take My Eyes Off You de Frankie Valli. West end girls, Suburbia; It’s a Sin; Being Boring et toutes les autres de l’album, je ne m’en lasse pas.

8. Metallica : Nothing else matters, The Unforgiven et Until It sleep sont mes préférées. Comment je les ai connues ? Grâce à une amie de classe (lorsque j’étais en graduat) qui adorait le Metal et le hard-rock… Pourtant, je vous jure qu’elle n’avait pas la tête à ça. Moi, je connaissais mêmes pas Metallica, Bon Jovi, INXS et autres groupes qu’elle adorait.

Pour me prouver qu’ils n’étaient pas que des excités, elle m’avait offert pour mon anniversaire une K7 avec les chansons les plus douces des groupes de hard-rock. Preuve était faite que les beaux slows, ils savaient les faire. Sa K7 a tellement tourné dans mon walk-man qu’elle est morte. Mais les chansons sont toujours dans mon MP3.

The Unforgiven est envoutante avec son début à la guitare.

 9. E.S Posthumus (Album Makara) : Eux, je les ai découvert avec la BO du film « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie, Unstoppable. Après quelques recherches, je me suis retrouvée avec un DD rempli de musiques d’ambiance, de eux et de bien d’autres aussi : X-Ray Dog, Audiomachine, Immediate Music). Mais c’est leur album Makara qui m’a éblouit et je l’adore !

Quand à leur reprise de « Moonlight Sonata », elle me fait orgasmer direct !

10. Two Step From Hell (Album Invincible) : Comme je vous le disais, en cherchant des musiques d’ambiances pour écouter en bruit de fond lorsque j’écris, je suis tombée sur ce groupe dont le nom ferait frémir toute bigote qui se respecte. Moi, ce genre de musique, ça me motive, me fait marcher plus vite, mes doigts parcourent plus vite le clavier, je fais la vaisselle sans même m’en rendre compte, bref, je ne suis plus sur terre !

Bonus Tricherie :
Bach – St John Passion – Herr, unser Herrscher (chorus) : Parce que lorsque j’entends la musique augmenter de tempo et les chœurs chanter, je suis transportée ailleurs. J’adore écouter cette musique lorsque je marche en Ardèche et que ça grimpe fort. J’en oublie toutes mes douleurs. Par contre, pas moyen de trouver la même version que mon CD et celles proposées sur You Tube ont moins de punch que celle que j’écoute.

Samuel Barber –  Adagio For Strings : On l’entend dans le film « Elephant Man », à la fin et ça me donne envie de pleurer !

Vivaldi – Four seasons – Summer – III mouvement : Parce que c’est tout simplement beau ! Surtout par Nigel Kennedy !

 

 

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De sang-froid : Truman Capote

51v0t5jB-rL._SX305_BO1,204,203,200_Titre : De sang-froid                                                                       big_4

Auteur : Truman Capote
Édition : Folio (1972)
Première publication : In Cold Blood (1966)

Résumé :
« De Sang froid » est l’histoire inspirée d’un fait divers de deux jeunes repris de justice qui, le 15 novembre 1959 à Holcomb, petite ville du Kansas, assassinèrent froidement une famille d’agriculteurs. Le récit, chef-d’œuvre de Truman Capote, est le résultat d’un long travail d’investigation mené par l’auteur.

L’écrivain américain a en effet suivi de très près l’enquête policière sur le massacre de la famille Clutter allant jusqu’à interroger lui-même policiers et criminels impliqués. Une investigation qui ne se terminera qu’avec l’exécution des deux meurtriers à laquelle l’écrivain assiste.

Petit Plus : A force de détails, de témoignages, d’observations, Truman Capote raconte ce qui a pu se passer sans jamais prendre parti, ni juger, et crée un genre nouveau, le «roman de non-fiction».

« De Sang froid » (1966) obtient un énorme succès et porte Truman Capote au sommet de la gloire. Le livre est adapté au cinéma par Richard Brooks en 1967.

Critique : 
On aurait pu titrer aussi « Chronique d’un massacre annoncé » puisque d’entrée de jeu, nous faisons connaissance avec la famille Clutter dont on sait que 4 de ses membres finiront avec une balle dans le corps.

Ceci n’est pas une fiction, mais tiré d’un fait divers bien réel qui a eu lieu en novembre 1959, à Holcomb, Kansas.

« Le village de Holcomb est situé sur les hautes plaines à blé de l’ouest du Kansas, une région solitaire que les autres habitants du Kansas appellent « là-bas ». A quelques soixante-dix miles à l’est de la frontière du Colorado, la région a une atmophère qui est plutôt Far West que Middle West avec son dur ciel bleu et son air d’une pureté de désert. Le parler local est hérissé d’un accent de la plaine, un nasillement de cow-boy, et nombreux sont les hommes qui portent d’étroits pantalons de pionniers, de grands chapeaux de feutre et des bottes à bouts pointus et à talons hauts. Le pays est plat et la vue étonnamment vaste : des chevaux, des troupeaux de bétail, une masse blanche d’élévateurs à grain, qui se dressent aussi gracieusement que des temples grecs, sont visibles bien avant que le voyageur ne les atteigne. »

Sans mobile apparent, les quatre membres de la famille du fermier Clutter se font tuer. Truman Capote, tombant sur un article traitant de ce crime a décidé de relater cette histoire avec la plus grande précision.

Ce roman est ce qu’on appelle un « True Crime » car ceci est une reconstruction des faits, avant, pendant, après, ainsi que les conséquences qu’eurent ces meurtres sauvages sur les habitants de la petite ville de Holcomb.

Pensez-vous bien, on avait assassiné un homme qui était respecté, une famille qui allait à l’église tous les dimanches et qui, comme tous les habitants de la petite ville, ne fermaient jamais ses portes à clés.

La question que tout le monde se pose, c’est « Pourquoi eux ? » car il n’y a pas de mobile apparent vu que très peu d’argent volé car monsieur Clutter n’utilisait que des chèques pour payer.

L’auteur utilise tous les codes de la fiction mais dans le but de nous décrire un fait réel. La seule partie qui pourrait être fastidieuse à lire pour certains, c’est celle consacrée au procès. Pour moi, pas de soucis.

Sinon, ça se lit tout seul, la boule au fond de la gorge parce qu’on sait qu’on ne doit pas s’attacher aux membres de la famille Clutter, membres qu’on apprécie (surtout Nancy), malgré l’extrême bigoterie du père (ne boit pas, ne fume pas,…). Clutter est un homme de bien, intègre et honnête, mais on ne trinquera jamais avec une bière, nous deux.

Nancy Clutter est toujours à la course, mais elle a toujours le temps. Et c’est là une définition de ce qu’est une dame.

La première partie, fort importante, comporte la reconstitution minutieuse de tous les protagonistes à cette affaire, et pas à la n’importe nawak : Capote les a mis en scène grâce aux témoignages qu’il avait recueillis sur eux, additionnés des documents qu’il avait consulté. C’est un portrait d’une certaine Amérique des années 50 qu’il nous offre au travers de tout ces gens.

La seconde partie se compose de l’enquête, qui piétine, des rumeurs, qui enflent comme des ballons de baudruche, des pérégrinations de nos assassins et puis de leur traque.

Le lecteur passera beaucoup de temps avec nos meurtriers, apprenant des choses sur leur passé, leur enfance, leurs parents et verront avec horreur comment de marginaux ils sont devenus des criminels de sang-froid.

La psychologie des personnages est bien décrite, fouillée, profonde. Sans leur trouver des excuses (ils n’en n’ont pas), on « comprend » comment tout ce qu’ils ont vécu a fait d’eux des meurtriers putatifs. Les deux hommes sont sensiblement différent et si Dick est une grande gueule, Perry est plus prudent.

La psychologie de la petite communauté est aussi bien travaillée. Comment cette population sans histoires va basculer ensuite dans la paranoïa pure et simple… Comment ces gens ont-ils géré cette tragédie et les conséquences que cela a eu sur leur comportement.

La majorité de la population de Holcomb, après avoir vécu durant sept semaines au sein de rumeurs malsaines, d’une méfiance générale et de soupçons, semblait avoir été déçue d’apprendre que le meurtrier n’était pas l’un d’entre eux.

Ce roman m’a happé. De lent, dans les premières pages, quasi bucolique dans cette description de la vie à la campagne, on se laisserait bien aller à baguenauder si l’auteur ne nous envoyait pas de temps des piqûres de rappel en nous disant que cette famille va mourir.

Du modus operandi des auteurs, vous n’en saurez rien au début, il vous faudra attendre les aveux pour comprendre ce qu’il s’est passé et comment le tout à basculé dans le sang alors que cela aurait pu être empêché.

Ce roman magistral a valu à l’auteur une immense gloire, mais lui a collé une dépression sévère, touché qu’il avait été de sa rencontre avec Perry Smith, l’un des deux assassins. Celui qui, pour moi, avait la psychologie la plus profonde, celui pour qui j’avais ressenti de l’affection, malgré les crimes. Et la pendaison ne résout pas tout…

Il est presque impossible à un homme qui jouit de la liberté et de toutes ses prérogatives de se rendre compte de ce que signifie la privation de cette liberté.

Les riches ne sont jamais pendus. Seulement ceux qui sont pauvres et sans amis le sont.

— Oui, m’sieur, dit le gardien, confirmant cette nouvelle, ils ont eu la peine de mort ».
Dick dit :
— Bien sur. C’est drôlement à la mode dans le Kansas. Les jurys la donnent comme s’ils donnaient des bonbons à des gosses.

Perry et Dick ont été pendus mardi dernier. J’étais là parce qu’ils me l’avaient demandé. Ce fut une épreuve atroce. Dont je ne me remettrai jamais complètement. Je vous en parlerai un jour, si vous pouvez le supporter.

Un roman qui m’a glacé d’effroi devant tant de sang-froid (ou sang-chaud) pour un quadruple crime qui aurait pu ne jamais avoir lieu.

« Est-ce que j’ai des regrets? Si c’est ce que tu veux dire, non. Je ne ressens rien . Je voudrais bien. Mais ça me laisse complétement froid. Une demi-heure après que ce soit arrivé, Dick blaguait et moi, je riais. Peut-être qu’on n’est pas humains. J’suis assez humain pour m’apitoyer sur moi-même. Je regrette de ne pas pouvoir sortir d’ici quand tu t’en iras. Mais c’est tout. »

À quoi ça tient, la vie, parfois… juste à un fil ténu que n’importe qui peut vous sectionner gratuitement.

Qu’est-ce que la vie? C’est le scintillement d’une luciole dans la nuit. C’est le souffle d’un buffle en hiver. C’est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, « Ma Pedigree PAL – La PAL d’excellence » chez The Cannibal Lecteur et Le « Challenge US » chez Noctenbule.

Portrait d’une Cannibale Lectrice

Pour ceux qui ne connaissent pas Noctenbule, c’est elle qui organise depuis quelques années le « Challenge Américain » auquel je participe.

Noctembule, tout comme Yvan il y a deux ans, a osé me donner la parole ! Et vous savez que je ne sais jamais m’arrêter de causer, moi.

Alors, si vous voulez connaître la couleur de mon string, la matière de mes soutiens, mes positions préférées ou la couleur de mon canard sex-toys, allez chez Noctembule pour tout savoir sur tout ce que vous n’auriez jamais oser demander !

Pardon, Noctenbule me signale que son blog est un blog sérieux et que l’interview sur mes strings et tout le reste, c’est chez Play-Boy qu’il est publié.

Elle, elle m’interroge juste sur les livres, mes vices, mes romans préférés… Bref, elle me tire le portrait !

22h05 rue des Dames

unnamed-3La Belette qui se fait aussi appeler Cannibal Lecteur est une lectrice qui aime les mots bien noirs où dégoulinent de bonnes grosses lettres de sang. Elle aime partager ces coups de cœurs de lecture sur un ton humoristique donnant ainsi aux plus horribles meurtriers des allures de nounours adorables. Le souci après la lecture ? La tentation de lire les même choses, car elle a très bon goût. Prêt à découvrir une curieuse tentatrice ?

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