Le roi en jaune : Robert William Chambers

Titre : Le roi en jaune

Auteur : Robert William Chambers
Édition : Le Livre de Poche (2014)

Résumé : De Paris à New York, de jeunes artistes voient leur vie bouleversée par un étrange livre interdit, Le Roi en jaune. À travers celui-ci, c’est un univers de folie et de cauchemar qui fait irruption dans notre monde : celui de Hastur et de Carcosa, celui sur lequel règne le terrifiant Roi en jaune.

Publié pour la première fois en 1895, Le Roi en jaune est un chef-d’œuvre du fantastique décadent, salué par les plus grand critiques, et qui a exercé une profonde influence sur des auteurs aussi importants que H-P Lovecraft et Marion Zimmer Bradley. Il est aujourd’hui édité en français dans sa forme originale pour la première fois.

Critique :
On disait de ce roman qu’il avait exercé une profonde influence sur Lovercraft, le bandeau-titre disait « le livre culte qui a insipré la série « True Detective », un autre affichait « le livre qui rend fou » puisque tout ceux qui ont lu le fameux livre sont devenus fous…

Ce devait être vrai puisque Hildred Castaigne, le personnage de la première nouvelle est fou à lier – bien qu’il dise qu’il ne le soit pas et que son comportement ait l’air normal en société.

Oui, j’ai aimé la première nouvelle, « Restaurateur de Réputations ». La tension était palpable, les personnages bien barrés, là, j’étais enchantée.

Ensuite, pour la suivante, je fus comme la chanson de Mylène – Micotton – Farmer : désenchantée ! J’ai soupiré, je n’avançais plus, tout me semblait fade, insipide et je cherchais à comprendre ce qui avait bien pu ficher la trouille à Lovercraft !

Ou c’est une fausse accroche ou je suis passée à côté parce que dès la 3ème nouvelle, je me suis endormie comme un bébé après le rot.

Je peux donc dire que pour s’endormir, ce livre est parfait ! Vos paupières se feront lourdes, vos yeux se fermeront et en quelques minutes, vous ronflerez de tout votre soûl !

Pourtant, d’après Chambers, dès que quelqu’un lit, intégralement ou non, cette fameuse pièce de théâtre « The King In Yellow », il/elle devient à jamais obsédé par son héros et son univers.

Tu parles, Charles ! Pour moi, c’est loupé… Il n’y a que les personnages des nouvelles qui deviennent zinzins. Le lecteur, lui, il soupirera d’ennui sur les nouvelles.

Peut-être que l’ancienne version, celle avec la couverture superbement macabre de chez Marabout, j’aurais frissonné ou passé un bon moment. Qui sait ??

Dommage… Ce roman avait tout pour plaire dès le départ : une accroche intrigante, une couverture rigide, du papier tellement doux qu’il n’irriterait pas vos petites fesses roses de bébé si d’emblée, vous l’utilisiez à autre chose que la lecture et le calage d’un meuble…

Bref, ça ressemble furieusement à une accroche publicitaire pour ceux et celles qui ont vu True Detective… Et je me suis laissée avoir ! La peine n’est pas grande, il venait d’une bouquinerie et ne m’a pas ruiné.

Pour terminer, le Chambers que je préfère, c’est Sidney, celui de la série Grantchester.

Quant au roman, il donnera une touche colorée dans la biblio à défaut de m’avoir fait passer un bon moment lecture.

Mais pour la sieste, je vous le recommande !! Un truc de fou de tomber endormie aussi vite alors que je n’avais pas sommeil !

« Le Mois Américain » chez Titine.

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