Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2015

BILAN - Minions quel bilan - okLe Bilan Livresque de ce mois-ci fut plus étoffé que le précédent. Ce n’est pas moins de 16 romans qui furent lus en Septembre.

Plus que le double d’août. Mon Mois Américain a été productif, même si j’ai fait moins bien que 2014.

Alors, quoi de neuf, docteur ?

J’ai sorti en premier lieu une nouveauté de l’année 1949, retraduite correctement par les éditions Gallmeister. Il s’agit de Cible mouvante de John Ross Macdonald (ICI) mettant en scène pour la première fois le privé Lew Archer. on ne doit pas ouvrir un Lew Archer pour son intrigue ou son tempo d’enfer, mais pour sa galerie de personnages.

Petite excursion dans le western avec l’excellent L’homme des vallées perdues de Schaefer (ICI). C’est le récit d’un homme qui lutte contre sa violence intérieure, d’un homme que l’on aimerait pas avoir comme ennemi, d’un homme dangereux, mais auquel on peut faire confiance. C’est fort, c’est grand, c’est beau !

Tant qu’à faire, puisque les colts sont dégainés, autant poursuivre dans le genre avec l’excellent recueil de nouvelles de Johnson Dorothy : Contrée indienne (ICI). Ces petites nouvelles m’ont toutes enchantés et mon seul regret sera qu’elles n’aient pas été plus longues car en peu de pages, je m’attachais aux personnages, à leur récit.

Une retrouvaille avec le shérif Walt Longmire, le personnage phare de Craig Johnson dans le 3ème opus, L’indien blanc (ICI). L’enquête prend son temps, sans trainer non plus et il faudra faire gaffe de ne pas se recevoir une balle mal placée. Une enquête menée avec la hache de guerre déterrée mais sans pouvoir faire justice sois-même… De l’humour, une enquête, des moments émouvants, d’autres plus coquins, des balles qui vous frôlent et de la Blanche qu’il ne vaut mieux pas trafiquer.

Dans le rôle du roman qui m’aura fait bien dormir, je nomme Le roi en jaune de Robert Chambers (ICI). Si la première nouvelle m’avait plu, le reste m’a endormi.

La cavale de l’étranger de David Bell (ICI) avait tout pour am plaire, le scénario allait dans le bon sens et puis, boum, c’est fini… Ok, c’est une nouvelle, mais de là à nous la terminer un peu en eau de boudin, il n’y avait qu’un pas que l’auteur a franchi.

Pour me remettre de ces deux lectures pas vraiment super, j’ai pris le train pour l’Ouest, la gare de Yuma… On m’a dit 3h10 pour YumaLéonard Elmore est une valeur sûre et ses nouvelles western m’ont régalées (ICI). Ici, pas de gras non plus sur les histoires, c’est brut de décoffrage, en peu de mots, il t’en dit beaucoup même si, souvent, tu en aurais voulu un peu plus. C’est comme un nectar, pour le savourer, tu dois être rationné.

Une fois de plus, puisque j’étais bien, je suis restée dans le western et j’ai enchainé sur l’amusant Arizona Tom de Norman Ginzberg (ICI) qui m’a fait passer un agréable moment un peu décalé. Y’a du cynisme et des vérités, dans ce roman western qui ne fait rien comme les autres.

Si vous aimez l’humour noir et les situations cocasses, La mouche du coche de Donald Westlake (ICI) est fait pour vous car Al Engel a tout d’un Dortmunder : il ne tue pas, il lui arrive des tas de trucs, il se retrouve dans des situations qu’il n’a pas voulu et à l’impression que tout va de travers.

Un roman qui me tentait mais que je n’osais pas ouvrir de peur d’être déçue alors que tout le monde en disait du bien : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee (ICI) a été un coup de coeur (lu en Lecture Commune). Un roman qui m’a pris aux tripes, un roman dont la plume, simple et complexe, vous entrainera dans le Deep South, le Sud profond, dans tout ce qu’il a de plus laid, mais dans tout ce qu’il a de plus beau aussi.

Étant bien partie avec les droits civiques refusés à une partie de la population américaine (aux Noirs, pour les béotiens), j’ai continué avec Sweet Sixteen d’Annelise Heurtier (ICI). Un grand roman fort, brutal, servi par une plume que l’on sent au service de la littérature jeunesse, mais qui n’écorchera pas les yeux d’un lecteur adulte. Un roman qui fait réfléchir sur les comportements totalement fous de certains humains qui auraient juste mérité le titre de tarés profonds et dangereux. Non, pas taré, ce serait encore trop gentil.

On reste en Amérique mais on passe au roman fantastique avec des loups-garous… Ce que j’ai aimé dans Notre-Dame des loups d’Adrien Tomas (ICI), en plus de l’action qui ne subit que peu de temps mort, c’est le fait que chaque veneur raconte un chapitre. Changer de narrateur de la sorte et faire tout les membres de la troupe a donné un plus à ce roman. Les personnages qui composent la troupe de veneurs sont bien campés, bien différents l’un de l’autre et sans en faire trop, l’auteur nous plonge dans le groupe et distille quelques mystères.

Pour notre Lecture Commune du 15 de chaque mois, Stelphique et moi avions choisi Cujo de Stephen King (ICI). Le suspense prend son temps, il monte crescendo et certains passages sont angoissants au possible. Le final est éprouvant, horrible, rempli de tension. J’ai passé un bon moment d’angoisse avec ce roman qui me donne encore des frissons.

Classique parmi les classiques du Roman Noir, je me devais de lire Le grand sommeil de Raymond Chandler (ICI). Le détective Philip Marlowe fut une belle rencontre, mais j’ai eu un peu de mal vers la moitié du roman. Bref, une belle rencontre avec Marlowe, je remettrai le couvert mais une lecture en demi-teinte.

Coup de coeur chez certains ami(e)s blogueurs, je me devais de vérifier ça ! Pari réussi avec Les loups à leur porte de Jeremy Fel (ICI). Ce roman est composé de nouvelles qui forment une véritable toile d’araignée. Tout se tient, tout se recoupe. Étonnant, bien construit, jubilatoire de noirceur et beaucoup de tension durant la lecture. Cardiaques, n’oubliez pas vos pilules pour certains passages.

Quoi de plus terrible qu’une légende de l’Ouest qui a le cancer et qui a presque un pied dans la tombe ? Glendon Swarthout, l’auteur, aurait pu écrire avec des trémolos dans la plume, mais il n’en fit rien et Le tireur (ICI) est tout sauf larmoyant. Un roman court, fort, puissant, profond, avec des odeurs de mort, de poudre et aussi l’odeur du changement. C’est réaliste, noir, glaçant, brillant !

Bilan Livresque Septembre : 16 romans, 3 films, 1 série

  1. Ross Macdonald : Cible mouvante
  2. Schaefer : L’homme des vallées perdues
  3. Johnson Dorothy : Contrée indienne
  4. Craig Johnson : L’indien blanc ♥½
  5. Robert Chambers : Le roi en jaune
  6. David Bell : La cavale de l’étranger
  7. Léonard Elmore : 3h10 pour Yuma ♥½
  8. Ginzberg : Arizona Tom
  9. Donald Westlake : La mouche du coche
  10. Harper Lee : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (LC)
  11. Heurtier : Sweet Sixteen
  12. Adrien Tomas : Notre-Dame des loups ♥½
  13. Stephen King : Cujo (LC)
  14. Chandler Raymond : Le grand sommeil
  15. Fel Jeremy : Les loups à leur porte
  16. Glendon Swarthout : Le tireur
  1. Carnival : Série
  2. Il était une fois dans l’Ouest : Film
  3. Le bon, la brute et le truand : Film
  4. Certains l’aiment chaud : Film
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8 réflexions au sujet de « Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2015 »

    • Je chronique toujours tout ce que je lis, hormis les bédés (juste les nouvelles, pas les relectures).

      J’ai mis le turbo, 1 livre tous les deux jours, mais je te jure que c’est épuisant ! 😀

      J'aime

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