Rouge abattoir : Gilda Piersanti

510xvkdF44L._SX306_BO1,204,203,200_Titre : Rouge abattoir

Auteur : Gilda Piersanti
Édition : Pocket (2008)

Résumé :
Au cœur de la Ville éternelle ensevelie sous la neige, dans le très populaire et très branché quartier romain de Testaccio, une troisième jeune fille vient d’être assassinée, au beau milieu des fêtes de fin d’année.

Le commissaire D’Innocenzo ne croit pas à l’ hypothèse du tueur en série que les journaux se plaisent à rabâcher, mais ne sait plus comment maîtriser la peur qui gagne les habitants du quartier et cette population jeune et nombreuse qui fréquente, le soir, ses restaurants et ses discothèques et son cinéma.

Une jeune femme inspecteur, téméraire et secrète dans sa réputation, rejoint l’équipe du commissaire sans son consentement.

Au fil des heures et du raisonnement, une entente mutuelle finit par s’établir qui viendra à bout d’une histoire personnelle ensevelie, comme la ville sous la neige, sous les années de plomb de la vie politique italienne.

Critique : 
À qui c’est la main coupée que l’on vient de retrouver dans la neige ? Que le légitime propriétaire vienne la réclamer à la morgue !

Les gens sont d’un sans-gêne (à Rome, pas à Gênes), tout de même. Ils laissent trainer leur main coupée dans la neige au risque qu’une pauvre passante fasse une attaque d’apoplexie en tombant dessus.

Pour le commissaire D’Innocenzo, ça commence à bien faire. Voilà la troisième jeune femme retrouvée assassinée dans les paisibles rues du quartier romain et branché du Testaccio. Un assassin se prendrait-il pour une sorte de Jack lo Squartatore à la sauce spaghetti ?

En plus, pour le contrarier un peu plus, on lui dépêche, en direct des Abruzzes, une femme flic qui, un jour, s’est prise pour Clint Eastwood version Blondin et à refroidi un meurtrier en tirant plus vite que Lucky Luke himself.

Alors ? Bon, ça cassera pas trois pattes à une dinde de Noël, mais voilà un petit polar à la sauce bolognaise bien sympathique à se réserver pour un moment où on a pas trop la tête à ça.

L’enquête avance bien, on ne traine pas inutilement tout en entrant dans la vie privée des différents protagonistes, chacun ayant sa croix à porter, sans que cela devienne redondant ou déjà-lu.

Le côté ours bourru du commissaire s’effaçant tout doucement devant sa nouvelle collègue, sans pour autant sombrer dans le mièvre à deux balle.

Quant à Mariella de Luca, notre inspectrice, bien que cabossée par la vie, elle est plaisante elle aussi. Sa vie sexuelle, par contre, est un peu borderline. Menottes et déguisement sont de mises pour la coquine.

Niveau style d’écriture, il est tout ce qu’il y a de plus correct, agréable à lire, plaisant, riche mais sans devoir sortir son dico à toutes les phrases.

À éviter de lire en pleine canicule car l’enquête se déroule durant la période des fêtes de fin d’année (on commence le lendemain de Noël) et n’oubliez pas de sortir la calculette car nous sommes avant l’Euro !

Rien d’exceptionnel dans ce roman si ce n’est qu’il est reposant, agréable à lire et que de temps en temps, ça fait du bien pour donner du temps de libre à son cerveau occupé ailleurs.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et le « Mois Italien » chez Eimelle.

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12 réflexions au sujet de « Rouge abattoir : Gilda Piersanti »

    • Non mais, ça ressemble à quoi ton quartier ensuite avec des morceaux un peu partout ?? J’ai acheté assez de bics pour la fondation Père Damien pour lutter contre la lèpre.

      Au fait, qu’est-ce que ça donne un lépreux dans une piscine ?? Un cachet d’aspirine… je sors ! 😀

      J'aime

    • Pas lu d’autres que lui, je l’avais trouvé en occase et il m’est tombé dans la main au bon moment. J’aurais aimé en faire plus pour le mois italien.

      Dans les autres, on garde l’inspectrice, mais aussi le commissaire ou pas ?

      J'aime

  1. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Octobre 2015 | The Cannibal Lecteur

  2. Pas lu, mais j’ai vu les adaptations TV de 2 autres tomes de la série : Bleu Catacombes et Jaune Caravage. Divertissants mais sans plus (à part le fil rouge sur le fils du commissaire -mais existe-t-il dans les romans ?), du coup pas trop tentée par la lecture des bouquins.

    Aimé par 1 personne

    • No soucis, tu lirais encore ma première bafouille que je le prendrais pas mal ! Moi aussi j’ai du retard souvent, mais juste du retard où il faut, hein ! ;-))

      Oui, passe, sauf si tu veux donner du temps libre à ton cerveau sans le donner à Cola-Coca (no pub !!)

      Aimé par 1 personne

  3. Ping : Challenge Thriller et polar – session 2015-2016, bilan final | deslivresetsharon

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