L’ombre : Stephen Lloyd Jones

Titre : L’ombre                                                                             big_3

Auteur : Stephen Lloyd Jones
Édition : SUPER 8 Éditions (2015)

Résumé :
Ne faites confiance à personne. Elle fuit. Elle est terrifiée. A l’arrière de la voiture, sa fille de sept ans dort paisiblement. Sur le siège passager, son mari se vide de son sang.

Lorsqu’elle arrive de nuit à Llyn Gwyr, une maison de campagne perdue dans les montagnes arides du Pays de Galles, Hannah Wilde sait que plus rien ne sera jamais comme avant : sa mère est morte, son père a peut-être subi un destin pire encore, et l’implacable prédateur qui s’attaque à sa famille est à ses trousses.

Elle ne peut faire confiance à personne. Elle ne doit faire confiance à personne.

Désormais elle ne peut plus fuir, et sa seule issue est d’affronter Jakab, un ennemi dont elle ne connaît ni l’identité ni le visage.

Petit Plus : La littérature du XXIème siècle est encore capable d’accoucher de monstres inoubliables : Jakab est vivant, et ne ressemble à rien de ce que vous avez pu connaitre.

Alliant l’élégance racée du roman gothique à l’art du thriller le plus contemporain, Stephen L. Jones signe, avec un sens consommé du suspense, un roman magistral, qui vous fera douter jusqu’à la dernière page.

Critique : 
Ce livre était dans ma PAL urgente mais lorsque je l’ai ouvert, plus moyen de me souvenir du pitch et j’avais beau retourner ma liseuse, le 4ème de couv’ n’apparaissait pas !

C’est donc à l’aveugle que j’ai commencé le récit qui, je dois l’avouer, avait du rythme dès le départ.

Mais qui veut voyager loin doit ménager sa monture et donc, après un long galop assez fougueux, l’auteur a reposé son destrier en nous offrant quelques moments plus calmes, sans pour autant endormir le cavalier.

Au niveau des bonnes choses, je parlerai de l’alternance des récits, entre le présent, les années 79-80 et les années 1870, les récits s’imbriquent petit à petit l’un dans l’autre et le lecteur, curieux, veut tout savoir.

Le côté thriller fantastique n’est pas dérangeant, le suspense est maitrisé et le fait de ne pas savoir à qui on a affaire vraiment et de se méfier de tout le monde rend les choses encore plus compliquées pour Hannah et le lecteur qui ne savent plus à quel Saint se vouer et à quel personne faire confiance.

Il faut dire que Jakab, le Méchant, fait partie des hosszú életek, des métamorphes qui vivent extrêmement longtemps. Rien de grave s’il n’avait pas basculé du côté Obscur de la Force !

Niveau des choses qui vont un peu moins bien, je dirais Jakab, le Grand Méchant… J’aurais aimé que son chavirement du côté Obscur se fasse de manière plus détaillée, parce que là, c’est rapide et sans connaître une partie de son enfance, on a du mal à comprendre son revirement soudain.

À mon sens, il tourne casaque un peu trop vite. Tiens, vu que nous sommes à Budapest durant son basculement, on pourrait dire qu’il a tourné Cosaque !

Autre chose qui m’a dérangé : le pourquoi du comment il poursuit la famille d’Hannah Wilde depuis les années 1870… Un peu fort de café, à mon sens. Trop « déjà-vu » et pas assez puissant.

Autre petit truc qui m’a embêté : je veux bien concevoir que certains enfants ressemblent traits pour traits à leur père ou leur mère, qu’ils en soient le portrait craché, mais qu’il arrive aussi souvent à des descendantes de ressemblent à leur aïeule, ça sent mauvais dans l’air. Faut pas pousser bobonne là !

Bref, une lecture qui ne souffre que de peu de temps morts, intéressante, avec des personnages agréables, du suspense à tous les étages, de la parano correcte quand on connait les pouvoirs de Jakab, une alternance des chapitres et des cliffhangers qui donnent envie de poursuivre la lecture.

Mais un Méchant pas assez travaillé et qui, malgré ses pouvoirs, ne vous donne pas envie de vous planquer sous la couette comme tout bon méchant devrait nous donner envie de faire. Je n’ai même pas eu de frissons de peur ou de poils dressés sur les avant-bras.

Dommage… j’aurais aimé avoir les frissons en plus du suspense.

La soupe était bonne mais elle manquait de quelques épices pour en relever le goût et faire de ce roman un de ceux qui vous marquent et qui vous suivent, comme l’ombre de votre main. Là, c’est même pas l’ombre de mon chien.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et « A year in England » chez Titine.

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30 réflexions au sujet de « L’ombre : Stephen Lloyd Jones »

  1. Je vais quand même le noter. Je te lis et j’ai peur.
    Pour Youki… non, elle n’est pas morte. En fait, elle est allée accoucher dans la forêt et elle revient à la fin de l’hiver avec sa portée de chatons. La petite Annie a alors la surprise d’avoir plein de petits compagnons !

    Aimé par 1 personne

  2. Oui je te reconnais bien là avec cette chronique, t’as du al avec les Méchants non convaincants!!!!mdr!
    Bon je ne sais pas si je note ou pas, vu que c’est quand même un style que j’aime bien le thriller fantastique….On verra bien s’il traverse ma route……;)

    Aimé par 1 personne

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