Les Minions – The Movies [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 4/52]

Les Minions (Minions) est un film d’animation américain réalisé par Kyle Balda et Pierre Coffin, sorti en 2015.

Il s’agit d’un film dérivé et d’une préquelle de la saga Moi, moche et méchant.

1. Synopsis :
A l’origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les uns que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression.

Mais l’un d’eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l’adolescent rebelle et de l’adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d’un nouveau patron malfaisant pour guider les siens.

Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l’histoire.

De l’Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l’annihilation de leur espèce.

2. Fiche technique :

  • Titre original : Minions
  • Titre français et québécois : Les Minions
  • Réalisation : Kyle Balda et Pierre Coffin
  • Scénario : Brian Lynch, d’après les personnages créés par Ken Daurio et Cinco Paul.
  • Direction artistique : Olivier Adam
  • Son : Darpan Patel
  • Musique : Heitor Pereira
  • Société de distribution : Universal Pictures
  • Budget : 74 000 000 dollars
  • Pays d’origine : États-Unis

Ce que j’en ai pensé :
Là aussi j’avais une grosse trouille doublée d’un gros bonheur lorsque j’ai appris l’arrivée d’un film consacré à ces petites créatures que j’adore.

Non, mais je dis ça au cas où certains ne l’auraient pas encore remarqué que j’ai un gros faible pour les Minions…

Autant vous l’avouer tout de suite, je l’avais vu peu de temps après sa sortie, mais la qualité du son n’était pas top (je l’avais Tipiaké et seuls ceux qui ont vu les pubs de la marque Tipiak comprendront).

Pour Noël, je me suis donc offert le DVD (un peu avant Nowel, même) et je me le suis regardé une seconde fois dans le cadre du Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

Bon, je serai juste dans ma critique, bien que vous pourriez croire que je ne sois pas impartiale vu combien je les adore…

Le début du film n’est qu’une succession de gags avec nos Minions qui servent des Grands Méchants et qui font tout foirer sans le vouloir, juste parce qu’il sont un peu crétins sur les bords.

Là, on se marre à fond, ensuite, ça diminue un peu avec leur grosse déprime avant de repartir pour de bon dans les gags lors du départ de Kevin, Stuart et le petit Bob (mon préféré).

Avec l’image du dessus, vous comprendrez aisément qui est le plus sérieux de la bande, le chouchou et le rebelle.

Leur arrivée à New-York est drôle, leur voyage jusque Orlando aussi, et j’avais souvent un sourire bête affiché sur mon visage d’enfant ou d’adulte qui aurait régressé dans son âge mental.

Londres… ma ville préférée, j’ai adoré aussi les gags et la mise en avant de Bob, le plus jeune, dans le rôle de… Je spolierai pas !

Oui, j’ai aimé le film, bien que sur la fin, les gags soient moins présent et que l’on ait plus des scènes plus « sérieuses » avec Kevin qui va tout faire pour sauver ses copains.

Si les plus petits adoreront, les plus grands essaieront de repérer les allusions à certains films bien connus dont nous auront quelques clins d’œil durant le film.

Et puis, dans ce film, on apprend aussi comment nos petits jaunes sont devenus les auxiliaires de Gru, le futur Grand Méchant…

Ok, je l’avoue, ça vole pas très haut, mais c’est un excellent anti-dépresseur, ça coûte moins cher que les médocs, même si, ensuite, on risque l’addiction aux petits bonhommes en forme de gélules jaune.

Ça vole pas très haut, les gags ne resteront pas tous dans les annales du gag, mais putain, qu’est-ce qu’on se sent bien après avoir regardé les Minions !

Étoile 4,5

Le « Challenge US » chez Noctembule, « A year in England » chez Titine et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

Salon du livre de la mairie du 7ème arrondissement de Paris

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A vos agendas :

RDV le samedi 30 janvier de 14h à 18h à la mairie du 7e arrondissement de Paris,
​(116, rue de Grenelle)
M° Solferino (Ligne 12)

L’entrée est gratuite.

Pour cette 2e édition du salon, nous aurons la joie de recevoir en dédicace 34 auteurs français, de thrillers, polars ou de littérature blanche.

Leurs romans seront en vente lors du salon mais il est également possible d’apporter ses propres exemplaires pour une dédicace. ​

En plus de ces séances de dédicaces, 3 tables rondes seront organisées durant l’après-midi.
PROGRAMMATION (34 AUTEURS) :

  • BARBARA ABEL / LAURENT SCALESE
  • DELPHINE BERTHOLON / GILLES PARIS
  • FRANCK COURTES / REGIS DESCOTT
  • KARINE LEBERT / MARIE CLAUDE GAY
  • CLAIRE FAVAN / NICOLAS ZEIMET
  • ARMELLE CARBONNEL / NICOLAS LEBEL / CICERON ANGLEDROIT
  • ESTELLE FAYE / LAURENT WHALE
  • ANNE PLANTAGENET / EMILIE FRECHE / LAURENT SEKSIK
  • SYLVIE MILLER / KARIM MISKE
  • JESSICA NELSON / LEA WIAZEMSKY
  • VALERIE PERRIN / ARIANE BOIS
  • HAFID AGGOUNE / SANDRINE ROUDEIX
  • PHILIPPE NONIE / GILLES LAPORTE
  • VINCENT MESSAGE / HELOISE GUAY DE MELISSEN
  • CAROLE ZALBERG / SOPHIE LOUBIERE
  • GHISLAINE BIZOT / AUDE LE CORFF

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Le jour des morts : Nicolas Lebel [LC avec Stelphique – Intro]

Jour des morts, le - Nicolas Lebel

— Stelphique, nous aurions dû lire ce roman à la Toussaint, cela aurait été plus conforme à son titre : le jour des morts…
— Oui, mais en novembre, la LC portait sur « Trait Bleu » et « L’alchimiste ».
— Oui, je sais… Ce n’est qu’en décembre que nous avons fait la connaissance du capitaine Mehrlicht et de ses acolytes un peu barje.
— Canni, on ne va quand même pas reporter cette LC au 1er novembre 2016, tout de même ?
— Pas question, si jamais nous faisions ça et qu’un jour on mettait les cons sur orbite, nous n’aurions pas fini de tourner !
— Je parie que l’auteur, apprenant qu’on reporterait la LC sur son roman, ben il nous soignerait. Il nous ferait une ordonnance, et une sévère… Il nous montrerait qui c’est Lebel. Aux quatre coins de Paris qu’on nous retrouverait, éparpillée par petits bouts, façon puzzle. Lebel, quand on lui en fait trop, il correctionne plus : il dynamite, il disperse, il ventile !
— Non mais là tu t’es trompé ma cocotte, c’est Thilliez qui fait des puzzle !!!! Et sans compter que deux intellectuelles assises vont moins loin qu’une brute qui marche. Et ce sera Lebel, la brute qui marche, si on reporte… Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y’a des statistiques là-dessus.
— Attends, Canni, tu y vas peut-être fort… Monsieur Lebel, il est pas contre les excuses il est même prêt à en recevoir. Tu crois pas ?
— Il risque de nous dire « Parle à mon colt, ma tête est malade ». De toute façon, il vaut mieux s’en aller la tête basse que les pieds devant. Et dans mon cas, si la connerie n’était pas remboursée par les assurances sociales, je finirais sur la paille.
— En tout cas, Cannibal, faut r’connaître… c’est du brutal, son premier roman !
— On a dû arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles : ça faisait des histoires.
— C’est un accident, un regrettable accident…
— La mort de Louis XVI aussi. Bon, Stelphique, on reporte ou pas ?? On risque ?
— Dans la vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon.
— Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute.
— Écoute, on reporte pas ! On s’exécute direct ! Les bénéfices ça se divise, la réclusion ça s’additionne !

[Avec les phrases cultes d’Audiard dans le texte. Un bonbon – ou un Mojito – à celui ou celle qui les retrouve toutes]

Promesse – Département V – Jussi Adler-Olsen

Titre : Promesse – Département V

Auteur : Jussi Adler-Olsen
Édition : Albin Michel (2016)

Résumé :
Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d’une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée.

Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l’aide de l’inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.

À l’initiative de Rose, l’assistante du flegmatique Mørck, l’insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l’île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons…

Critique : 
Lire le dernier Adler-Olsen, c’est comme revoir des amis très chers chez soi, des amis que l’on ne verrait qu’une fois par an.

Alors, on est partagé entre la hâte de les retrouver tout de suite ou l’envie de faire trainer les choses pour ne pas que le plaisir finisse si vite et devoir attendre 1 an avant de les retrouver…

Notre trio – quatuor en comptant Gordon – est toujours aussi frappadingue.

Entre le vice-commissaire Carl Mørk qui ne demande qu’à poser ses pieds sur le bureau pour une sieste; son adjoint Assad, le ténébreux et mystérieux syrien avide de citations sur les camélidés et Rose la… pétillante (veux pas risquer de perdre ma vie en écrivant qu’elle est plus barrée que les 2 autres), on peut dire que l’équipe est originale et sors des sentiers rabattus des équipes de flics.

Mais le vent de Sibérie était une tiède brise comparé au regard glacial de Rose.

Assad secoua la tête, l’air désolé. Il ne devait pas y avoir de dicton de dromadaire qui convienne à la situation.

Un cold case qui va les entrainer sur des pistes plus froides que la libido d’une nonne morte il y a 600 ans, des indices plus maigres qu’un moineau qui mange pas et cette horrible sensation qu’ils sont dans une impasse et qu’ils n’arriveront pas à faire la lumière sur cet accident qui eut lieu vers 1999.

Servi par une écriture qui fait mouche et un scénario tip-top composé de l’enquête et des moments de vie, notre équipe va remonter la piste cahin-caha, entrainant le lecteur avec lui pour arriver à un final inattendu et à cent lieues de ce que je pensais. L’auteur m’a encore bien berné.

— Tu es drôlement pâle aujourd’hui, Rose. Mais au moins on avance, comme le chameau dit au dromadaire qui se plaignait de son cavalier qui lui donnait des coups de cravache.

Ce que j’aime, avec cette équipe, c’est qu’au fil de leurs enquêtes, on en apprend un petit peu plus sur eux et je dois dire qu’il y a des secrets assez chaud boulette dedans ! Mais je ne sais pas encore tout… Déjà que le cousin a lancé un pavé dans la mer suivit par un hypnotiseur… Ça promet pour la suite.

Mon seul bémol sera pour le manque d’émotions… Ici, nous sommes face à un excellent cold case, certes, mais qui n’explore pas une partie sombre du Danemark.

Le frère de Merete m’avait émue dans le premier, j’avais frémi de dégoût devant les frasque des étudiants dans le 2ème, les femmes de l’asile m’avaient fait mal au cœur dans le 4ème (pas lu le 3ème) et Marco du 5ème tome m’avait mis de l’eau dans les yeux.

Ici, nous avons une enquête, excellente et qui réserve son lot de surprise, mais je n’ai pas sorti les kleenex comme d’habitude.

Un trio hors norme, des personnages bien calibrés, une enquête palpitante, un pied dans deux époques, une piste froide mais qui se réchauffe au fil des pages, de l’humour, des dictons sur les chameaux ou les dromadaires, du cynisme, du suspense, un final survolté (mdr), des références à Holmes et l’envie de retrouver mes amis du Département V l’année prochaine.

— Élémentaire, mon cher Watson. Si vous me permettez, répliqua Rose.

Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour imaginer ce qui s’était passé cette nuit, et s’en amuser.

Avec le côté sombre du Danemark et l’émotion, je l’espère, parce que l’auteur est doué pour me coller une crasse dans l’œil.

Parce que, comme disait le dromadaire au chameau : l’humidité de l’œil, c’est important.

— Vous avez déjà marché contre le vent derrière un chameau qui a la colique, chef ? demanda Assad après avoir reniflé l’air ambiant.

— Ouh là là ! gémit Assad en voyant l’étendue du désastre. Vous ne connaissez pas le dicton, chef, alors : Un homme avisé ne pisse pas contre le vent.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et le Challenge « Nordique 2016 » chez Mes chroniques Littéraires.

CHALLENGE - Thrillers et polars 2015-2016 CHALLENGE - Nordique loups_scandinavie

007 Spectre – James Bond – Sam Mendes [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 3/52]

007 Spectre est un film d’espionnage américano-britannique réalisé par Sam Mendes, sorti en 2015.

Vingt-quatrième aventure cinématographique de James Bond, le titre du film fait référence à l’organisation criminelle SPECTRE, apparue dans de nombreux épisodes de la saga depuis ses débuts.

Un message cryptique venu tout droit de son passé pousse Bond à enquêter sur une sinistre organisation. Alors que M affronte une tempête politique pour que les services secrets puissent continuer à opérer, Bond s’allie avec la fille d’un ancien ennemi, Madeleine Swann, afin de découvrir la terrible vérité derrière… le Spectre.

Daniel Craig incarne l’agent secret James Bond pour la quatrième fois, après Casino Royale, Quantum of Solace et Skyfall. Il endossera ce rôle pour encore au moins un film de la série.

1. Synopsis :
Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre.

Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6, dirigé par M. Bond persuade Moneypenny et Q de l’aider secrètement à localiser Madeleine Swann, la fille de son vieil ennemi, Mr White, qui pourrait détenir le moyen de détruire Spectre. Fille de tueur, Madeleine comprend Bond mieux que personne…

En s’approchant du cœur de Spectre, Bond va découvrir qu’il existe peut-être un terrible lien entre lui et le mystérieux ennemi qu’il traque…

2. Fiche technique :

  • Titre original : Spectre
  • Titre français : 007 Spectre
  • Date de sortie : 11 novembre 2015 (2h30min)
  • Réalisation : Sam Mendes
  • Scénario : John Logan, Neal Purvis et Robert Wade.
  • Pays d’origine : États-Unis, Royaume-Uni
  • Genre : espionnage

3. Distribution :

  • Daniel Craig (VF : Éric Herson-Macarel) : James Bond
  • Léa Seydoux (VF : Elle-même) : Madeleine Swann
  • Christoph Waltz (VF : Christian Gonon) : Franz Oberhauser / Ernst Stavro Blofeld
  • David Bautista : Mr. Hinx, tueur du SPECTRE
  • Andrew Scott : Max Denbigh / C
  • Ralph Fiennes (VF : Bernard Gabay) : Gareth Mallory / M
  • Naomie Harris (VF : Annie Milon) : Eve Moneypenny
  • Ben Whishaw (VF : Yoann Sover) : Q
  • Monica Bellucci (VF : Elle-même) : Lucia Sciarra
  • Rory Kinnear (VF : Xavier Fagnon) : Bill Tanner
  • Jesper Christensen (VF : Jean-Bernard Guillard) : Mr. White

Ce que j’en ai pensé :
Sérieusement, est-ce que ce film valait la peine que je lui consacre une fiche ? Est-ce que ça valait la peine de perdre du temps précieux de vie pour le regarder ?

Je suis en train de me le demander, mais puisque le vin est tiré, je vois le boire, fusse-t-il jusqu’à la lie.

Tout d’abord, petit retour en arrière : je n’avais pas accroché à Daniel Craig lorsqu’il a repris le costume de Double-Zéro-Sept… Entre lui et moi, ça ne passait pas du tout.

Skyfall nous avait réuni… Ma soeurette me l’avait conseillé et elle avait eu raison : un James Bond plus profond et plus proche de celui qu’il était réellement dans les romans de Fleming.

Verdict pour Spectre ? Entre Daniel et moi, ça colle maintenant, mais pas avec le scénariste ! Putain de bordel de merde… Pourtant, nous avons le même réalisateur, Sam Mendes, et voilà qu’il me sabote el film.

Scène d’intro, OK, no soucis, si ce n’est que James plante une fille canon, sort une arme à feu d’une belle dimension phallique et s’en va flinguer des mecs aux gueules patibulaires tout en faisant exploser un immeuble, fait du toboggan sur le toit plat qui s’écroule, salit à peine son costard, ne se décoiffe pas, fait des cabrioles en hélico. Bref, rien à dire, ça punch.

Ensuite ?? Ben, comment dire, hormis quelques scènes qui se remuent un peu le cul, le reste, c’est pèpère. Vous pouvez regarder le film tout en épluchant des patates ou en tricotant des mitaines pour les petits lépreux de Jakarta, à l’instar de Thérèse, dans « Le Père Noël est une ordure ».

Entre nous, je me demande encore ce que Monica Bellucci foutait dans le film. Ils auraient pu choisir n’importe quelle autre actrice pour ce petit rôle ou nous rendre la Monica un peu plus présentable que celle que j’ai aperçu dans le film. On était loin du personnage raffiné de Cléopâtre !

Q, pas contre, je l’adore toujours… Ce petit jeune me plait bien, même si on est loin, trèèèès loin du Q original.

M a changé, j’avais eu du mal avec l’ancienne M mais maintenant qu’elle n’est plus, je la pleure. Malgré tout, Ralph Fiennes n’est pas mal dans le genre, même s’il lui manque de la poigne et une paire de couilles (le personnage de M, pas l’acteur).

Un bon point pour Moriarty ! Pardon, pour Andrew Scott qui jouait le rôle de C, autrement dit, Max Denbigh. LUI, il avait l’étoffe pour faire le Grand Méchant !! Lui, il avait du potentiel dans son jeu d’acteur, parce que le Grand Méchant dans ce 007, excusez-moi, mais c’est de la merde !

Franz Oberhauser… Parlant avec une voix douce comme pour nous donner des frissons, le Grand Méchant n’a réussi qu’à me faire bailler et me donner envie de le flinguer tandis qu’il pérorait pour lui tout seul.

Autant j’ai adoré Christoph Waltz dans « Django Unchained » (chronique en cours), autant ici son rôle ne lui va pas. Pas en forme, rôle mal adapté pour lui ?

Et puis, le pourquoi il est devenu un Grand Méchant… Non mais sérieux…

Non mais allo quoi ?? Tout ça pour ça ?? Oui, je trouve le prétexte qui a fait que ce gamin est passé du côté Obscur, devenant un Méchant est un peu fort de café…

N’importe quoi, trop « poussé » à mon avis. Ma foi, il aurait fallu lui coller une dragée dans la caboche lorsqu’il était gamin (le personnage, pas l’acteur), ça lui aurait fait les pieds. Merde, tuer son père pour si peu, faut être bête.

Nous sommes loin du Grand Méchant qu’était Ernst Stavro Blofeld. Je le revois, caressant son chat blanc…

Léa Seydoux ? Elle aurait fait une parfaite Irene Adler dans la série Elementary à la place de Natalie Dormer.

Pour le reste, j’ai trouvé le personnage superficiel – on ne va pas en demander plus à une James Bond Girl – et girouette : le premier soir, « non, non, non, je ne coucherais pas avec vous, Mister Bond » et peu après, dans le train, elle lui saute dessus.

De plus, j’ai du mal à voir James Bond retiré des affaires pour vivre avec la miss Swann. Lui planter la carotte de temps en temps, oui, mais de là à aller cultiver des choux dans un coin retiré…

Un film qu’on peut se passer de voir sans problème…

Si vous voulez du James Bond, refaites-vous un vieux avec Sean Connery ou un plus récent avec Daniel Craig (Skyfall) ou avec Pierce Brosnan.

Étoile 2

« A year in England » chez Titine et Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

 

Prime Time : Jay Martel

Prime Time - Jay Martel

Titre : Prime Time

Auteur : Jay Martel
Édition : Super 8 (2015)

Résumé :
À l’insu de ses habitants, la Terre est depuis des décennies le programme de télé réalité le plus suivi de la galaxie.

Tous se régalent depuis longtemps des aventures des Terriens, ces êtres primaires, aussi stupides qu’arrogants, qui, à force de guerres, de pollution, de décisions irrationnelles, s’approchent chaque année un peu plus de l’autodestruction.

Leurs aventures sexuelles, religieuses, politiques ont souvent été irrésistibles. Puis, peu à peu, l’audience s’est mise à chuter. Les spectateurs se sont lassés. Inutile d’épiloguer : vous faites partie du spectacle, après tout, vous savez ce qu’il en est.

Aussi les producteurs ont-ils décidé d’arrêter les frais. Et ils préparent en secret un dernier épisode destiné à marquer durablement les esprits : la fin du monde, prévue dans trois semaines.

Un seul homme, bien malgré lui, va avoir la possibilité de sauver la planète. Scénariste has been un peu déplumé et travaillé par une libido dévorante, Perry Bunt va en effet lever le voile sur la conspiration.

Hélas pour nous, il n’a pas grand chose d’un héros !

50astro13-5_Pleine_Lune_maxiCritique : 
Me voici face à un nouveau paradoxe au moment d’écrire ma critique d’un roman : j’ai bien aimé, mais…

Le bandeau-titre disait « Hilarant » et je n’ai « hilaré » (néologisme) autant que ça. Quelques sourires, sans plus.

Oui, c’est loufoque, drôle à la limite, mais de là à hurler de rire, non.

Si le pitch est intéressant et bien raconté, il y a quelques longueurs qui auraient pu être coupées au montage sans nuire au récit… Ajoutons que j’ai trouvé certains dialogues un peu simplistes et plats. Traduction ?? I’don’t know…

Le côté moralisateur, en ce qui concerne les travers de l’Homme, était parfois un peu poussé, même si je suis la première à dire que l’Humain est souvent un Crétin et responsable des situations qu’il créé lui-même avant d’accuser l’Autre.

Ce roman SF est en fait une satyre de notre société et des médias que nous consommons en masse, médias qui nous manipulent et nous qui nous laissons faire, tels des veaux en route vers l’abattoir.

Je me suis toujours demandée qui était le pire : les gens qui participent à de la soit-disant télé-réalité ou à ceux qui regardent ces émissions avec des étoiles pleins les yeux ? Pour moi, ce sont les deux.

Quand la télé en arrive à filmer des gens devant leur télé et que des spectateurs regardent ces même gens devant leur télé, on peut se dire qu’on a touché le fond, non ? Vous suivez toujours ?

Le pays peut bien s’enfoncer dans l’ignorance et dans l’apathie, la Terre peut bien se consumer dans ses propres émanations, l’expansion de l’univers peut bien se résoudre dans le néant, tout ce qu’on veut savoir c’est : qu’est-ce qu’il y a ce soir à la télé ?

Ici, l’auteur se plait à critiquer notre société humaine mais aussi les médias et leur course – à n’importe quel prix – à l’audimat au travers du peuple des Édénites, cette société d’extra-terrestres qui ont fait de la Terre un programme de télé-réalité.

Une réelle prospérité, une foi religieuse particulièrement affirmé, une législation très souple en matière d’armes à feu: tout concourait à ce que ce soit aux États-Unis que se déroulent les programmes de Channel Blue qui marchaient le mieux. Oui, c’était un pays où le gouvernement assassinait des gens parce qu’ils assassinaient des gens et déclenchaient des guerres pour empêcher que des guerres ne se déclenchent.

Cette société plus évoluée que nous, qui a banni les embrassades à pleine bouche, l’amour, le coït, le sexe, les touches-pipi, les crimes, les défauts, les croyances, la fonction d’uriner, de déféquer et qui ne se reproduit plus que par fécondation extra-utérus; s’emmerde à fond et n’a d’autre choix que de se gaver des milliers de programmes de télé-réalité fait à l’insu de certaines planètes.

Ça se dit évolué, mais ça vit devant un écran de télé… Trouvant bien entendu que nous sommes des pauvres terricules avec des comportements bestiaux. Fatalement, nous, on baise encore, on se tue et on s’entretue…

Tiens, à un moment, avec leurs questions à la con pour ce pauvre Perry Bunt – le gars qui essaie de sauver la Terre – ils m’ont fait penser à nos explorateurs qui, découvrant d’autres civilisations, les cataloguaient de primitives parce qu’ils ne faisaient pas les mêmes choses que nous.

Un roman amusant, plaisant, mais qui ne restera pas dans mes annales (pas oublier les deux « n »).

La satyre n’était pas mal, la critique de la société était bonne mais elle était servie par une écriture un peu plate, des rebondissements un peu trop nombreux avec trop de retournements de situations et le roman aurait été plus court qu’il en aurait gagné.

Amusant mais rien d’excitant.

Par contre, j’ai bien aimé le final et le clin d’œil de l’arroseur arrosé.

Étoile 2,5

Le « Challenge US » chez Noctembule.

 

 

And Then There Were none – La Série kill them all !

And Then There Were None est une mini-série britannique en trois épisodes de 55 minutes diffusée du 26 au 28 décembre 2015 sur la chaine BBC One. Elle est adaptée par Sarah Phelps (en) du célèbre roman Dix petits nègres écrit par Agatha Christie.

La série est produite à l’occasion du 125e anniversaire de la naissance d’Agatha Christie.

1. Synopsis :
En 1939, l’Europe est au bord de la guerre. Dix personnes qui ne se connaissent pas (huit invités et deux domestiques) se retrouvent sur « Soldier Island » (l’Île du Soldat), une île le long de la côte du Devon en Angleterre.

Isolés du continent, leur hôte, un certain U. N. Owen, mystérieusement absent les voilà qu’ils se retrouvent tour à tour accusés de crime. Après que deux personnes trouvent la mort, les autres comprennent qu’un meurtrier est parmi eux.

2. Acteurs principaux :

  • Douglas Booth : Anthony Marston (épisode 1)
  • Charles Dance : Juge Lawrence Wargrave
  • Maeve Dermody : Vera Claythorne
  • Burn Gorman : Detective Sergeant William Blore
  • Anna Maxwell Martin : Ethel Rogers (épisode 1)
  • Sam Neill : Général John MacArthur (épisodes 1-2)
  • Miranda Richardson : Emily Brent (épisodes 1-2)
  • Toby Stephens : Dr Edward Armstrong
  • Noah Taylor : Thomas Rogers (épisodes 1-2)
  • Aidan Turner : Philip Lombard

Ce que j’en ai pensé :
Voilà une série qui « that kills all » !!

C’est sur le blog de Fanny que j’en avais entendu parler et  cette mini-série produite par la BBC m’avait intriguée et éveillé ma curiosité.

Les Dix Petits Nègres ayant été un roman que j’avais dévoré lorsque j’étais plus jeune, au point que je ne voulais plus le lâcher…

Ayant acquis la série de trois épisodes, j’ai profité de mon après-midi de congé jeudi 07 janvier pour visionner la série, bien au chaud sous le plaid, car dehors il pleuvait comme vache qui pisse.

L’atmosphère… Pas de doute à avoir, nous sommes bien dans une série anglaise ! Tout ici sent l’Angleterre ! Le phrasé, le thé, les petits doigts en l’air, le côté gentleman, les classes sociales séparées (une réplique « Je suis médecin, vous n’êtes que secrétaire)…

En plus, j’ai toujours trouvé cette histoire d’Agatha Christie fort sombre car ici, pas de Hercule Poirot ou tout autre enquêteur/détective pour vous donner le sentiment que le coupable sera arrêté.

Non, ici, tout le monde meurt et ceci n’est pas un spolier ! Quoiqu’il arrive, ils y passeront tous, le titre le dit bien. Et comme le disait si bien mon cher Docteur House « Tout le monde ment ».

Quel avantage alors de regarder une série dont on connait le déroulement, le nom du coupable, la fin et toussa toussa ?

La manière dont elle est adaptée, pardi ! Et voilà une très belle adaptation !

Les acteurs, déjà, tous au top. Bien choisi, casting parfait, diction parfaite (vu en V.O-STFr), sérieusement, à les voir jouer, on pourrait croire que ce n’est pas un jeu mais un truc réel, filmé par des caméras cachées un peu partout. Un Blair

Dans le rôle du Juge Lawrence Wargrave, c’était le papa de Tyrion ! Oui, le juge était ce diable de lord Tywin Lannister, celui qui est resté un jour très longtemps assis sur les chiottes… Ceux qui ont vu GOT comprendrons.

Mais je me plaindrais aux producteurs, la présence de Tyrion avec quelques répliques graveleuses ou en train de peloter quelques nichons aurait mis un peu d’ambiance festive dans cette sombritude (néologisme) !

Un autre m’a fait penser à ce brave docteur Watson, en plus énervé et moins sympa… Le Dr Edward Armstrong, joué par un certain Toby Stephens était un personnage brillant.

Son côté obscur, son alcoolisme, son agressivité, sa paranoïa sur la fin… Hummm, un plaisir ! De plus, en fouillant le Net, j’ai appris qu’il était le fils de Robert Stephens, le Sherlock Holmes de « La vie privée de S.H » de Billy Wilder.

Et puis, il y avait le beau et ténébreux Philip Lombard ainsi que le joli cœur amateur de bolides et de poudre blanche, Anthony Marston.

Philip a un corps de rêve, une plastique à damner un sein (faute exprès) et une chute de pelvis qu’on aimerait voir de plus près… Mais pourquoi cette serviette ne tombe-t-elle pas, nom de Zeus !

Nous avons aussi une pétasse bourgeoise et donneuse d’ordres en la personne de Emily Brent et ma foi, sa perte n’en fut pas une grande ! Une espèce de sainte-nitouche qui aurait dû jouir quelques fois dans la vie pour être un peu plus détendue et moins coincée.

La plus angélique semble être celle qui a été engagée par les époux Owen pour faire secrétaire : Vera Claythorne.

Quand aux deux serviteurs de la maison, les Rogers, ils sont tout aussi énigmatiques que les autres, ont eux aussi des secrets inavouables et une certaine gueule à l’emploi pour un film d’épouvante tant ils foutent la trouille.

Tous ont été accusé par un enregistrement d’avoir du sang sur les mains, mais un seul a osé avouer que oui, il avait déjà tué, tous les autres s’enfonçant dans le déni et le téléspectateur découvrira petit à petit leurs sombres secrets

Mais pas chez tous, on en gardera quelques uns pour la fin…

L’atmosphère et les acteurs ne sont pas les seuls à être au poil. La musique aussi ! Angoissante, effrayante, faisant augmenter le rythme cardiaque de la pauvre spectatrice que j’étais, tremblant de peur pour eux tout en bavant de désir devant les deux beaux mâles de l’île.

Les sonorités de la B.O m’ont fait penser que Ramin Djawadi, celui de la bande son de Game Of Thrones, était présent… mais non, ce n’était pas lui, pourtant, ces cordes, ces violoncelles, ça y ressemblait et la bande son a ajouté de la tension à l’affaire.

Certains pourraient reprocher des mots un peu vulgaires, de la drogue, de l’alcool, choses qui ne se trouvaient pas dans le roman d’Agatha, mais moi, ça ne m’a pas dérangé.

Je pense que si j’étais coincée sur une île avec un assassin, je m’enverrais de la blanche dans les narines et de l’alcool dans le gosier. Le contraire ferait plus mal.

Quand aux dialogues, ils volaient plus haut que ceux des 8 salopards… pourtant, nous étions dans un huis-clos, mais ici, la tension était sous contrôle du réalisateur et le tout monte progressivement.

En résumé : une excellente petite série, remplie de tensions, de mystères, de peur, de parano et on a beau savoir QUI a tué, on se prend au jeu.

J’ai visionné les trois l’un à la suite de l’autre tellement j’étais dans l’action.

Étoile 4

The Hateful Eight – Les 8 salopards : Tarantino [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 2/52]

Les Huit Salopards, ou Les Huit Enragés au Québec (The Hateful Eight), est un film américain réalisé par Quentin Tarantino, sorti en décembre 2015.

1. Synopsis :
Quelques années après la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth fait route vers la ville de Red Rock où il doit livrer à la justice sa prisonnière, Daisy Domergue. Ils rencontrent sur la route le major Marquis Warren un ancien soldat de l’Union devenu lui aussi chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock.

Alors qu’ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s’occupe du relais en l’absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage, et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s’engager dans une série de tromperies et de trahisons.

2. Distribution :

  • Samuel L. Jackson : le major Marquis Warren « le Chasseur de primes » (the Bounty Hunter)
  • Kurt Russell : John Ruth « le Bourreau » (the Hangman)
  • Jennifer Jason Leigh : Daisy Domergue « la Prisonnière »
  • Walton Goggins : Chris Mannix « le Shérif »
  • Demián Bichir : Bob « le Mexicain » / Marco le Mexicain
  • Tim Roth : Oswaldo Mobray « le Court-sur-pattes » (the Little Man) / Hicox l’Anglais (English Pete Hicox)
  • Michael Madsen : Joe Gage « le Cowboy » / Joe la Grogne (Grouch Douglas)
  • Bruce Dern : le général Sanford Smithers « le Confédéré » (the Confederate)
  • James Parks : O. B. Jackson, le cocher
  • Channing Tatum : Jody Domergue

Au sujet du scénario, Tarantino explique qu’il lui a été surtout inspiré par des séries télévisées comme Bonanza, Le Virginien et Le Grand Chaparral dans lesquelles les héros étaient régulièrement pris en otage par une bande de hors-la-loi.

« Qu’est-ce qui se passerait si je tournais un film avec seulement ces derniers personnages ? Pas de héros. Juste un groupe de méchants dans une pièce, se racontant tous des histoires qui peuvent être aussi bien vraies que fausses. Enfermons ces gars ensemble dans une pièce avec un blizzard à l’extérieur, donnons-leur des flingues, et voyons ce qui se passe. » — Quentin Tarantino

Ce que j’en ai pensé :
J’avais hâte de le voir, la B.O était prometteuse, la première affiche, celle du chariot qui roule et qui laisse des traces de sang derrière lui était magnifique.

Cette affiche était un clin d’œil à celle de La Chevauchée fantastique de John Ford sorti en 1939.

L’attelage des 6 chevaux sera bien présent, mais il tirera une diligence privative et pas un chariot comme au temps des pionniers…

Le début m’emballait bien, le générique défilait sur fond de christ en croix recouvert de neige, puis, une diligence tirée par 5 chevaux noirs et 1 blanc passait dans ce somptueux paysage enneigé. Le début était magique.

Où ça commence à refroidir, c’est quand la diligence qui abrite John Ruth – The Hangman – (Kurt Russell) et sa proie Daisy Domergue qu’il emmène pour faire pendre à Red Rock, s’arrête devant la silhouette de Samuel L. Jackson – Major Marquis Warren,  le Chasseur de primes qui ne ramène que des morts, lui.

Bon, les gars, ça caille, il neige, il y a un blizzard qui se pointe, les chevaux sont bien chauds et voilà que vous causez durant de longues minutes, refroidissant par là les muscles des canassons…

Et puis, notre chasseur de primes et son tas de cadavres, sans cheval, car mort d’épuisement, il les a transporté comment, ses corps morts ?? Et comment il fait pour rester aussi propre alors qu’il a chevauché tellement qu’il en a tué son bourrin ??

Passons… ça cause déjà beaucoup, pour pas grand-chose et ça va causer encore plus lorsqu’ils vont croiser la route de Chris Mannix, le futur Shérif de Red Rock (qu’il dit).

Le gros défaut du film, c’est qu’il est long et qu’il possède de grands moments de parlotte pour rien !

À croire que c’est à celui qui fera le plus de reproches aux autres ! Il faut dire que le chasseur de primes est Noir et Nordiste tandis que le futur shérif est un ancien renégat Sudiste. Et on n’est même pas sûr que ce soit bien le futur shérif…

Trois hommes, trois salopards, déjà, en train de se crêper le chignon comme des gosses à la maternelle ! Le dialoguiste devait être un qui bossait au rabais ! C’est pas du Audiard…

Le film qui nous montre quelques grands espaces neigeux va vite se concentrer sur le contenu de la diligence avant de nous préparer au huis-clos que sera la mercerie de Minnie où nos hommes et la femme prisonnière vont aller se réfugier.

Dans le même endroit, nous rassemblons un chasseur de primes suspicieux (Kurt Russel); sa proie édentée (Jennifer Jason Leigh), la gueule en sang à force de se prendre des coups parce qu’elle ne sait pas fermer sa gueule et à côté de qui, Jack The Ripper ferait office d’enfant de cœur.

Le futur shérif qui est donc un renégat Sudiste; le chasseur de primes Nordiste, Noir avec sa lettre de Lincoln (Samuel L. Jackson); un général Sudiste (qui s’y trouvait déjà), raciste comme pas deux; un Bourreau anglais venu en renfort caisse pour squetter des cous (les briser) à Red Rock; un cow-boy taciturne et un Mexicain basané un peu bizarre qui dit s’occuper de la mercerie durant l’absence de Minnie.

Un huis-clos qui sera assez épais, limite endormant, alors qu’il y avait moyen de faire mieux.

Je voulais de l’action, mais j’ai eu du bla-bla à en avoir une indigestion, des dialogues qui ne volaient pas très haut, creux, je trouve, car on pouvait faire plus fort avec moins de paroles. À croire que tout le monde voulait s’entendre parler !

Les piques étaient nulles, sans talent aucun. Tarentino aurait dû choisir le dialoguiste qui écrit les répliques du nain génial Tyrion ou les dialogues de la série GOT ! Là on aurait eu des dialogues percutants au lieu de boire le calice jusqu’à la lie.

Quand à la bande son de Morricone, je l’ai connu bien plus inspiré que ça ! C’était fadasse comme les dialogues !

Et puis, sur la fin, on se remue le cul, ça bouge un peu, mais trop de sang et de violence tue le sang… J’en baillais d’ennui, je vous jure., malgré les crânes qui explosent et le sang qui gicle.

Puisqu’il était dans le gore, Tarentino aurait pu pousser la véracité jusqu’au bout et faire en sorte que le pendu se vide les intestins et la vessie sur le plancher.

Ma seule consolation sera pour le jeu des acteurs, que je salue, parce qu’ils sont tous monumentaux et, comme dans un Cluedo, on cherche qui est le traitre !

Je salue la sagacité du Major Marquis Warren qui a fait les bonnes déductions qui s’imposaient. Un p’tit Sherlock dormait en lui…

Moralité de l’affaire ? Si vous avez 2h47 à perdre dans votre vie – à vous de voir – mais moi, je suis contente de ne pas avoir payé pour aller le voir, ça m’aurait fait mal.

À la limite, j’aurais fait de la broderie que j’aurais été gagnante !

(Et va falloir que je trouve une autre image pour illustrer l’ennui ressentit dans le prochain film dont je vous parlerai ! Une nouveauté aussi… L’année ciné commence mal – mdr)

Vous voulez un western ? Tapez-vous « Le bon, la brute et le truand », matez-vous « Once upon a time in the west », encanaillez-vous avec « The magnificent seven » mais allez voir ailleurs pour « The Hateful height ».

Étoile 2

Challenge « Victorien » chez Arieste, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Film De La Semaine 2016 (#LeFilmDeLaSemaine2016).

Hôtel Transylvania 2 [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 1/52]

Hôtel Transylvanie 2 (Hotel Transylvania 2) est un film américain d’animation réalisé par Genndy Tartakovsky, sorti en 2015.

C’est la suite du film Hôtel Transylvanie, sorti en 2012.

1. Synopsis :
Dracula et sa bande de monstres déjantés sont de retour ! À l’hôtel Transylvanie, beaucoup de choses ont évolué : Dracula a enfin accepté de dégeler son cœur et d’ouvrir la porte aux humains.

Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : mi-humain mi-monstre, ce gamin est bien trop adorable à son goût, et il risque de faire un piètre vampire !

Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai.

Personne ne s’attendait à ce que Vlad, le père de Drac – un vampire très grincheux et très vieille école – choisisse ce moment pour débarquer à l’hôtel. Et quand il découvre que son arrière-petit-fils a du sang humain, rien ne va plus…

2. Fiche technique :

  • Titre original : Hotel Transylvania 2
  • Titre français : Hôtel Transylvanie 2
  • Réalisation : Genndy Tartakovsky
  • Scénario : Adam Sandler et Robert Smigel
  • Direction artistique : Catherine Apple
  • Montage : Catherine Apple
  • Musique : Mark Mothersbaugh
  • Production : Michelle Murdocca
  • Budget : 80 millions de $
  • Société de production : Sony Pictures Animation
  • Pays d’origine : États-Unis

Ce que j’en ai pensé :
J’avais adoré le 1er et c’est avec un mélange de crainte et de bonheur que j’ai accueilli la suite.

Bonheur de retrouver la troupe qui m’avait fait tant rire dans le premier, crainte que mes amis ne soient pas aussi drôles que la fois d’avant.

— Verdict, docteur Cannibal ?

Qu’elle meilleur manière d’entamer le Challenge du Film De La Semaine 2016 [LFDLS 2016] que par ce film d’animation ?? Retrouver mes vieux copain Franck, Drac, Griffin l’homme invisible, Wayne le loup-garou et Murray la momie…

Oui, c’est un plaisir de les retrouver tous en train de faire le pitre.

— Verdict, docteur !!

Oh, vous excitez pas, les gars et les filles, on y arrive de suite !

La suite est bonne, la trogne de Dennis, le fils de Mavis et Jonathan est à bouffer toute crue tant il est minouche avec ses boucles rousse; Drac est toujours aussi névrosé et archi impatient de voir les dents de vampires pousser dans la bouche de son petit-fiston; Wayne, le loup, est toujours aussi foufou et il me fait toujours rire.

Oui, la suite est extra, même si elle m’a fait un peu moins rire que le premier opus. Non pas que j’aie tiré la gueule, je suis bon public dans ces cas-ci, mais malgré mon sourire banane tout au long du film, je n’ai pas vraiment eu d’éclat de rire comme pour le premier qui avait un rythme assez soutenu dès l’entrée en lice de Jonathan dans l’hôtel.

Il y avait dans le premier une fraicheur que je n’ai pas tout à fait retrouvé dans le suivant. Je dois dire que dans le premier, la scène de l’arrivée dans le hall de l’hôtel était magique et je ne savais plus où donner de la tête tant il y avait des petits détails comique qui tuaient un peu partout.

Je trouve aussi que l‘arrivée de Vlad, le papa de Dracula, aurait pu être exploitée un peu plus car il y avait de l’idée dedans dans le sens où il est le déclenchement de tout… C’est ironique, en fait.

Ironique dans le sens où quand vous ne voulez pas qu’une chose se produise, elle se produit néanmoins de par votre fait.

Si Mavis avait demandé l’autorisation à son père d’inviter son grand-père pour les 5 ans de Dennis, Drac aurait refusé et on en serait resté là, mais Mavis l’a invité toute seule, sans rien dire et les conséquences feront qu’elle sera responsable, en quelque sorte, de ce qu’elle ne voulait pas qu’il arrive. Vous suivez toujours ??

Bref, j’ai trouvé que Vlad était sous-exploité, que ça allait trop vite sur la fin et que c’était même un peu gros, la bataille car certains personnages n’avaient pas la force d’accomplir certains K.O.

Malgré tout, j’ai souri durant tout le film des pitreries de Dracula, de son impuissance à utiliser un smartphone, de son énergie mise en œuvre pour faire de son petit-fils un vampire, de ses acolytes qui feront de leur mieux pour tenter de l’aider, sabotant par là même tout le reste (un loup-garou qui ne sait plus chasser, faut l’faire !) et une maman Mavis qui a du mal à lâcher du lest envers son fils.

Plus quelques leçons sur l’acceptation de la différence pour les plus petits et les plus grands aussi, ça ne fait jamais de mal, même si les grands acceptent plus la différence dans les films et les livres que dans la réalité.

À voir pour passer un bon moment cinéma sans se prendre la tête.

Étoile 3,5

Le « Challenge US » chez Noctembule et Le Film De La Semaine 2016 (#LeFilmDeLaSemaine2016).

Gun Machine : Warren Ellis

Titre : Gun Machine

Auteur : Warren Ellis
Édition : Éditions du Masque / Le Livre de Poche (2015)

Résumé :
John Tallow est un flic new-yorkais typique : célibataire, désabusé, plus trop dans le coup. Son équipier de toujours, lui, c’est le bon flic, celui que tout le monde aime.

Ils sont appelés pour intervenir dans un immeuble décati de Pearl Street, où un forcené en surpoids nu comme un ver hurle et tire sur tout ce qui bouge dans la cage d’escalier. Rosato monte le premier, se fait exploser le cerveau devant Tallow, impuissant, qui est éclaboussé des restes gluants et visqueux de son co-équipier.

Fou de rage, il décharge son flingue sur le forcené et défonce en même temps le mur d’un appartement.

Quand les techniciens de scène de crime arrivent sur place, ils tombent nez à nez avec une centaine d’armes, fixées sur les murs, du sol au plafond… Des armes qui semblent correspondre à des meurtres non élucidés.

Convoqué par sa supérieure, Tallow se fait passer un savon.

Le meilleur flic de la brigade est mort et les voilà avec un arsenal d’armes relié à des cold cases sur les bras.

Sa punition : démêler l’affaire avec pour seule aide deux bras cassés. Une journée qui commence très mal…

Critique
Vous aimez suivre un lieutenant de police un peu barje sur les bords qui enquête dans une histoire pas du tout comme les autres, aidé d’un duo de bras cassés frappadingues, oscillant entre le génie et l’autisme pour le public relation ?

Vous aimez les coups retors dans le dos et les magouilles en haut de l’échelle ?

Vous avez un faible pour les dialogues pas piqué des vers et le langage argotique vous met en joie ?

Alors voilà un roman noir fait pour vous, messieurs dames !

John Tallow est un flic new-yorkais, à Manhattan. Le genre de flic qui se la coule douce. Mais voilà qu’après la mort de son collègue, abattu par un gros forcené tout nu, notre John Tallow se met à jouer les John Wayne, refroidit le gars et sans le faire exprès, met la main sur un appart entièrement tapissé de flingues.

Forcené à poil se campa au bord du palier, pointa son fusil et tira. Le coup arracha la partie supérieure gauche du crâne de Jim Rosato. Il y eut un ploc quand un bout de sa cervelle s’écrasa contre le mur.

C’est à kiki tout ça ?? On ne le sait pas…

Au bas mot (et Obama), il y a au moins 200 armes correspondant à quelques 200 homicides non résolus… Le tout rendrait la Lilly Rush de Cold Case folle de joie et en transe orgasmique.

— Tout ce que t’as fait, lieutenant, c’est trouver l’adresse du diable à New York, et maintenant, il a changé de crémerie.

Tallow, lui, il s’est mis tout le monde à dos et va se retrouver obligé de bosser avec deux techniciens de scène de crime (TSC) totalement hors-normes !

— D’accord. Si vous me disiez qui s’occupe de la planque de Pearl Street ?
— Ah. Ça.
Tallow était à peu près sûr qu’il ne venait pas d’avouer avoir fricoté sexuellement avec des chatons, pourtant l’expression du très gros APTS laissait planer le doute.
— Alors c’est toi, poursuivit l’autre.
— C’est moi.
— J’irais m’installer à l’hôtel si j’étais toi, mec. Dis à personne quel hôtel. Et achète-toi une armure.

Quand tout le monde vous lâche ou tente que vous couliez tout seul dans la maison poulaga, parce qu’ici, ben, on est pas dans la série Blue Bloods (ou une autre) où tout le monde y s’aime et qu’il est solidaire, loin de là ! La grande famille, c’est pas chez les flics, ici, c’est chacun pour soi et tous contre John, presque.

Quand on vous colle dans les pattes Bat, un technicien bricoleur de génie mais un peu zot (fou, en bruxellois) et une autre – Scarly – tout aussi disjonctée, lesbienne et pas faite pour les relations humaines… Oh my god !

— Franchement, dit Scarly, si j’avais su que le mariage c’était autant d’emmerdes, je serais jamais allée dans les manifs pour demander d’y avoir droit. Vous pouvez vous le garder, hétéros de mes deux.

Oui, ça fait des étincelles ce super trio qui s’étoffera au fil des pages et vous fera vivre un récit des plus atypiques, à l’exact opposé des sentiers battus de ce que l’on pourrait s’attendre avec un roman composé d’enquêteurs ou de policiers new-yorkais (genre scénario de NYPD Blue).

Un petit roman noir aux dialogues jouissifs, plaisant, amusant, avec du suspense, du mystère, un méchant des plus étrange, un roman qui m’a entrainé dans les bas-fonds de Manhattan, m’apprenant des tas de petites choses sur la ville, son Histoire et me faisant lever les yeux au ciel de bonheur devant les dialogues argotiques et d’une composition littéraire loin d’une symphonie de Mozart. Ici, ça cause mal.

Sa queue reposait sur ses burnes joufflues comme un clito grisâtre. Sa poitrine arborait un pauvre tatouage au nom de Regina, étiré par ses nichons poilus.

— Le premier jour où mon vieux père m’a cru assez malin pour me branler et mâcher du chewing-gum en même temps, voilà ce qu’il m’a dit. Il m’a dit : « Le truc avec le terrain, fils, c’est qu’on en fait plus. » […]

Mais putain, qu’est-ce que c’était bon !

— Tiens cette putain de porte, merde ! C’est comme essayer de botter les fesses d’un cochon à travers le chas d’une aiguille, ce truc !

Cerise sur le gâteau, ce roman fait partie des A.A ! Non, pas les Alcoolos Anonymes, bande de moules, mais c’est un Anglais qui parle de l’Amérique ! Double challenge et double emmerdements pour les deux taulières que sont Noctembule et Titine, tout ça avec un seul roman…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le « Challenge US » chez Noctembule, « Ma Pedigree PAL – La PAL d’excellence » chez The Cannibal Lecteur et « A year in England » chez Titine.