Sans pitié, ni remords : Nicolas Lebel [LC avec Stelphique – Intro]

— Cette fois-ci, Stelphique, je serai sans pitié…
— Pourquoi ? Aurais-tu des remords vis-à-vis de la dernière LC ?
— Elle m’a moins marqué que chez toi, moins emballée, alors, pour le sieur Lebel, je sors la grosse artillerie et à la moindre faute, PAF !
— Lebel ne nous a jamais déçu, Cannibal !
— Justement, sans pitié ni remords, je serai ! Et si la sonnerie de Mehrlicht joue encore du Grand Jacques, c’est jusqu’au port d’Amsterdam qu’on retrouvera, éparpillés façon puzzle, les morceaux du sieur Lebel ! Déjà qu’il me prive de côte-rotie à cause de Jacot, alors, tu penses bien, je vais pas l’rater !
— Pourtant, depuis trois mois qu’on le lit, on fait presque vieux mariés… tous les trois.
— La routine, Stelphique… elle nous guette peut-être ! Regarde Dune, le premier était super, le deuxième, on était loin de la valse à mille temps.
— Bah, il est, paraît-il, des terres brûlées donnant plus de blé qu’un meilleur avril ! Dune III pourrait nous surprendre…
— Oui, mais comment se renouveler chez Mehrlicht ? Comment faire du neuf avec des personnages que l’on connait ?
— Dans le dernier Lebel, on pourrait toujours avoir la qualité, malgré l’équipe que l’on connait.
— Mais nous n’aurons plus les scènes drôles de l’hosto… et que va faire Latour avec son sans-papier ? Vont-ils… quand vient le soir
— Sûr que pour qu’un ciel flamboie… Le rouge et le noir ne s’épousent-ils pas ?
— C’est vrai qu’on a vu souvent rejaillir le feu de l´ancien volcan qu’on croyait trop vieux…
— Tu vois, ma Canni, tu trembles pour rien ! Allez, ouvre ton dernier Lebel du moment et lis !
— Oui, mais pas de pitié pour les croissants !
— Et sans remords sur les litres de kawa avalé !

Une affaire de sang – Une aventure inédite de Sherlock Holmes : Bonnie MacBird

Une affaire de sang - Bonnie MacBird

Titre : Une affaire de sang – Une aventure inédite de Sherlock Holmes

Auteur : Bonnie MacBird
Édition : City Éditions (2016)

Résumé :
Londres, 1888. Sherlock Holmes est déprimé après une enquête désastreuse. Même son fidèle Watson ne parvient pas à le sortir de la léthargie dans laquelle l’enquêteur de choc s’enfonce.

Jusqu’au moment où une lettre lui parvient depuis la France. Elle est signée de Mademoiselle La Victoire, une star de cabaret, qui a besoin de l’aide de Holmes. Le fils illégitime qu’elle a eu avec un lord anglais vient en effet d’être enlevé.

À Paris, Holmes découvre que cet enlèvement n’est que la partie émergée d’une affaire tentaculaire. Une inestimable statue a été dérobée et des enfants employés dans une usine de soie disparaissent les uns après les autres.

Les indices conduisent à un seul et même homme qui semble intouchable. Et extrêmement dangereux….

0306Critique : 
1888. Londres et Sherlock Holmes se remettent péniblement des meurtres atroces de Jack The Ripper, à la différence que Holmes le fait avec de la cocaïne et s’enfonce de plus en plus dans la léthargie.

L’abattement du grand détective est complet. Tellement complet qu’il se fiche pas mal du vol de la déesse de la Victoire trouvée à Marseille et qu’il a réussi à foutre le feu dans son appart !

Watson ne sait plus à quel saint se vouer…

Heureusement, une missive originale vient de tomber dans les mains du grand détective. Ouf, sauvé ! Il veut bien s’en occuper, de cette affaire d’enlèvement, le voilà même qui vient de se reconnecter et de repartir comme en 40 !

Allez, Watson, the game is afoot ! On oublie le vol de la déesse de la victoire, la fameuse Nikê, et on s’occupe de la disparition du gamin de la demoiselle.

Après une brève visite à Paris pour rencontrer sa cliente, la jolie Mademoiselle La Victoire, chanteuse de son état; vite, une visite au cabaret du Chat Noir, à Montmartre et quelques bourre-pifs; hop, une rencontre avec Toulouse-Lautrec et un espèce détective du dimanche qui se prétend être le descendant direct de Vidoq…

Purée, on commence sur les chapeaux de roues – sans aller trop vite non plus – avec cette traversée de Manche pour une petite visite à Paris qui sera toujours Paris.

J’ai aimé l’ambiance enfumée des cabarets, mais je me plaindrai du service car on m’a servi une fée verte (absinthe) et non le mojito commandé ! Mdr

Allez, on reprend le chemin inverse après notre petite enquête dans la ville lumière et voilà nos amis qui reviennent en Angleterre pour la suite de leur affaire.

Direction le Lancashire, ses campagnes isolées, ses petits villages sinistres et les horreurs qui y ont lieu à l’insu de tous. Tout bon holmésien le sait !

Du rythme, du dépaysement, deux enquêtes qui bougent, qui ont l’air différentes mais peut-être pas tant que ça, de l’action, des déguisements en tout genre, des déductions et un Sherlock Holmes en difficulté, parfois. Il est humain, aussi.

Les personnages de Holmes et Watson sont bien campés, ce ne sont pas les originaux, mais ils y ressemblent fort. Quant à Mycroft, il reste fidèle à lui même, tirant les ficelles depuis le Diogenes Club.

Le reste des personnages est bien décrit aussi, que se soit la demoiselle La Victoire ou le fameux – fumeux ? – descendant de Vidoq qui a tout d’une grande gueule – grand parleur, petit faiseur (ça nous rappelle certains politiciens, non ?).

L’aristocrate auquel Holmes va devoir se frotter a tout d’un taré de collectionneur – et il l’est ! – mais son personnage n’est pas figé, et c’est encore mieux. Sera-t-il pire ? Je ne puis vous le dire…

Si le format des nouvelles vont mieux aux enquêtes de Sherlock Holmes que les romans, ici, ce n’est pas le cas : cette affaire lui va comme un gant ! On part d’un point et on arrive à un autre par un chemin non prévu, ce qui rend les choses plus piquantes.

On croit que tout est terminé et ben non, il y en reste sous le coude et hop, ça rebondit.

Bref, 296 pages de plaisir à l’état brut qui ont fouetté mes plaisirs de lecture. Oui, fouetté… les lecteurs du roman seront les seuls à comprendre ce private joke.

Un roman qui plaira aux holmésiens comme aux novices. Une belle aventure, des rebondissements et des personnages au poil (mais pas à poil).

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine, Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (296 pages – 1521 pages lues sur le Challenge).

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigérat-a-week1-copieMois du Polar - Février - Sharon