Django Unchained : Quentin Tarentino [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 8/52]

Django Unchained ou Django déchaîné au Québec et au Nouveau-Brunswick est un western américain écrit et réalisé par Quentin Tarantino, sorti en 2012.

Nommé pour cinq Oscars dont celui du meilleur film en 2013, le film est récompensé à deux reprises ; meilleur acteur dans un second rôle pour Christoph Waltz et meilleur scénario original pour Quentin Tarantino.

Doté d’un budget de 100 millions de dollars, le film rapporte plus de 425 millions de dollars au box-office, ce qui en fait le meilleur succès commercial de Tarantino.

1. Synopsis :
Texas, 1858. Il raconte l’histoire de Django (Jamie Foxx), un esclave noir et du docteur Schultz (Christoph Waltz), chasseur de primes qui promet de libérer Django et de lui donner une petite récompense pécuniaire, si ce dernier l’aide à arrêter trois fugitifs recherchés.

Une fois libéré, Django part alors à la recherche de sa femme, Broomhilda, alors qu’ils ont été séparés quelques années plus tôt en tentant de fuir leur ancien lieu d’esclavage.

Il est alors accompagné de Schultz, qui s’est noué d’amitié avec Django et qui souhaite l’aider.

2. Fiche technique :

  • Titre original : Django Unchained
  • Titre québécois : Django déchaîné
  • Réalisation et scénario : Quentin Tarantino
  • Budget : 100 000 000 de dollars
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue originale : anglais (quelques dialogues en allemand et français)
  • Format : couleur – 35 mm – 2,35 : 1
  • Genre : western
  • Durée : 165 minutes
  • Dates de sortie :
    •  Canada États-Unis : 25 décembre 2012
    •  Belgique,  France,  Suisse romande : 16 janvier 2013

3. Distribution :

  • Jamie Foxx : Django
  • Christoph Waltz : docteur King Schultz
  • Leonardo DiCaprio : Calvin J. Candie
  • Samuel L. Jackson : Stephen
  • Kerry Washington : Broomhilda von Shaft
  • Laura Cayouette : Lara Lee Candie-Fitzwilly, la sœur veuve de Calvin
  • Dennis Christopher : Léonid « Léo » Moguy, avocat de Calvin J. Candie
  • Walton Goggins : Billy Crash
  • James Remar : Ace Speck et Butch Pooch
  • Don Johnson : Spencer Gordon « Big Daddy » Bennet

Ce que j’en ai pensé :
Putain, c’était de la balle ! Voilà un bon western de Tarantino ! Avec des dialogues extras, de l’action, de la profondeur, et des Méchants magnifiques.

Les premières images sont dures, on y voit un convoi de quelques esclaves Noirs conduits par deux cavaliers, ils sont enchaînés l’un à l’autre et marchent difficilement. Il fait froid, c’est la nuit, et ils n’ont qu’une pauvre couverture sur leur torse nu.

La scène suivante donne envie de rire car une carriole surmontée d’une molaire énorme qui tangue sur son ressort apparaît devant les deux cavaliers.

La suite sera violente… Et les répliques du docteur King Schultz, le dentiste, sont un mélange de décontraction à la Mentalist et de petits sarcasmes, le tout servi par une précision de tir à la Lucky Luke.

Schultz aux esclaves : Quant à vous, pauvres diables, si vous voulez mon sentiment au sujet de ce qu’il convient de faire maintenant, s’offre à vous messieurs deux solutions. Première solution : dès que je disparait, vous retirez la bête de la jambe du Spek survivant pour emporter celui-ci dans la ville voisine qui se trouve bien à… 60 km en rebroussant chemin. Deuxième solution, vous vous débarrassez de vos chaines, vous prenez ce fusil, vous lui mettez une balle dans le crâne, vous enterrez bien les deux cadavres et ensuite vous vous dirigez vers les régions les plus évoluées de ce pays. A vous de choisir. Oh et si d’aventure, il se trouve parmi vous des fanas d’astronomie, je vous rappelle que l’étoile polaire indique le nord. Salut !

Je ne dirais pas que le film est un film sur  l’esclavagisme, loin de là.

Certes, nous avons des scènes de racisme primaire, qui, à l’époque où nous nous trouvons (1858) était logique pour la majorité des Blancs… mais je crains bien que les propriétaires terriens n’aient jamais organisé des combats entre leurs ouvriers Noirs.

Ils avaient une valeur marchande et, financièrement parlant, c’eut été un risque trop grand que de les faire combattre tels des gladiateurs dans une arène ou une sorte de ring de boxe. Mais bon, ces combats ont leur raisons d’être dans le film.

J’ai eu un gros faible pour le Dr Schultz (Christoph Waltz, le Grand Méchant dans « 007 Spectre ») qui, ici, a un rôle dans la mesure de son talent.

Le dialoguiste n’était pas parti en vacances et j’ai souvent ricané devant les énormités qu’il sortait, l’air tout tranquille. Et le pire, c’est qu’il avait raison en tout point, le docteur chasseur de primes.

Le Dr Schultz n’est ni tout blanc, ni tout noir. Il a beau ne pas cautionner l’esclavagisme, s’il a libéré Django, ce n’était pas par grandeur d’âme, mais parce qu’il a besoin de lui.

Pourtant, au fur et à mesure de leur étroite collaboration, c’est de l’amitié qui va naître entre eux.

Django, lui, il est sexy en diable et va lui aussi devoir jouer un rôle qu’il n’aimera pas afin de tenter de sauver sa belle. Et puisque la fin justifie les moyens, il devra mordre sur sa chique et se faire cracher dessus par ses semblables (en plus des Blancs).

Mais le meilleur, ce fut sans nul doute Leonardo Di Caprio dans le rôle de Calvin J. Candie, un salopard au sourire mielleux, un gars qui peut passer du sourire au rictus le plus haineux, un rôle comme je les aime pour le beau Roméo qui m’avait fait chavirer à l’époque.

Entre lui et Django, ce ne sera pas toujours du gâteau niveau relations et nous donnera des répliques telle que celle qui énerva les hommes de main de Candie :

Calvin Candie : Je suis curieux de savoir ce qui fait de toi un si grand expert.
Django : J’suis curieux de savoir pourquoi vous êtes si curieux de savoir.

Son retour à la propriété, avec son staff, ses esclaves combattants, Django et le Dr Schultz a laissé des traces dans mes jambes tellement mes mains se sont agrippées à mes cuisses durant la scène entre Calvin Candie, D’Artagnan et les trois bergers malinois. J’avoue avoir fermé les yeux devant l’horreur.

La scène avec le crâne de l’Oncle Ben est à flipper elle aussi et j’ai reculé de peur que le beau Leo ne me postillonne dessus tant il était entré dans une colère noire.

Sérieusement, il faisait peur, sa voix était remplie de haine, mais avec un ton maitrisé, une colère froide, une colère qui vous donne envie de foutre le camp sous la table.

Quand Candie (Leo) frappe sur la table, cassant quelques morceau du crâne, et bien, le beauDiCaprio s’est réellement blessé à la main gauche.

Ce n’était pas de l’hémoglobine ketchup Heinz mais du vrai sang et notre beau Leo, imperturbable, a continué de jouer la scène malgré sa blessure.

Les autres acteurs, perplexes, ont continué de jouer. C’est son véritable sang qu’il étale sur le visage de Kerry Washington.

Un acteur que je n’avais pas reconnu, c’est Samuel L. Jackson dans le rôle du vieil esclave noir et homme de confiance de Candie, Stephen. Je le surnommerais bien « Bounty » parce que bien que Noir à l’extérieur, il était devenu Blanc à l’intérieur.

Dr Schultz : Monsieur Calvin, normalement je devrais vous dire « Auf wiedersehen ». Mais attendu qu’auf wiedersehen signifie en réalité « jusqu’au revoir », et attendu monsieur que je n’ai nul désir de vous revoir, je me contenterai de vous dire Adieu.

Bon, on ne peut pas dire que le Blanc en sortira grandi puisque, hormis le Dr Schultz – qui est d’origine Allemande et pas Américaine – dans le film, tous les Blancs sont des salauds et il n’y a pas la demi-mesure de celui qui s’en lave les mains ou qui est neutre.

Allez, je soulignerai une erreur : Alfred Nobel a inventé la dynamite en 1866, en 1867, il dépose le brevet. Nous sommes en 1858 alors faudra m’expliquer comment Django peut utiliser ce petit bâton qui fait boum-boum…

Ah, autre petit détail… C’est ultra violent et je me dis qu’il y avait moyen de faire la même chose sans cette profusion d’hémoglobine qui explose partout dès qu’une balle entre dans le corps d’une personne.

Ça gicle tant et si bien qu’à la fin du visionnage, j’ai dû essuyer l’écran du PC, le clavier, mon visage… Putain, Tarantino a repeint une baraque en rouge, quasi !

En résumé :  de l’action, des dialogues aux petits oignons, une bande-son qui mérite son nom et qui porte la marque de l’Ennio (même si tirée d’anciens films), des personnages excellents, tous bien dans leurs rôles et un film qui se regarde d’une traite, sans même voir le temps passer.

Étoile 4

« Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, le Challenge « Victorien » chez Camille, le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

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26 réflexions au sujet de « Django Unchained : Quentin Tarentino [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 8/52] »

  1. De la balle, je suis bien d’accord.
    Bon alors, petite nature, tu ne supportes plus les décalitres d’hémoglobine qui sont la marque de fabrique du maitre Tarentino? Je suis presque déçue 😉
    Je suis d’accord avec toi sur tout, tout, tout. Sur le Dr Schultz, son ambiguïté, ses réparies bien senties. Sur Django qui se déchaine.
    Sur Léo qui nous offre une composition magistrale, qui se défait de ses rôles de jeune premier. Le coup du vrai sang par contre, c’est un peu dégueu pour la pauvre Kerry. M’enfin bon, quand il faut, il faut!
    Sinon j’adore aussi la BO et surtout la chanson « Freedom »? D’ailleurs je vais me la passer, elle me met la patate.

    Aimé par 1 personne

    • Non, je déteste les salissures sur mon Sony, le PC avec lequel je zieute mes films et mes séries. Il y en avait plein dans le clavier, merde !

      Et puis, ça enlève du sérieux et le réalisme de la scène, tout ce ketchup gâché.

      Schultz est meilleur là-dedans que dans 007 Spectre !

      Léo aurait mérité un oscar pour sa prestation magistrale ! Un acteur qui a su se détourner des rôles de beau gosse pour les midinettes, j’adore !

      Aimé par 1 personne

  2. J’ai vu ce film au ciné lors de sa sortie, en VO. Et je suis d’accord. C’est de la balle ! 🙂 Un très bon film, malgré les petites erreurs que tu as relevées, notamment sur la dynamite.^^ Casting de folie, bonne dose d’humour, de profondeur, bande son juste énorme. Je le regarderais à nouveau avec grand plaisir tiens !

    Aimé par 1 personne

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