Un prisonnier modèle : Paul Cleave

Prisonnier modèle, un - Paul Cleave

Titre : Un prisonnier modèle

Auteur : Paul Cleave
Édition : Sonatine (2016)

Résumé :
Joe Middleton s’est tiré une balle dans la tête. Par malheur, il s’est raté et a atterri à l’hôpital, escorté par une horde de policiers qui se demandent déjà s’ils n’auraient pas mieux fait de l’achever discrètement. Peut-être en effet auraient-ils dû.

Un an plus tard, Joe est toujours derrière les barreaux d’un quartier de très haute sécurité, accusé d’une série de meurtres plus horribles les uns que les autres. En attendant son procès, qui doit s’ouvrir quelques jours plus tard, il s’apitoie sur les vicissitudes de sa vie de détenu et tente encore de se faire passer pour un simple d’esprit auprès des différents experts en psychiatrie.

Mais pour ceux qui connaissent mieux Joe sous le nom du Boucher de Christchurch, seule une mort rapide est souhaitable.

À commencer par son ex-complice qui compte bien le faire abattre avant son entrée au tribunal ; Raphael, le père d’une de ses victimes, qui veut plus que tout au monde voir Joe payer ses crimes ; ou encore Carl Schroder, l’ancien policier qui a arrêté le tueur en série…

Critique : 
Quel plaisir de retrouver Joe Middleton, notre fameux Joe-Le-Lent, Boucher de Christchurch de son état.

Non, il ne découpait pas des côtelette à la boucherie Sanzot ! Joe, c’est tout simplement premier serial-killer qui m’avait fait rire.

Ici, on rigole moins… Joe est en prison – c’est sa place – et il n’a pas changé d’un iota : il pense toujours qu’il peut berner les gens, que lui seul a des droits et qu’on ne les respecte pas, que tout ceci est une erreur et qu’il va sortir libre de la prison avec sa ligne de défense imparable qui est « Je ne se souviens de rien ».

C’est bien connu, en prison, il n’y a que des innocents et niveau mauvaise foi royale, Joe n’est pas le seul champion du monde, la concurrence est rude avec Kenny-Le-Père-Noël.

— C’est dingue les trucs qui nous font paraître coupables, lui dis-je. Merde, le fait que tu te sois fait prendre dans une bagnole volée en costume de Père Noël avec un gamin enfermé dans le coffre, ça veut rien dire.
— Exactement, convient Kenny.
— Et le fait que c’était en avril n’a pas aidé. Ça t’a fait sortir du lot.
— Exactement. Alors quoi, c’est un crime maintenant de porter un costume de Père Noël à Pâques ?
— Ça devrait pas l’être. Tu crois que c’est un crime d’être déguisé en lapin de Pâques à Noël ?
— Et comment je pouvais savoir que ce gosse était dans le coffre ?
— Tu pouvais pas.
— Et je volais pas la bagnole, je croyais que c’était la mienne. Elle ressemblait à la mienne. Et il faisait noir. L’erreur est humaine.
— Les choses paraissent différentes dans le noir, dis-je.
— C’est ce que je veux dire. Ce gamin, il croit que c’est moi qui l’ai enlevé, mais comment il pourrait le savoir vu que je lui avais bandé les yeux ?
— Très juste. 

Surprise je fus lorsque j’appris qu’on avait écrit une suite de « Un employé modèle ». Que pouvait-on dire de plus ? N’allait-on pas tourner en rond et perdre le bénéfice d’une super lecture lors du premier opus ?

Vu les critiques élogieuses de mes potes blogueurs, j’ai ouvert le roman confiante, mais méfiante tout de même… Joe-Le-Lent aurait pu les payer pour qu’ils vantent la suite des ses aventures. Mdr

La suite est tout simplement jubilatoire, comme la première, mais dans un tout autre registre.

Paul Cleave a toujours une plume remplie d’humour noir et de cynisme.

Le roman, lui, est composé d’une recette imparable qui comprend : du suspense, du mystère, des bons mots, des situations cocasses, des rebondissements, des changements de narrateurs, une pincée de roman noir, du social, des embrouilles,…

Quant aux personnages, ils sont travaillés, on les connait, on a suivi leur parcours, ils ont leur force, leurs faiblesses. Pas de dichotomie entre les bons et les méchants, personne n’étant tout blanc ou tout noir. Quant à la mère de Joe, elle mérite l’Oscar du personnage le plus à l’Ouest !

Sans oublier que dans tous les romans de Paul Cleave interagissent entre eux, les personnages de l’un se retrouvant cité dans un autre, ou passant faire un petit coucou dans un autre… C’est une véritable toile d’araignée où tout se tient à merveille.

Il n’est pas nécessaire de les avoir tous lus pour comprendre, mais cela ajoute du piment pour le lecteur qui l’a fait, bien que ma mémoire passoire m’ait fait oublier des tas de petits détails.

Un employé Modèle possédait SA scène culte (dans le parc), les hommes doivent s’en souvenir, de cette perte horrible. Et bien, la suite en possède une autre qui m’a donné envie de vomir tout mon quatre heures et mon midi aussi. Beurk !

Les gardiens de prison sont forts devant un Joe emprisonné, mais ils feraient moins les mariolles et les durs devant un Joe en liberté ! Mais bon, ça risque pas.

« Bon appétit », me lance Adam, ce qui, je suppose, signifie Va te faire foutre en latin.
Je déballe le sandwich et ouvre le pain. Il y a des poils pubiens entre une tranche de fromage et une tranche de viande, suffisamment pour tricoter un pull à une souris – ce qui est ironique, car la dernière fois qu’Adam m’a apporté un sandwich, il y avait une souris crevée dedans. Je le remballe et veux le rendre à Adam, qui ne le prend pas.
« C’est soit ça, Middleton, soit tu crèves la dalle.
— Alors je crèverai la dalle. »
De la même manière que j’ai crevé la dalle après le sandwich au Mickey.

Une chose m’a fait réfléchir avec le comportement des gardiens de prisons et de certains flics…

A-t-on le droit de rabaisser un prisonnier accusé de multiples meurtres en lui faisant des saloperies ? Ne se met-on pas à son niveau en faisant cela ? Les flics auraient-ils bien fait s’ils avaient descendu Joe par « accident » lors d’une fausse tentative d’évasion ? S’ils l’avaient fait, cela aurait évité bien des drames.

Mais si on cautionne ce genre de comportements, n’est-ce pas la porte ouverte à tout et n’importe quoi, dont la déshumanisation de ceux qui se doivent d’être droit ? Vaste débat.

Une suite aussi jubilatoire que le premier tome, mais dans un registre différent, des retournements de situation, des chocs pour le lecteur, du suspense, du rire, de la peur, des petites subtilités, des questions que l’on se posera, pas de jugements, une intrigue complexe, de haut-vol, un puzzle dont les pièces se mettront en place lentement mais sûrement et des personnages qu’on prend plaisir à retrouver.

Un conseil : ne faites jamais confiance à Joe-Le-Lent… Ni à Mélissa X ! Mais plongez sans crainte dans cette suite délectable que le beau Paul Cleave nous a rédigé de sa petite plume acérée et jouissive.

J’ai un jour donné un coup de pied dans les couilles à un sans-abri et menacé de lui foutre le feu dans cette rue – même si, évidemment, je plaisantais. Je ne suis pas sûr qu’il ait saisi la plaisanterie – c’est le problème avec les gens, ils ne comprennent pas l’ironie.

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (565 pages – xxx pages lues sur le Challenge).

Mois du Polar - Février - Sharon

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69 réflexions au sujet de « Un prisonnier modèle : Paul Cleave »

  1. Alors tu n’avais pas confiance en nous???
    Aie confiance disait le serpent du livre de la jungle………Aie confiance aux potes, on te guidera toujours vers bonheur…….
    Aie confiance….
    Ouah de la bombe Cleave tout simplement!

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  2. Hummm…. Voilà qui me semble engageant… 🙂

    En effet, le seul truc qui à mon avis permet de rendre supportable le personnage du tueur en série, c’est de traiter la chose avec ironie, légèreté et humour noir… Ou/et de jouer avec le relativisme des valeurs soit en faisant de ses victimes des salauds (comme avec Dexter Morgan), soit de ses bourreaux des gens qui ne valent pas lieux que lui (cf les extraits sur les sandwichs).

    Tiens à propos de tueurs en série, j’avais lu un bouquin de Stéphane Bourgoin (un criminologue français qui a interviewé de « grands » tueurs en série dans les prisons américaines) sur ces tristes personnages… Il reprenait l’histoire des crimes de certains sur la base des rapports de police et des enregistrements de dépositions ou d’entretiens avec ces criminels… Beaucoup d’entre eux se mettent à avoir des hallucinations une fois emprisonnés ce qui signerait une pathologie psychotique contre laquelle leurs passages à l’acte les protégeraient leur permettant d’échapper à leurs angoisses.

    Souvent dans certains films ou certains romans (on parlera alors de « tueurs en série de séries »! 😉 ), on nous les présente comme prenant réellement leur pied à commettre leurs forfaits parce qu’il y a une dimension sexuelle dans leurs passages à l’acte alors qu’en réalité il s’agirait davantage de repousser le moment de sombrer dans la folie totale…

    J’avoue ne pas être une pro de la question mais je trouve qu’il y a un réel décalage souvent dans la façon dont on nous dépeint les tueurs en série dans les fictions, et ce que des ouvrages spécialisés (dont pourtant les fictions reprennent le jargon laissant croire qu’ils se sont vraiment très bien documentés ou renseignés) nous en expliquent. Il semblerait souvent que le portrait des criminels développés dans les fictions sur les serials killers soient plus le fait des fantasmes des scénaristes (et/ou du public qui s’y retrouve, faut bien vendre son roman ou son film!) qu’un reflet de ce qu’ils sont vraiment.

    Je ne sais pas quel parti prend l’auteur de ce livre… Et à la rigueur ce n’est pas grave car ce qui me semble le plus intéressant à te lire, c’est la façon ironique et humoristique dont l’auteur traite son sujet. Et rien que pour ça (que ce soit fidèle ou pas à la « clinique » du serial killer, on s’en fout!), ça a l’air d’être plutôt pas mal du tout. 🙂

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    • Si Bourgoin s’est mis à s’intéresser aux tueurs en série, c’est parce que sa fiancée s’est faite tuer en Amérique par un serial killer, quand il y allait pour acheter des pulps, ces petits romans pas chers imprimé sur du papier pulpe.

      Oui, dans les séries, surtout Esprits criminels, ils sont toujours phychopaté à mort, riant, se moquant, de vrais petits Hannibal Lecter.

      Je me doute qu’il faille vendre ses séries, voilà pourquoi ils profilent le mec en trouvant sa brosse à dent et qu’on arrive à lire le n° de GSM noté en tout petit sur la main en regardant dans la pupille du mecs, sur la photo prise par un caméra médiocre de 10 pixels.

      Dans « un tueur sur la route » d’Ellroy, le tueur en série était bien réussi et faisait peur, sans qu’il soit nécessaire d’en ajouter et d’en faire des tonnes.

      Faudrait que je lise les livres de m’sieur Bourgoin, je les ai quasi tous et pas encore eu le temps !

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      • Hello,

        Oui, les raccourcis des séries sont pathétiques! Je rigole pas mal aussi avec des séries comme les Experts, où des gens sont envoyés sur la chaise électrique sur la base d’un demi poil pubien retrouvé par l’œil de lynx de quinquagénaires (ben oui, ils ont beau se faire lifter, ils sont plus tout jeunes) qui ne portent pas de lunettes (ouais… ok… les lentilles ça existe… même en progressif pour les presbytes ! Mais perso malgré mes binocles de vieilles, je me rends bien compte que le demi-poil pubien je passerai à côté! En plus chez les vrais gens qui bossent et n’ont pas de femmes de ménage… il n’est pas tout seul et bien repérable sur un carrelage blanc éclatant, mais perdu dans tout un tas de petites saletés qu’il faudrait trier des jours et des jours… Enfin bon…). J’aime pas qu’on prenne le public (JE suis aussi le public!) pour des crétin(e)s!!! Surtout que les analyses ADN ça ne se fait pas en deux heures! 😦

        Pour en revenir aux histoires de sérial killers, la seule que j’ai lue (je ne doute pas qu’il puisse y en avoir d’autres de qualité) qui me semble un peu réaliste sur ce que peut réellement être un serial killer (bref du passage à l’acte brut sans que l’auteur de l’acte, l’auteur du livre et le lecteur ne puissent avoir un accès explicatif à ses raisons fantasmatiques alambiquées que le Dr Maboul, profileur au FBI vous donnerait avec statistiques à l’appui) c’est « American Psycho » de B.E.Ellis (je crois)… Le livre est écrit sous forme de récit, ce qui plonge le lecteur directement dans le fil des pensées du personnage… Et on se rend compte ainsi de son fonctionnement mental particulier qui s’accroche à quelques stéréotypes et routines mentales pour s’accrocher aux réalités communes afin de donner le change et de faire croire qu’il est normal, ses passages à l’acte inélaborables seulement décrits de manière factuelle malgré leur côté insoutenable (il faut avoir l’estomac parfois bien accroché!), avec une inaccessibilité totale du personnage à la moindre empathie… Et avec des moments où l’effondrement psychotique le menace (les seuls moment ou surgit des émotions – enfin, surtout de l’angoisse et de la colère – le personnage donnant l’impression de n’être accessible à aucune émotion… Bref c’est LE roman le plus réaliste en la matière… Et attention… ne perdez pas votre temps en allant voir le film parce qu’il ne permet pas d’être dans la tête du personnage et perd de ce fait tout son intérêt n’étant qu’un film d’horreur ou de sérial killer parmi d’autre.

        Enfin… je dis ça… Mais bon… Je suis certaine que vous l’avez déjà lu! 😉 Il n’a pu échapper à votre bon goût!

        Même les romans de Harris sur Hannibal Lecter sont de la psycho-fiction de bas étage à côté, même si on adoooore ce méchant là. On ne devient pas un psychopathe cannibale seulement pour les raisons qu’Harris développe (et que je ne citerai pas pour ne pas faire ma spoileuse)! Pas plus qu’on ne devient un justicier serial killer d’assassin comme le sympathique Dexter Morgan parce qu’à 3 ans on a assisté à des scènes innommables! Les vrais psys (pas forcément ceux qui écrivent dans Femmes Actuelle et dans Psychologie Magasine!) vous le diront : un traumatisme n’est à lui seul pas explicatif de la « psychopathie »!

        Je n’ai pas lu le livre d’Ellroy dont vous me parlez… Mais quand je repense à son Dalhia Noir, tiré d’un fait réel sur lequel il s’était manifestement très documenté je me doute qu’il fait parti des écrivains qui ne se lance pas dans l’écriture de tels romans sans « biscuits »…

        Où là là! J’ai encooore fait ma bavarde! Je vous en ai mis une grosse tartine là… Mais depuis le temps qu’on se croise (ici où dans un ailleurs qui hélas est toujours en pause! snif!) vous savez comment je suis et implore votre bienveillance sur mes bavardages de lectrice difficile! 😀

        A bientôt

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        • Mon déjeuner avait été copieux, mais la tartine ne m’a pas collé d’indigestion car c’est toujours un plaisir de te lire. Je pense qu’on peut se dire « tu » après avoir causé des choses de la vie dans la société victorienne… Anybref (©Meloë), on cause de cul, dont on se dit « tu ».

          American Psycho, je l’ai lu et il m’a profondément ennuyé, les seuls moments plaisants étant ceux des meurtres… pour le reste, j’avais l’impression de lire une succession de bêtises sans queue (oh zut) ni tête et une succession de marques. Bref, entre lui et moi, ce n’est pas le grand amour.

          Sinon, dans les céréales killer, il y a aussi celui de Jim Thompson « l’assassin qui est en moi » à lire dans sa traduction intégrale et correcte chez Rivages et payot. J’ai fait une grosse nique dessus sur mon blog. Tu tapes le titre dans la barre en haut à droite.

          Le dalhia, je dois encore le lire, il trône sur mes nombreuses étagères…

          Les experts… ils ne peuvent pas non plus faire dans le réalisme et mettre 2 mois pour une analyse ADN qui coûte la peau des couilles. Imagine le coup de ton demi-poil pubien (enfin, on sait que ce n’est pas le tien). La blonde arrive devant Grissom et lui donne le résultat.
          — Gil, on a enfin les résultat du poil… en fait, ce n’est pas celui de l’assassin, mais celui de la chienne de l’assassiné. En fait, elle attend des petits…(regards vers le panier au coin du bureau, où la chienne lèche 7 petites boules de poils). Je vois que tu savais déjà…
          — Non, on ne savait pas, mais si le test avait été plus rapide, on l’aurait su avant de le voir de nos yeux vus.

          Je ne sais pas s’ils nous prennent pour des débiles, ça me fait rire, mais j’avoue que je ne savais pas combien mettaient des tests ADN pour se faire… les séries sont faites pour la majorité, les plus sélects, pour une minorité, ne font pas long feu car pas assez d’audiences.

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        • Pour les serial killer, les psy de Femme actuelle aiment bien dire qu’ils ont été abusés par papa, grand-mère et qu’ils tuaient leurs poissons rouge quand ils étaient tous petits. Ça peut aider, mais on pourrait très bien devenir céréales killeuses juste parce qu’on a envie.

          Les tueurs en série sont quand même assez rare, ouf, et généralement, on en est toujours au bon vieux « à qui profite le crime ?? ».

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          • Pas si nombreux… Pas si nombreux… C’est vite dit! 😉

            Certes, ils ne sont pas très à la mode en France, mais outre Atlantique il paraîtrait qu’il y en a toujours plusieurs dizaines en liberté en permanence d’après la série Esprit Criminel (ça aussi c’est une sacrée daube! Mon mari aime bien alors je regarde des fois… et j’éclate toujours de rire quand il y a la petite citation d’auteur à la fin de l’épisode pour donner une pseudo consistance philosophico-intello à cette série qui se prend bien au sérieux avec le Dr Maboul qui avait déjà 10 doctorats différents à 12 ans et nous cite 25 données statistiques par seconde! Un régal si on aime se gausser des médiocres qui se prennent au sérieux! 😀 Non mais franchement! Qui peut croire à ce genre de conneries! Heu… Mon mari? Aïe… ça craint! 😀 )

            Pour le coup des actes de cruauté envers les animaux il semblerait que ce soit en effet assez exact et fréquent. Même Bourgoin le dit! Alors si lui, il le dit… C’est que c’est vrai! Dans les biographies de ses sujets préférés on retrouve toujours des antécédents d’actes de ce genre qui indiquent tout bêtement qu’ils n’ont toujours pas réussi à développer le sens de l’empathie (soit à imaginer la souffrance de l’autre suffisamment pour s’y identifier juste ce qui faut pour ne pas vouloir lui faire du mal). Cela se développe en général vers 3/4 ans (d’après les manuels de psys pour enfants à destination des mères de familles qui se posent des questions métaphysiques du genre « suis-je une bonne-mère à défaut de vouloir ressembler à une belle-mère? ») c’est dire si les troubles psys qui produisent un sérial killer s’entretiennent tôt!

            C’est assez intéressant car cela suppose une relation précoce mère-enfant très dysfonctionnelle et dans les récits et interviews des sujets interrogés par Bourgoin, ces mecs ne chargent jamais vraiment leurs mères… Ils n’abordent pas la question spontanément même si une enquête plus élargie (on interview des connaissances de la famille) souligne assez vite que leurs mères sont rarement des modèles de bonnes mères…

            Pour le Dalhia Noir… je n’ai pas kiffé grave ma race parce que ce n’est pas trop la période et la région qui constituent mon background romanesque préférentiel. Mais Ellroy a fait un boulot remarquable de documentation pour écrire à ce sujet puisque c’est à la base une histoire vraie. Il y a des chances que ça puisse te plaire car je vois que tu apprécie pas mal les romans US de la première moitié du XXe et post WWII…

            A plus!

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            • Je vais aller regarder Esprits criminels avec monsieur ton mari parce que j’adore, même si je ne les regarde plus, parce que après 5 saisons de rebondissements et chacun des membres enlevés, écartelé, torturé, violenté, sodomisé, j’en ai eu ma claque, râlé aussi quand ils ont viré la grande noire de cheveux, mais sinon, je rigolais bien avec leur informaticienne (même si pas plausible tout ce qu’elle obtient) et ses séances de dragues avec le bô Shemar Moore. Oui, je riais du demi-poil pubien trouvé planqué dans le tas d’herbes du jardin datant de Waterloo au moins.

              Certes, ils y a des céréales killer, mais moins que des criminels « normaux », c’est à dire ayant un score de 1 ou 2 personnes à leur tableau de chasse.

              Toujours la faute de la mère, mais le père, illéou parce qu’on en cause jamais !!! Sales gosses qui deviennent tueurs en série parce que maman lui a pas changé sa couche à temps et à heure ou l’a serré fort dans ses bras et dormait toujours avec son gamin quand il avait 12 ans et la kèkètte toute raide.

              Donc, tu tortures des animaux, et tu serial kill ?? Parce que jeune j’ai coupé des vers de terre en deux et mis frire des mouches assommées sur la cuisinière. Je leur ai arraché aussi des pattes et des ailes…

              Ellroy, faut vraiment que je me le fasse, son Dalhia Noir… et rien de sexuel là-dedans !!

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  5. Alors…
    1 – Nan! Je te prêterai pas mon mari pour regarder Esprits Criminels! Quand je prête un truc, on ne me le rend pas toujours en bon état alors je ne prête plus… En plus mon mari, il est beaucoup plus beau de Shemar Machin que je te laisse volontiers (de toute façon c’est qu’un allumeur! Depuis le temps qu’il émoustille Dame Garcia sans y toucher… je préfère jeter l’éponge) 😀

    2 – Garde toi bien de raconter tes expériences étranges avec les zanimos et les zinsectes! Tu vas ameuter Brigitte Bardot et ses amis qui trouvent que c’est inhumain la vie de ces pôv bêtes! Et en plus tu risques de te retrouver dans le collimateur des chasseurs de céréales killers et on pourrait même te coller les crimes de Whitechappel sur le dos (y a encore eu un reportage sur une nouvelle théorie avec un nouveau suspect sur Arte ce weekend… Tous les ans il y en a une nouvelle… L’histoire des analyses adn sur un prétendu châle d’une des victimes est infirmée… Tu peux le retrouver en replay si tu veux mais fais vite!). 😉

    3 – On incrimine beaucoup la mère des céréales killers, mais certains cas montrent qu’ils ont des pères assez ravagés aussi (violents à tendances sadiques, alcoolos, volages etc… qu’ils méprisent leur femmes et tabassent leurs fils… où qu’ils se laissent eux-mêmes sadiser per leur femme qui les maltraitent… quoiqu’il en soit il y a une relation père-mère sacrément dysfonctionnelle à chaque fois!). Le fait est que ces hommes bien ravagés attirent des femmes qui le sont autant, et comme ces messieurs parlent plus volontiers de leurs mères que de leurs pères… de ce fait on y fait moins attention et focalise sur les mères. En outre c’est une spécialité des pseudo-psys de magasines qui confondent analyse clinique psy individualisée et « profilage statistique à vocation prédictive »! A les entendre les mères sont responsables : de la névrose, des phobies, des psychoses, des troubles dépressifs, des dysphories de genre (transsexualisme), des troubles maniaco-dépressifs, de la psychopathie, de la sociopathie, des perversions sexuelles, de la toxicomanie, de l’homosexualité, de la délinquance, de la timidité, des bégaiements, de la dyslexie, et tutti quanti!

    4 – J’espère bien que le Daliah Noir ne t’intéresse pas à des fins sexuelles car vu l’état dans lequel on l’a retrouvée… On ne te traiterait pas seulement de chlorophille (amoureuse des plantes)! Enfin bon… Je ne vais pas faire ma spoileuse… 😀

    Aimé par 1 personne

    • Ok, je te laisse ton mari, c’est vrai que moi aussi j’ai prêté des trucs et parfois, il sont jamais revenu ! Ou quand je les redemandais, c’était moi la méchante !

      Shemar, il asticote la Garcia, mais je parie qu’il la baise le soir, une fois les caméras éteintes… moi, en tout cas, c’est juste pour jouer avec son calibre…

      La Brigitte, elle devrait la mettre en sourdine vu qu’elle a un jour fait couper les couilles de l’âne de son voisin ! J’aime les animaux, je n’aime pas quand on les brutalise, mais celle-là, elle aime plus les animaux que les humains et c’est pas normal normal.

      On peut supposer que l’on ne devient pas céréales killer parce que maman était gentille et vous faisait des plum pudding ou des gauff’au suk (comme on dit à Lièche).

      Oh putain, je viens de trouver le pett reportage sur Jack !!! YES !!

      Lui, sa mère devait avoir un sacré problème ! Qu’en disent les profileurs ?? Qu’il faisait encore pipi au lit à 18 ans ?

      Dysphorie… un rapport avec les doryphores ?? Oui, je sors.

      Non, pas de finalité sexuelle avec une femme, pour moi, la moule, ça va avec la frite !! PTDR

      Bon, je vais aller voir mon Jackounet, parce que je savais que c’était pas l’autre enculé avec son châle à ADN qui devait être plus souillé qu’un OGM !

      C’était mon arrière grande-père, Jack, mais chuuuut !

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