Les enfants de Dune – Dune III : Frank Herbert [LC avec Stelphique]

Enfants de Dune - T3 - Herbert

Titre : Le cycle de Dune, tome 3 : Les enfants de dune

Auteur : Frank Herbert
Édition : Pocket (2005)

Résumé :
Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s’accomplissent : le désert devient jardin. Du coup, les vers géants se font rares et l’Épice de prescience vient à manquer.

Tout ce qui reste de l’épopée de Muad’Dib, c’est un empire conquis des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les jumeaux, Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d’innombrables générations. Y compris, peut-être, l’antique

Abomination redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l’univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants.

Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l’enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité: au moins la toute-puissance, et peut-être l’immortalité.

enfants-dune-1Critique (Stelphique en bas)
Je ne sais pas si – comme le dit  Wiitoo – Franck Herbert a abusé de l’épice pour écrire ce troisième tome mais je pense qu’il m’en aurait fallu une bonne dose, à moi, pour arriver à apprécier ce volet !

Les deux cent premières pages furent une torture car composée presque exclusivement d’une succession de réflexions tellement ennuyeuses et complexes qu’il m’a fallu des Aspirines pour les digérer mentalement et des allumettes afin de tenir mes paupières ouvertes.

Enfin, cela m’a permis d’apprendre que sans les vers de sable, plus d’épice et là, c’est la catastrophe assurée vu tout ceux qui en dépendent, dont la Guilde et le Bene Geserit.

« Si les vers s’en vont, l’épice s’en va. Si l’épice s’en va, avec quelle monnaie achèterons-nous notre vie ? »

Les enfants de Paul Atréides (Muad’Dib), les jumeaux Leto et Ghanima ont maintenant 10 ans. Les enfants ? Difficile à les catégoriser lorsqu’on a un corps d’enfant mais une capacité d’adulte et la conscience de ceux qui vous ont précédés. J’ai trouvé leur personnalité bien esquissée puisque nous étions face à des gamins avec des conversations d’adultes.

« Vous n’êtes pas encore mon Duc ! Vous êtes un… un enfant ! »
« Je suis un adulte dans un corps d’enfant ! »

— J’ai largement cet âge ! Je suis le plus vieux de tous, ici ! Tu n’es qu’un bébé à côté de moi ! Mes souvenirs remontent à plus de cinquante siècles dans le temps. Oui ! Je me souviens de l’époque où les Fremen vivaient encore sur Thurgrod !

Ici, ce qui tue, c’est un certain manque d’action, trop de blablas (et même pas le zéro tracas), un récit lourd, des pensées toutes aussi complexes les unes que les autres, des considérations ennuyeuses et une pléthore de complots qui font que, à la fin, on ne sait plus qui complote sur qui ou qui ne le fait pas.

Même les morts se sont mis à comploter. Trop de complots tue le complot. Brouillard total vu combien je peinais pour tourner les pages, y perdant mon latin et mon envie de poursuivre.

Ouf, de temps en temps, des choses agréables à lire. Mais je les compte sur les doigts d’une main. Bien que le dernier cinquième du roman soit un peu plus mouvementé et moins chiant à lire.

Ce troisième tome aborde la transition de pouvoir : Paul Atréides n’est plus et ses enfants vont avoir bien du mal à sortir de tous ces complots qui tournent au-dessus de leurs têtes. Snif, mon prophète Muad’Dib n’était plus là pour agrémenter mes pages lectures. Enfin, son ombre était là, mais sans lui, ce n’est plus le même.

De plus, Dune est devenue une planète moins hostile, une partie des déserts sont devenus des jardins luxuriant et France Gall pourrait nous chanter « Quand le désert recule » tant le paysage change, faisant de ce fait changer le peuple du désert, les Fremens.

La disparition du désert c’était la disparition de quelque chose de précieux pour l’homme, une chose qu’il ne saurait décrire, pas plus qu’il ne pouvait décrire ce qui se passait en Dame Jessica.

Eux, ils ont perdu de leur superbe depuis que le désert recule ! Les Fremens n’ont pas avancé, mais reculé avec lui : certains vivent même dans des maisons et cela m’a fait mal au cœur de voir ce peuple du désert devenir aussi crétin que les habitants des villes, devenant eux aussi des con-sommateurs.

— Certains pensent qu’il est mal de prendre l’eau. Ces Fremen en chemise de dentelle font maintenant des tas de détritus dans leurs villes nouvelles ! Des tas de détritus ! Est-ce que l’on a jamais vu cela sur Dune ?

Une qui m’a déçue, c’est Alya. Son personnage a bien changé et moi qui avait un faible pour elle, et bien, je suis atterrée de voir comment elle a si mal tourné, la pauvre. La peur était une mauvaise conseillère et les voix aussi.

Quant à Dame Jessica, à la fin, je me demandais bien pour qui elle roulait.

Ce troisième tome est surtout l’analyse d’une civilisation sur le déclin, un peuple qui est en train de perdre ses racines, ses valeurs, ses repères, sa solidarité, son système clanique, surtout chez les jeunes, plus attiré par un nouveau mode de vie que celui qui était fort rude dans les sietchs.

Un roman qui complote dans tous les coins, blablate trop, endort son lecteur (en tout cas, moi, il m’a endormi) et lui donne envie d’abandonner sa lecture.

Si je dois lire le tome 4 et qu’il est du même acabit que le 3, je pense que je vais consommer de l’épice afin de pouvoir le lire et comprendre tout leur délires délirant.

Étoile 2

Le « Challenge US » chez Noctembule. et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (552 pages – xxx pages lues sur le Challenge).

BILAN - Minion tasse dépité - OK

Pourquoi je l’ai choisi (Par Stelphique) :
On a décidé de poursuivre notre voyage sur Arrakis avec ma binôme!

Synopsis :
Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s’accomplissent : le désert devient jardin. Du coup, les vers géants se font rares et l’Epice de prescience vient à manquer. Tout ce qui reste l’épopée de Muad’Dib, c’est un empire conquis, des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les deux jumeaux, Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d’innombrables générations.

Y compris, peut-être, l’antique Abomination redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l’univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants. Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l’enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité : au moins la toute-puissance, et peut-être l’immortalité.

Ce que j’ai ressenti:…Un souffle de désertion…
On peut dire que cette lecture fut laborieuse. Plus j’avançais, moins j’accrochais….Si Dune m’avait enchantée par son décor, cette nouvelle perspective de paysage manque un poil de charme, mais c’est bien les complots qui ont eu raison de mon manque d’enthousiasme.

Finalement, j’ai préféré butiner cette lecture, la prendre comme une œuvre de poésie, ouvrant au hasard d’une page, lisant un chapitre ou deux, m’imprégnant d’une autre manière de la beauté de Dune, retournant quelques fois sur des passage arrières, puis lire la fin.

J’adore l’écriture d’Herbert, elle est riche, imagée, mais j’ai complètement lâché l’histoire et ses personnages et je crois bien les laisser vivre leurs vies sur Dune sans moi.

« Tu peux croire ce que tu désires croire. « 

« C’est lorsque nous tentons de dissimuler nos plus secrètes pulsions que tout notre être hurle et nous trahit. »

« Passer une nuit éveillé c’est ajouter un jour à sa vie . »

« Mieux valait conserver cette ancienne vertu qu’il avait toujours chérie: la loyauté. Mieux valent les difficultés que l’on pense connaitre que celles qui défient la connaissance. Mieux vaut le présent que l’avenir du rêve. « 

>Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 5/10

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6 réflexions au sujet de « Les enfants de Dune – Dune III : Frank Herbert [LC avec Stelphique] »

  1. J’ai lu tous les épisodes de Dune et je dois bien reconnaître que je n’ai pas ressenti cet essoufflement. Je trouvais qu’il tenait son sujet. A l’époque je les avait enchaîné sans pouvoir m’arrêter ! ^^

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