Sherlock Holmes et associés – Tome 2 – Le jeu des illusions : Michael Citrin & Tracy Mack

Titre : Sherlock Holmes et associés – Tome 2 – Le jeu des illusions

Auteurs : Michael Citrin & Tracy Mack
Édition : LP Hachette Jeunesse (2008)

Résumé :
Lors d’une séance de spiritisme avec un célèbre médium, la riche Greta Berlinger a vu l’esprit de son défunt mari !

Une surprise tellement forte… qu’elle en est morte sur le coup ! Le mystère reste entier…

Voilà une affaire bien troublante pour Sherlock Holmes et ses jeunes associés.

spiritismeCritique : 
C’est péniblement que j’ai réussi à trouver les deux autres tomes de cette petite collection jeunesse (T2 et 3).

En fait, il m’a fallu plus de temps pour les trouver que pour les lire puisque les 180 pages se lisent très vite.

Pas de regrets de mon achat et de ma lecture. Certes, c’est de la littérature jeunesse, c’est assez simple niveau écriture et scénario, pourtant, j’ai passé des bons moments détente lors de ma lecture.

Cette série met en avant ce que, dans le canon holmésien, Sherlock Holmes nomme « The Baker Street Irregulars » (Les Irréguliers de Baker Street ou Francs-tireurs de Baker Street).

Pour votre info culturelle, il s’agissait d’un groupe de gamins des rues qui secondaient parfois Holmes dans ses enquêtes en se rendant un peu partout dans Londres, en posant des questions, ou en suivant les suspects. Leur chef était Wiggins.

Dans cette série, on les nomme « Les Mouches ». Wiggins est bien là et il est secondé par Osgood (Ozzie) et une dizaine d’autres gamins et, bien entendu, ils sont plus présent que le grand Sherlock Holmes, même si le Maître, comme ils le nomment, n’est jamais très loin.

Si les enquêtes ne sont pas mal foutues, possèdent du suspense (un peu), du mystère, elles restent néanmoins gentillettes et tout est bien qui finit bien. Ne traumatisons pas les enfants ou les grands qui les lisent.

Malgré tout, les livres abordent la misère qui régnait dans certains quartiers mal famés et la vie, pas rose, des enfants qui y vivaient. Mais sans appesantir sur la chose non plus.

Holmes, bien que peu présent, est conforme à l’original tandis que Watson, dans ce tome, m’a paru en retrait et fort benêt dans ses attitudes et ses paroles. De plus, à un moment donné, il tutoie Holmes. Coquille dans la traduction ?

Ce ne serait pas la première puisque, page 147, on parle de « une voix [sic] de communication particulièrement fréquentée » au lieu de « une voie ». Les voies de la correction orthographique sont impénétrables… J’en ai perdu ma voix.

Malgré tout, il y a beaucoup de tendresse et d’amitié entre ces gamins, même si de toute la bande, quelques uns émergent vraiment, les autres étant plutôt laissés dans l’ombre.

Un agréable petit roman policier victorien sur fond de spiritisme et d’escroquerie monumentale.

À lire pour un moment de détente.

Petit Plus : Holmes rémunère leurs services au tarif d’un shilling par jour (plus les frais) et leur alloue une guinée (soit 21 shillings) pour toute découverte importante. Ils apparaissent pour la première fois dans « Une étude en rouge » (1886).

Les 2,5/5 ne sont pas le fait d’un mauvais roman, mais d’une lecture à garder pour les enfants ou pour les collectionneurs des apocryphes holmésiens.

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine et Le « Challenge US » chez Noctembule (auteurs américains).

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé