12. Sherlock Holmes : The Resident Patient – Le Pensionnaire en Traitement

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SAISON 1 – ÉPISODE 11

  • Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty
  • Adaptation : John Hawkesworth
  • Réalisateur : David Carson
  • Scénariste : Derek Marlowe
  • Décorateur : Michael Grimes
  • Musique : Patrick Gowers
  • 11ème épisode tourné
  • Série 2 : 4/6
  • 1ère diffusion : Angleterre : 15 septembre 1985 – ITV Network (11ème épisode diffusé); États Unis : 13 février 1986 – WGBH; France : 5 mars 1989 – FR3 (11ème épisode diffusé)
  • Durée : 50 min 15 sec

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  • Distribution :

Jeremy Brett …  Sherlock Holmes
David Burke …  Dr. John Watson
Nicholas Clay …  Dr. Percy Trevelyan
Patrick Newell …  Blessington
John Ringham …  Inspector Lanner
Rosalie Williams …  Mrs. Hudson
Tim Barlow …  Russian Count
Brett Forrest …  Count’s Son

Le pitch ?
Le docteur Percy Trevelyan rend visite à Sherlock Holmes pour lui exposer sa bien curieuse situation.

Jeune médecin plein d’avenir mais sans un sou, il a saisi l’offre de Blessington de financer son cabinet dans le quartier cossu de Brook Street et de s’établir chez lui en tant que pensionnaire en traitement, en lui versant les trois quarts de ses honoraires.

Pendant deux ans, les affaires prospèrent et l’arrangement se passe au mieux.

Mais depuis l’étrange visite d’un comte russe et de son fils en consultation, Blessington semble en proie à un état de très grande agitation. Il prétend que pendant que l’un se faisait examiner, l’autre aurait pénétré dans sa chambre. Depuis il parle de « frayeurs mortelles » et son comportement est devenu anormal.

Holmes accepte de rendre visite à Blessington, mais le soupçonne de cacher la vérité.

Or, le lendemain, Blessington est trouvé mort. Il semble s’être suicidé par pendaison.

Voilà encore un épisode qui est cher à mon cœur car il mélange adroitement mystère, enquête et humour !

Intro : Un gros moustachu dort avec tellement d’oreillers que je me demande comme il y arrive… Une voix s’élève soudain « Sutton, Sutton, please help me » avec une telle ironie dans la voix qu’on pourrait penser que Deadpool est dans le coup !

Le vieux moustachu suant se lève, descend les escaliers et tombe sur des hommes plantés devant un cercueil noir qui s’ouvre et nous montre le gros moustachu couché dedans sur des pièces d’or. Un cauchemar dont notre gros moustachu vient d’être victime.

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Direction ensuite le 221b… Ah ben non ! Pour une fois, cet épisode commence chez le barbier et non pas dans l’habituel salon du 221b où Holmes reçoit son futur client.

Watson se fait couper les cheveux et Holmes, assis sur le siège à côté, tape avec ses doigts sur l’accoudoir du fauteuil (vidéo plus bas, avancez jusqu’à 3:45).

Watson, voulant l’épater et lui prouver qu’il sait appliquer ses méthodes, lui dit de ne pas le prendre mal, il sait que ça l’importune mais il lui conseille de ne pas réagir comme ça.

Le regard de Holmes ressemble un peu à ça lorsqu’il lui répond par un « What ? ».

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Pendant que le barbier coiffeur lui coup eles cheveux, Watson balance toute sa déduction à Holmes, sur le fait qu’il est en colère parce que madame Hudson est en train de réaliser son grand nettoyage de printemps et que Holmes est furieux d’avoir dû quitter la chaleur et le confort du 221b.

Holmes l’encourage même à donner le chemin qu’il a suivi pour arriver à une telle déduction et une fosi qu’il a terminé, la sourire au lèvre, Holmes le saque en lui disait qu’il est ici pour demander conseil au barbier pour un spécimen de cheveux que l’on a retrouvé sur un cadavre et que s’il pianotait ainsi des doigts, c’était parce qu’il se souvenait du doigté de Joachim lors de sa cadence du 3ème mouvement du concerto de violon de Beethoven.

On retrouvera ces clins d’œil d’humour tout au long de l’épisode, propre à la série et au duo Holmes/Watson.

Ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin dans les bons mots puisqu’ils s’amuseront à faire des déductions à deux voix, en observant bras dessus bras dessous, la voiture de leur futur client.

Percy Trevelyan est un jeune médecin qui a une bien étrange histoire à raconter… Et il la longuement, de façon sérieuse et argumentée, même si de prime abord, elle paraît assez saugrenue.

L’homme qui l’a sorti de la misère où il végétait, bien qu’excellent médecin (mais quand on n’a pas d’argent, difficile d’avoir pignon sur rue), qui lui a offert un cabinet de médecine sur Brook Street en échange des 3/4 de ses revenus journaliers, l’homme qui est en quelque sorte son patient à demeure, et bien, cet homme a un comportement pour le moins étrange, frôlant la paranoïa !

On s’est introduit dans sa chambre, mais on n’y a rien dérobé, alors qu’il avait une malle pleine de fric ! Il est entré dans une colère noire et à suspecté tout le monde, même le bon docteur.

La preuve, lorsque Holmes, Waton et Trevelyan montent à l’étage voir le gros moustachu de Blessington, celui éteint les lumières et les menace de son révolver ! Mais comme il n’a pas voulu dire la vérité à Holmes, celui-ci est retourné à Baker Street avec Watson.

Le lendemain, caméra qui se promène dans la chambre de Watson, on voit qu’il construit un bateau en modèle réduit et Holmes est derrière lui pour le réveiller. Blessington est mourru !

Un pendu ! Blessington se serait-il suicidé ??

Le mystère vient de s’épaissir et Sherlock Holmes fait travailler ses petites cellules grises, heu, met en route ses facultés pour faire toute la lumière sur l’histoire.

Jeremy Brett va donner tout ce qu’il a pour jouer une scène muette qui dure au moins plus de 2 minutes ! Là, sous les yeux des policiers présents, de Watson et de Trevelyan, il va se déplacer à pas de loup afin de récolter tous les indices disséminés dans la chambre du pendu.

Pour la jouer, Jeremy s’est référé à une fameuse séquence du film français de 1955, du « Rififi chez les hommes » de Jules Dassin. Cette scène de la Granada fut baptisée la « rififi sequence ».

Mais ce silence est meublé par l’activité intense de Sherlock Holmes, sous le regard de trois paires d’yeux attentifs.

Cette séquence, tournée à l’initiative de Jeremy est très représentative de l’essence même de l’investigation du détective sur la scène du crime. Elle est d’ailleurs à l’identique de la description faite par Conan Doyle dans la nouvelle.

Holmes s’accroupit, inspecte la moindre encoignure, gratte la poussière, collecte fibres et cendres de cigarettes, puis les places soigneusement dans de petites enveloppes pour analyse.

Ensuite, une autre scène qui est merveilleuse, c’est celle du 221b où Holmes cherche désespérément un dossier et à tout fout le bordel dans l’appart, jetant ne l’air ses documents, des journaux…

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Le regard de Watson, ça vaut le coup (cf. double photo du bas) !

— Qu’est-ce que vous cherchez ?
— Worthingdon ! W ! Mars 1880, j’en suis sûr.
— Mars 1880 ? demande Watson tout en se dirigeant vers le meuble et sortant un dossier. 1880… Mars…

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Et il lui tend le fameux dossier après lui avoir fait savoir que madame Hudson ne sera pas contente en voyant tout ce désordre… Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle hurlera en le voyant ensuite !

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Maintenant, en voyant le dossier, on comprend quelques trucs de plus avant que Holmes ne nous explique le tout.

On terminera une fois de plus sur une touche d’humour avec Holmes qui s’exerce au violon sur le 3ème mouvement de Beethoven et Watson qui est exaspéré car il n’arrive pas à se concentrer pour écrire cette enquête qu’il compte nommer « Le mystère de Brook Street » et ce sera Holmes qui lui conseillera « The resident patient ».

On retrouve les thèmes chers à Conan Doyle, la résurgence du passé, la trahison, la vengeance.

L’enquête sera assez courte, le récit du médecin étant conséquent mais vu qu’il est bourré de mystère, on ne s’ennuie pas une seconde durant sa narration.

Pas d’action ni de courses-poursuites, mais du mystère et de l’humour, beaucoup d’humour entre Holmes et Watson.

La scène d’entrée avec le barbier, celle avec les papiers et la finale avec le violon sont des scènes dont je ne me lasse pas.

À Noter que ces scènes n’existent pas dans le canon.

Dans les vieilles éditions mal traduites ou non corrigées, nous avions la scène d’intro « Beecher-Gordon » qui appartenait en fait à « La boîte ne carton » (non écrite par Linda de Suza) et où Watson disait qu’on était en octobre et que la journée était lourde…

Non, y’a pas à dire, la Granada a fait du bon boulot dans ses adaptations du canon holmésiens et à su ajouter quelques touches drôles sans pour autant virer dans la farce.

Un excellent épisode à voir ou à revoir, au choix !

Étoile 4

Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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6 réflexions au sujet de « 12. Sherlock Holmes : The Resident Patient – Le Pensionnaire en Traitement »

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