Le livre des âmes : James Oswald

Livre des âmes, le - James Oswald

Titre : Le livre des âmes

Auteur : James Oswald
Édition : Bragelonne (2016)

Résumé :
Pendant 10 ans à chaque période de Noël, on retrouvait à Édimbourg un nouveau cadavre de jeune femme : nu, la gorge tranchée et complètement nettoyé.

La dernière victime, Kirsty Summer était la fiancée du détective Tony McLean. Mais dans cette affaire, le tueur de Noël commit une erreur qui permit à McLean de mettre un point final à la morbide carrière de ce tueur en série. Aujourd’hui, 12 ans plus tard, le Tueur de Noël est retrouvé mort, assassiné par un de ses compagnons de cellule.

Et au retour des fêtes de fin d’année, un nouveau cadavre est découvert : nu, parfaitement lavé, la gorge tranchée.A-t-on affaire à un copycat ? McLean s’était-il trompé de coupable 12 ans plus tôt ? Ou y-a-t’il une autre explication plus troublante encore ? McLean doit le découvrir avant que le tueur ne frappe à nouveau.

admin_1-asset-51c0858dd5f67Critique : 
S’il y a bien une chose que je n’aime pas trop c’est lorsque l’on compare un auteur à un autre car généralement, on est à côté de la plaque sans compter que ceux qui n’aime pas l’auteur à qui on compare le p’tit nouveau, il passera son tour, loupant sans doute un excellent roman… Ou pas.

Attention, je ne suis pas en train de dire que je n’ai pas aimé ce polar qui flirte avec le fantastique, juste qu’à mon sens, il n’a rien à voir avec du Ian Rankin. Mais ceci n’est que mon petit avis…

À côté d’une lampe repose un grand livre relié de cuir. Il frissonne en le voyant. Parce qu’il l’a déjà vu ? Il ne sait pas et ne tient pas non plus à réfléchir. C’est trop douloureux. Mais l’ouvrage l’attire comme un aimant, et une voix lui souffle à l’oreille de l’ouvrir et de lire.

Ma foi, ce roman policier vaut surtout pour sa clique de personnages dont le principal est Anthony McLean, inspecteur de la police de la région du Lothian et des Marches Écossaises .

Là, clairement, on se trouve face à un inspecteur torturé (et oui, encore !), teigneux, têtu, borné et qui a tendance à tenir tête à son chef, Dugland. Non, Dugland n’est pas son vrai nom, juste un surnom qui lui va comme à gant à tel point que je n’ai pas retenu son véritable nom de famille.

Leurs prises de bec sont monumentales et jouissives.

Les acolytes de notre McLean sont eux aussi des personnages travaillés, valant touts leur pesant de cacahuètes et l’équipe au complet nous donnera quelques belles répliques.

Mon seul soucis fut qu’entre les McLean, les MacBride, les McIntyre, les McKenzie, les MacDouglas,… et bien, j’ai failli y perdre mon latin et mon écossais !

Pour le reste, on a du rythme, des scènes de vie, notre inspecteur a plusieurs affaires sur le feu, un supérieur qui le fait chier, des collègues surmenés, une vie privé très pauvre du fait de son boulot, des horaires de dingue et une enquête sur un tueur qui a tout du copy-cat ou alors, le fameux Tueur de Noël arrêté par McLean n’était pas le bon.

— Anderson n’a rien à voir là-dedans, madame. Il est mort. Hier, j’ai vu son cercueil descendre dans la tombe.

De temps en temps, l’auteur insère des chapitres « retour dans le passé » avec des morceaux du procès du Tueur de Noël et de la vie amoureuse de notre McLean qui ne vaudrait pas grand-chose sur catalogue.

Si l’enquête piétine au départ et durant tout une partie du livre, on ne se tournera pas les pouces pour autant et je n’ai pas eu l’envie de bailler d’ennui. Vu toutes les péripéties qui leur arrive, surtout à McLean, pas vraiment de le temps de peindre la girafe.

Le final, lui, il est survolté. À partir du moment où il comprend « Bon sang, mais c’est bien sûr » tout, ça va bouger, courir, s’engueuler, s’en prendre plein la tronche au sens propre et vous fera pousser un soupir de soulagement une fois que tout ce remue-ménage sera terminé.

Un bon roman divertissant, la seconde enquête de McLean que l’on peut lire indépendamment de la première, une équipe de choc qui bosse comme des malades, une ville d’Édimbourg hormis présente, un roman sombre, tout en gardant sa touche d’humanité et une bonne dose de fantastique.

— Et moi, je suis en congé, paraît-il. Quelqu’un d’autre ne pourrait pas s’en occuper ?
— Dugland assiste à un dîner de têtes, dit Bob en faisant mine de tirer sur les jambes de son pantalon. Quant à Langley, hors de question qu’il prenne une affaire en charge avant de la savoir liée à la drogue.
— Et Randall ?
— Victime de la grippe…
— Et merde !

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge British Mysteries chez My Lou Book et « A year in England » (Juillet 2016 – Mai 2017) chez Titine.

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

British Mysteries 2016-2017

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18 réflexions au sujet de « Le livre des âmes : James Oswald »

  1. ça ressemble à… mince j’ai oublié le nom de l’auteur… Ça ressemble à qui ? 😀
    Et quand tu veux pour me payer une pinte à Edimbourg et chanter des chansons d’ivrogne dans un pub entre ivrognes.

    Aimé par 1 personne

  2. Ping : A year in England 2016 – Récapitulatif | Plaisirs à cultiver

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