Détective Conan : Gosho Aoyama

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Titre : Détective Conan – Tome 1 : Détective Conan

Auteur : Gosho Aoyama
Édition : Kana (1997)

Résumé :
Shinichi Kudo est élève de première au lycée Tivedétec. Pour avoir résolu plusieurs enquêtes difficiles, beaucoup le considèrent comme «l’aide la plus précieuse que la police pouvait espérer.

Un jour, alors que Shinichi se baladait avec sa petite amie Ran Mouri, il fait la rencontre d’hommes étranges vêtus de noir.

Par curiosité et intuition, Shinichi les suit et comprend que ce sont des maîtres chanteurs. Découvert, on lui fait boire un poison expérimental pour le faire taire et l’effet est inattendu…: il rajeunit.

Shinichi, aidé par son voisin le Dr.Agasa, inventeur génial et farfelu, décide de partir à la recherche de l’organisation secrète dont il a été victime. Il cache sa véritable identité sous le pseudonyme de Conan Edogawa, et se réfugie chez Ran, dont le père est détective.

Les bases du manga sont posées: Conan habite chez Ran et il se sert de Kogoro pour résoudre ses enquêtes incognito. Ses gadgets lui donnent un côté « James Bond ».

Detective-Conan-tome-1_-plancheCritique :
Oui, je sais, sur ce coup là, j’ai 20 ans de retard !

On m’avait souvent parlé de ce manga mais je n’avais jamais franchi le pas. Je viens de le franchir en louant les premiers tomes à la bibli.

20 ans plus tard, la série compte pas moins de 84 volumes, que je ne compte pas tous lire !

Alors de quoi ça cause, ce manga ? Imaginez un Sherlock Holmes moderne, âgé d’à peine 17 ans, vivant à la fin des années 1990 ! Il est jeune, beau, doué. Il se nomme Shinichi Kudo.

Et puis, un jour, bardaf, c’est l’embardée et voilà notre beau jeune homme qui se retrouve avec l’apparence d’un petit garçon de 6 ans suite à l’ingestion d’un poison que des gangsters lui ont fait boire, pensant le tuer.

Alors je le dis de suite, c’est assez drôle, bourré de gadgets sophistiqués qui tiennent plus de James Bond que de l’inspecteur Gadget. Ici, son nœud papillon possède des changeurs de voix, il a des chaussures spéciales, des micros très… micros !

Ce qui est drôle, c’est que seul son oncle est au courant de sa transformation, qu’il est obligé de vivre chez Ran, sa petite amie qui ne sait pas que c’est son fiancé sous les traits de ce jeune gamin au nom de Conan Edogawa.

De plus, le père de la jeune fille est détective, mais détective alcoolo et raté, c’est Conan qui résout tout sans trop le montrer, devant souvent ruser pour que tout le monde pense que cela vient du détective.

Il y a de l’humour, mais les crimes sont souvent sanglants et le dessinateur en rajoute un peu trop, je trouve…

Deux trois trucs ne sont pas réalistes, aussi. Et je ne parle pas des gadgets, eux sont drôles et nécessaires.

Dans le premier tome, dans une enquête avec une star de la télé, un corps est retrouvé poignardé dans le dos, avec le couteau enfoncé juste de quelques centimètres, juste la pointe quoi.

Sachant qu’il est plus facile de poignarder dans le dos quelqu’un au sens figuré qu’au propre, car dans le dos, c’est plus difficile, il y a la colonne, les côtes et vu la profondeur de l’enfoncement de l’arme, hormis lui trouer un poumon, il était impossible d’arriver jusqu’au cœur.

Mais avec un poumon perforé, la personne aurait agonisé longtemps, et donc remué beaucoup, sans compter qu’il aurait instinctivement retiré la lame de son dos.

Là où le bât blesse encore plus, c’est quand on découvre le modus operandi du meurtre et là, je m’insurge ! Le couteau aurait dû s’enfoncer plus alors, ou riper sur une côté ! Bref, le crime était très peu plausible pour moi. Impossible, même.

Autre chose, dans le tome 3, sur le bateau avec le meurtre en chambre close… Là aussi une personne se fait poignarder, le sang gicle, on le voit sur un dessin et il en est ainsi dans la réalité, mais bizarrement, le coupable n’a jamais de sang sur les chaussures, les vêtements, les mains… Rien, c’est tout propre !

Alors que dans le tome 4, l’armure dans laquelle le meurtrier s’était caché pour pourfendre la victime était éclaboussée de plein de sang ! Ça dégoulinait !

Bref, ça se lit avec plaisir, quelques tomes, ça fait passer le temps agréablement et on s’amuse des ruses que le gamin doit user pour qu’on l’écoute.

Hé oui, quand il avait 17 ans, on l’écoutant, là, comme personne ne sait que c’est lui, plus difficile de se faire entendre, on le traite en gamin. Et comme il ne veut pas mettre ses amis en danger en faisant savoir aux gangsters qu’il est toujours vivant, il doit mordre sur sa chique.

Je me ferai sans doute les derniers pour voir quand Conan Edogawa retrouvera sa taille adulte et pourra redevenir, enfin, Shinichi Kudo.

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.