Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Retour à Baskerville Hall : Chanoinat & Marniquet

Titre : Les archives secrètes de Sherlock Holmes – Retour à Baskerville Hall

Scénariste :  Philippe Chanoinat
Dessinateur :  Frédéric Marniquet

Édition : 12bis (2011) 

Résumé :
Novembre 1897 dans le Dartmoor, sud-ouest de l’Angleterre. Trois ans après l’aventure du Chien des Baskerville, l’horreur est de retour sur la lande marécageuse du Devonshire.

Les meurtres se succèdent, tous plus terrifiants les uns que les autres et, encore une fois, la sinistre silhouette fantomatique du chien des Enfers sème l’effroi parmi la population de Grimpen.

Mis sur la piste de la bête immonde par un mystérieux corbeau, Sherlock Holmes et son fidèle comparse, le docteur Watson, se rendent de nouveau dans cette région particulièrement inhospitalière, afin de venir en aide à leurs vieux amis, Sir Henry Baskerville et le docteur Mortimer.

Le plus célèbre détective de tous les temps se retrouve face à son plus grand défi : jamais il n’a eu à faire face a une telle entreprise meurtrière !

Quel génie du mal, plus redoutable encore que feu Professeur Moriarty, se cache dans les bourbiers du Dartmoor ? Et si le célèbre résident du 221B Baker Street avait fini par trouver son maître ?…

PlancheA_146856Critique :
Ah, une suite à l’aventure du « Chien des Baskerville », m’étais-je dis en me frottant les mains devant la bande dessinée.

Il y a un os…

Une suite, oui, et une bonne suite, voilà pour le positif.

Le scénariste s’est creusé les méninges et son histoire tient debout, avec juste un soupçon de faux surnaturel et des cadavres comme s’il en pleuvait. De quoi me satisfaire.

C’est pas là qu’est l’os.

Tous les personnages canonique sont présents, hormis les Barrymore, qui sont partis vendre des bicyclettes…

Mortimer, Henry Baskerville, l’ex-madame Stapleton, Beryl (avec un polichinelle dans le tiroir) devenue madame Baskerville, Frankland et sa fille, Perkins, le toutou, Mycroft, madame Hudson, le flacon de la solution à 7%, le pénitencier de Dartmoor et le grand bourbier de Grimpen.

Oui, tout le monde est là. Manque personne à l’appel. Et l’os, il est où ?

Ben, l’os, il se trouve dans le dessin, encore le dessin et toujours le dessin. Lui, il gâche le scénario comme ce n’est pas possible. Voilà le premier point négatif de cette bande dessinée et croyez-moi, c’est là qu’est l’os !

Holmes et Watson sont mal fichus, donnant l’impression que leurs visages sont tordus, celui de Holmes change en deux cases, les autres sont mal fichus, mal dessinés eux aussi.

Pourquoi, lorsque le personnage est étonné, lui dessiner des tas de petites virgules blanches au-dessus de la tête ?? C’est moche et ça ne sert à rien !

Quant aux dessins du chien maudit… Caramba, encore raté !

Damned, n’y a-t-il pas sur cette fichue terre un dessinateur qui serait capable de dessiner un vrai chien qui fasse peur et pas un truc à quatre pattes qui ne ressemble à rien ???

Ou mieux, ne pas le dessiner du tout mais le laisser soupçonner…

Ajouté aux dessins assez sommaires des décors et des personnages vraiment mal fait, cela gâche un peu le bon scénario.

Mais l’autre os, le gros fémur, lui il est dans la relecture… qui n’a sans doute pas eu lieu car il y a moult « fôte dotografffe » et erreur de calcul.

Ainsi, à la première page on parle de « août 1897 », la page suivante il est noté  « Trois mois plus tard, le 12 novembre 1894 ». Oh purée ! 3 mois plus tard et on retranche trois ans ?

Un plus qui devient un moins ? C’était pas dans les équations à une inconnue qu’on changeait de signe quand on changeait de côté ??

Niveau fautes d’orthographes, c’est assez violent, quasi une faute par page (et elles m’ont fait mal aux yeux), on a aussi des mots qui disparaissent dans des phrases… Dans mes souvenirs, un membre du forum de la SSHF les avait toutes comptées et il arrivait à plus de 40 pour un album de 47 pages à 14,50€ chez FN**.

Je ne sais pas si tout ceci fut corrigé pour les éditions réimprimées après, mais bon, c’était quand même fort de café.

Autre souci, la surcharge de phylactères (les bulles) ! On a souvent droit à d’énormes pavés de texte rendant la case tellement chargée que le lettreur a dû réduire la taille de la police pour pouvoir tout entrer dans les cadres.

A contrario on a aussi régulièrement des cadres énormes avec juste deux bout de phrases dedans, avec tout plein de blanc entourant les mots.

case 3

D’où un réel déséquilibre dans une page et un côté très laborieux dans la lecture. Une aération du récit aurait été un plus et une relecture aurait aussi permis d’évacuer des détails qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’intrigue, le rendant ainsi plus facile à suivre.

Pour le scénario, l’auteur revisite un peu le livre original, puisque sa fin doit s’accommoder à la sauce qu’il nous a mitonnée, mais, malgré tout, elle reste plausible.

Il a le mérite de m’avoir surpris avec son final. Même si j’avais le nom du coupable, je n’avais pas tout résolu, loin de là.

Dommage que les dessins merdiques, les erreurs flagrantes, la surcharge des bulles et l’orthographe catastrophique fassent capoter l’œuvre…

Un album qui manque franchement de finition et qui donne l’impression d’avoir été bouclé un peu trop vite, alors que qu’il possède une bonne intrigue et qu’elle est bien menée en plus.

Les dessins ne sont pas un délice, hélas, c’est là qu’est l’os (petit arrangement de la phrase de la « Grande Vadrouille » : Il n’y a pas d’hélice, hélas. C’est là qu’est l’os).

Étoile 2

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

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