Les Quatre Filles du docteur March : Louisa May Alcott

Les Quatre Filles du docteur March

Titre : Les Quatre Filles du docteur March – Little Woman

Scénariste : Louisa May Alcott
Dessinateur : Nev

Édition : Nobi Nobi ! (2015)

Résumé :
Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est médecin dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes.

Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve; la généreuse Beth; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité…

quatre_filles_docteur_march_page_3Critique :
Ce manga m’était tombé dessus par hasard et je m’étais suis dit que se faire un classique dans cette version pouvait n’en être que meilleure.

Je connaissais ces éditions pour avoir lu leur adaptation de Sherlock Holmes (dont je n’aimais pas le nez !).

Little Woman, dans la V.O raconte le destin croisés d’une famille de femmes : la mère et ses quatre fille qui attendent le retour du mari/père, médecin dans l’armée nordiste (aumônier dans la V.O).

Évidement, au premiers abords, on pourrait trouver le récit nunuche et pétri de bons sentiments avec ces 4 sœurs qui, dans un premier temps, voulaient s’offrir des cadeaux pour Noël, décident de mettre leurs économies en commun pour acheter des cadeaux à leur mère.

Nos quatre filles sont gentilles, bien élevées, serviables, aident les plus pauvres alors que leur père, ayant aidé un ami dans ses affaires s’est retrouvé entraîné dans une faillite et malgré tout ça, elles n’ont pas la haine.

Oui, le récit est très moralisateur car Jo sera punie d’avoir boudé sa petite soeur, Amy, toutes auront à payer le prix de ne pas avoir donné un coup de main à la tendre Beth, toutes se diront à un moment donné qu’on ne les y reprendra plus, mais au lieu d’être indigeste, le récit est agréable à lire car on s’attache vite aux filles, surtout à Jo, le garçon manqué.

Il y a de la tragédie aussi, dans ces pages, il faut bien un peu de drame, mais on ne sombre jamais dans le mélo et tout cela reste bon enfant puisque le but du jeu est de nous faire passer un message, moralisateur, certes, mais les messages sont souvent moralisateurs.

Les personnages sont bien détaillés et ne sont pas figés car Amy la petite peste peut devenir plus douce, Jo peut tenter de contrôler ses colères et le grand-père de Théodore « Laurie«  Laurence, leur voisin, peut aussi laisser entrevoir son cœur.

Il y a moyen de se retrouver dans un peu chacune des filles, pas une précisément, mais un peu dans les quatre en même temps. Tout le monde y trouvera son compte, même les garçons qui peuvent s’identifier à Laurie, le jeune voisin qui apprécie fort la compagnie de Jo.

En plus, pour une œuvre publié en 1868 à l’origine, je la trouve tout de même assez avant-gardiste car en plus de mettre en scène principalement des femmes, il s’attache à leurs pensées et nous parle des aspirations totalement différentes des quatre filles, dont une voudrait être écrivain !

Une jolie chronique familiale qui fait du bien au moral, une histoire avec ses moments drôles, amusants, dramatiques, ses leçons de vie, sa morale, le tout en évitant l’écueil de la nunucherie ou du mélodrame guimauvien.

En une année, nos quatre filles ont évolués, ont grandi, ont appris, ont tiré des leçons de leurs comportements et ont mûri.

Un classique à découvrir, en manga ou en roman.

Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

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22 réflexions au sujet de « Les Quatre Filles du docteur March : Louisa May Alcott »

  1. Pour moi aui ait grandit avec la version dessin animé, c’est une très bonne surprise que de découvrir que cette histoire existe aussi en version papier!
    Les Qautre Filles du Dr March est un classique. Alors oui, message moralisteur, mais oui aussi, pour l’époque c’est quand même badass.

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  2. Euh…me serait jamais venu à l’idée de lire cette histoire en manga hein !!! 😆 Mais pourquoi pas ? J’avais bien aimé le roman même si c’était pétri de bons sentiments, je me souviens avoir passé un agréable moment et c’est un bon point ! De rester sur un bon souvenir… 😉

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  3. Ping : Le mois américain 2016 – Billet récapitulatif | Plaisirs à cultiver

  4. Alors je vais encoooooore faire ma vieille toupie conservatrice… Mais bon même si j’aimais la bédé… Et si j’étais open minded avec le manga… Néanmoins… En revanche… Et cependant… Quid du VRAI livre ??? Ben ouais quoi! A la base c’est un vrai roman, c’est une vraie histoire comme dirait l’autre! C’est du roman qu’il faut parler!

    Pourquoi donc? Et ben comme tu le dis le fond de l’histoire est un peu daté voire cul-cul la praline! Mais quand in lit le texte dans son jus… Avec le style de son époque lui-aussi très daté… Et ben ça marche! Tiens regarde : les histoires de Proust en bédé ça serait d’un chiant infini alors que quand c’est écrit pas Proust… Bon… Mauvais exemple : ça reste chiant… Mais ça passe mieux… Idem avec la Princesse de Clèves… Le style rend la lecture plus supportable car il aide à mieux percevoir l’histoire dans son époque! Du Dickens mis en scène dans un contexte éloigné de la période victorienne on trouverait ça plat… Je crains le pire d’ailleurs avec la comédie musicale sur le Rouge et le Noir ! Du Jane Austeen en manga ça le ferait pas non plus! On trouverait ça d’un cul-cul!!!! Ces meuf qui couchent pas le premier soir ça le fait qu’à l’imparfait du subjonctif! 😄😄😄

    Aimé par 1 personne

    • À la fin, tu vas finir par croire que je choisis EXPRÈS mes sujets de billets pour faire réagir la vieille toupie conservatrice que tu es ! Et bien oui, je le fais exprès, na !

      Oh, la comtesse, depuis que le nain de jardin de l’élysée l’avait dénigrée, tout le monde l’avait acheté ! Encore eut-il falluse qu’ils la lussent ! Je possède ce livre, il ne faut donc pas que je le reçusse !

      Un jour peut-être je me ferai le roman des 4 filles dont le père n’était pas docteur… avec aussi la princesse de Clèves et Dickens, mais pas Proust qui te balance 16 pages de texte sans virgules, sans points, sans ponctuation !

      Dickens version 2016, ça ne donnerait pas un truc super mis en plus en comédie musicale avec Lââm qui chanterait et Larusso qui recommencerait son tu m’oubliereas prophétique ??

      Jane Austen avec Dwaine Johnson et Vin Diesel… ça devrait donner super je pense. Elles coucheraient pas le premier mais le suivant, pour donner du suspense !

      Oui, je sors !

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      • Proust j’ai essayé jadis… C’est superbement écrit… Sa description des phénomènes perceptifs, des mécanismes de remémoration etc… Son style, sa langue… Tout cela est formidable. Mais… Il y a un mais de taille… Il a surtout développé l’art de ne rien dire d’intéressant. Les potins mondains d’un tout petit monde peuplé de plus de personnages qu’on parvient à s’en souvenir… franchement… C’est prodigieusement ennuyeux!

        Question action… C’est un peu Secret Story ou les Anges de la Télé-réalité mais avec des gens éduqués voire cultivés et sachant parler correctement!

        Parce ce qu’on ne réalise pas c’est que la télé-réalité… Si les gens qu’on y montre n’étaient pas rustres, vulgaires, idiots, décérébrés et n’étaient pas simplement capable de s’exprimer à l’indicatif (et encore pas à tous les temps et dans les verbes du 3e groupe) et bien… Personne ne regarderait!

        Parce que ce n’est pas pour ce qu’ils font que les jeunes les regardent! C’est pour se foutre d’eux! Jadis l’idiot du village avait une fonction sociale… Avec la modernité il a perdu ce rôle… Mais la télé-réalité vient lui donner une porte de sortie honorable!

        Dickens en comédie musicale… Pitié ! C’est assez triste comme ça! Qu’on n’en rajoute pas à mon envie de pleurer! J’te jure… J’ai entendu la comédie musicale sur Mozart et celle sur Dracula sur YouTube… C’est catastrophique de médiocrité sur le plan textuel!

        Rhha! Oui en ce moment tu fais rien que me contrarier! Que de là BD, du western, du rural et du roman noir… Bref que des trucs qui me font pas franchement kiffer grave ma life!

        Donc j’ai pas grand chose à en dire… Je vais être assez light pour les commentaires là…

        Enfin… Sauf pour celui là!
        A peluches

        Aimé par 1 personne

        • Je voue mes nuits ♫ A l’Assasymphonie ♪ Aux requiems ♪ Tuant par dépit ce que je sème ♫ Je voue mes nuits ♪ A l’Assasymphonie
          Et aux blasphèmes ♪

          Là, tu vas me tuer. Mon testament est fait, vas-y.

          Tu vas bouffer du western durant tout septembre et en octobre, je passerai à mes cassages de 4 téléfilms holmésiens qui n’ont de Holmes que le nom…

          Oui, si ils parlaient correctement, ce serait moins drôle pour les psychiatres et tout le reste qui analysent ces crétins patentés. Bien que, s’ils s’exprimaient comme des prout prout ma chère, ça ferait rire aussi les idiots.

          Le pire c’est que si ces crétins n’étaient pas regardé, ne rapportaient pas de fric, on aurait arrêté depuis longtemps ces conneries télévisuelles.

          Bon, je vais encore faire chier grave ta life avec des dadas et des flingues, en ensuite, j’espère te faire rire en cassant des films qui m’ont donné envie de lancer mon PC par la fenêtre, et ça, c’est super grave, ça mère !

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          • Ouais… Les westerns c’est pas trop un truc de fille… Tous ces machos qui puent la sueur et qui exhibent leurs flingues comme autant de substitut phalliques… Bof… J’en ai trop vu étant petite (c’était très à la mode le mardi soir, le seul jour de la semaine où je pouvais regarder un film le soir)!

            En revanche je serai ravie de voir ces films pourris dont tu vas nous parler! Il y a quelques nanards holmesiens effroyables et je serais ravie d’en dire du mal avec toi!

            Aimé par 1 personne

            • Nous allons en parler en mal, rassure-toi !

              Le western, moi, c’est mon truc, les longues chevauchées, la sueur, le fait que tu pues le fauve… mais je n’aimais pas de voir les chevaux tomber, parce je savais qu’on leur faisait du mal vraiment… Les salauds !

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