Carnets noirs : Stephen King [LC – Impressions de lecture 2/2]

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Impressions du Cannibal Lecteur (page 1 à 216) : On entre doucement dans l’histoire et la folie d’un jeune fan.
On alterne les époques, 1978 et un bref retour sur les événements dramatiques de 2009, lus dans Mr. Mercedes. À défaut de notre Bill Hodges, on s’attache au jeune Peter et on frémit devant la folie de Morrie Bellamy (mais qui est loin de celle d’Annie Wilkes !).

Impressions de Stelphique (page 1 à 216) : ♫ Fan…♫ Être fan…♫
Le King, encore et toujours, il m’entraîne dans ses folles histoires… Pourtant, je n’avais pas du tout accroché à son livre Mr Mercedes…. Vous me direz donc : « Ben pourquoi tu lis la suite ? » je suis une fana, c’est tout ! Un petit moins psychopathe que son personnage principal, mais bon une fan quand même, qui se régale de voir d’autres fans se corrompre pour quelques écrits inédits….

Impressions du Cannibal Lecteur (page 217 à 432) : Du mal à me détacher du livre !
Bill Hodges est entré en action, par une autre porte, et on a suivi toutes les péripéties de notre jeune Peter Saubers, les ennuis financiers de ses parents et la vie à l’ombre des barreaux de Morrie. Pour le final, je ne lâchais plus rien ! Un bon roman policier qui aurait pu être écrit par un autre que le King, bien que j’y retrouve un peu sa patte, mais trop lisse…

Impressions de Stelphique (page 217 à 432) : Impatience…
La passion de la lecture, ou la lecture de la passion… Lire Stephen King, c’est un plaisir sans fin. Le tome 3 laisse présager une suite un petit peu plus fantastique, et c’est bien dans ce domaine là que je le préfère…Alors j’attendrais ♫ le jour et la nuit ♫ j’attendrais…♫… La suite avec impatience…

Les aventures de Tom Sawyer : Mark Twain

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Titre : Les aventures de Tom Sawyer

Auteur : Mark Twain
Édition : Bibliothèque Rouge et Or (2008)
Date de publication originale : 1876

Résumé :
Que peut-on faire quand on a huit ans, que l’on habite chez une bonne vieille tante sur les bords du Mississippi, et que l’on est plutôt casse-cou ? Des bêtises ! De préférence en compagnie du camarade idéal que représente Huckleberry Finn, le petit vagabond qui fume la pipe !

Mais attention, les deux amis n’auraient pas dû surprendre les secrets du cruel Joe l’Indien…

aventures-de-tom-sawyer-mark-twainCritique :
Quand on me parle de Tom Sawyer, je revois d’abord le dessin animé qui fit mes beaux après-midis au Club Dorothée et j’ai envie de chanter à tue-tête les deux chansons du générique, ne sachant plus trop celle que j’ai le plus entendue…

♫ Tom Sawyer, c’est l’Amérique ♫  Le symbole de la liberté ♪ Il est né sur les bords du fleuve Mississippi ♪ Tom Sawyer c’est pour nous tous un ami ♪

Ou ♫ Haut comme trois pommes ♫ Tom Sawyer est un joyeux garçon ♪ Qui n’aime pas l’école ♪ Et préfère pêcher les poissons ♫

Lire Tom Sawyer, c’est l’assurance de passer un bon moment de lecture, souriant devant les frasques du jeune garçon qui n’en rate pas une pour ne rien faire, ou est prêt à raconter les pires mensonges pour que les autres aient envie de faire sa corvée à sa place.

Le travail consiste en une tâche que l’on est obligé d’accomplir, alors que le plaisir consiste en une occupation à laquelle on n’est pas obligé de se livrer.

Tom se dit qu’après tout l’existence n’était pas si mauvaise. Il avait découvert à son insu l’une des grandes lois qui font agir les hommes, à savoir qu’il suffit de leur faire croire qu’une chose est difficile à obtenir pour allumer leur convoitise.

Sa tante Polly en voit de toutes les couleurs et on se demande comment elle n’a pas encore baissé les bras avec un énergumène pareil à élever.

— Si je mets la main sur toi, je te jure que…
Elle en resta là, car, courbée en deux, elle administrait maintenant de furieux coups de balai sous le lit et avait besoin de tout son souffle. Malgré ses efforts, elle ne réussit qu’à déloger le chat.
— Je n’ai jamais vu un garnement pareil !

Car oui, Tom Sawyer est un vrai garnement facétieux qui n’hésite pas à lui donner du mauvais sang, de la peine et ne se rend pas toujours compte que ce qu’il pensait être une bonne blague est en fait un bien vilain tour qu’il joue aux gens qui l’aiment.

Si les aventures de Huck Finn étaient plus sombres, plus matures et plus axée sur la nature humaine et ses horreurs de l’esclavagisme et du racisme, ici, il n’en est rien ! C’est inoffensif, quasi.

Certes, on sera le témoin d’un déterrage de cadavre, d’un meurtre, d’un procès où un innocent risque d’être pendu, d’une vengeance et d’une mort affreuse, mais tout cela est relaté de manière à ne pas trop effrayer nos chères têtes blondes qui, à notre époque, en ont vu d’autres.

Mais sans doute que pour l’époque, ce devait être horrifiant les aventures que vivront Tom, Huck et Becky !

Le style de Mark Twain est entrainant et on se surprend à glousser devant les imbécilités du jeune Tom, tout en se disant que si on avait un pareil dans sa marmaille, on l’attacherait avec une grande chaîne !

De la littérature jeunesse qui ne fait pas de mal de lire à l’âge adulte car les philosophies de vie de Tom ne sont pas si irréalistes et encore moins fausses… Il a de la suite dans les idées, ce garnement à qui on voudrait tirer les oreilles mais qu’on y arrivera pas.

Si Tom avait été un philosophe aussi grand et aussi profond que l’auteur de ce livre, il aurait compris une fois pour toutes que travailler c’est faire tout ce qui nous est imposé, et s’amuser exactement l’inverse. Que vous fabriquiez des fleurs artificielles ou que vous soyez rivé à la chaîne, on dira que vous travaillez. Mais jouez aux quilles ou escaladez le mont Blanc, on dira que vous vous amusez. Il y a en Angleterre des messieurs fort riches qui conduisent chaque jour des diligences attelées à quatre chevaux parce que ce privilège leur coûte les yeux de la tête, mais si jamais on leur offrait de les rétribuer, ils considéreraient qu’on veut les faire travailler et ils démissionneraient.

Bref, Tom Sawyer, c’est pour les 7 à 77 ans, comme le disait un célèbre hebdomadaire pour les jeunes.

Je laisserai le mot de la fin à Huck Finn… Notre petit orphelin se rêve de devenir brigand et célèbre ! Quant à Tom, nul ne sait s’il finira président ou pendu…

— Ça au moins, ça ressemble à quelque chose, parole d’homme !…C’est mille fois plus chouette que d’être pirate. Je vais retourner chez la veuve, Tom, et je resterai chez elle. Si je deviens un brigand célèbre, je parie qu’elle sera fière de m’avoir tiré de la misère.

Tom était de nouveau le héros du jour. Les vieux ne juraient que par lui, les jeunes crevaient de jalousie. Son nom passa même à la postérité car il figura en bonne place dans les colonnes du journal local. D’aucuns prédirent qu’il serait un jour président des États-Unis, à moins qu’il ne fût pendu d’ici là.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

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