Fables – Tome 6 – Cruelles saisons : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 6 – Cruelles saisons

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & Tony Akins

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Il était une fois…

Après avoir réussit à gagner la Bataille sans éveiller les soupçons des Communs, les Fables se consacrent à la réparation des dégâts, tout en interrogeant l’agent de l’Adversaire et en suivant de près l’accouchement de Blanche Neige.

Tandis que Bigby Wolf, le père des enfants à naître, rend visite à un vieil ami avec lequel il évoque une guerre ancienne et meurtrière, et que le maire de Fableville prend conscience de la dure réalité de ses fonctions, Blanche Neige donne naissance dans la douleur… et la surprise…

Petit Plus : « Fables – Cruelles Saisons » regroupe les épisodes 22 et 28-33 de la légendaire série Vertigo de Bill willingham, illustré par Mark Buckingham, Steve Leialoha, Tony Akins et Jimmy Palmiotti.

fables-tome-6_-plancheCritique :
Chouette, mon Bigby préféré est mis à l’honneur avec une partie de sa vie durant la Seconde Guerre Mondiale, derrière les lignes ennemies, infiltrant l’ennemi SS dans son château !

Et si nous avions perdu, dans les tomes précédents, les annexes avec des informations sur les personnages des contes, nous aurons juste après la fin de la mission de Bigby, quelques notes explicatives sur cette histoire et les libertés prises par l’auteur.

Ensuite, retour dans le présent avec Blanche qui accouche, les élections qui ont lieu et des morts mystérieuses qui donneront lieu à une révélation coup de poing.

Une fois de plus, le scénario et l’univers des Fables sont maitrisés, soignés, remplis de mystères de suspense et de tous les codes qui régissent la vie des Fables à Fableville ou à la Ferme.

Pas le temps de se faire les ongles durant la lecture, les dialogues s’enchainent, pas ou peu de temps mort, de l’humour, des intrigues, des Fables qui se font tuer, d’autres qui mettent les voiles et un nouveau maire qui a promis un peu trop vite que demain, on balancerait des sorts gratis.

Et puis, que de changements dans cet album avec la prise des nouvelles fonctions de la Belle et la Bête qui se rendent compte que le cadeau était empoisonné et que le boulot de Blanche était plus que laborieux (celui de Bigby aussi), mais elle avait eu le temps d’acquérir de l’expérience, elle.

Au final, c’est un tome assez triste car il y a des changements radicaux dans l’univers des Fables et à Fableville et on se doute que rien ne sera plus comme avant…

Pour résumer cette série, je dirais que ses intrigues sont complexes, bien maitrisées, bien menées, que les rebondissements sont présents, pas à toutes les pages mais qu’ils ont l’art de vous surprendre et de relancer l’affaire de plus belle.

Les personnages sont attachants, terriblement humains même en étant immortels, car nos travers se retrouvent chez eux aussi. De plus, ils ne sont pas figés, ils évoluent, on pourrait en aimer un et le découvrir en beau salaud et en détester un autre et voir que tout compte fait, il est fréquentable.

L’ambiance est sombre, loin des licornes ou des Petits Poneys qui bouffent des arcs-en-ciel pour chier des papillons…

Je poursuis donc ma route avec ces contes revisités pour mon plus grand plaisir !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

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Lucky Luke – Tome 26 – Les Dalton se rachètent : Morris & Goscinny

Les Dalton se rachètent - Lucky Luke

Titre : Lucky Luke – Tome 26 – Les Dalton se rachètent

Scénariste : Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1965)

Résumé :
Le sénateur O’Joyce veut tenter une expérience pour faire diminuer les effectifs de prisonniers dans les pénitenciers des Etats-Unis. Pour que l’expérience fasse l’unanimité, il veut la tenter avec les pires malfrats, en ‘occurrence, les Dalton !

Ainsi, la fratrie rayée jaune et noir va se voir offrir la liberté conditionnelle : si durant un mois leur comportement est exemplaire, ils seront libres. Sinon, retour en prison.

Les Dalton sont partants : Joe compte bien retrouver la liberté pour pouvoir faire ses prochains coups en homme libre !!!.

luckyluke_t26Critique : 
— Mais alors, Joe… nous sommes devenus honnêtes?
— Averell, que tu sois bête, passe, mais je n’admettrai pas que tu sois grossier !!

Les Dalton sont libres ! S’ils restent un mois sans faire de bêtises, d’attaques, de vols ou de tout ce qu’ils font habituellement, ils seront amnistiés totalement !!

Mais heu, on parle bien des Daltons, là, non ?? On oserait les remettre en liberté ? Oui, sous la surveillance de Lucky Luke, pardi !

Voilà encore un album où le talent scénaristique de Goscinny est brillant de par les situations cocasses qu’ils nous concocte ou les running gags, notamment avec Averell qui ouvre le coffre de leur banque à la dynamite.

Oui, les Dalton ont ouvert une banque… Ils sont honnêtes, ma p’tite dame !

Le scénariste croque aussi méchamment les habitants de la petite ville où cette expérience a lieu : au départ, ayant peur des Dalton, ils leur donnent leurs caisses, portefeuille dès qu’un Dalton surgit et ensuite, sachant que les Dalton ne peuvent rien leur faire, alors ils se sentent fort et abusent de la situation en les provoquant inutilement.

Toute la couardise de l’Homme résumée en quelques cases.

Et puis, il y a aussi Rantanplan qui, durant tout l’album, cherche désespérément qui est ce cow-boy à la chemise jaune.

C’est un de mes albums préféré avec les Dalton, en plus des « Cousins Dalton » et « Les Dalton dans le blizzard ». Ici, ils sont mis à l’honneur, Joe est toujours aussi teigneux et Averell crétin diplômé, quant à Lucky Luke, il est mis un peu en retrait.

Un album où l’on rit sans même se forcer tant il est brillamment scénarisé. Morris aux dessins et Goscinny aux scénarios, et c’est le paradis !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven