Fables – Tome 8 – Les mille et une nuits (et jours) : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 8 – Les mille et une nuits (et jours)

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham, Lan Medina & Jim Fern

Édition : Panini Comics (2009) / Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
Maintenant qu’ils connaissent la véritable identité de l’Adversaire, les Fables fourbissent leurs armes pour défendre leur bastion dans le monde des Communs et cherchent à forger de nouvelles alliances avec les Royaumes jusque-là épargnés par l’ennemi.

Mais l’arrivée à Fableville d’une délégation venue d’Arabie démontre à quel point la formation d’une coalition peut s’avérer délicate – surtout quand l’un des deux camps dissimule des armes de destruction magique !

9782365772129_p_6Critique :
Exit mes personnages préférés que sont Le Grand méchant Loup Bigby et Blanche, qui est un peu en retrait…

Même si on a droit à sa présence avec ses 6 rejetons tout poilus sous la surveillance de tante Rose !

Par contre, cet album est l’occasion pour nous découvrir deux sexy baby en les personne de Mowgli et de Sinbad…

Oups, pardon, je me laisse aller !

Je disais donc que ce huitième tome était aussi l’occasion pour nous et les habitants de Fableville de découvrir d’autres Fables, en provenance direct d’Orient.

En effet, la précédente mission de Mowgli, touriste perpétuel, consistait à faire venir une délégation des Fables des terres arabes afin de créer une sorte d’alliance.

Et là, je me pose quelques questions… La délégation arabe est représentée de manière fort caricaturale avec son harem, ses esclaves et sa manie de traiter les Fables de New-York de chiens d’infidèles, de pouilleux ou autres mots doux…

Non, je ne nierai pas que certains dignitaires contemporains se déplaçent avec ce que nous appellerons des esclaves modernes, on n’a rien inventé dans la fiction, la réalité la dépassera toujours.

Certes, on a le côté burlesque d’un Yusuf, bras droit de Sinbad, qui essaie de parler anglais et qui utilise les mauvais mots, on aussi une belle preuve de l’incurie du nouveau Maire, le Prince Charmant, mais même si Sinbad évolue, ça reste malgré tout une caricature assez exagérée.

Maintenant, l’auteur a-t-il caricaturé ce qu’il pense être la manière de vivre des gens du Moyen-Orient ou bien est-ce juste la caricature des personnages de Fables puisque ceux que nous avons en face de nous n’existent que dans les contes !

Je pencherais pour la représentation des personnages fictifs des fables et non d’une grossière représentation des gens existant réellement, même si ce genre d’hurluberlus esclavagistes existent bel et bien (mais ne sont pas la majorité, heureusement).

Malgré ce petit côté caricatural, je reste sur une très bonne impression de cet album, les dessins de Lan Medina étant sublimes tandis que ceux de Jim Fern pour la dernière partie (la balade de Rodney et June) sont fort simplistes avec peu de nuances dans les couleurs des arrières-plans.

Ce tome 8 nous réserve encore quelques belles surprises niveau traitrise et Frau Totenkinder joue un rôle central dans leur lute contre un ennemi introduit sournoisement avec les émissaires des Fables d’Arabie.

Et puis, l’introduction des nouveaux Fables est bien réalisée, on les juge, on les découvre sous un autre jour, on les apprécie, et l’avenir nous dira si nous avons bien fait ou pas, parce que ce n’est pas le premier Fable à qui je donnerais le bon Dieu sans confession et qui est un traitre fini.

D’autres évoluent dans le bon sens, comme Rose-Rouge et Boy Blue qui sont plus matures et plus courageux qu’on aurait pu le croire au départ, quand au Prince Charmant, il est pareil à lui même et à voulu être maire à la place du Roi Cole juste pour lui ravir son titre, son joujou, comme il fait avec les femmes… Après, il se rend compte qu’il n’est pas fait pour le poste.

Vivement les prochains tomes que je les dévore à pleines dents !!

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

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Durango – Tome 8 – Une raison pour mourir : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 8 – Une raison pour mourir

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : des Archers (1988) / Dargaud (1988) / Alpen Publishers (1991) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2007)

Résumé :
Durango est engagé par M. Steelgrave afin de le protéger ainsi que sa femme lors d’une partie de chasse. Cependant Lucy Steelgrave a d’autres projets : elle souhaite assassiner son mari avec la complicité d’une bande de desperados dont elle connaît bien le chef.

Durango, séduit par Lucy, est assommé et Steelgrave est tué, tout comme ses employés. Un vieux cow-boy, Duncan, aide alors Durango à retrouver la bande de Lucy, qui commet de nombreux meurtres, au désespoir de cette dernière.

Après un braquage conçu et mis en œuvre par Lucy et ses complices, Durango et Duncan anéantissent la bande, Lucy exceptée.

Critique :
Chienne de vie pour Durango, tout de même ! À peine entré dans la rue principale et boueuse d’une petite ville que déjà, on lui tombe sur le râble !

On se calme les mecs ! Laissez-lui au moins le temps d’attacher son cheval avant de lui sortir cette vieille affiche ou le beau visage de notre Blondin s’étalait sous un « Reward ».

Il est amnistié, notre bellâtre qui tire plus vite que l’ombre de Lucky Luke… Mais on ne l’écoute jamais, alors, ben, pour les trois gogos, ce sera « Bardaf, c’est l’embardée » et  » un allez simple pour le terminus des prétentieux ».

Dans ma tête, Whitney Houston est en train de chanter « I will always love you » car notre Durango vient d’être engagé par le riche maire de la ville à servir de garde du corps à son épouse, une top biche qui aimerait aller chasser alors que ce n’est pas vraiment la saison… Bodyguard le retour ?

Intraitable qu’il est notre Durango, avec la jolie blonde qui se rend compte que son mari a engagé un homme qui est incorruptible, dangereux et têtu et qui, ayant passé un contrat avec le mari, ira jusqu’au bout, même si elle surenchérit.

Retour dans les plaines plus chaudes des États-Unis, exit la neige de Loneville, exit la ville sans foi ni loi, mais bien des mystères avec cette épouse qui veut tout d’un coup aller chasser le gros gibier alors que ce n’est pas la saison et que pour cela, il faut aller assez loin.

Une fois de plus, on tire, dans tous les sens, et surtout dans des bandits, on se fait taper dessus, on se fait avoir, on piste des méchants et on finit tout ça avec une nouvelle inattendue et une suite au prochain épisode.

Certes, ça ressemble à du convenu au niveau de certaines situations, mais lorsqu’on est plongée dans un Durango, tout le reste s’efface et il ne reste que l’homme aux mitaines de cuir…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven