Durango – Tome 10 – La proie des chacals : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 10 – La proie des chacals

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : Alpen Publishers (1991) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2007)

Résumé :
Lors d’une étape à un point d’eau, Durango surprend 4 cavaliers traînant de force une jeune indienne. Profitant de l’arrêt pour s’enfuir, cette dernière lui dévoile l’intention des 4 hommes : la vendre aux mexicains.

Sous le regard d’un indien tapis dans l’ombre d’une bâtisse isolée, Durango élimine l’un des malfrats qui le menaçait ainsi que 2 de ses compères, le dernier prenant la fuite.

Durango décide de poursuivre sa route et c’est en arrivant dans la ville la plus proche, Howland, qu’il est reconnu et emprisonné…

PlancheA_277480Critique :
♫ Chabadabada chabadabada ♪ Nos cœurs y croient ♪ Dabadabada ♫ Dabadabada ♫ Comme une chance ♪ Comme un espoir ♫

Que voilà une belle historie d’amûûr dans les plaines arides et torrides du Texas ou de l’Arizona (on ne le précise pas) !

Mais attention, les p’tits gars, nous sommes dans Durango, pas dans un Harlequin…

Alors, avec une scène de baiser final plus qu’hypothétique pour cette version de « Un indien, une squaw » (Un homme, une femme), faudra dégainer plus vite que l’ombre de Lucky Luke et viser bien pour ne pas finir l’aventure en cadavre troué, telle une passoire.

La scène d’intro n’est déjà pas pour les p’tits n’enfants : des hommes tirent une pauvre squaw indienne (pléonasme, je sais) derrière leurs chevaux et demandent à Durango de faire celui qui n’a rien vu, rien entendu…

— De passage alors ? Dans ce cas, il faut que je te mette au parfum ! Quand on croise quatre cavaliers qui trainent une peau-rouge derrière un cheval dans les environs de Howland, on ne se pose pas de question… On continue son chemin en trouvant ça tout ce qu’il y a de plus… normal !

Moi, jamais j’aurais osé dire pareille chose au beau Durango ! Bang, bang, bang… Trois hommes au tapis et un qui s’enfuit.

Tout compte fait, Durango, il a un cœur ! Il aurait pu laisser tomber l’indien qui voulait récupérer sa squaw enlevée, puisque ce dernier lui avait payé sa dette en le sortant du mauvais pas dans lequel Durango s’était foutu ensuite.

Mais non, Durango, chevauchant devant, son Mauser à la ceinture, va l’aider à mettre les pieds dans un nid de crotales tous plus vils les uns que les autres.

— C’est quoi au juste votre job, Warner ? Le trafic des squaws seulement ou de la chaire fraiche en général ? Ce n’était pas la première d’après ce que j’ai compris !

Avec des tons gris pour représenter les nuits et des tons tirant dans les jaunes pour les chaudes journées, cet album ce lit d’une traite (des indiennes ?) et est garantit sans temps mort mais avec des tas de cadavres qui, telles les feuilles mortes, vont se ramasser à la pelle.

Pas de pitié pour les trafiquants !

— Moi je ne laisserais pas ce scorpion en vie… Même blessé, un scorpion est toujours dangereux !

En plus d’avoir un excellent scénario qui met en lumière les trafics d’indiennes à destination des bordels de Mexico, des dessins de plus en plus excellents (on voit l’évolution lorsqu’on se refait toute la collection d’une traite… des squaws), des dialogues au poil et peu de temps mort.

— Mais dis donc, à part ton couteau, tu n’es pas armé ?
— C’est mieux… Un indien désarmé, ça inspire confiance… On se paie sa tête, mais il n’est pas dangereux !
— Ça se défend ! Good luck, chap !

Bref, cet album possède aussi tous les codes du western classique où un homme, qui n’a rien d’un saint, va aider un autre à retrouver sa belle, alors que l’un est Blanc et l’autre Indien.

— Tes bottes, mon frère ! Les visages pâles ne savent pas marcher en silence !
— Personne n’est parfait !

De plus, j’ai trouvé un air de ressemblance entre l’Indien et le futur vampire Kergan…

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Au moins, dans cet album, contrairement à ce que les cinéastes américains ont dépeint durant des années dans leurs films, on montre que les indiens ne sont pas nécessairement les sauvages dans l’affaire…

J’voulais dire « Bande de chacals, vous allez crever comme des chacals ». Mais ça faisait deux fois « chacals »… Quoi, on dit des « chacaux » ? [Astérix, mission Cléopâtre]

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven

Durango – Tome 9 – L’or de Duncan : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 9 – L’or de Duncan

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : Alpen Publishers (1990) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2007)

Résumé :
Lucy Steelgrave et Durango suivent les dernières volontés de Duncan, qui voulait mettre sa fille à l’abri du besoin. Il a indiqué la cachette d’un trésor dans la région où il était autrefois shérif.

Dans le même temps, un condamné nommé Ryan s’évade et part lui aussi à la recherche du trésor : il s’agit de l’ancien adjoint de Duncan, qui avait rassemblé le trésor en magouillant au cours de son mandat.

Arrivés à destination, Durango et Lucy se font dérober la carte par la bande de Dragon Lily, une femme desperado.

durango09pl_3690Critique :
♫ Regarder devant soi ♪ Sans jamais baisser les bras, je sais…♪ C’est pas le remède à tout, ♫ Mais ‘faut se forcer parfois… ♫ Lucy, Lucy dépêche toi, on vit, ♫ On ne meurt qu’une fois… ♪ Et on n’a le temps de rien, Que c’est déjà la fin mais… ♫

Non, non, je vous rassure de suite, Durango ne s’est pas à mis à pousser la chansonnette pour Lucy l’ex-madame Steelgrave dont il devait jouer au bodyguard lors d’une partie de chasse (voir le tome 8).

Là, ils auraient tout deux envie de chanter « Elles sont où les pépètes à Duncan ?? ».

Allez, c’est parti pour une chasse au magot, plus violente que celle de Fort Boyard, parce que à côté de Dragon Lilly, les tigres du Fort ont l’air de minous inoffensifs.

Cet album est la suite du précédent « Une raison pour mourir » et même si on pourrait lire les deux indépendamment, il est conseillé de se faire le diptyque.

Ici, tous les codes de la chasse au magot enterré sont respectés, de la carte dessinée qu’on se fait chouraver, de l’emplacement exact qu’il faut demander à une autre personne qui n’a rien trouvé de mieux que de casser sa pipe (c’est bête, hein ??), du cheminement dans la montagne, en passant par d’autres gens qui veulent le magot aussi, qui vous suivent, vous kidnappent, vous font boire la tasse…

— Toutes les tombes ne sont pas aussi muettes qu’on le dit…

Sans oublier le bon vieux cimetière et les coups de feu pour la possession du magot.

Les dialogues sont piquants, violents, avec une pointe d’humour noir que j’ai adoré.

— SALOPERIE !! ASSASSIN ! C’ÉTAIT MON DERNIER NEVEU !
— Il fallait en faire des pasteurs ou des chefs de gare, si tu y tenais tant que ça, à tes neveux !

Le scénario est maitrisé, on n’est plus dans des villes aux prises avec des bandits sans foi ni loi, même si cet album possède son lot de serpents à sonnettes, dont une femme, Dragon Lilly.

Notre tireur au Mauser et aux yeux d’émeraudes devra encore se tirer d’un sale guêpier, mais on le connait bien, l’animal, il cause pas beaucoup, mais il agit vite et bien.

— Ce voyage est interminable… surtout en compagnie d’un oiseau sinistre qui ne dit pas trois mots par jour.

Encore un album que j’ai pris plaisir à relire pour la 36ème fois au moins.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

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CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys