Transmetropolitan – Année 1 – Le come-back du siècle : Ellis Warren & Darick Robertson

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Titre : Transmetropolitan – Année 1 – Le come-back du siècle

Scénariste : Ellis Warren
Dessinateur : Darick Robertson

Édition : Urban Comics (2014)

Résumé :
Exilé depuis près de cinq ans loin du fracas de la civilisation, le journaliste Spider Jérusalem est contraint de reprendre le chemin de La Ville.

Secondé par ses deux assistantes, Channon Yarrow et Yelena Rossini, l’acide et misanthrope pamphlétaire reprend alors son combat contre les abus de pouvoir, la corruption et les injustices de cette société du 21e siècle qu’il chérit autant qu’il l’exècre.

Dans les rues étouffées par le silence médiatique, raisonne bientôt les mots amers et enivrés du plus fervent défenseur de la Vérité.

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bb-transmetropolitanCritique : 
Irrévérencieux ? Politiquement incorrect ? Jouissif ? Dingue ?

Un peu de tout ça… Voilà comment je pourrais décrire ce comics qui m’a fait l’effet d’un bonbon Kiss Cool fourré à la nitroglycérine et à l’acide.

Non, je n’exagère pas ! Ceux qui connaisse Spider Jerusalem savent que je n’exagère pas.

Spider Jerusalem est un ancien journaliste qui s’est exilé 5 ans loin du fracas d’une ville de New-York plus que futuriste. Étant obligé de revenir, il va donc reprendre son ancien métier qui était journaliste gonzo.

Quésako ? Non, Gonzo ! Et rassurez-vous, vous pouvez le nourrir après minuit.

Le journalisme gonzo, c’est un journalisme ultra-subjectif, un concept défini par Hunter S. Thompson. Pour vous éclairer, on dira que c’est une méthode d’investigation journalistique axée sur l’ultra-subjectivité : informer le plus possible le lecteur sur la nature et l’intensité des facteurs, déformant son point de vue pour recomposer une image vraisemblable de la réalité.

[…] le journalisme est un flingue. Il n’a qu’une seule balle, mais si tu vises bien, c’est suffisant. En visant bien, tu peux faire sauter un genou du monde…

Anybref, quand Spider est sur une affaire, il va jusqu’au bout car son métier est d’informer, mais aussi de gueuler sur tout le monde, d’emmerder tout le monde, de détester l’humanité toute entière, de boire, de fumer, de prendre toutes les drogues qui peuvent exister dans ce monde futuriste et il adore être détesté.

Tu as pissé sur l’économie, chié sur la loi et tu t’es torché avec la vérité. Tu mérites d’être écorché, d’être trainé dans la rue par des malades mentaux armés de planches cloutées et de servir de chiottes à des babouins en chaleur.

En fait, tous les travers qui sont dénoncés dans ce comics sont ceux de notre époque, hormis certaines choses, comme les humains qui se font télécharger (et finissent en nuage), les chats à trois yeux et deux gueules qui fument, les chiens qui parlent, les résurrection des cryogénisés ou ces concitoyens qui sont des transgenres, mi-humains, mi-aliens.

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Les dialogues sont percutants, pas de temps morts, des dessins qui offrent un panorama d’une ville de New-York qui fait peur, surchargée de panneaux publicitaires, agressifs, peuplés de personnages marginaux, trainant leur misère comme d’autres trainent leur ennui.

Le tout sur un ton irrévérencieux, ironique, sarcastique, politiquement incorrect, acide et lucide.

Spider Jerusalem n’est pas un personnage que l’on aurait envie de côtoyer, ça pas du tout ! Il est dingue, fou, rien ne l’arrête, drogué, et j’en passe et des meilleures.

Par contre, le suivre est jubilatoire et fortement conseillé car c’est un plaisir de fin gourmet.

Attention à ne pas mettre la bédé sous les yeux d’un enfant car il y a des gros mots…

— Je n’aurai de repos que quand on t’aura violé, brûlé, castré, farci de merde de chien, et qu’on aura suspendu ton cadavre au milieu de Century Square pour que les nécrophiles puissent jouer avec.

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires.

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[Sherlock Holmes] [FILMS] Crime en Bohême- The Royal Scandal (2001) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 26/52]

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Crime en Bohême (The Royal Scandal) est un téléfilm américanocanadien réalisé par Rodney Gibbons et diffusé le 19 octobre 2001 sur Hallmark Channel.

1. Résumé :
Sherlock Holmes enquête sur une affaire de chantage, mêlant le prince héritier de Bohême, une princesse scandinave et une talentueuse chanteuse d’opéra…

2. Distribution :
Matt Frewer : Sherlock Holmes
Kenneth Welsh : Docteur Watson
Liliana Komorowska : Irene Adler
Seann Gallagher : Meisener
Daniel Brochu (en) : Wiggins
R.H. Thomson : Mycroft Holmes

3. Dates de sortie :
États-Unis : 19 octobre 2001
Canada : 6 janvier 2002
France : octobre 2003

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Ce que j’en ai pensé : Le seul crime ne serait-il pas d’avoir fait le film ?

Comme pour le film avec « Le chien des Baskerville, les ayants droit n’ayant pas donné leur autorisation, les scénaristes ont fait ce qu’ils voulaient, pour mon (notre) grand malheur.

Dès les premières images, j’ai écarquillé les yeux de surprise devant la scène d’ouverture qui nous laissait apparaître un Holmes avec des cheveux plus blonds que noirs (blonds ? J’ai bien vu ?), poursuivant un homme et puis se bagarrant avec lui.

Cette scène se passe trois jours après le début de l’affaire. Rassurez-vous, elle vous laisse déjà sur un suspense dont le final est plus que prévisible.

Ben oui, on s’en doute, de la fin !

Le film revient ensuite trois jours en arrière, sur le début de l’affaire, avec un prince déguisé comme au Carnaval, qui vient trouver Holmes au sujet d’une photo compromettante que l’on aurait prise de lui, au lit avec femme (à l’insu du prince, mais du plein gré de la femme).

Leurs tenues étaient celles d’Adam et Eve, feuille de vigne non comprise et leur occupation (horizontale ou verticale ?) devait être l’exploration d’une caverne obscure par le sceptre de Sa Majesté…

Anybref, sa position ne devait pas être très catholique ! Très embêtant, non ?

Bien que l’histoire du prince et de la photo compromettante nous fasse penser à « Un scandale en Bohème », le film n’a que peu à voir avec la nouvelle, le nom du prince allemand étant différent (von Hohenzollern) et la photo aussi (celle-ci étant classée X, vous ne la verrez pas).

Pour le reste, Matt Frewer est fidèle à lui-même et il joue mal, il surjoue, même.

Son Holmes n’est pas crédible. Encore moins quand il explique à papy Watson qu’il connaît bien Irène Adler – reconvertie en infâme maître chanteur dans le film – et qu’elle l’a déjà battue une fois. On saura tout…

Nous avons droit à un flash-back qui nous expliquera leur rencontre, à l’opéra, tandis que Irène donnait une représentation de « Magdalena ». Sirupeux à souhait, la cantatrice qui chante.

Envie de pleurer de rire tellement elle a l’air « déplacée », gesticulant, faisant de grands gestes tout en chantant en play-back. Toujours pas compris pourquoi le public (dont Holmes) était sous le charme.

Autant j’aime beaucoup Gayle Hunnicutt (Granada) et Rachel McAdams dans leurs rôles d’Irène Adler, ici, cette Liliana Komorowska, qui joue Irène, n’est pas à mon goût. Elle en fait trop et je n’ai ressenti aucun attachement avec le personnage.

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C’est d’ailleurs le problème de cette série de films : pour le moment, je n’accroche à personne. Les acteurs sont fades ou en font trop.

Cela m’a même fait soupirer le fait que Holmes avoue à Watson qu’il ne s’était jamais cru capable de ressentir des émotions et que là, il était subjugué devant elle.

En temps normal, ce genre de remarque m’aurait fait hurler de joie, et là : rien. Voir Holmes sous le charme de l’autre pouf me laisse de glace et lui, il se fait berner de la plus belle des façons (et de quelle manière elle le berne !).

Watson n’avait jamais eu droit à un tel déballage de confidences de la part de Holmes. Moi, je baille d’ennui. C’est vous dire. Ce genre de confidences aurait dû me faire sauter de joie. Là, rien !

Autre petit problème du film : le budget « cheval » devait être fort petit car j’ai vu passer plusieurs fois la même paire de chevaux, mais avec des attelages différents et ce fut pareil avec un cheval monté. Reconnaissable, en plus, avec sa croupe mouchetée de blanc.

Sérieusement, ça fait cloche qu’à chaque déplacement de Holmes, on le voit se promener en arrière-plan. Entre nous, ce n’est pas ça le pire.

Holmes aussi doit avoir des soucis de budget, Watson devant payer lui-même Wiggins (toujours le même, la trentaine bien engagée ! Pas crédible non plus).

De même qu’il est trop facile de faire discuter Irène et Meisener devant des fenêtres afin que Wiggins puisse tout voir ! La ficelle est trop grosse.

Mon nez fin avait flairé depuis longtemps l’odeur d’un complot et la suite me montrera que j’avais raison. Ça complote dans tous les coins au sujet de la photo porno du prince.

Mycroft viendra mettre son nez dans l’affaire et si Irène n’est pas crédible dans son rôle, le frère aîné de Holmes l’est encore moins. Lamentable.

Comme dans le Canon, Holmes se déguisera aussi en pasteur non conformiste, mais je me demande comment Irène ne reconnaît pas son visage anguleux.

Déguisement : zéro pointé ! Dieu que Frewer a mal joué la scène ! Et Irène ne vaut pas un clou non plus. Ils sont bien assortis, tiens.

Le seul bon point ira au jeune Lestrade, tout jeune, débutant dans la profession.

Le pitoyable est atteint avec un Holmes qui fait bien trop de courbettes devant Sa Majesté.

Majesté qui est ridicule avec son petit bouc pendouillant au menton et qui se prend pour un tyran despotique. Ou un despote tyrannique, au choix.

Holmes lui a passé de la crème à reluire pour cinq générations, au moins, lumbago compris à force de se courber devant lui. Ce n’est pas vraiment lui… Nous ne sommes pas devant la reine Victoria !

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On touchera tout à fait le fond quand Sa Majesté sera toute guillerette, prête à sortir cotillons et flonflons, croyant que toute l’affaire est résolue parce qu’Elle (Irene) a récupéré sa photo cochonne. Encore un acteur qui joue mal son rôle.

Juste une mention spéciale à Cadogan West qui joue bien le mort.

Puisque les ayants droits n’ont pas donnés leur accord pour l’histoire (comme susmentionné en haut), autant mélanger plusieurs nouvelles, n’est-ce pas ? On prend donc un peu de « Un scandale en Bohème », on le saupoudre de « Plans du Bruce Partington » et la sauce ne prend pas. Elle tourne à l’aigre, même.

Un autre détail me vient à l’esprit : un jour, je devrais faire une enquête poussée sur le fait que tous les méchants étranglent toujours leur victime par devant.

À moins de vouloir occire un homme en lui enfonçant la pomme d’Adam, je ne vois pas la raison d’accomplir cet acte par devant (je parle toujours de l’étranglement).

Bien trop difficile, la victime peut vous crever les yeux, si elle a les mains libres et en plus, étrangler à la main, c’est fatiguant et pas facile.

Messieurs les assassins, utilisez une fine cordelette et passez derrière la victime.

Messieurs les scénaristes, soyez crédibles dans vos tentatives d’étranglement. Sauf si votre le but est que la victime en réchappe…

Des autres détails m’ont frappé : le thé servit à Holmes ne fume pas, et lorsqu’il suivra une piste, à la fin, il ne regardera pas tout de suite au sol mais courra droit devant lui, comme s’il savait où il devait aller. Il a lu le scénario…

Sans oublier que dans tout bon film d’espionnage sur fond de complot royal ou de sauvegarde du pays, il y a les traîtres, les agents doubles, les vrais qui sont faux, les bons, les brutes, les truands, le Caïn…

Le gros déballage sera pour la fin du film, que j’ai accueillie avec plaisir (la fin, enfin !).

Pour en finir, je parlerai du titre du film en français « Crime en Bohème ». Ne cherchez pas de crime en Bohême, il n’y en a pas. Holmes n’y mettra même pas les pieds. Alors ? « Un scandale royal » n’était pas assez vendeur comme titre ?

Le crime serait-il celui que les scénaristes, à l’âme bohème, ont perpétré en écrivant un truc pareil ? Un crime de « lèche-majesté » que Holmes aurait effectué à force de courbettes ? Celui d’Irène qui est restée seule avec Holmes, se faisant surprendre par l’arrivée intempestive de Watson ?

La question reste ouverte, tout comme les coffres-forts (vous comprendrez l’allusion en faisant l’effort de regarder le film en entier, tout comme moi). Ma boîte à sarcasmes aussi, reste ouverte.

Pour le film, passez votre chemin, sauf si vous êtes maso ou que, comme moi, vous avez acheté le coffret, croyant passer de bons moments.

Les bons moments, je les passe dans mes critiques ! Là, je me fend la gu**** !

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« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

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Charlie : Stephen King [LC avec Stelphique – Intro]

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— Hé, Cannibal, on se fait Charlie pour cette LC ?
— Heu, tu sais que je préfères le Canard Enchainé à Charlie, Stelphique, sans vouloir vexer personne.
— Mais non, je ne te parle pas de l’hebdomadaire, moi, mais d’un autre Charlie !
— Oh, ça y est ! Je t’ai comprise ! Tu parles de lire l’intégrale de Charlie Schultz, celles avec ce bon vieux Charlie Brown ! Chouette, j’adore les Peanuts et Snoopy.
— Mais non !! Charlie !!
— Oui, pardon, j’avais pas capté…
— Je ne m’en étais pas rendue compte…
— On va s’amuser à chercher le personnage de Charlie dans des grands dessins remplis de petits personnages ! Cool !
— *Lourds sanglots de Stelphique* Noooon…
— Heu, je ne vois pas… Oh, à moins qu’on ne se fasse l’intégrale de mon Oncle Charlie, la série (Two and half men)
— *Stelphique, excédée* Purée, Cannibal, tiens… Bois !
— Un café ? Merci Stelphique, mais je ne comprends toujours pas… mais il est bon !
— Alors, partante pour se faire Charlie pour le chall…
— Un roman du King pour le Challenge Halloween ?? Mais bien sûr que je suis partante ! Ça c’est une bonne idée !
— Il était temps… *soupir de soulagement*

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[Sherlock Holmes] Le signe des quatre – The Sign of Four (2001) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 25/52]

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The Sign of Four est un téléfilm canadien de Rodney Gibbons, diffusé aux États-Unis le 23 mars 2001 sur Odyssey Network.

1. Résumé : Mary Morstan reçoit une perle de toute beauté chaque année de la part d’un inconnu. Lors du dernier envoi, cette personne demande à la rencontrer.

Elle demande l’aide de Sherlock Holmes et du Docteur Watson. Ils vont se trouver mêlés à une histoire de terrible vengeance…

2. Distribution :
Matt Frewer : Sherlock Holmes
Kenneth Welsh : Docteur Watson
Sophie Lorain : Miss Morstan
Marcel Jeannin : Thaddeus Sholto / Bartholomew Sholto
Michel Perron : Inspecteur Jones
Edward Yankie : John Small
Kevin Woodhouse : Williams

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Ce que j’en ai pensé : Il suffisait d’un « signe » pour que Frewer se calme un peu.

Bon, ceux qui ont lu ma critique sur le film précédent « Le chien des Baskerville » savent que je n’ai pas aimé l’acteur (Matt Frewer) qui joue Holmes.

Ceux qui ne le savent pas sont priés de se mettre à jour et de lire ma critique. Au trot !

C’est donc avec appréhension que j’ai introduit le DVD… Fallait-il que je fusse dingue !

Sachez d’emblée que le réalisateur a changé beaucoup de choses par rapport au roman canonique et que d’entrée de jeu, vous saurez tout ce qu’il s’est passé en Inde entre Small et les trois autres.

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Bon… Ben, puisque l’on sait tout, on pourrait aller boire un mojito, non ?

Mon angoisse la plus terrible était de ce que Frewer allait encore faire de Sherlock Holmes, traumatisée que j’étais encore par le visionnage du précédent film, « Le Chien Des Baskerville »…

La question qui me vient à l’esprit dès que je vis Holmes fut : « Pourquoi l’a-t-on déguisé en écossais ? ».

L’acteur Frewer de mes deux portait une espèce de casquette, la même que le petit vieux dans « Tintin et l’île Noire », faisant grincer son violon au milieu de son gigantesque salon aux trente-six mille fenêtres.

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Pourquoi ? Why ? Tout cela pour obtenir l’avis de Watson sur la monographie qu’il a écrite sur les 120 différentes sortes de tabac.

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Le même béret que le petit vieux de l’île noire !

L’avis de Watson sera mitigé : « Trop scientifique. La lecture de la monographie tuerait d’ennui un ours empaillé ».

Bon, Ok, je ne suis pas gentille, Watson lui fait savoir de manière plus diplomatique, mais quand j’ai mes nerfs, je les défoule comme je peux.

Notre brave Watson est toujours aussi vieux (l’âge de la retraite recule), Holmes grimace encore et toujours, comme s’il avait un furoncle mal placé (enfin, l’acteur qui interprète Holmes) malgré son pantalon qui est trois fois trop large pour lui. *Long soupir*

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Arrive la jeune et jolie Mary Morstan et l’ami Watson veut s’esquiver. Que nenni ! Mary le retient, elle veut que papy Watson reste. Avec ses cheveux blancs, sa moustache blanche, il inspire la confiance sans doute (un air du Père Noël en vacances ?).

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Alors papy Watson restera dans le fauteuil, appuyé sur sa canne, louchant sur la belle Mary, se disant qu’avec trente ans de moins, il pourrait lui montrer son piège à fille, son piège tabou, son joujou extra qui fait crac-boum-hue… (je m’égare, pardon !).

Mary, la pauvre choute, a très peur que Holmes ne lui compte un tarif exorbitant (vu la taille du salon et des fenêtres, elle s’est dit que l’appart devait être un gros consommateur en bois) et ce dernier ne la détrompe même pas !

Il aurait pu lui signifier que sa profession contenait elle-même sa propre récompense, comme dans « Le ruban moucheté ». Mais non.

Hérésie, quand tu nous tiens.

Pour sa décharge, je dois dire que l’acteur qui joue Holmes se calme un peu par la suite, passant juste la langue, comme s’il était chez le médecin, à chaque fois qu’il remet sa pipe en bouche.

Agaçant, mais rien de comparable à ses grimaces dans Le Chien.

Holmes évite aussi de s’approcher trop près de Mary, comme si la fille était contagieuse.

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Watson, lui, il la bouffe des yeux, se raidissant de plus en plus… à force d’essayer de se tenir bien droit devant elle (vous aviez pensé à quoi, hein ?).

Avec l’âge, les crampes se déplacent, mais plus au même endroit.

Ce qui est canonique, c’est Holmes qui expliquera ensuite à Watson que la femme la plus charmante qu’il ait connu avait empoisonné trois enfants pour toucher l’assurance-vie.

Sans doute dans le but de calmer les ardeurs de Watson envers la cliente, qui venait de s’en aller. Sinon, il lui restait le seau d’eau pour se tremper la chose dedans…

Mais putain, arrêtez de l’affubler de cet horrible deerstalker ! On est à Londres, mille dieux ! Pas à la campagne et Holmes porte un chapeau haut-de-forme ou celui que vous voulez, mais pas une casquette de chasseur !!

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L’enquête se poursuivra avec leur arrivée chez Thaddeus Sholto, hypocondriaque de son état et bien marrant.

Il m’a fait penser à un G.O pour club Zen de seconde zone qui accueillerait les gentils touristes au milieu de son fatras de coussins et de bougies à l’encens.

Mauvais point par contre pour Pondicherry Lodge qui n’est pas entourée de hauts murs surmontés de tessons de verre et dont le domaine ne donne pas l’impression d’avoir été retourné par toutes les taupes d’Angleterre, réunies en concile extraordinaire, comme dans la version canonique.

Waw, un truc de fou ! Super Papy Watson qui nous défonce la porte de la chambre de Batholomew ! De manière trop facile, cela va sans dire.

Pour une porte censée être fermée de l’intérieur, elle s’ouvre toute seule, lors de la première poussée de papy. Z’êtes sûr qu’elle était fermée ? En tout cas, Barthy, lui, il a avalé son certificat de naissance !

Les dialogues dans la chambre sont des plus amusants :

– Touchez là, Watson.
– C’est dur…
– Et là ?
– Cette rigidité est anormale...

Je vous rassure tout de suite, le film n’a pas viré au porno joyeux (gai).

Holmes parlait des muscles du cou du cadavre de Barthy, avant de nous monter que son visage est atteint de « Rictus sardonicus » (« risus » dans mon canon).

Le pire, c’est que c’est le docteur Watson qui trouvera la solution de la chambre close, Holmes se contentant de se faire mâcher le travail, avant de subir les railleries de l’inspecteur Atheneley Jones, fraîchement arrivé à Pondicherry Lodge et qui est magnifique dans son rôle.

On a envie de l’encastrer dans le mur, l’inspecteur Jones et c’est ce qui fait tout son charme d’inspecteur casse-pieds qui croit avoir tout révolutionné à lui tout seul, se moquant des remarques du théoricien Holmes. Le cou d’un taureau avec l’esprit d’un jeune veau.

Holmes ne citera pas Goethe, mais se sentira l’âme d’un poète en dissertant sur la mort de Batholomew, pendant que Watson piquera une crise de jalousie car il vient d’apprendre que Mary avait accompagné le joli Thaddeus à la police. La vilaine !

Lorsque la bonne osera sous-entendre que c’est parce que Mary a senti (oups) en Thaddeus un héritier plein de fric, Watson s’insurgera, fâché que l’on puisse penser de sa jolie p’tite Mary une chose aussi horrible.

La réponse de la bonne sera cinglante « Vous êtes qui ? Son père ? ». Et pan dans la gueule.

Viendra ensuite les reproches de la Mary car le pauvre Thaddeus est arrêté et elle n’a plus confiance en papy Watson.

Dépité, le pauvre Watson en débite des bêtises. Ça en devient risible.

Là-dessus, pour noyer son chagrin, Watson se rendra chez un taxidermiste, dans le but de trouver de l’affection canine. Un chien, c’est fidèle, ça remue la queue quand on le nourrit ou quand on le caresse et ça vous lèche.

Même Holmes s’extasiera devant Toby le chien (qui ressemble à celui de Columbo) en se comportant comme un gosse. Passons…

Vous vouliez de l’action ? Vous n’en aurez pas, la piste étant suivie à l’allure d’une ballade, le dimanche. À l’aise ! Holmes expliquant à Watson toutes ses déductions et le déroulement de l’affaire.

Là où cela devient grotesque et de mauvais goût, c’est quand ils arrivent devant la maison du loueur de bateau.

Dieu, quel cinéma Frewer/Holmes fait ! Et viens-y que je raconte à l’épouse du loueur qu’il fait une compétition avec deux autres personnes, sans donner la description des deux hommes qu’ils poursuivent, inventant autre chose.

Quel mauvais jeu d’acteur. Heureusement que la femme avait lu le scénario et qu’elle lui a donné les réponses, parce que dans la réalité, Holmes n’aurait rien eu !

Et c’est repartit ensuite pour un numéro de drague du Watson qui est atteint du démon de minuit (vu son âge, ce n’est plus celui de midi) et il fait tout pour impressionner la Mary (sauf le strip tease), lui révélant même des choses qu’elle ne doit pas apprendre.

Maman Holmes se fâchera sur le Johnny Boy qui ferait mieux d’arrêter les frais de drague avec la cliente. Ensuite, le détective s’excusera pour ses mouvements d’humeur.

Holmes qui s’excuse ? Warf ! *rire gras*

Ah tiens, je me plaignais de l’âge pré-pubère de l’acteur qui jouait Sir Henry de Baskerville dans le Toutou des Baskerville, mais ici, c’est le contraire : Wiggins à l’air d’avoir trente ans. Ça choque.

Le reste ? L’inspecteur Jones est plus têtu que tout un troupeau de mules, Small devient « le plus dangereux criminel du monde » (oui, du monde !), Wiggins se fait secouer par Jones, Holmes veut faire synthétiser un antidote aux fléchettes empoisonnées, la fameuse course poursuite sur la Tamise est amputée (faute de budget ? D’autorisations ?) et elle est remplacée par une bagarre dans le hangar où se trouve l’Aurore (le bateau).

Tonga n’a rien d’un pygmée, ressemblant plus à un Bruce Lee piercé de toutes parts (au visage) plutôt qu’à un nain des îles Andaman.

Bref, le sauvage est politiquement correct et Small est un grand barbu…

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Dans toute cette bagarre, le pauvre Watson se fera toucher par une flèche (pas celle de Cupidon, ayant déjà frappée, elle), mais par une fléchette de Bruce Lee.

Évidemment, Holmes le sauvera avec l’antidote, mais zigouillera Tonga et laissera Small se suicider après avoir tout raconté.

On s’écarte fort du récit original, dans ce film.

Contrairement au canon, ce n’est pas Watson qui ouvre le coffre en présence de Mary, mais c’est le gros inspecteur Jones qui l’ouvrira devant les policiers. Vide ! Là, rien ne change !

Nous terminerons avec papy Watson qui fait de la résistance à l’hosto, Holmes jouant à l’infirmière à ses côtés, les mimiques étant restées au vestiaire.

Watson jouera à l’homme fort et se plaindra juste de ses rhumatismes. Avec l’âge, les raideurs se déplacent, c’est bien connu !

Toujours « in love », il pense que Mary a un grand sens moral, ce que Holmes dément.

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Ça vous étonne ? Pas moi. Bingo, Mary fond en larmes en apprenant que le trésor est perdu et s’en va, sans même un regard pour le pauvre vieux Watson alité sur son grabat. Holmes : un point ! Watson : zéro !

Cupidon n’est pas en reste puisque nous avons Mary qui reviendra au 221b, en compagnie de Thaddeus l’hypocondriaque amoureux. Je m’en doutais qu’ils finiraient ensemble, ces deux là ; Watson ne pouvant pas épouser la Mary.

Touchant : Mary va construire des écoles en Inde. Le Saint-Esprit lui serait-il tombé sur la tête ? Non, elle voulait juste l’argent du coffre pour retourner en Inde et perpétrer la mémoire de son père…

Oups, Holmes s’est donc trompé ! Watson : un point.

Le détective se défendra en parlant de sa profession qui le rend cynique. Watson jubile en constatant que Holmes avait tort, même si Thaddeus enlève sa princesse et qu’il ne pourra pas lui montrer son stéthoscope.

Le film était moins « catastrophique » que Le Chien, mais bon, faut pas être trop exigeante avec Le Signe des Quatre.

Frewer en fait moins, ça va déjà mieux. Même si le film ne restera pas dans mes annales, sauf si ce sont les anales avec un seul « n ».

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« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

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L’heure de plomb : Bruce Holbert

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Titre : L’heure de plomb

Auteur : Bruce Holbert
Édition : Gallmeister (2016)

Résumé :
Hiver 1918. L’État de Washington connaît, durant un bref instant, l’Apocalypse : l’un des pires blizzards de l’histoire du pays balaie tout sur son passage.

Perdus dans la neige, pétrifiés par le gel, des jumeaux de quatorze ans, Luke et Matt Lawson, sont recueillis in extremis par une femme qui tente de les ranimer à la chaleur de son corps. Seul Matt reprend vie.

Le lendemain, le voilà devenu un homme, trop tôt et malgré lui. Car le désastre l’a également privé de son père, le laissant à la tête du ranch familial.

Labeur, amour et violence, autant de découvertes pour Matt, désormais seul face à la beauté sauvage de cette terre, tentant de maintenir l’équilibre fragile entre les êtres qui l’entourent.

bigth_1222Critique :
Mais qui a éteint la lumière dans ce roman ? Y a-t-il quelqu’un pour apporter un peu de chaleur et des gentilles choses à ces pauvres personnages qui vont en voir de toutes les couleurs durant ces 376 pages ?

Non, on ne dirait pas… 1918… Matt et Luke, des frères jumeaux, sont pris dans une tempête digne d’une fin du monde et seul Matt en ressortira vivant, mais brisé par la perte de son jumeau et celle de son père.

C’est en se plongeant dans le travail rude du ranch que Matt tentera d’oublier. Mais si le baume du temps guérit bien des blessures, on dirait que chez lui, cette pommade ne fonctionne pas.

L’absence était sans fin, sans raison ; il lui semblait que c’était moins une blessure que le deuil aurait pu atténuer et finir par refermer, qu’une malformation en elle qu’il fallait recoudre en permanence pour l’empêcher de saigner.

Matt est un personnage assez atypique : ayant dû devenir adulte trop tôt, il s’est transformé en bourreau de travail, faisant augmenter sa masse musculaire mais pas toujours son cerveau. Que se soit dans la recherche de son père disparu durant la tempête ou avec Wendy, une fille de son bled à qui il n’ose avouer ses sentiments.

Ici, la nature est comme Dallas : impitoyable ! Elle ne fait pas de cadeaux et l’écriture de l’auteur nous le montre bien.

Nous sommes dans l’Ouest, dans les plaines encore sauvages de 1918 et nous allons véritablement suivre la vie de plusieurs personnages (Matt, Linda son ancienne institutrice, Wendy, la mère de Matt, Jarms et son père Roland, Lucky) durant des années pour en arriver jusqu’à les voir vieillir sur les dernières pages.

J’ai bien aimé le roman, mais j’aurais apprécié qu’il se passe un peu plus de choses au départ, ayant eu cette horrible impression qu’il y avait du texte pour ne rien dire de neuf.

De plus, l’usage de certains mots vulgaires m’a un peu étonnée parce que ces mots n’apportaient rien de plus au texte, ils n’étaient absolument pas nécessaires dans le contexte (l’utilisation du mot « quéquette » alors que le mot « sexe » aurait très bien fait l’affaire).

Lucky baissa la fermeture à glissière de sa braguette et déposa sa quéquette dans le verre.

Il y aura juste ces deux petits bémols et pour l’ensemble, je dirai que les personnages étaient bien travaillés, complexes, ni tout blanc, ni tout noir, attachants, même si pour certaines ça a pris plus de temps. De plus, ils évoluent avec l’âge et si j’appréciais Wendy jeune, j’ai eu du mal avec elle une fois devenue adulte.

La plume de l’auteur est descriptive, elle nous montre véritablement les paysages qui nous entourent, les gens qui peuplent les petites villes, le progrès qui est en marche, l’arrivée des automobiles, le travail dur des ouvriers pour la construction d’un barrage ou celui des fermiers dans les ranchs.

Les contremaîtres …ils n’avaient pas l’esprit plus vif que ceux à qui ils donnaient des ordres. Ils avaient du travail une idée étroite, essayant de faire en sorte qu’ un homme abatte du boulot pendant une heure sans s’arrêter plutôt que se demander si ce qu’il faisait avait un sens quelconque. Au bout du compte, les hommes n’étaient plus que des bêtes de somme, et les tâches les plus importantes restaient inachevées ou mal exécutées.

Une belle fresque, une vraie saga, des personnages qui nous marquent, de la violence, la vie qui ne fait pas de cadeaux, un roman qui prend un peu trop son temps au début et puis nous emporte avec lui pour nous faire vivre des époques révolues.

Un beau voyage, mais pas un voyage reposant ! L’Ouest est toujours aussi terrible avec les gens et ce roman est une fresque qui met à mal ses protagonistes.

Dans le soleil couchant, des larmes se mirent à briller sur le visage du garçon, suivies de profonds sanglots qui effrayèrent Wendy car elle se demanda s’il allait pouvoir reprendre sa respiration. La poitrine de Matt était secouée de spasmes et il ne pouvait pas parler. Elle reposa les mains sur celles du garçon, peut-être parce qu’elle avait vu ou senti sa mère faire ce geste un jour, peut-être sans autre raison que la beauté de l’instinct que même les animaux les plus féroces sont susceptibles de s’accorder les uns aux autres, ou peut-être parce que quelque chose en lui éveillait la même chose en elle. Elle prit la tête de Matt entre ses mains et la garda, puis elle s’approcha de lui, si près qu’il ne pouvait plus rien voir d’autre que son visage.
– Je suis fatigué de chercher.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Une année avec Gallmeister : les 10 ans chez LeaTouchBook, Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires.

CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur

CHALLENGE - Gallmeister 10 ans

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Fables – Tome 12 – La guerre des nerfs : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 12 – La guerre des nerfs

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateurs : Mark Buckingham – Niko Henrichon
Édition : Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
La petite communauté des Fables est prête à tout pour gagner sa liberté, y compris à réduire l’Empire à néant si cela s’avère nécessaire.

Après sa victoire contre les Soldats de Bois de l’Adversaire, elle a déjà pris un avantage considérable, mais les récentes innovations technologiques de l’ennemi risquent fort de mettre à mal cette heureuse percée. Le conquérant des Royaumes est un fin stratège, et il réserve quelques surprises aux vaillants héros de Fableville.

aug080229dCritique :
♫ Cendrillon, malgré les siècles, est la plus forte des agents secrètes ♪ Elle sait se battre ♪ Ne se laisse jamais abattre ♪ Emmitouflée dans son manteau, elle va te trouer la peau ♪

Oui, j’ai adoré le passage avec Cendrillon dans son rôle de James Bond Girl, sauf que l’agent avec un permis de tuer, c’est elle ! Et notre belle blonde a eu des siècles et des siècles pour peaufiner les techniques, là où un humain ne dispose que de quelques années.

Jolie petite entrée en matière aussi avec notre Boy Blue à la Ferme, réveillé tous les matins par Fétide.

Le seul bémol est que je n’ai pas vraiment apprécié les dessins de Niko Henrichon, Boy Blue a perdu, sous sa plume, ses traits de joli blond. Mais bon, j’ai vu bien pire, alors…

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Enfin on affronte l’Adversaire ! On est prêt à aller fucker la race de l’Empereur avec les armes des Communs, là où les envahisseurs utilisent encore des épées, nous, nous avons des bombes et des armes à feu.

Surprise je fus car je m’attendais à des combats épiques durant des tomes et des tomes et tout compte fait, l’auteur m’a encore surprise !

Le suspense est à son comble, on tremble pour nos amis (nos préférés), on voudrait foutre la pâtée à cet Empereur à la noix et on tourne les pages avec angoisse.

La stratégie des nos Fables est excellente, bien que sur la fin, ils se sentent un peu trop supérieurs et de ce fait, baisse la garde !

Les dessins de Buckingham sont des petits bijoux, les personnages ne restent jamais figés et ici, c’est le Prince Charmant qui m’a étonnée : je ne l’aimais pas, je le trouvais fat, capricieux, enfant gâté et voilà que le bougre de gigolo me troue le cul de par sa vaillance (ailleurs qu’au lit).

Par contre, j’ai trouvé mes Fables un peu trop gentilles avec l’amnistie du cerveau de tout cela : il méritait le bûcher, la guillotine, l’écartèlement, la chaise électrique et la pendaison jusqu’à ce que mort s’ensuive !

Le laisser en vie est de la folie pure…

Ayant encore plus d’une dizaine de tomes à découvrir, je me demande bien ce qu’ils me réservent. Et j’ai comme l’impression qu’ils vont se mordre les doigts d’avoir laissé l’Adversaire vivant.

Viiiiiite la suite !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires.

[Sherlock Holmes] Le chien des Baskerville – The Hound of the Baskervilles (2000) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 24/52]

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The Hound of the Baskervilles est un téléfilm canadien de Rodney Gibbons, diffusé aux États-Unis le 21 octobre 2000 sur Odyssey Network.

1. Résumé : Sherlock Holmes et le docteur Watson enquêtent sur les menaces qui pèsent sur l’héritier des Baskerville…

2. Distribution :
Matt Frewer : Sherlock Holmes
Kenneth Welsh : Docteur Watson
Jason London : Sir Henry Baskerville
Gordon Masten : Docteur Mortimer
Robin Wilcock : Jack Stapleton
Emma Campbell : Beryl Stapleton
Arthur Holden : Barrymore
John Dunn-Hill : Frankland
Leni Parker : Mrs Barrymore

Ce que j’en ai pensé : Le chien des Baskerville avait de la conjonctivite…

Déjà, en entrée de jeu, un avertissement écrit me signale que le film est inspiré du roman de Conan Doyle mais que les ayants droits ne l’ont pas laissé le reproduire tel quel.

Ah, ça commence bien. Je tremble déjà, avant même l’entrée en scène du clébard maudit.

Ben, tiens, en parlant du clébard, v’là Charles Baskerville qui attend devant sa propriété, près de la grille. On voit bouger les taillis et la caméra nous montre le point de vue du chien : une vision en rouge.

Moi qui pensais que seules les études étaient en rouge… La vie ne doit pas être drôle pour nos amis les chiens s’ils voient tous de cette couleur.

Le chien grogne, Charles détalle de suite et pense même à fermer la grille derrière lui, comme je le lui soufflais. La bête ne saura pas entrer !! Machiavélique, non ?

Que nenni ! La Bête devait avoir un passe et la voilà qui le poursuit dans le parc.

Ce pauvre Charles meurt d’une crise cardiaque provoquée par la peur (je divulgue rien, on connaît l’histoire, sinon, vous le verrez assez vite).

L’animal s’approche, le renifle (va-t-il lever la patte et pisser dessus ? Non) et la bête n’essaye même pas de grignoter le cadavre. Même pas drôle.

Alors ce fameux chien… Des dents plus grandes que celles d’un tigre sabre et un poil noir qui aurait besoin d’un sérieux étrillage tellement on lui a collé des touffes de poils sur le dos.

Le pire, se sont ses yeux… Rouges ! La pauvre bête souffre de conjonctivite aiguë, pas possible autrement. Je comprends qu’elle ait la haine. À force de voir tout en rouge, ça fout les boules.

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Passons ensuite à Baker Street dans le salon du 221b qui est de la taille d’une salle de bal, au moins : un plan sur un Watson (Kenneth Welsh) avec des cheveux blancs, frisant plus la soixantaine qu’autre chose. L’âge d’être le père de Holmes, en fait, sauf si le détective est avec un déambulateur.

Tiens, il est où, Holmes, au fait ?

Ah, il est là… Lorsque je l’aperçu pour la première fois, l’exclamation qui franchi mes lèvres fut : « Nom de Dieu de putain de bordel de merde ! » Et je ne m’excuserai pas pour le juron, ni avant, ni maintenant.

Mais qu’est-ce que c’est que ce guignol qu’ils ont choisi pour jouer Holmes ? On dirait un bouffon ! Non, c’est un bouffon. Beaucoup trop de grimaces en très peu de temps.

Je sais que certains reprochaient à Jeremy Brett d’en faire trop, mais ses mimiques, ses haussements de sourcils, ses sourires et tout le reste, ils étaient distillés à bon escient chez lui !!!

Pas chez Matt Frewer !! Il en fait des tonnes pour rien. Rien qu’en le voyant gesticuler, j’ai grogné plus fort que le chien maudit des Baskerville.

L’acteur se moque ouvertement de Watson et du personnage de Holmes qu’il ne doit pas connaître, gambade comme un chien fou, jacasse, fanfaronne,… : insupportable. Pitié !

Arrive ensuite le docteur Mortimer, un homme gras et bedonnant alors que canoniquement parlant, il est mince et grand. Mais au point où j’en étais, hein…

Mortimer raconte la légende qui hante la famille Baskerville : les images sont troubles et je comprends pourquoi le chien des Baskerville a les yeux rouges : il a regardé le film dont la caméra était manipulée par un type soufrant de tremblote. Ou alors ils ont tourné la scène par moins vingt degrés et le caméraman était torse nu.

Bref, ça me fait pleurer les yeux, comme si je ne pleurais pas assez depuis le début du film.

Le pire fut atteint quand Holmes sortit prendre l’air avec les docteurs Mortimer et Watson, vêtu de la cape macfarlane et la ridicule casquette. En plein Londres !! Non mais allo quoi ? J’hallucine !

Et je n’avais encore rien vu : Holmes prend une pomme dans un étal, la frotte et s’en va en la mangeant. Watson payant derrière lui, comme une mère le ferait avec son gamin indiscipliné. Mes yeux sont sortis de leurs orbites.

Alors, un bon point tout de même pour Henry Baskerville l’héritier, mignon comme tout, en cow-boy tenderfoot arrivé en droite ligne du Texas. On lui pincerait le nez qu’il en sortirait encore du lait…

J’en aurais bien fait mon ordinaire dans la lande si les gamins de seize ans étaient ma tasse de thé. Là, j’aurais eu de sérieux problèmes avec la loi si j’avais, ne fut-ce que, admiré son kiki lorsqu’il pissait.

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Je n’épiloguerai plus sur Matt Frewer qui nous a parodié un Holmes aux antipodes de l’original, arrivant en retard à l’hôtel, jouant au guignol, disant à Watson qu’il a fumé quatre pipes comme si c’était un exploit et me donnant envie de vomir mon quatre-heures.

Quant à la robe de chambre qu’il porte au 221b et son ridicule chapeau, sortis d’on ne sait où, je n’ai pas compris pourquoi on devait l’affubler de ces horreurs. Un surplus que le cirque Bouglione soldait, peut-être ?

Quand à se manière de jouer du violon, passons, on est loin des Lieder de Mendelssohn. De toute façon, on est loin de tout dans ce téléfilm de merde.

Ouf, on quitte Holmes et notre brave vieux Watson part dans la « lande désertique et sauvage, avec un paysage lunaire et sordide qui doit te ficher la trouille et une dépression sévère rien qu’en la voyant…

Heu, pardon, je m’excuse, je pense qu’ils ont changé de destination au dernier moment pour une contrée verte et magnifique, comme on en voit dans les guides touristiques.

Le Professeur Alpenstock (de la SSHF) avait raison : c’est la Suisse Romande et pas la lande désertique qu’on nous montre dans ce téléfilm. Ou peut-être la verte Irlande ? J’irais bien en vacances là, tiens, tellement c’est verdoyant.

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Ah oui, j’oubliais de vous dire que les dialogues sont à mourir de rire ou de honte, selon que vous êtes le téléspectateur ou le scénariste. « J’échange un de mes grizzly contre ton chien, hahaha » (le jeune Henry Baskerville, crâneur) et j’en passe des vertes et des moins mûres !

Tout le reste du film tient de l’horreur ou de la farce, au choix : le magnifique château qui fait même pas peur qu’on dirait celui des contes de fées, les employés sont souriant comme des huissiers sur le point d’être saisis par leurs confrères.

Le majordome Barymore, barbu et joyeux comme des papes réunis en conclave sans vin, sans bouffe et sans putes (ou gigolos), sa chère épouse qui ressemble à la gamine de la Famille Adams à l’âge de la ménopause (vu son humeur, elle doit l’avoir faite deux fois, sa ménopause).

Le Sir Henry qui s’extasie devant chaque truc qui lui appartient, dont un mini Stonehenge, des bergers, des moutons (pourra p’têt même s’faire un mouton, l’gamin), des terres… Merde, grandis un peu, gamin !

Le fond fut atteint une fois de plus avec le terrible bourbier de Grimpen dont Stapelton le binoclard les mettra en garde. Ouf, nos amis l’ont échappée belle. Même s’ils n’allaient pas patauger dedans.

« Heu, c’est ÇA le terrible bourbier de Grimpen ? » me demandais-je dubitative. Il y a le même dans les campagnes, chez moi, après de fortes pluies. À part perdre une botte, on ne risque rien d’autre… Ah si, salir sa chaussette.  Grave !

Vient Béryl, la soeur (hem) de Stapelton, habillée pour le bal de la Rose et qui met Watson en garde avec un « casse-toi, pov’con! » (enfin, un truc dans le genre, avec les formes, mais le fond est le même), le prenant pour « Sir Henry le cow-boy pied tendre », tandis que ce dernier observait le gros agaric de Stapelton, derrière un chêne.

Rien de cochon, l’agaric étant un champignon et il ne ressemble pas à la phalle impudique, même si nos deux glands se trouvaient au pied d’un chêne.

(Phallus impudicus, qui, à l’état adulte, évoque la forme d’un pénis en érection, d’où son nom. C’était la minute culturelle).

Ne me demandez pas pourquoi Stapelton voulait à tout prix montrer un champignon à Sir Henry. Sans doute pour laisser Watson seul avec sa sois-disant sœur…

Autre gros plantage : quand nos amis se promènent sur la lande, après avoir vu le barbu Barymore faire des signaux sémaphores (la rime !) à la fenêtre et entendu la confession de madame Ménopause (son épouse) au sujet de son frère Selden qui a le Q.I d’un gant de toilette et qui s’est échappé du pénitencier…

Et bien, malgré le fait que c’est à l’heure « où s’exaltent les puissances du mal » (dixit eux), bizarrement, dans la trouée du feuillage des arbres, dans leur dos, on peut apercevoir les rayons du soleil !

Diable, les puissances du mal ne travaillent plus la nuit ? Ça coûtait trop cher et elles payaient trop de taxe, sans doute. Tout fou l’camp, ma brave dame !

Bref, du grand n’importe quoi durant nonante (90 en traduction simultanée) longues minutes !

Les ayants droits ne leur ayant pas permis de reprendre l’histoire, du coup le réalisateur s’y est donné à cœur joie pour massacrer le tout, les scénaristes se sont englués dans le bourbier de leur connerie, qui était incommensurable, et ils ont changés des tas de choses dans le déroulement de l’histoire.

À vomir, je vous dis.

Allez, je vous offre un peu plus d’horreurs canines : quand les hurlements du chien retentissent (plus de croquettes Pedigree Pall dans la gamelle ?), Watson voit le chien précipiter Henry dans un ravin – se disant sans doute qu’il aurait mieux fait d’écouter maman Holmes et de ne pas sortir la nuit, après minuit.

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La nuit ?? Mon cul oui !

Watson retrouve donc le pauvre Henry, la tête fracassée, mais pas le chien, qui a survécu à la chute, lui ! La preuve que c’est le chien du diable !

Stapelton arrive, inquiet (mais qu’est-ce qu’ils foutent tous sur la lande sauvage à cette heure là, eux ?) et ouf, ce n’était pas le « bon Henry » qui avait été précipité par la « brute de chien », mais le « truand de Selden » qui portait la panoplie complète de John Wayne de notre Sir Henry le cow-boy tenderfoot !

Bien sûr, le cow-boy était depuis peu déguisé en lord anglais et le barbu Barrymore avait refourgué les habits western à l’évadé vagabond. Comme si cela faisait discret un chapeau de cow-boy sur la lande… Warf, warf, warf ! *Rire canin*.

Le sommet de la débilité fut définitivement atteint (moi qui croyait déjà avoir touché le fond) avec le message d’invitation de Béryl qui pue le coup fourré à dix kilomètres.

Mais comme Sir Henry aimerait fourrer un coup à la Béryl, la testostérone étant la plus forte que la raison, il y va, se disant que à défaut de labourer et ensemencer ses terres, il pourrait peut-être… la bourrer… Hem, je m’égare.

Heureusement, Watson est sur les talons de l’étalon. On a raison de dire que l’on mène les hommes par leur estomac et autre chose. Béryl le savait.

Non, j’vous raconte pas la fin, tiens !

Sachez juste que le chien avait été rendu aveugle par son maître (le méchant) et qu’il se dirigeait à l’odeur. Sauf que, mon chien étant devenu aveugle en fin de vie, il avait les pupilles blanches, laiteuses, voilées, mais pas rouges et il se cognait aux meubles, mon vieux pèpère (c’était un berger malinois croisé allemand).

De plus, si le chien des Baskerville était miro, comment se fait-il que l’on ait vu au travers de son regard au début du film ?

Comment a-t-il fait pour venir grogner sous la fenêtre de Henry ? Comment pouvait-il sentir son odeur, alors qu’il était dans sa chambre, au deuxième, les fenêtres fermées ?

Certes, mon chien détectait ma présence, même quand j’étais derrière une fenêtre, mais plus quand il était aveugle !

De plus, les seuls chiens capables de suivre une odeur dans les airs, ce sont ceux de la race Saint-Hubert (pas des méchants chiens)… Les autres collent leurs truffes au sol et suivent la piste.

Bizarrement, le chien maudit pas, il court la truffe au vent.

Cela pourrait s’expliquer si Sir Henry n’avait plus pris de bain depuis trois ans, ceci expliquant pourquoi le chien en avait après lui : une odeur de chenil pareille, c’est une provocation pour la bête !

Ce n’était plus les forces du Mal, qui s’exaltaient, mais l’odeur du Mâle !

Autre erreur: quand un chien aboie, il ne mord pas et a contrario, quand il mord, il n’aboie pas, il grogne.

Le chien des Baskerville, il mord et aboie en même temps. Je pensais qu’en ouvrant sa gueule, il laisserait choir le fromage, heu, le bras de Sir Henry.

Rien de cohérent dans ce film…

Moralité ? Qui vit par l’épée périra par l’épée et qui fait l’malin avec son chien, finira dans le ravin.

Là, c’est dans une flaque d’eau. Minable. Un bourbier, c’est des marais, de la boue qui vous avale lentement, pas de la flotte à foison !

L’explication finale n’est pas mieux : Holmes montrant un tableau et disant qu’il a tout compris en le voyant.

Vu qu’il vient de le voir, cela en dit long sur l’intellect du détective. Et son arrogance, elle est insupportable !

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Dégoûtée, je vous dis.

Mon homme regardait le téléfilm avec moi et j’ai dû lui expliquer, tellement les éclaircissements de l’acteur qui se moquait de Holmes étaient obscurs.

Encore un peu je ne les comprenais pas. Dire qu’il me reste trois DVD à me farcir avec cet acteur… Ce sera ad nauseam, je pense.

Quand je pense qu’en 1993, Spielberg nous faisait des Tyrranosaurus « Rex » (warf) plus vrai que nature et que dans ce téléfilm sortit en 2000, ils sont même pas foutus de nous faire un Médor qui fout vraiment les chocottes !

J’hésite fortement entre :
1. Emmener Matt Frewer dans la lande et le noyer dans le grand bourbier de Grimpen avant de le découper en morceaux;
2. Aller hurler à la mort avec ce pauvre animal après lui avoir fait soigner sa mauvaise conjonctivite…

Ok, je noie d’abord Frewer et je vais hurler ensuite.

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« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

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The Dark Valley – Sombre Vallée [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 23/52]

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The Dark Valley (en allemand : Das Finstere Tal) est un western austro-allemand réalisé par Andreas Prochaska sur un scénario basé sur le roman éponyme de Thomas Willmann (de) et sorti en 2014.

  • Sam Riley : Greider
  • Tobias Moretti : Hans Brenner
  • Paula Beer : Luzi
  • Thomas Schubert : Lukas
  • Helmuth Häusler : Hubert Brenner
  • Martin Leutgeb : Otto Brenner

Résumé : Fin du XIXe siècle, dans une vallée reculée des Alpes autrichiennes, un étranger, Greider, se présente comme photographe et demande à être hébergé dans le village pendant les trois mois d’hiver.

Peu après, deux fils du chef du village meurent dans des conditions mystérieuses…

the-dark-valley-2014-09-12-a-00-32-11Ce que j’en ai pensé :
Après avoir lu le livre qui mêlait habillement du western, du nature writing et un zeste de roman noir, le tout sur un fond angoissant d’un huis clos, la suite logique était de me faire le film.

Vous voulez un conseil ? Lisez plutôt le livre, il est mieux et lui au moins il ne vous dévoile pas tout dès les premières images comme le film !

Merde alors, tout le suspense, l’angoisse, le mystère que l’on ressentaient durant la lecture, toutes les questions que l’on pouvaient se poser, ben on l’a dans le baba parce que le réalisateur en montre un peu trop dès le départ.

Et durant tout le film, d’ailleurs ! Avec notre couple de jeunes, plus de « je te vois en cachette » et vous, lecteur, qui avez plaisir à deviner e qu’il se trame, plus de mystères autour de la cérémonie de mariage, plus de mystères avec les sermons du curé.

Nom de dieu, toute l’essence mystérieuse, tout le plaisir de l’aura de cachoterie, toutes les révélations horribles du livre qui ont lieu au fur et à mesure et que l’on peut deviner si on réfléchit bien, et bien, c’est balayé ! Niqué !

Pourtant, j’ai aimé l’adaptation, les acteurs, la neige, même le fait qu’on ait changé les portraits réalisés aux crayons ou aux pinceaux par des photographie.

Mais ce qui m’avait fait vibrer dans le livre avait disparu du film.

Si vous n’avez pas lu le livre, vous aimerez sans doute le film, car il est bon, c’est un western sans cow-boys ni indiens, sans les plaines de l’Ouest américain, mais avec les montagnes autrichiennes, ce qui ne nuit pas au film, mais pour ce qui est d’avoir des frissons, vous repasserez !

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Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

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[Sherlock Holmes] Le Chien des Baskerville : Raymond Gérôme [Au théâtre ce soir – 1974]

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Le Chien des Baskerville, adaptation de Jean Marcillac, mis en scène par Raymond Gérôme pour l’émission Au théâtre ce soir en 1974.

Raymond Gérôme … Sherlock Holmes
André Haber André Haber … Watson
Christian Alers … Le docteur Mortimer
Jean-Pierre Gernez … Sir William Baskerville
Bernard Musson … Barrymore, le maître d’hôtel
Christiane Moinet … Eliza, la femme de Barrymore
Jean-Jacques Steen … Jones, le cocher de Londres
Robert Bazil … Billy, le second cocher
Pierre Hatet … Stapleton
Colette Teissèdre … Beryl
Liliane Patrick … Laura Lyons
Bernard Durand … Le valet de chambre

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Les décors sont bien entendu de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell.

Holmes-HoundBaskerville03-MODCe que j’en ai pensé :
Une fois les trois coups donné, les tentures s’ouvrent et on s’installe dans le salon de Baker Street.

On y retrouve un Holmes qui possède un petit bidou (ou coussin d’amour) et un Watson assez mince, ce qui est étonnant puisqu’on représente souvent (à tort) ce brave docteur ventripotent et croulant.

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Dr Watson

Passons, si vous le voulez bien, au décor du salon du 221b : un néophyte le trouvera correct, bien réalisé et reconnaîtra que c’est bien du Roger Harth (mdr) mais l’holmésien, lui, ne retrouvera pas les petits détails qui auraient fait de cet appart THE appart of Sherlock Holmes.

La preuve que le diable se cache dans les détails, Sherlock Holmes nous dit que nous sommes en 1890, hors, à cette époque, il était porté disparu (présumé mort) dans les chutes de Reichenbach…

Anybref, passons aux choses sérieuses  : la pièce de théâtre est assez semblable au roman, hormis les prénoms changés des Baskerville et quelques petits détails qui ne seront pas respectés mais c’est logique puisque nous sommes au théâtre et donc, certaines scènes extérieures devront rester à l’intérieur.

Mais j’y reviendrai.

Il y a un peu d’humour dans les répliques de Holmes envers Watson et le docteur Mortimer, de par son étourderie, nous fera sourire très souvent.

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Docteur Mortimer

Par contre, j’ai trouvé que Raymond Gérôme, l’acteur qui joue Sherlock Holmes, faisait un peu trop de mimiques qui ne vont pas au personnage.

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Déjà qu’il est ventripotent et que son pantalon a dû être coupé par un tailleur qui avait une aiguille dans l’œil, car il était fort ajusté au niveau des bijoux de famille que l’on a vu se dessiner de temps en temps.

Et puis, my god, les poses qu’il a prises parfois, dans le salon des Baskerville ! Encore un peu, il aurait pu dire d’une voix graveleuse « Alors cocotte, on a envie de me chevaucher » tant il était affalé sur une chaise avec l’allure d’un macho dans un harem de femmes en rut.

Si cette assise n’est pas digne d’un gentleman, il y a aussi, bien entendu, l’usage de la macfarlane et du deerstalker en plein Londres et de la pipe calebasse qui est anachronique à cette époque.

Mais bon, à l’intérieur, il porte un costume, donc, ça peut aller, je ne ferai pas de gros yeux sur cette cape et cette casquette de chasseur qui ne doivent être portées qu’à la campagne. Une fois dans la lande déserte et ténébreuse, il peut porter ses oripeaux !

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Si j’ai bien aimé le côté potache lors des répliques de Holmes envers Watson, si j’ai aimé le Watson proposé car ce n’est pas une débile profond, j’ai détesté les mimiques que nous sert à tout bout de champ l’acteur jouant Holmes. Elles sont de trop. Et trop is te veel.

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Quant à Barrymore, le majordome, il serait parfait pour jouer le rôle de Dracula en lieu et place de Béla Lugosi tant il a le physique pour ça.

La musique jouée lors de son entrée en scène avait tout pour aller avec les contes de la crypte. Brrrrr.

Niveau détails qui changent par rapport au roman canonique, on a un Sir David Baskerville qui est décédé (au lieu de Sir Charles) et un Sir William comme neveu (au lieu de Sir Henry) et bien entendu, on zappe tout l’aspect du détective qui fait semblant de rester à Londres pour affaire alors qu’il est sur la lande et observe tout.

Ici, nous avons deux décors distincts, le 221b et le salon de Baskerville, donc, pas moyen de faire autrement et je dois dire que ce n’est pas dérangeant puisque pas le moyen de faire autrement. Qui a dit que je me répétais ??

chien au théâtre

Sir William Baskerville et Sherlock Holmes au 221b

Certes, les hurlement du chien ne font pas très réalistes, on dirait un technicien hurlant après s’être coincé le doigt dans une porte, certes le fait de nous commenter au travers d’une longue vue ce qu’il se passe sur la lande fait perdre de l’intensité dramatique à la chose, mais dans une pièce de théâtre, cela passe facilement et cela évite aussi de nous proposer un chien mal fichu comme dans les téléfilms avec Matt Frewer (les critiques qui cassent sont à venir).

La pièce dure 2h12, mais malgré quelques passages plus lents, je n’ai pas trouvé le temps long.

Si l’acteur principal avait perdu un peu de bide et fait moins de grimaces, c’eut été parfait, un peu comme la nouvelle version que j’avais vue à Bruxelles avec Olivier Minne jouant un Holmes sexy en diable mais dans des décors plus épurés.

Étoile 3

Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

chien05

British Mysteries 2016-2017

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

RAT a Week, le marathon de l’épouvante Edition 2016 [BILAN LECTURES 1/2]

Semaine 1 : Du samedi 1er Octobre au samedi 8 octobre (1689 pages lues)

Catégorie Cape d’invisibilité : tel Harry Potter, vous vous faufilez dans le château hanté muni de la PAL de votre choix hors livres d’horreurs (vous pouvez lire tout ce que vous voulez sauf de l’horreur).

  1. Le pape terrible – Tome 2 – Julius II (54 pages)
  2. Je l’ai fait pour toi : Laurent Scalese (352 pages)
  3. Fables – Tome 11 – Le bon prince (228 pages)
  4. Fables – Tome 12 – La guerre des nerfs (175 pages)
  5. Une mort qui en vaut la peine : Donald Ray Pollock (576 pages)
  6. Transmetropolitan – Tome 1 – Le come-back du siècle (304 pages)

Semaine 2 : Du Dimanche 9 Octobre au dimanche 16 octobre (1261 pages lues)

Catégorie Mysterium : vous pouvez lire différents genres du moment qu’il y a au moins un livre d’horreur ou un thriller. Menez l’enquête : fantômes ? Meurtrier ? Histoire vraie ? Le prince charmant était-il parfait ? Vous avez le choix.

  1. Là où les lumières se perdent : David Joy (320 pages)
  2. L’heure de plomb : Bruce Holbert (376 pages)
  3. Transmetropolitan – Tome 2 – Année deux (312 pages)
  4. Charlie : Stephen King (Horreur) (253 sur 606 pages)

 

 

 

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