Tous mes vœux pour 2017 !!

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Je sais que même en le souhaitant avec tout mon cœur, l’année 2017 sera excellente pour certains et merdique pour d’autres… Mais paraît que c’est ainsi que va la vie.

Donc, j’espère que vous passerez l’année qui vient sans trop de dommage, sans trop de bobos, sans trop d’emmerdes, de cons dans votre entourage, que vous aurez des bonnes choses à gogo et pas trop de mauvaises choses…

Que vous ayez aussi des chouettes lectures et plein de tentations livresques !

Au fait, l’année dernière, tout le monde m’a souhaité de gagner plus d’argent, mais c’est pas arrivé, alors, cette année, je vais vous donner mon numéro de compte bancaire, ainsi, ce sera plus facile !

Bonne année et bonne santé les potos de la blogo, que vous soyez blogueurs ou suiveurs, lecteurs ou pas.

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Films visionnés et non chroniqués [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 32-33-34-35-36/52]

Et bien oui, je ne chronique pas tous les films que je visionne parce que le temps me manque pour chroniquer tout le monde.

Comme la fin de l’année approche à grands pas, je mets mon challenge [#LeFilmDeLaSemaine2016] à jour.

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Ben-Hur (2016) :

Jamais l’injonction « Arrête ton char Ben-Hur » n’a aussi bien porté son nom ! Hé oui, le film, bien que comportant toute les nouvelles technologies n’arrive pas donner de l’émotion… On frôle la cata, on tombe dans la cata et je n’en garderai pas un souvenir impérieux.

Une fois de plus, le bon vieux truc de la vengeance est de sortie, mais bon, ça fait un peu exagéré, la vengeance, ici.

Messala (mets ça là ?), d’origine romaine, est vénère, il a la haine sur son frère d’adoption, Judah Ben-Hur, juif, et il lui fait des misères. Jusqu’au bout, ces deux là, pas un qui pliera devant l’autre, la hargne, la haine et au final, quoi ?? Des beaux chevaux morts dans une putain de course !

Au fait, j’avais oublié que Jésus était contemporain de Ben-Hur… Cela fait trop longtemps que j’ai vu la version avec Charlton Heston.

Par contre, ce que je ne savais pas, c’est que les mors d’attelage de l’époque étaient aussi similaires à ceux d’aujourd’hui… Soit leur technologie était foutrement avancée, soit ils ne se sont pas cassé le cul à reproduire des mors d’époque… Ceux du film, je les ai souvent croisé dans toutes les bonnes selleries.

Encore moins jamais vu : Ben-Hur chute, il se retient au rênes de son quadrige, il s’y cramponne fermement, il remonte petit à petit… Heu, et les chevaux dans tout ça ???

Bon sang, pendu aux rênes, il tire dessus, et les bêtes continuent de courir aussi vite ??? Vu comment il est pendu à ses rênes, ces pauvres bêtes devraient avoir un sourire jusqu’au oreilles tant il devrait tirer dans leurs bouches !!! Invraisemblable ! Mais nous sommes au cinéma, et ça fait du suspense, alors, tant pis pour la vraisemblance…

De plus, pour avoir des chevaux aussi blancs, il faut qu’ils aient un certain âge… Au moins 10 ans… et des chevaux de 10 ans qui font ce genre de course, ça me semble un peu exagéré… On devrait utiliser des plus jeunes… Ben oui, mais ils seraient pas aussi blancs, alors !

Sinon, le Romain est un gros fils de pute d’envahisseur, il fout tout en l’air, il ne respecte pas les lieux sacrés et ensuite, il ne comprend pas pourquoi la populace de Jérusalem lui en veut de la sorte… Affligeant, mais tellement vrai !

Entre nous, si vous voulez un bon Ben-Hur, offrez-vous l’ancienne version, elle est plus belle, même avec ses trucages de merde dans les courses de chevaux… (2 Sherlock)

Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? (2014) :

Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt « vieille France ». Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit…Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.

Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

Ce que j’en ai pensé : pas la comédie de l’année, pas de grosses poilades, mais on joue sur les clichés du français raciste alors que la haine de l’autre est dans le cœur de bien des Hommes, issus de tout horizons.

Ma foi, ça fait du bien au moral, on sourit, et Clavier ne m’a pas horripilé en jouant du Jacouille-Jacquart comme il l’a fait après Les Visiteurs.

Rabbi Jacob jouait plus sur les clichés, était plus drôle encore, mais ici on a une comédie qui se laisse regarder tranquillement sans se prendre la tête. (3,5 Sherlock)

Le prénom (2012) :

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale…

Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

Ce que j’en ai pensé : Depuis le temps qu’on me disait de regarder ce film pour le moment où Patriiiick, heu Vincent, annonce aux autres le prénom qu’il a choisi pour son futur enfant… Effectivement, ça valait le coup !

J’étais effarée devant les explications de Bruel sur le prénom de son fils… Je me disais, comme les autres, mais non, il ne va pas oser ?? Ben si…

Je n’ai pas hurlé de rire, mais je me suis sentie mal en pensant que certains nostalgiques des mauvais jours aimeraient donner ce genre de prénom à leur fils.

Les dialogues sont caustique et les acteurs au top, incarnant bien un couple de Gauche, bobo, on a l’ami homo et même Bruel est au top ! Ça clache de partout et tout ce que tout le monde n’a jamais dit arrive sur le tapis.

Maintenant, j’aimerais voir ce film au théâtre… là où il a commencé. (4 Sherlock)

Stricly Criminal (2015) :

Le quartier de South Boston dans les années 70. L’agent du FBI John Connolly convainc le caïd irlandais James « Whitey » Bulger de collaborer avec l’agence fédérale afin d’éliminer un ennemi commun : la mafia italienne.

Le film retrace l’histoire vraie de cette alliance contre nature qui a dégénéré et permis à Whitey d’échapper à la justice, de consolider son pouvoir et de s’imposer comme l’un des malfrats les plus redoutables de Boston et les plus puissants des États-Unis.

Ce que j’en ai pensé : Heu, je ne l’ai pas terminé et ça fait plus de 20 jours que je l’ai arrêté, c’est vous dire comme je suis pressée de voir la suite !

Je saluerai la performance de Johnny Deep méconnaissable dans le rôle de Whitey Bugler, d’ailleurs, rien à redire du casting, il est très bon, mais de ce que j’ai vu, j’ai trouvé l’affaire ennuyeuse et j’avais envie de dormir devant le film ! C’est plat… La preuve, j’ai toujours pas terminé le film au moment où vous me lisez  – si quelqu’un me lit jusqu’ici ! (5 Sherlock pour le jeu des acteurs, pas de cotation pour le film puisque je n’ai pas terminé de le visionner et que je ne le ferai sans doute jamais).

Mon nom est Personne (1973) :

Jack Beauregard, légende de l’Ouest, désire mettre un terme à sa carrière de pistolero et envisage de s’embarquer pour l’Europe. Mais un jeune admirateur, affirmant s’appeler Personne, ne l’entend pas de cette oreille. Il veut faire entrer Beauregard dans l’Histoire en l’amenant à combattre la Horde sauvage.

Ce que j’en ai pensé : Ah, la scène de l’attaque de la Horde Sauvage… Magnifique ! Et la ruse de Personne pour faire entrer Beauregard dans la légende… Super ! Et puis, pour les yeux bleus d’Henry Fonda, qu’est-ce qu’on ne ferait pas !

On sent la fin de l’Ouest, l’avancée irrémédiable du progrès l’action se déroule en 1899)…

« Personne » est décrit par le réalisateur comme une sorte de Peter Pan qui refuse de grandir et préfère se réfugier dans l’univers du conte, tâchant de faire advenir ses rêves et de conformer la réalité à son idéal.

Pas mon favori comme « Le bon, la brute et le truand » ou « Il était une fois dans l’Ouest », mais l’humour est présent et ça reste un excellent western spaghetti ! (4 Sherlock parce que Fonda a les yeux bleus).

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Fables – Tome 18 – L’Héritier du vent : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 18 – L’Héritier du vent

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Le redoutable et terrifiant Mister Dark est mort, éliminé par la seule entité plus glaciale que lui, tous Royaumes confondus : le Vent du Nord. Son fils Bigby, en refusant de prendre la succession de son père sur le trône, transmet cette responsabilité à l’un de ses jeunes louveteaux.

Une série de tests et d’épreuves les attendent afin de déterminer lequel d’entre eux accèdera au règne suprême.

fables-tome-18-2Critique :
Ce tome poursuit plusieurs arcs et alterne entre les aventures de Bufkin et celle des louveteaux de Blanche et Bigby qui passent des test pour savoir qui sera l’héritier du Vent du Nord.

Pour une fois, les louveteaux vont être mis plus en avant, chacun ayant développé sa personnalité propre, certains voulant plus que d’autres être désigné comme le nouveau Vent du Nord.

L’auteur en profitera aussi pour nous présenter les trois autres vents cardinaux qui voudraient bien placer un pion sur le trône vacant.

Ah, les jeux de trône…

Par contre, vivement la suite parce que j’ai laissé mon Bufkin en très très mauvaise posture et je me demande comment il va s’en sortir, et surtout, s’il s’en sort, parce que là, c’était plus que merdique comme situation.

Les épisodes mettent aussi en avant Rose Rouge qui a repris ses fonctions de chef de la Ferme des Fables et qui, en tant que telle, ira en reconnaissance afin de vérifier qu’il n’y a pas de sortilèges cachés par Mister Dark dans la Ferme et que les autres peuvent revenir.

Après toutes ces aventures épiques et dangereuses, place à un peu de calme, si je puis dire, avec les derniers récits qui sont en fait des histoires courtes.

Celle de la tortue qui porte une tasse de thé sur son dos éclaire un peu ce que j’avais vu dans le tome 16 « Rose Rouge », celle du porc-épic qui va draguer toutes les filles est amusante, celle où le père Noël emmène Rose Rouge est mystérieuse, et celle du sorcier qui protégea, sans le savoir, les Fables de Fableville de l’Adversaire, et ce, durant des siècles, est la plus intéressante.

Et comme toujours « vivement la suite !! ».

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Black Butler – Tome 22 : Yana Toboso

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Titre : Black Butler – Tome 22

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Ciel, Sebastian et Sarivan, alias la Sorcière Verte, s’échappent de la vallée des loups-garous pour trouver refuge chez Dietrich qui leur est venu en aide.

La mission du « chien de garde de la Reine » est désormais achevée, mais Ciel doit intégrer sa nouvelle invitée et son majordome à l’aristocratie anglaise, en vue d’une rencontre prochaine avec la Reine…

01Critique :
La sorcière verte est défaite, la malédiction est résolue, nos amis rentrent au manoir de Phantomhive en compagnie de Sarivan et de son majordome Wolfram. Cette enquête est terminée.

Volume de transition, cet opus ne nous apprendra pas grand-chose si ce n’est quelques petits développements autour du personnage de la jeune Sarivan, son amour pour Wolfram, son protecteur et sa manière de découvrir les nouvelles mœurs qui l’entourent.

Ben oui, elle sort vraiment du bois, Sarivan et n’a jamais rien connue d’autre que son bled paumé où les personnes étrangères au patelin étaient très mal vues !

Et c’est là que je soupire un peu car j’ai trouvé cette conclusion de l’arc sur la sorcière verte trainait un peu trop et que l’auteur meublait avec quelques scènes se déroulant au manoir.

Habituellement, j’adore ça, mais ici, je n’ai pas retrouvé la dynamique habituelle entre nos personnages et le personnel étrange du manoir.

Là où je suis devenue plus intéressée, c’est avec le petit passage évoquant une visite mystérieuse d’Untertaker, un personnage que j’adorais et qui est rempli de mystères.

Voilà ce qui a titillé mon intérêt dans ce volume 22 alors que, a contrario, l’intrigue avance peu pour ne pas dire pas du tout puisque nous n’avons pas le commencement de l’enquête suivante, comme habituellement à la fin d’un arc.

Et pour piquer encore plus la curiosité de ses lecteurs et ne pas les perdre en cours de route avec ce volume, Yana Toboso développe un peu plus le concept des Shinigami et leurs origines. Les Shinigami allemands étant un peu différents de leurs homologue anglais.

Dommage que le tout aille si doucement, parfois.

Le dernier chapitre est aussi spécial, original mais meuble les dernières pages, une fois de plus…

Les résultats du concours de popularité des personnages étant tombés, Yana Toboso nous offre une histoire parallèle à partir de ce résultat du concours de popularité.

C’est décalé, amusant, ça se lit avec un sourire aux lèvres, mais tout ça ne fait pas avancer le shimilimili… le shbilibili… le Schmilblick !

J’eusse préféré qu’une enquête commence et que ces amusements nous soient proposés en bonus parce que là, j’ai l’impression d’avoir fait du sur-place en lisant ce 22ème tome.

Ou alors c’est moi qui en demande trop…

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

British Mysteries 2016-2017

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Fables – Tome 17 – Super Team : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 17 – Super Team

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Nourri par la peur et guidé par les Ténèbres, les pouvoirs de Mister Dark ne cessent de croître. Ce n’est qu’une question de temps avant que les derniers remparts de Fableville ne cède devant l’agresseur.

Mais… regardez ! Les F-Men !

Réunie par la puissance Ozma, l’équipe des Super-Fables est fin prête à combiner ses forces et ainsi triompher de l’ennemi.

fables-17-plancheCritique :
Retour dans le bureau des affaires courantes avec notre singé préféré, Bufkin, qui a perdu ses ailes en combattant la sorcière Babayaga…

Devant le miroir magique et la tête de son ami Frankie (la créature du dr Frankenstein), il s’interroge sur ce qu’il va bien pouvoir faire ensuite…

Notre ami ne sait pas que Mister Dark a pris possession de Fableville et il ne sait rien de la menace qui pèse sur les Fables réunies dans la Ferme.

Comme je l’ai souvent dit, dans la série Fables, les personnages évolues et certains cachaient bien leur jeu. On les croyait pleutres, trouillards, crétins, mais le jour dit, ils prouvèrent leur bravoure, même Bufkin, le préposé au rangement des livres de la grande bibliothèque.

Et dans ce tome qui regroupe les épisodes 101 à 107, notre singe va tenter d’accomplir sa quête.

Pendant ce temps là, Pinocchio tente de monter une F-Men, à l’instar des X-Men et bien que l’heure soit grave et que Mister Dark soit à leurs portes, il y a beaucoup de drôlerie quand notre vieux petit garçon fait passer des auditions pour intégrer les F-Men.

Très second degré, mais sans caricaturer les X-Men, ces pages donneront de la couleur au récit assez sombre, surtout lorsque Pinocchio expliquera à Ozma le pourquoi du comment il se déplace en chaise roulante avec un grand F sur les couvertures des roues.

Dans Fables, il y a aussi des personnages dont on ne sait pas trop quoi penser d’eux, sont-ils des salauds déguisés en gentils ou des gentils déguisés en salaud parce qu’il doit en être ainsi ?

Depuis ma rencontre avec Mister North, le puisssant vent du Nord, j’oscillais entre les deux, partagée que j’étais devant ce « dieu » qui aimait ses petits-enfants mais qui avait abandonné son fils… Maintenant, je suis fixée, Mister North avait tout d’un Grand Homme, enfin, d’un Grand Dieu…

Dans ce tome, la quête d’un non-héros côtoie celle d’un garçon qui se voudrait homme, d’un petit garçon qui ne sait pas se battre mais qui a déjà prouvé sa valeur et son attachement aux autres, d’un côté nous avons des Fables qui possèdent une virilité à toute épreuve (Bigby et la Bête, Grinder) et une femme qui collectionne les doudous pour son futur enfant…

Un tome où la beauté de Heaven fait face à l’horreur de New-York devenue citée noire, la bestialité de Mister Dark s’opposant à la gentillesse de Gobe-Mouche, un tome où un grand-père doit se mettre en chasse de son petit-enfant fantôme pour l’éliminer…

Super team est un super tome et on se demande bien ce que l’auteur nous réserve comme surprise ensuite !

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Tony Chu, détective cannibale – Tome 1 – Goût décès : John Layman & Rob Guillory

Titre : Tony Chu, détective cannibale – Tome 1 – Goût décès

Titre : Tony Chu, détective cannibale – Tome 2 – Un goût de Paradis

Titre : Tony Chu, détective cannibale – Tome 3 – Croque mort

Scénariste : John Layman
Dessinateur : Rob Guillory

Édition : Delcourt (2010 / 2011 / 2012)

Résumé :
L’Inspecteur Tony Chu a un secret. Ou plutôt un pouvoir… Enfin, quelque chose d’un peu bizarre qui fait de lui un cibopathe. Cela signifie qu’il est capable de retracer psychiquement la nature, l’origine, l’histoire et même les émotions de tout ce qu’il ingurgite.

Cela fait de lui un enquêteur de premier ordre, notamment lorsqu’il doit « goûter » à la victime d’un meurtre pour coincer le criminel… Ses capacités hors du commun vont l’amener à enquêter sur des affaires plus étranges les unes que les autres…

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tony-chu-detective-cannibale-tome-1-gout-decesCritique :
Pour une fois, je vais groupir trois critiques en une seule : les trois premiers tomes de la série « Tony Chu, le détective cannibale ».

Tony, flic, est cibopathe… Non, ça n’est pas contagieux, restez-ici.

Non, ce n’est pas non plus un truc sexuel qu’il ferait… Ou un état qu nécessite un internement.

Cela veut seulement dire que lorsqu’il croque dans une pomme, il peut détecter les 36 produits chimiques qu’elle a reçu, qui l’a coupée et si, d’aventure (en aventure), il s’attaquait à une tranche de bacon, il saurait tout sur la mort du pauvre cochon.

S’il avait mangé des lasagnes de chez Findus, il aurait aussitôt détecté, non pas l’anguille sous roche, mais le cheval sous le bœuf.

Étonnante série que je viens de commencer, là… Un flic qui peut découvrir les planques où se trouvent des cadavres rien qu’en mordant un suspect, pareil pour le code secret d’un coffre, juste en léchant le sang du détenteur…

Je vous le dis de suite, vaut mieux avoir l’estomac bien accroché pour lire cette sympathique saga qui sort des sentiers battus avec son pitch pour le moins « pas banal ».

Par contre, je viens d’apprendre qu’en anglais, cette série se nommait « Tony Chew » et qu’il y avait un jeu de mot dans le nom, car « to chew » veut dire « mâcher ».

Pourquoi avoir changé le nom ? Parce que le francophone estt incapable de comprendre ? Merci, c’est gentil ! MDR

Cette série, policière, est assez futuriste puisque nous sommes dans un monde où la consommation de poulet a été interdite pour cause de grippe aviaire qui a fait des millions de morts.

Le poulet s’échange donc sous les manteaux et se vend très cher au marché noir. Mais n’y aurait-il pas des complots et des magouilles là-dessous ??

Ce que j’ai aimé, dans cette série, en plus de son pitch amusant, c’est le côté décalé et humoristique. Il y a de l’humour, des situations cocasses, du suspense, des enquêtes, des retournements de situations, des coups fourrés…

De plus, j’aime le fait que l’auteur commence souvent un chapitre par un flash-back, ou  une scène qui s’est déroulée bien avant, ou parfois même, une scène que nous verrons après.

Il faut être aussi attentif pour lire toute les petites choses écrites dans des cadres, des journaux,… C’est souvent drôle !

Le seul point faible c’est que le fil rouge est assez mince et qu’une fois lu les trois premiers tomes, il faut se poser afin d’être sûr qu’on a rien loupé.

Pour le reste, chaque album n’a pas toujours une intrigue principale qui se détache, mais plusieurs petites qui se regroupent, le tout formant le fil rouge.

Pour le premier tome, j’avais trouvé que les personnages n’étaient pas assez développés, mais je remarque que l’auteur nous en apprend plus sur eux au fil des tomes.

En tout cas,  j’ai hâte de découvrir la suite des enquêtes de Tony Chu !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

BILAN LECTURE - Veux la suite t'excites pas

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Joyeux Noël Coquin à tous et toutes !

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Que vous croyez ou pas au père Noël, que cette fête devenue commerciale et synonyme de gabegie vous sorte par les trous de nez ou que vous ne viviez que pour elle, qu’elle soit encore pour vous religieuse ou païenne, que vous vous délectiez de foie gras ou que vous militiez pour l’arrêt de ce que vous considérez comme de la barbarie, que vous ayez fait un sapin ou pas, que vous attendez avec impatience le début des festivités ou bien leur fin, je m’en moque !

Si j’ai posté cet article, c’est juste pour vous souhaiter une bonne journée à tous et toutes !

Ne mangez pas de trop, gaffe aux indigestions, gaffe à l’ennui à table entre deux vieilles tantes bigotes, avec votre belle-mère chiante devant vous, gaffe au vin qui coule à flot (ou au Jack’s), gaffe aux conversations ennuyantes à mourir aussi…

Vous pourrez toujours les décoincer en leur parlant de la pédérastie au temps de l’Antiquité, des expressions du langage courant qui ne sont que des références sexuelles, leur parler des dangers de la branlette que certaines femmes pratiquent à tour de poignet, ou de la reconversion des anciennes stars du porno…

Mais quoi que vous fassiez, n’oubliez pas de mettre le petit Jésus dans la crèche !

De fourrer la dinde ! De bourrer la hotte ! De labourer le jardin ! De butiner la fleur…

Et oui, il y des sous-entendus grivois là-dessous !! Je vous ai même mis une image pour ceux qui n’ont pas encore compris… Oui, juste au-dessus…

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Fables – Tome 16 – Rose rouge : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 16 – Rose rouge

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham
Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Tandis que M. Dark apporte les dernières touches au projet qui lui conférera le pouvoir suffisant pour anéantir les Fables à jamais, Gepetto, l’ex-Adversaire, dispute à la communauté des sorcières le droit de mener la bataille qui s’annonce.

Rose Rouge quant à elle, sortie de sa léthargie, pourrait bien se montrer la digne héritière du courage du légendaire Boy Blue.

fables-16-plancheCritique :
Rose Rouge est avachie au lit depuis des lustres, elle a une gueule à faire peur et la tête de cochon coupée n’est jamais arrivée à la faire sortir de son plumard où elle déprime sévère grave.

Pourtant, elle va avoir un électrochoc et nous, nous aurons droit à des informations complémentaires sur sa vie en tant que petite sœur de Blanche Neige.

Oubliez les gentils 7 nains, ici, on n’est pas chez Disney et c’est assez glauque, si on lit entre les lignes.

Dans le dessin animé, les 7 nains restent sages avec Blanche, jamais de pensées cochonnes ou lubriques, mais vous m’avouerez que c’était peu plausible, sauf s’ils étaient tous homo ! Mon dieu, on ne parle pas de ça non plus dans les Disney !!

Au retour de Blanche de son exil et de sa tournante avec des nains lubriques, Rose Rouge s’est comportée comme une vraie peste, poussant souvent le bouchon un peu trop loin.

Certes, on peut la comprendre; on ne lui avait pas tout dit, on lui avait caché des choses, mais son comportement était tout de même plus qu’odieux, mesquin et irresponsable !

Tout en nous fournissant des informations sur deux personnages centraux de Fables, le scénariste nous met aussi en appétit avec les préparatifs du grand Méchant Mister Dark.

Là, on ne pourra jamais dire qu’ils ont foiré leur Méchant, eux, car il est réussi et bougrement méchant, sadique, horrible,… Qui que vous soyez, il décèle vos Peurs et vous rend fou, méchant, agressif, meurtrier.

Sous le regard du chat noir Médée, nous découvrirons ses projets pour les Fables et les Communs, c’est-à-dire, nous… C’est pas glorieux ce qu’il veut faire de notre Monde.

J’ai adoré aussi l’entretien que Mister Dark aura avec Mister North… Grandiose !

Le combat entre M. Dark et frau Totenkinder sera épique, donnant encore plus envie de tourner les pages car ici, pas de dessinateurs que je n’aime pas ! Ouf.

Petit bonus à la fin, des dessins pour répondre à des questions posées par de lecteurs célèbres.

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017)et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Money Shot : Christa Faust

money-shot-christa-faust

Titre : Money Shot

Auteur : Christa Faust
Édition : Gallmeister (2016)

Résumé :
Je m’appelle Gina Moretti, mais vous me connaissez probablement mieux sous le nom d’Angel Dare. Vous en faites pas, je n’en parlerai à personne.

J’ai tourné mon premier film X à l’âge de vingt ans, même si à l’époque, j’avais menti devant la caméra et prétendu en avoir dix-huit.

Mais contrairement à bon nombre de filles avec lesquelles j’ai bossé, j’ai été assez maligne pour raccrocher.

Le problème, c’est qu’à l’instar d’un catcheur ou d’un voleur de bijoux, je me suis laissé tenter par un retour. Je n’avais aucune idée que j’allais finir coincée dans un coffre de bagnole.

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Après les origines de la pédérastie, après les expressions du langage courant qui sont en fait toutes tendancieuses, après les dangers de la branlette, me voici dans le porno !

Enfin, en compagnie d’une ex-star du porno que ces messieurs connaissent bien : Angel Dare. Reconvertie depuis en directrice de société, mais toujours dans le milieu du porno, bien entendu.

Les pros du porno eux peuvent regarder sans ciller six mecs debout en cercle en train de se polir la colonne.

Dans le porno un jour, dans le porno toujours… Sacré Angel Dare, va… Ces messieurs qui me lisent s’en souviennent encore, de sa filmographie !

Anybref ! Me voici donc en compagnie d’une ex-star du porno, on commençait pénard notre journée au bureau, je pensais lui demander quelques « trucs » et voilà qu’il nous est arrivé des bricoles, le genre d’emmerdes graves !

Notre journée s’est terminée dans le coffre d’une Honda Civic, et je vous le dis, c’est pas confortable ce genre de coffre ! Mais avant de se retrouver dans le coffre de la Honda Civic, on a morflé, je vous dit que ça !

Certes, l’ex-femme du porno, parfois rude, reste toujours courtoise, mais la vérité m’oblige à vous le dire : certains ont commencé à les lui briser… MENUES !

Alors voilà notre Angel qui s’en va en guerre… Elle a la haine, elle est vénère. Mais comment faire quand on seule face à tous et que l’on n’a pas la puissance de feu d’un croiseur ni des flingues de concours ?

Et bien, on commence par le début de la vengeance et comme disait l’autre, c’est jamais bon de laisser dormir les créances, et surtout de permettre au petit personnel de rêver.

Sauf qu’ici on s’attaque à du lourd et à du gros personnel… Et on n’a même pas une canon scié !

Si vous êtes puritain et que les mots « sexe, bite, s’astiquer le manche, se branler, baiser, chatte, forniquer… » vous font tomber en pâmoison tant ils vous écorchent vos oreilles de grenouille de bénitier, je vous en prie, passez votre chemin en vitesse, vous risqueriez d’attraper mal à votre vertu ou d’enfin vous dévergonder un peu…

Il devait y avoir cinq mecs occupés à besogner les différents points de son anatomie, pendant que six ou sept autres se tenaient en retrait, s’astiquant le manche en attendant de prendre la relève. Un truc marrant quand on bosse dans le porno, c’est la vitesse à laquelle on s’habitue à voir des mecs se branler […]. Beaucoup de types imaginent que ce doit être hyper excitant d’assister à un tournage de porno. Un conseil : à moins que vous aimiez vraiment regarder des mecs se branler, passez votre chemin.

Une écriture simple, pas celle d’un grand roman, avec une narratrice – Angel Dare – bourrée d’humour, qui nous fait partager ses pensées et ses souvenirs… On avale ce roman noir sensuel d’une traite, vidant tout d’un coup, jouant à la gorge profonde, tant il est bon à lire. Il coule dans la gorge d’Annie… (Pardon, je me laisse aller, là !).

— Le seul moment où Honey Westlake se tait, c’est quand elle a une bite dans la bouche.

Il y a de la verge dans les répliques… Oups, décidément ! Je voulais dire qu’il y avait de la verve dans les répliques, dans la narration, dans les aventures pas si tranquilles de notre Angel Dare qui s’est faite piéger comme une bleue, tout ça pour une bite. Ok, c’était une belle grosse bite… Propriété d’un beau mec, en plus, ce qui ne gâche rien… Mais c’était un fils de sa mère, le mec…

D’accord, ce ne sera pas LE roman noir de l’année, le scénario est basique et si la victime n’était pas une ancienne star du porno, le roman serait assurément moins drôle et moins intéressant. Tout le sel est dans son personnage principal et dans ce qu’elle nous raconte sur le milieu peu reluisant du monde du porno.

Sans oublier l’autre personnage principal, intéressant lui aussi, Malloy, l’ancien flic froid et violent qui va aider notre amie dans sa quête et l’assister de toute sa science des filatures et des déguisements à gogo.

Et puis, n’allez pas croire qu’on ne fait que sourire durant la lecture, nous sommes dans un roman noir et il y a aussi une critique sociale sur l’univers impitoyable du porno, de la prostitution et des réseaux qui vendent des pauvres filles de l’Est (ou d’ailleurs) qui pensaient venir aux États-Unis pour faire des ménages ou être jeune fille au pair…

Drôle, amusant, noir, sensuel, sexuel, violent à certains moments, amusant (oui, ça revient régulièrement), émouvant, sans pour autant obtenir le Goncourt, mais de toute façon, on s’en branle, heu, on s’en moque puisque le but n’est pas là !

Messieurs, Angel Dare n’était pas QUE bonne à tourner dans des pornos ! Pensez-y lorsque vous regarderez ces films, une main dans le slip (ou dans le boxer, le caleçon, ou dans ce que vous voulez) !

Pour votre info, tous ces trucs qu’on fait dans les films, c’est uniquement parce que ça rend bien, pas parce que ça nous fait du bien. Quiconque a déjà testé la position de la cavalière inversée avec trois partenaires simultanés vous le confirmera, et je ne parle pas seulement des filles.

[…] cet air lobotomisé que les hommes affichent quand ils ont la main dans le caleçon.

Cette femme avait des couilles au cul et certains mecs lui doivent quelques bourres-pifs ou plus, si énervements plus grand… D’ailleurs, elle les a toujours, ces couilles au cul car quoi qu’il arrive, elle garde la tête haute, notre amie qui m’a fait passer un excellent moment de lecture.

Comme nombre de mecs qui ont la chance (ou la malchance) d’être dotés d’une bite aux dimensions monstrueuses, Vic avait parfois du mal à avoir la trique. Il n’atteignait jamais une dureté optimale et il en plaisantait toujours en disant que si c’était un jour le cas, son cerveau manquerait de sang et qu’il tomberait dans les pommes. Toujours est-il qu’en se l’empoignant fermement à la base, il arrivait à injecter suffisamment de sang dans les vingt-trois centimètres restants pour remplir son objectif.

PS : officiellement, ça ne mérite pas un 4 Sherlock, l’écriture est simple, habituelle, mais c’est tellement drôle, amusant et toussa toussa dans les réflexions d’Angel Dare que je lui mets un 4/5 !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule et Une année avec Gallmeister : les 10 ans chez LeaTouchBook.

CHALLENGE - Gallmeister 10 ans

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La prunelle de ses yeux : Ingrid Desjours [WRC – Chronique d’une autopsie littéraire annoncée]

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Par THE WOMEN’S READING CLUB (WRC)

Conception et idée originale : Stelphique, Mon féérique blog littéraire !!!
Direction logistique : Belette, The Cannibal Lecteur 
Direction artistique : Nathalie, Sous les pavés la page

Chronique autopsie annoncée

Je soussigné, docteur Jack The Reader, Chef du Service de Médecine Légale; certifie avoir procédé à ce jour, en vertu de la réquisition du Cannibal Lecteur, à l’examen médico-légal du roman « La prunelle de ses yeux » de Ingrid Desjours.

Dossier n°03

Madame Ia Belette Cannibal Lecteur, Suite à votre réquisitoire du 22 décembre 2016, en cause j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’accepte la mission que vous m’avez confiée.

Je jure de remplir ma mission en honneur et conscience avec exactitude et probité.

Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.

Silence on autopsie un livre

Description du sujet autopsié : Pas de résumé, moins on en sait et mieux on se porte dans cette histoire.

Date du crime d’édition : 13 octobre 2016, cadavre récent.

Arme du crime : L’autorité ! Mais l’autorité agressive, celle qui fait peur, celle qui fait agir les gens comme des braves petits chienchiens à leur maîmaître.

Le respect de l’autre est bafoué, il n’existe pas, le droit à la différence non plus. Assassinés, tout simplement avec l’aide de l’indifférence et de l’envie d’appartenir à la Meute.

Nous sommes dans une Haute École, une boîte à élite, celle qui forme les dirigeants de demain et certains ne sont pas des Flamby ! Tous les moyens sont bons et la fin justifie les moyens. Que le meilleur gagne.

« Il s’agit ici de la mètis, un terme grec désignant l’intelligence et la ruse mises au service de la survie, la capacité à se mettre dans la peau de son adversaire pour imaginer ce qu’il ne peut voir ou concevoir, afin de mieux le piéger ».

Suspects : Ingrid Desjours, serial auteur des plus prolifiques, dont je n’ai pas encore eu l’honneur et le plaisir d’autopsier tout les cadavres qu’elle a commis. Notre suspecte a un air angélique, mais il ne faut pas s’y fier, c’est psychocriminologue qui a exercé de nombreuses années auprès des criminels sexuels belges.

Autant dire que son casier judiciaire est chargé et qu’avec elle comme suspecte principale, on risque d’avoir du sang sur la planche et des trucs bien tordus (ça c’est pour Anne-Ju, les tordus).

Arme du crime probable : La vengeance, toujours cette bonne vieille vengeance comme mobile du crime.

Aidée par la haine de l’Autre, sous la complicité de la Haute École, des gens riches, et de ceux qui, pour s’intégrer, suivent la meute.

Batte de base-ball ou batte « je nique tes os ».

Modus operandi du crime : Une auteure qui joue avec les sentiments de ses lecteurs, qui souffle le chaud et le froid et qui nous présente un thriller psychologique.

Belette légiste

Verdict du médecin légiste Jack ? La prunelle de ses yeux est un thriller habillement conçu dont il ne vaut mieux rien connaître de sa conception avant la lecture. Restez vierge de tout résumé car les 4ème de couvertures sont bavards et pourraient vous gâcher la lecture.

J’ai apprécié sa découpe, son récit sur le fil du scalpel, ses mystères dévoilés au fur et à mesure de mon examen post-mortem, ses personnages qui ne vous livrent pas tout dès la première entaille.

Victor est une énigme, son père est un macho man de première, Tancrède un petit salopiaud et Maya restera avec des zones d’ombres durant un certain temps.

Notre aveugle mystère est encore plus dans les zones d’ombre. Ses yeux fonctionnent, ses nerfs optiques sont intacts, ses neurones aussi, mais il ne voit pas.  La cécité de conversion est une terrible pathologie… Et il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

Maya et son aveugle sont des gens brisés par la vie, pour différentes raisons : l’un n’y voit goutte et ne rêve que de vengeance, l’autre a subit la vie et à cause des mensonges de certains, elle a dû fuir. Elle picole dur et se flagelle mentalement.

Qui manipule qui ? Qui détient la vérité ?

La tension psychologique est aussi serrée que le cul d’une nonne aux mains de pirates atteint de priapisme.

De plus, il y l’a aussi un réquisitoire contre l’imbécilité faite Homme, contre ces gens qui jugent les autres sur leurs origines, leur identité sexuelle, qui les rendent responsable de tous les maux du pays…

C’est brillant, bien torché, on commence à autopsier et on ne s’arrête qu’à la fin, lorsque le roman est en lambeaux et digéré après un bon rôt pour expulser toutes ces horribles pensées de certains personnages abjects.

Si le corps m’a intrigué et séduit dans ses débuts, il y a eu un relâchement des tissus sur la fin, une perte de tonicité, de tonus, de punch sur la dernière découpe. Comme si on découpait de la guimauve ! Mon seul bémol.

Verdict du détective Cannibal ? Le détective en moi avait compris une chose, je le soupçonnais fortement et l’auteur a confirmé mes déductions, mais ensuite, elle m’a coupé l’herbe sous le pied avec le véritable récit de ce qu’il s’était passé et là, je ne peux dire que « au temps pour moi » parce que mon doigt est quand même allé un peu se foutre dans mon œil, mais pas jusqu’au coude, heureusement !

Tiens, ça me fait penser aussi qu’il faudrait diligenter une enquête dans ces écoles hautes et prestigieuses, ces boites qui forment nos dirigeants (enfin,  les vôtres, messieurs dames les français), ces boites élitistes où l’on ne vous forme peut-être pas à être le meilleur mais  à écraser mieux tout les autres.

Cet établissement est censé tirer le meilleur de ses élèves, il en distille le pire.

Y’a pas à dire, madame Desjours est montée sur un ring et elle boxe beaucoup de choses dans son roman : des gens, mais aussi des institutions, des pensées uniques, des politiciens qui font leur beurre sur la misère des gens et la montée du chômage et qui promette qu’avec eux, ça va changer.

Si les 3 premières parties étaient diaboliquement mises en scène et en page, j’ai moins apprécié la dernière, la trouvant un peu trop mielleuse à mon goût.

De plus, à ce moment là, j’avais des envies de meurtres sur Maya que je trouvais un peu trop gnangnante (plus que d’habitude) et ses pensées amoureuses me pompaient un peu l’air.

Dommage parce que jusqu’à ce moment là, l’affaire était une réussite.

Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.

Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

Étoile 3,5

Veuillez trouver ci-joint le rapport de mes autres collègues :

Jack the Reader 4

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Allez les petits loulous, par ici, installez vous, faites attention à vos mirettes, et à La prunelle de vos yeux :

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Le WRC est de retour et vous en met plein la vue !

La journaliste elfique, Stelphique est dans la place et vous offre le temps d’une interview, son éclairage lumineux sur le dernier livre de Ingrid Desjours.

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La violence dans tous ses états…ou comment ressentir même le plus léger craquement…

Par définition, les fées sont des êtres libres. En tant que représentante elfique sur la Terre, j’ai du mal à saisir cette soumission contre la volonté, cette obéissance sans réflexion face à l’oppression…

Dans ces pages, nous rencontrons donc toutes formes de dominance et les tragédies qui accompagnent forcement ce genre de pratiques extrêmes.

Que ce soit le bizutage dans les écoles d’élites avec un effet tornade de meute, la violence conjugale avec ses uppercuts bien sentis ou la pression psychologique d’un membre de la famille qui s’insinue aussi pernicieusement dans le développement constructeur d’un enfant, l’auteure arrive à nous expliquer ce qui rend ses phénomènes possibles, la lente mais indéniable inclination de l’oppressé face à l’oppresseur, qui peut être n’importe qui, finalement, dans ce jeu du plus fort…

Et si cette démonstration en exemple concret ne vous suffit pas, Ingrid Desjours vous en rajoutera une couche avec en début de chapitres, les recherches scientifiques sur la théorie de la résignation acquise….

L’auteure nous offre une histoire prenante et déchirante avec ce fond de violence sanglante, qui nous prend aux tripes, nous en fait voir de tous les dégradés de rouge, et nous émeut aussi dans sa façon de se placer du coté des victimes…

Un même drame va unir par la force des choses des êtres complètement différends, avec chacun une vengeance à assouvir et cet engrenage d’ondes négatives en font un livre plein de tensions qu’on ne peut lâcher…

La construction du livre et cette course à la vérité est hautement addictive….

« N’oublies pas, fils, l’homme est un loup pour l’homme. Tu dois supplanter la meute. »

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La cécité de conversion…ou comment regarder avec le cœur…

« Je souffre de ce que l’on appelle une cécité de conversion. Mes yeux vont bien, tout est physiologiquement normal, sauf que mon cerveau a décrété que j’étais aveugle alors je le suis. »

Voilà bien une affliction bien gênante, mais avec cette cécité on comprend que la violence est à double vitesse, autant elle peut être physique, que psychologique…Le mal qui touche le héros est un gros handicap, mais du coup la lecture devient plus sensorielle, plus recentrée sur l’émotion et , c’est bien le point fort de ce roman.

Nous autres elfes, savons regarder avec le cœur, donc, voir une auteure s’inspirer de cette vision intérieure est pour nous une révélation, et étant donné que c’est notre première lecture de cette auteure, on peut dire qu’elle rentre direct dans notre collimateur du Women’s Reading Club, autant que dans le cercle très fermé des lecteurs féériques….

Vous pouvez donc vous lancer aveuglement, (autant que possible), et avec confiance vers cette lecture énergique. Ingrid Desjours prend soin de la prunelles de vos yeux, en la faisant tressaillir dans les recoins sombres de ses pages….

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Ingrid Desjours, votre talent n’est plus à prouver. Un talent que la Cour ne pourra réfuter, un talent pluricéphale qui fait de vous une auteure dangereuse à tous points de vue. Un talent enfin, qui réunit de nombreux lecteurs. Ceux-là même qui se pressent devant ce tribunal, attendant un verdict qu’ils espèrent clément et retenant leur souffle pendant ce réquisitoire auquel je sais qu’ils n’adhéreront pas.

Puisqu’il n’est de pire juge que soi-même, je mets en garde mon auditoire quant au manque d’objectivité qui pourrait m’envahir mais il est de mon devoir, en tant qu’avocate générale, de pointer du doigt les quelques imperfections qui nous réunissent aujourd’hui. Pour autant, je n’en oublierai pas les preuves à décharge qui vous démontreront ma totale intégrité.

Que jugeons-nous aujourd’hui ? Un roman ou bien l’état d’une société qu’il dépeint ? Qui avons-nous sur le banc des accusés ? Une auteure ou son œuvre ? Je répondrais que nous jugeons un tout car il n’est de roman sans écrivain et sans tableau pour faire évoluer des personnages.

Lors de ce procès, nous avons pu entendre le témoignage du médecin légiste qui a effectué l’autopsie et je reviendrai peu sur les preuves de qualité qu’elle a su présenter devant ce tribunal. Certes, Ingrid Desjours a utilisé un tableau social que tous nous connaissons, la montée de certains partis que je qualifierais d’ »extrême honte » vous parle autant qu’à moi et c’est avec crédibilité que l’auteure en tire partie.

Il est a noter que sa formation de psychologue transparaît dans ce roman et que les déviances et les intolérances de certains personnages sont expliqués, voire étudiés, à travers leurs enfances et leurs éducations.

Pour paraphraser l’écrivain belge Joseph Messinger : « Toute notre éducation est fondée sur le chantage affectif et la double contrainte, la carotte et le bâton, et l’apprentissage sans intelligence des préjugés les plus stupides ». Nous ne sommes pas ici pour disserter sur les terribles conséquences de graves manquements éducatifs mais ce tribunal appréciera ma reconnaissance de la légitimité de l’auteure et son expérience en la matière.

Voyez comme je m’adresse à cette Cour en mettant l’accent sur les qualités d’un roman qu’aujourd’hui je ne défends pas ou si peu. Voyez comme j’ai apprécié cette construction insolite et assez remarquable…

Je me fais procureure devant une presse qui est unanime et pourtant je n’ai su voir en ce roman autre chose qu’un divertissement éphémère. Si bien que je n’ai su me déparer de cette impression d’excès de romantisme qui a entaché mon jugement.

Les quelques incohérences que j’ai pu noter auraient pu être oubliées si pour ma part, j’avais pu ressentir une quelconque sympathie pour les protagonistes de cette affaire, or ils furent les artisans de leur propre perte et en dépit du travail acharné de l’auteure pour faire perdre les repères à son lecteur, je n’ai pas su en saisir la substance et je n’ai su lesquels d’entre eux aimer.

Ingrid Desjours, votre récit est pavé de bonnes intentions et j’en ai apprécié le fond. Vous dénoncez certains travers de notre chère patrie et vous y mettez votre cœur et votre sueur. Vous avez gagné mon respect et mon admiration là où d’autres se seraient heurtés à un rempart. Mais je n’ai d’autre choix que celui d’exercer le rôle qui m’est dévolu, à tel point qu’il me faut parfois faire acte de sévérité.

J’en appelle à la partialité de cette Cour mais je ne voudrais influencer son verdict. Eu égard à ce qui précède, c’est l’avocate mais c’est aussi la lectrice qui vous le dit : Lisez ce roman, votre jugement n’en sera que plus légitime.

Le mien, ma foi, n’a que la valeur que vous voudrez bien lui donner .

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