Je m’appelle requiem et je t’… : Stanislas Petrosky

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Titre : Je m’appelle requiem et je t’…

Auteur : Stanislas Petrosky
Édition : Lajouanie (08/07/2016)

Résumé :
Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons.

Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche. Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas.

Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas.

lucife10Critique :
Le commissaire San-Antonio a un fils ! Et je parle pas du rejeton qui écrit ses aventures à la place de son père, non, je parle d’un vrai fils !

« Trash Cancan » ne le sait pas encore, mais ce fils, San-Antonio l’a eu avec Don Camillo, Audiard, le Père Gilbert et Sœur Marie-Thérèse des Batignolles ! Partouze totale.

Tout ces gènes – que dis-je ? la crème de ces gènes – ont été enfournés dans la matrice de Stanislas Petrosky pour donner naissance à Esteban Lehydeux, dit Requiem, prêtre de son état.

Non, je n’ai rien fumé la moquette, je sais toujours comment on fait des enfants et comment on peut ne pas en avoir. Ici, je parle d’une naissance littéraire, bien entendu, pas une véritable. L’enfant aurait eu une vie de dingue avec ses 4 pères et cette mère !

Ami(e) lecteur(trice), toi qui prend la peine de lire cette bafouille, toi qui perd du temps de vie à lire mes conneries, va plutôt te procurer le dernier roman de Petrosky, il est bien plus drôle que moi, plus doué, et plus politiquement incorrect que moi.

Si tu es dans une période de blues profond et que tu n’es pas une grenouille (ou un crapaud) de bénitier, ce roman déjanté (dont l’auteur a trempé sa plume dans le même encrier que San-Antonio et à été biberonné aux Tontons Flingueurs) est fait pour toi !

Certes, le personnage principal – un prêtre !! – est non conventionnel, a la bite en chaleur, la fourre dans quelques chattes (parfois dans des culs) boit du Jack’s à la communion, des bières aux repas (des bières belges !), fait quelques exorcismes de temps en temps, roule en Mustang,  manie l’argot et a un langage de charretier, mais, ma foi, il me plait bien ce cureton !

Bordel de Dieu, il en faudrait plus des comme ça parce que lui, quand il fourre son crucifix dans une foufoune (ou dans l’entré des artistes de la dame), elle a plus de 18 ans d’âge et est consentante, nom de Dieu. Et puisqu’il te le raconte si bien, on ne peut que lui donner son pardon. Pas vrai, Dieu ?? Oups, il est en colère sur son curé non conventionnel, Dieu.

On ne causera pas trop de péché de chair, parce que, comment dire ? C’est un véritable sujet de fâcherie avec le Patron. Si tu veux, pour lui coquette devrait juste servir à pisser,point barre.

Une enquête assez hard, dégueu, où les estomacs devront s’accrocher, des cascades sans filets, des extrêmes onctions adressés en paquet économique à des salopards de raclure de bidets, de la baise, de l’alcool, des gros mots, de la baise, quelques énervements et voilà notre prêtre agissant en Sherlock déguisé en Bruce Willis.

Je me suis fendue la poire durant toute ma lecture, avec les réflexions de Esteban – Requiem – adressées à son lecteur ou à ses ouailles.

Purée, l’auteur avait vraiment bouffé du San-Antonio, mais pas de trop, puisqu’il y a quand même de la profondeur dans son roman et je ne parle pas que de celle durant les scènes de sexe débridé.

Par contre, deux fautes, Stanislas (tu me permets ?) : dans ton roman, ton personnage ne s’adresse qu’à un potentiel lecteur mâle… Comment oses-tu mettre ainsi de côté la moitié de la planète Terre en oubliant une potentielle lectrice ?? Là, tu mériterais que je prenne un cierge pascal pour te le foutre, avec de l’élan, dans… ta tête ! What did you expect ?

Deuxième faute dans la crucifixion, très cher : on ne plantait pas les clous dans les paumes des mains, mais dans le poignet, entre le cubitus et le radius (mais je te pardonne, parce que même si tu as visité 1.000 églises, tu les as tous vu plantés dans la paumes des mains – fatale erreur dans les églises, mais tu me diras que s’il n’y avait que ça…).

Vous savez quoi, chers lecteurs et chères lectrices ? Ce roman, je ne vais pas le ranger dans ma biblio, non, je vais le garder à portée de main et au moindre coup de blues, je me lirai un chapitre des aventures de Requiem et je serai repartie sur le bon chemin, celui du rire et de la bonne humeur.

On peut postuler pour devenir la bonne du curé ?? Parce qu’avec un prêtre comme Esteban, moi, je retourne à messe !

Bon je cause, je cause ,je te fais part de mes états d’âme mais tu as acheté un bouquin policier, tu veux de l’intrigue, de l’aventure, du punch, du suspens, du sexe, toi ce que tu veux c’est un putain de « Page-Turner ».

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

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