Les infâmes : Jax Miller [LC – Impressions de lecture 2/2]

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 168) : Y a-t-il quelqu’un à sauver dans ces pages ??
Putain, ça commence fort ! Comment aimer un personnage telle que Freedom Oliver qui te balance d’entrée de jeu qu’elle a tué sa fille ? Des pages sombres, des personnages peu fréquentables, de l’alcool, de la misère,… Et tu es pris dans l’engrenage et tu lis, tu peux pas t’en empêcher.

Impressions de Stelphique (page 1 à 168) : Mais où suis-je tombée ?
Au Kentucky, tout est permis ! Enfin, il y a des lois bien sûr… Mais apparemment, pas pour ces personnages destroys du cerveau… Et toi, tu lis, tu t’éclates de voir un bordel monstre, et tu rigoles de tant d’impertinence…

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 169 à 336) : Mais qui a éteint la lumière ?

Les pages sont toujours aussi sombres qu’au départ, pas de lumière, pas d’espoir, noir c’est noir, black is black… Tu as les tripes serrées, nouées, la gorge sèche et bizarrement, à la fin, tu as la gorge nouée et les yeux un peu humides. Ouf, un peu de lumière dans ce noir sordide, un peu d’espoir dans cette vie de merde. C’était sombre mais beau.

Impressions de Stelphique (page 169 à 336) : Quand l’Oregon rime avec absence de raison…
J’adore l’effet survolté, et les chemins empruntés par ce road-trip… On ne sait plus qui tient vraiment les rênes de la folie ou de la normalité, et c’est bien à ça que servent les écrivains, à nous ouvrir les fenêtres des foyers pour que l’on observe ce qui se cache vraiment derrière les façades…. Ça te fait peur, des fois…

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Les infâmes : Jax Miller [LC avec Stelphique – Intro]

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— Que va-t-on lire ce mois-ci, Stelphique ?

— Figure-toi que j’avais pensé à lire « Les Infâmes », cela fait assez longtemps qu’il traine sur nos étagères, non ?

— Les Infâmes ? Un livre qui parle de personnages politiques tels Mickey Trump, Georges Doubleiou, Vlad Pout-In, Vachar Alassad, Nabot de Jardin, Flamby Pays-Bas, et j’en oublie des tas ? Ou de société horrible telle Monsanto ? Oh, j’y suis, des grands criminels ?? Le Moustachu moche et boche ou l’autre moustachu moche et russe, Napo Léon…

— Stop, Belette, arrête, tu n’auras pas assez de ta page de blog pour tous les citer… Non, non, ce livre ne parle pas de politique mais d’une mère qui, dès la première phrase du roman, te balance dans la gueule (pardon pour le vilain mot que je place dans la bouche de ma Binômette Stelphique) : « Je m’appelle Freedom Oliver et j’ai tué ma fille ».

— Waw, rien que ça ! Putain (là c’est moi qui le dit vraiment), ça va être coton pour nous faire apprécier ce personnage !!

— Yvan a dit que « Parfois, dans la flopée de romans noirs publiés, surgit une lumière ». Attends si il le dit !

— Oui, mais il ajoute « Une lumière noire qui fait ressortir en fluorescence l’âme même des personnages. Une lumière comme un réactif qui révèle les défauts du monde (et sa beauté cachée, parfois) ». Bordel de cul (oups), comment va-t-on arriver à dire mieux que lui ???

— Difficile, mais on va essayer… Déjà, au lieu de causer, faudrait peut-être commencer à le lire !

— Lire qui ? Yvan ? Mais je le lis déjà !

— Mais non bête fille (je sais, Stelphique ne dirait jamais ça), lire le roman « Les Infâmes » !!

— Attends, je devrais pas, mais j’ai envie de lire certaines des critiques de mes potes Babeliottes ! Tiens, Eric75, un fan de Sherlock Holmes aussi, en dit « une histoire pleine de niaque et de fureur avec une grande maîtrise des parcours parallèles qui s’entrecroisent, et entraîne son lecteur dans un road trip échevelé, entre Oregon et Kentucky ». Mais il parle aussi de personnages stéréotypés et de situations prévisibles !

— Certes, mais Eric75 ajoute qu’il ne faut pas bouder son plaisir !!! Non, ne lis pas celle de Lehane-Fan, tu vas encore te bidonner comme une malade… Trop tard, ma binômette est en train de se marrer comme une dingue… Puisque c’est comme ça, moi je commence à lire le livre et à vous revoir pour les impressions de lecture et notre chronique ! Bon, Belette, tu ramènes tes fesses oui ou merde ??? (Pardon à Stelphique, je place dans sa bouche de fée des mots qu’elle ne dirait jamais, mais puisque je suis à l’écriture, tout m’est permis – Mhouhahahhaha).

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La Montagne rouge : Olivier Truc [Enquêteurs Klemet et Nina 3]

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Titre : La Montagne rouge

Auteur : Olivier Truc
Édition : Métailié Noir (2016)

Résumé :
Une pluie continue épuise les hommes et les bêtes.

Alors que les éleveurs du clan Balva procèdent à l’abattage annuel des rennes, des ossements humains sont retrouvés dans l’enclos, au pied de la Montagne rouge.

Or, le clan est opposé à un groupement de forestiers et de fermiers dans un procès exceptionnel à la Cour suprême de Stockholm. L’enjeu – le droit à la terre – est déterminant pour tous les éleveurs de rennes du pays : qui était là le premier ?

ob_90356d_olivier-truc-la-montagne-rouge-carteCritique :
Durant l’abatage de leurs rennes, les éleveurs sont tombés sur un squelette… Ben elle est où, sa tête ??

Le cavalier sans tête aurait-il quitté Sleepy Hollow pour le pays Sapmi ou bien serait-ce l’œuvre d’un règlement de compte à O.K Corral ?

Pour une fois, Klemet et Nina, les agents de la patrouille P9, ont affaire à un corps qui reposerait là depuis plus de 300 ans. Pas vraiment une affaire où on va se casser le cul et les méninges, a priori.

Et bien, détrompez-vous ! Ce squelette sans tête pourrait peut-être résoudre bien des problèmes de territoire, ce perpétuel conflit entre les Suédois et les Sami : qui était là le premier ??

Et quand on sait que l’État Suédois a tout faire pour spolier les Sami de leur territoire, leur faisant signer des papiers qu’ils étaient incapables de lire, qu’on les a traité comme des sous-hommes, des sous-merde, on se dit que l’État est un sacré fils de… sa mère, mais qu’accuser l’État revient à n’accuser personne en chair et en os.

Si ce tome prend plus de temps à se mettre en place, est lent de par son enquête qui ne sait pas trop dans quel sens elle doit aller, il est profond de par les thèmes qu’il exploite et grâce à sa brochette de personnages bien travaillés et dont certains sont plus attachants que d’autres.

Entre ces éleveurs de rennes, Sami, qui veulent que leurs bêtes puissent paître le lichen partout, entre ces forestiers qui eux veulent couper le bois et se foutent des bestioles des autres, entre les policiers qui ne savent plus à quel saint se vouer, entre ces archéologues et universitaires dont certains sont d’un racisme crasse, avec ce procureur un peu zinzin et ces vieilles dames qui arpentent la ville avec leurs pointes d’acier, on a une belle palette de personnages tourmentés, tracassés, jovials, au passé mystérieux.

Même nos policiers sont affectés par ce climat délétère, surtout Nango Klemet qui est tiraillé entre ses origines Sami, considéré comme un collabo chez les siens et comme un sous-homme chez les Suédois ou les Norvégiens car d’origine Sami.

Quand à Nina, ses soucis avec son père qui perd la boule font d’elle une personne aigre et souvent agressive envers Klemet. Ils sont torturés, nos policiers.

De plus, durant l’enquête et les tiraillements de nos deux enquêteurs préférés, nous aurons droit aux pages sombres de la Suède, des pages très sombres, même. À se demander si ce pays que nous admirons n’est pas qu’une belle façade cachant des horreurs… On a planqué la merde dans un joli bas de soie.

Au lieu de nous livrer un truc indigeste, l’auteur a choisi de nous expliquer tout cela aux travers de différents portraits, distillant les infos à son aise, faisant monter le suspense, les questions, le mystère, l’horreur. Tout le monde n’étant pas toujours ce qu’il veut nous faire croire, ici.

Dans ces pages, il y a des relents de racisme, de nazisme, d’eugénisme, du rejet de l’autre que l’on considère comme un frein à l’expansion du pays, de l’autre dont on a tout volé, tout pris, tout spolié et que l’on se permet encore de conspuer.

Ça se lit avec un arrière goût métallique dans la gorge car on sait que ceci n’est pas de la fiction, hélas.

Ceci n’est pas qu’un roman policier, loin de là ! Comme ces deux romans précédant, Olivier Truc va plus loin qu’un Whodunit, plus loin qu’un thriller, plus loin qu’un polar : il entre dans le roman noir, explore le contexte social, l’Histoire d’un pays et nous en sort ses plus belles horreurs, celles qui furent commises avec le sentiment du devoir accompli et d’avoir agit pour le bien de tous.

Un excellent roman noir qui ne vous laissera pas indifférent(e), sauf si vous êtes comme certains personnages abominables qui fraient dans ces pages…

Ne laissez pas passer ce roman où le travail de recherche est phénoménal et où un auteur donne la voix à ceux qui n’en ont pas, ou si peu.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et le Challenge Nordique Édition Scandinavie Saison 2 (2017) chez Chroniques Littéraires.

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Fables – Tome 21 – Camelot : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 21 – Camelot

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Steve Leialoha

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après le tragique affrontement qui opposa Bigby au Prince Brandish, premier mari de Blanche Neige, et causa la perte du puissant loup de Fableville, Rose Rouge décide d’endosser la cape de Paladin pour rallier les membres les plus robustes de la ville autour d’une nouvelle Table Ronde.

Ces chevaliers modernes sont désormais prêts à embrasser la quête qui, ils l’espèrent, rassemblera les morceaux brisés de leur communauté et leur redonnera foi en un avenir meilleur.

fables-21-3Critique :
♫ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À toujours tourner d’vant son bois ♪ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À avoir toujours sa rancune dans la gorge ♪

Geppetto est un sournois et je me doutais bien qu’il avait encore des sales idées derrière  la tête… Nous verrons dans les derniers épisodes si ce qu’il magouille va servir à quelque chose ou sera tué dans l’œuf.

Ce tome est bourré d’émotions suite aux événements tragiques qui ont eu lieu dans le tome précédent et l’auteur n’a pas eu peur de mes menaces de mort… Hélas.

Émotions qui auront lieu surtout durant l’Interlude, dans un décor fait de forêts et ensuite de tons blancs, sans décors, avec deux personnages centraux en avant-plan. Les dialogues seront rempli de tendresse, de tristesse, de questionnements…

Mais avant d’arriver à la séquence émotions, nous aurons quelques chapitres un peu plus joyeux (est-ce possible d’être encore joyeuse après le tome où… ??) avec les tribulations dans les couloirs du château de la petite Junebug, la fille de Rodney et June, anciens bonhommes de bois devenus humains.

C’est un récit qui mettra cette gamine en première ligne face à des créatures gigantesques, comme celle du roman de James Herbert… C’est amusant, mais la question que je me pose est « Pourquoi consacrer toutes ces pages à ce personnage somme toute secondaire » ?

Sa rencontre avec les rats géants donnera-t-elle naissance à un autre arc narratif ou était-ce juste pour nous distraire ? Jusqu’à présent, l’auteur avait toujours des idées bien précises qu’il développait ultérieurement, alors qu’on était souvent parti de choses banales. À voir.

Encore beaucoup d’émotions et de tension entre Blanche et Rose Rouge, depuis qu’elle a choisi de restaurer la Table Ronde de Camelot et de se baser sur le fait de donner une seconde chance à certains… Et là, Blanche ne sera pas d’accord sur tout… ça va pas être triste au prochain repas de famille entre elles deux… Zut, il n’y aura plus de repas entre elles deux !

Bill Willingham, l’auteur, continue de faire avancer son intrigue principale en reliant de nombreux fils narratifs laissés à l’abandon depuis un certain temps. Contente de voir évoluer ces intrigues et de voir que ce n’était pas juste pour meubler des dernières pages que l’auteur les avait commencées.

La construction de Camelot est amusante, on retrouve des anciens personnages qui avaient fauté, on a une réunion entre Rose Rouge et les oiseaux messagers sur une table ronde de camping, on a des chevaliers qui se font dégommer par des pouilleux, un ancien prince qui creuse des fondations pour le nouveau château, des envies de couler des personnages sous du béton et une Geste arthurienne différente de l’originale en ce ses que les rôles sont intervertis !

Le dernier épisode mettra en scène d’autres personnages, sous la plume de Steve Leialoha dont je n’ai pas aimé les dessins un peu mal fichus, sans aucune grâce, épais et vraiment pas plaisant à regarder. Heureusement que le scénario n’était pas aussi bancal que les dessins.

Une fois de plus, encore un excellent tome qui nous pousse tout doucement vers la fin et je me demande bien de quoi elle sera faite… Mon coeur saigne déjà à l’idée de terminer cette super série…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 20 – Blanche Neige : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 20 – Blanche Neige

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Shawn McManus

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après la chute de Mister Dark, les Fables prirent possession du château de ce dernier, laissant présager le retour au calme tant espéré. Mais ce qui aurait pu être le début d’un agréable conte de fée pour Blanche Neige et sa famille se transforme rapidement en cauchemar lorsque deux de ses louveteaux sont kidnappés.

Pour ajouter à cette pénible épreuve, un secret longtemps dissimulé refait surface et pourrait bien sonner le glas de son mariage avec Bigby.

fables-tome-20-planche-1Critique :
Nous avions laissé notre ami Bufkin en très mauvaise posture et il me tardait de savoir ce que l’auteur avait fait de mon petit singe bleu.

Là, on s’éloigne complétement de Fableville puisque nous aurons droit à un résumé de toutes les aventures de Bufkin, au pays d’Oz et ailleurs.

Si le dictateur qui tenait le pays d’Oz sous sa coupe était d’un ridicule, ses effets sur le peuple étaient plus que néfastes et le taux de mortalité avait fait un grand bon sous son règne.

C’est léger sans l’être, amusant tout en étant sérieux si on analyse le fond et la seule chose qui m’ait dérangée, ce sont les illustrations de Shawn McManus. Je n’ai pas aimé son interprétation de Bufkin qui perdait, sous sa plume, ses traits les plus importants de sa silhouette.

Maintenant que nous sommes rassurés et fixés sur la vie de notre Bufkin, passons aux choses sérieuses et revenons à Fableville où Blanche et Bigby sont toujours à la recherche de leurs deux enfants disparus…

Pendant que Bigby sillonne les différents monde dans une voiture magique avec Fétide, tentant de repérer l’odeur de ses enfants, notre Blanche Neige est reste à Fableville… La Belle et la Bête sont toujours à Haeven en train de régler le problème entre la Fée Bleue et l’Adversaire, dont elle veut la mort (et on ne peut que l’approuver).

Tout aurait pu aller comme sur des roulettes mais non…

Le putain d’ex promis de Blanche Neige est de retour, celui que nous avions découvert dans l’album « Rose Rouge », celui qui voulait épouser Blanche mais dont son père, roi, ne voulait pas. Tu penses bien, un Prince qui voulait épouser une souillon qui vivait au fond des bois !

Prince Brandish !! Le genre de mec qu’on aurait envie de tuer sois-même s’il n’était pas protégé par des sorts puissants. Dans le genre gentleman, on a déjà vu mieux. Mais dans le genre macho phallocrate « je garde ma femme enfermée, elle me fera des enfants », j’ai rarement vu pire.

Prince Charmant et Jack étaient déjà de sacrés numéros qu’on avait envie de passer à la moulinette… Charmant m’a prouvé qu’il était un homme plus que brave sur le champ de bataille, Jack m’a juste prouvé qu’il était un enfant gâté à baffer, mais Brandish, lui, il dépasse tout ! Sa mauvaise foi, son manque de discernement, de mea culpa, d’ouverture d’esprit peuvent aller rivaliser avec ceux de l’ancien Adversaire.

Allez Bigby, vient lui raboter le nez à ce phallocrate qui veut tuer vos louveteaux et purifier Blanche de s’être faite couvrir par un Loup… Vas-y, BOUFFE-LE !!

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Et là, là, je hurle à la lune toute ma hargne envers l’auteur !! Non, il n’a quand même pas osé faire ÇA ??? C’est une blague ?? Un poisson d’Avril ?? Mais je vais aller le tuer, moi, ce scénariste qui a osé faire ne chose pareille ! Lui faire écouter du Fabian/Dion plein pot, moi ! Et lui enfoncer des tas de trucs dans tous ses orifices pour le punir d’avoir osé…

Un album qui laisse présager que le final ne se fera pas tranquillement dans des charentaises, tout en sirotant des mojitos… Mais avec une boite de kleenex !

Vite le suivant pour voir si le scénariste a eu peur de mes menaces !

Mon cœur survivra-t-il à la fin de cette série ???

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Un homme à terre : Roger Smith

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Titre : Un homme à terre

Auteur : Roger Smith
Édition : Calmann-Lévy (2016)

Résumé :
Cela fait dix ans que l’homme d’affaires John Turner et son épouse Tanya ont quitté Johannesburg pour s’installer près de Tucson en Arizona. Ils ont une fille de neuf ans et le couple prospère grâce à un brevet d’aspirateur de piscine.

Le tableau paraît idyllique, mais ne l’est absolument pas : John, qui est tombé amoureux de son assistante, veut divorcer. Tanya, qui déteste et son mari et sa nouvelle vie américaine, refuse catégoriquement et menace de le faire chanter.

canon-revolver-156781Critique :
Un homme à terre, ce pourrait être moins grave qu’un homme à la mer, non ?

Et bien après avoir lu ce roman, je peux vous dire que John Turner a beau avoir été sur le plancher des vaches, sa vie a pris l’eau de toute part et qu’il a eu l’impression de se noyer dans sa merde, dans son passé, dans ses péchés et je pense qu’il aurait mieux aimer sombrer dans l’océan plutôt que lors de cette horrible soirée mémorable.

D’ailleurs, notre John Turner, en a vécu d’autres, de putain d’horribles journées ! Mais ici, je pense qu’il vient de décrocher le pompon ou que la Madame La Poisse l’aimait vraiment bien car si ce n’était pas la première fois qu’elle lui collait aux basques, mais là, elle lui a offert l’apothéose.

Ceci est un roman violent, à ne pas mettre entre toutes les mains, ni sous tous les yeux. Moi même j’ai trouvé que, à un moment donné, on sombrait dans la surenchère de violence, qu’elle n’était absolument pas justifiée et j’ai déconnecté lors d’un chapitre particulièrement gore.

Roger Smith ne tourne pas autour du pot quand il vous livre un récit, ce n’est pas son style, il donne même l’air d’être de mauvais poil envers ses personnages, tant il va nous en brosser un portrait peu flatteur. Et pourtant, John a beau être une belle enflure, on l’apprécie quand même et on se dit que non, il n’avait quand même pas mérité pareil traitement !

Quoique… Au fil des pages, on se demande s’il n’a pas mérité ce qui vient de lui tomber sur le râble. J’avoue que je n’ai toujours pas tranché si oui ou non il le méritait vraiment…

Deux histoires se croisent et s’entrecroisent, en alternance dans les chapitres : une qui s’est déroulée en Afrique du Sud, il y a 10 ans, quand John Turner était un alcoolique drogué, dealeur, une loque, une lavette et que sa future femme, Tanya, était une suceuse de queue (elle n’a pas changé) défoncée et maigrichonne.

Il s’est passé un truc horrible en Afrique du Sud, dans la ville de Jo’Burg (Johannesburg)… Si vous lisez ce roman, vous ne pourriez pas y échapper.. Faudra vous accrocher.

À vous de juger si John Turner est coupable ou la victime d’un flic corrompu et des ravages des différentes drogues mélangées à du Jack’s. Ou le contraire (le Jack’s mélangé à des drogues). Pour moi, il bénéficie de circonstances atténuantes. Bien que…

Mon jugement restera en balance indéfiniment car John Turner n’était certes pas tout blanc, mais pas tout noir non plus. Sa rédemption, il tentait de la faire du mieux qu’il pouvait. Et sa femme, ma foi, n’était pas une sainte non plus.

L’autre récit, c’est celui de maintenant, en Arizona, là où il vit avec Tanya et leur fille, Lucy. Sa vie et celle de sa femme vient de basculer dans l’horreur, dans l’indicible et au fur et à mesure du récit, nous serons nous aussi frappé par ce que nous apprendrons.

J’avoue avoir eu un peu de mal au départ, avec cette alternance de chapitres car elle est si bien réalisé que la fin d’un est le commencement de l’autre, une sorte de prolongement entre ce qui est arrivé au présent et ce qui est survenu au passé.

Franchement, c’est bien fichu, mais au départ, cela avait de quoi me perturber avant que la pièce ne tombe dans mon cerveau.

Au final ? Uppercut dans ta gueule, dans le plexus, K.O debout. Pas de temps mort, pas de Bisounours, pas de répit, pas de pitié.

Oui, Roger Smith est sans concession aucune pour ses personnages : ce ne sont pas des héros, John Turner encore moins et Tanya, son épouse, on aurait bien envie de la flinguer tant c’est une chieuse de première et une mère horrible envers sa fille, Lucy.

– Ramène tes fesses à l’intérieur, espèce de petite garce ! cria Tanya, sa mère.
Turner la vit empoigner Lucy par les épaules, la propulser dans la maison, refermer d’un coup sec la baie vitrée en réprimandant l’enfant, index braqué sur elle comme un pistolet tandis que la fillette gardait les yeux rivés sur la petite voiture qui avait démarré dans un râle et s’éloignait.

Un roman violent, un roman qui nous parle aussi de l’apartheid, de l’Afrique du Sud que vous ne verrez jamais dans le « Guide Du Routard », une écriture réalisée avec des flingues, trempés dans du sang et du gore, là où j’ai moins adhéré.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Les Quatre de Baker Street – Tome 7 – L’Affaire Moran : Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & David Etien

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Titre :Les Quatre de Baker Street – Tome 7 – L’Affaire Moran

Scénariste : Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand
Dessinateur : David Etien

Édition : Vents d’Ouest (2016)

Résumé :
1894. Après trois ans de guerre secrète contre les anciens associés de Moriarty, il est temps pour Sherlock Holmes de sortir de l’ombre et de retrouver Baker Street…

Mais avant cela, il lui faut mettre échec et mat le dernier et le plus dangereux des lieutenants du défunt professeur : le Colonel Moran, tireur d’élite et tueur aux nerfs d’acier. La chasse est lancée mais qui est le chasseur et qui est le gibier ?

Pendant que Holmes avance ses pions, Moran lâche ses chiens : une meute d’assassins, menée par le sinistre Deadeye…

Avec ce tome 7, les auteurs concluent leur « trilogie » consacrée à l’affrontement entre Sherlock Holmes et le colonel Moran.

quatre_baker_t7_p02Critique :
L’affaire Moran correspond à la nouvelle « The Empty House » (La Maison Vide), dans laquelle Sherlock Holmes revient à la vie, trois ans après sa « mort », conformément aux Écritures.

Et on clôt cette trilogie consacrée à l’affrontement entre Holmes et le colonel Moran, qui avait débutée avec la mort du professeur Moriarty et la « disparition » de Holmes.

Si les albums précédents étaient éloignés des aventures canoniques du Grand Détective – les héros étant ces 3 gamins et leur chat Watson – celui-ci est plus proche des écrits canoniques, bien que réinterprété. Brillamment interprété, même, suivant la logique des précédents albums, ajoutant quelques clins d’œil au Canon holmésien.

En tout cas, l’essentiel – qui n’est pas dans Lactel – se trouve dans cet album : du suspense, de l’amitié, des salopards, les bas-fonds de Londres, des gamins débrouillards, un combat entre Holmes – qui jouera à la chèvre – et le tigre Moran, des pièges, des trahisons, du mystère, des enquêtes, des doutes, des  peurs…

L’action est au rendez-vous, nos gamins ont grandi, évolué, Charlie se pose des questions, Billy est heureux d’héberger le détective et Black Tom se retrouve au centre de tout ça, gardant le secret de Charlie et en ayant marre d’entendre Holmes tourner en rond.

Au fil des tomes, on a appris à mieux connaître la petite bande des Francs-Tireurs de Baker Street, on s’est attachée de suite à eux, on les a vu évoluer, prendre des risques, on a découvert des pans entier de la société victorienne grâce à eux, ce sont des amis, des vieilles connaissances et on craint toujours de les voir s’arrêter là.

Le dessin a évolué, il est plus fin et plus détaillé qu’au premier tome, quand aux couleurs, elles sont, selon les événements, sobres, lumineuses ou sombres.

Sherlock Holmes est bien présent, on prend plaisir à retrouver un Watson assez mordant et pas mouton, on a un Colonel Moran en vrai fils de pute qu’il est, plus un sinistre individu qui lui sert de chef pour sa petite bande d’assassins et un autre gamin des rues qui aimerait être Calife à la place du Calife et qu’on aurait tort de sous-estimer.

Bref, depuis le début, on a une série de qualité, des personnages attachants, des aventures palpitantes sans virer à Indiana Jones, de la société victorienne engluée dans ses vices et ses séparations de castes et des bas-fonds plus vrais que nature.

Tout reste logique dans leurs histoires et c’est Sherlock Holmes qui vient s’incruster dans ces aventures et non le contraire, puisque ce sont nos gamins (et le chat Watson) qui sont les héros de ces pages.

J’espère que cette saga n’est pas terminée et que d’autres aventures viendront pour nos trois gamins débrouillards (sans oublier le chat Watson !) qui viennent de passer un autre cap.

Un septième album réussi, une saga qui ne m’a jamais déçue, certains albums qui m’ont fait frémir, qui m’ont donné beaucoup d’émotions et des gamins que j’ai toujours pris plaisir à lire et à relire.

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

BILAN LECTURE - Veux la suite

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Fables – Tome 19 – Au pays des jouets : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 19 – Au pays des jouets

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Lorsque Thérèse, jeune louve de Blanche Neige et Bigby, reçoit pour cadeau de Noël un curieux bateau en plastique rouge, commence alors pour elle une aventure étonnante au coeur du Royaume de Toyland.

Trop occupée à former l’héritier du Vent du Nord, la meute ne se rend compte que bien tard de sa disparition…

fables-19-review-3Critique :
♫ Au pays, des jouets, comme dans tous les pays, on s’amuse pas, on pleure, on crie ♪ Il y a des méchants et des pas gentils ♫ (sur l’air de Candy, bien entendu).

Moi aussi j’aurais aimé me retrouver au pays des jouets, lorsque j’étais gosse, mais après ce que je viens de voir, j’ai plus envie du tout !

Pour ceux qui ont suivi la série, dans l’album « Rose Rouge » (Tome 16), Thérèse, la plus jolie des filles de Bigby et de Blanche, celle qui s’habillait comme une princesse, avait reçu un bateau comme cadeau au Père Noël.

J’avais pensé que c’était une erreur du vieux bonhomme en barbe blanche, et bien non ! Ce n’était pas une erreur mais une horreur et ce bateau va entrainer Thérèse dans une aventure qui fout les jetons et qui donnera des sueurs froides à toute sa famille.

Franchement, je me demande si Bill Willingham n’est pas un petit peu parent avec George R.R. Martin… Parce que lui non plus n’hésite pas à malmener ses personnages et à les faire mourir, la salaud.

Dans cet album, la prédiction qu’Ozma avait faite à Ambrose, un des louveteaux, va se réaliser, plongeant la famille Wolf dans la plus pure panique : Thérèse a disparu ! Puis ce sera au tour de Darien, l’aîné de la fratrie.

Vous le savez, j’adore Blanche et son Méchant Loup, Bigby, ainsi que leurs six – sept – louveteaux. Alors, en voir deux mis à l’honneur dans une aventure était un plaisir, mais là, j’ai souffert avec eux.

Thérèse aura une bonne leçon de vie, elle qui était toujours exigeante et précieuse, elle tombera bien bas avant de se relever tandis que son frère Darien, le fanfaron de la fratrie, celui qui est le chef, assumera vraiment son rôle de chef de meute.

Comme toujours, les personnages évoluent, les fanfarons font preuve de courage et de sacrifice, les petites filles gâtées apprennent une leçon, un tigre qui perdait ses rouages deviendra un élément important de l’histoire et un frère un peu gras deviendra la voix de la raison.

Un album magnifique avec une histoire bien triste.

Tous les dessins sont de Mark Buckingham (chouette), hormis ceux de la dernière partie, « En ce temps là » (épisode 122 – qui est de Gene Ha) et qui raconte une histoire du passé, une rencontre qui se passa dans le véritable monde des Fables, celle de la rencontre entre le Grand Méchant Loup et une femme à la peau verte qui lui révèlera un destin qui ne lui plaira pas du tout.

Encore un album qui m’a emporté ailleurs, m’a fait souffrir, frémir, et dont je sors avec les yeux qui piquent. Et je sens que je n’ai pas terminé avec les yeux rouges !

Vivement la suite et en espérant que mes préférés arrêtent de trépasser !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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L’étoile du désert – Tomes 1 et 2 : Desberg & Marini

Titre : L’étoile du désert – L’intégrale – Tomes 1 et 2

Scénariste : Stephen Desberg
Dessinateur : Enrico Marini

Édition : Dargaud (1996-2001) / Dargaud (2012)

Résumé :
Mathew Montgomery est un homme vieillissant. Il occupe un poste de haut fonctionnaire au ministère de la Défense. C’est un homme respectable qui vit de règles et de lois.

Il ne doute pas : c’est avec des hommes droits comme lui que les États-Unis se sont construits.

Il a une femme, une fille, une maîtresse…

Alors qu’il a l’impression d’être passé à côté de sa vie, sa femme et sa fille sont sauvagement assassinées. Mathew abandonne alors tout ce qui faisait son monde, pour se lancer sur les traces de leurs assassins..

letoile-du-desert-t-1-planche-21Critique :
1870, Washington. Sean Connery est un homme plus que respectable, adepte des règles et du fait que tout a une place, un ordre… Un gentleman qui occupe un poste important au ministère de la Défense.

J’ai dit « Sean Connery » ? Sorry, je voulais bien entendu dire : Matthew Montgomery !

Erreur due au fait que le personnage principal de ces albums a un air de ressemblance avec l’acteur Sean Connery… On dirait aussi un air de famille avec le Scorpion, vieillissant (normal, ce sont les mêmes auteurs).

Notre homme, habitué des salons, au confort, notre homme qui se dit que l’Amérique s’est bâtie grâce à des hommes tels que lui, respectueux des règles et de l’ordre, notre homme qui ne cause plus à sa fille, qui en a marre de sa femme, qui baise sa maîtresse en dehors des heures de travail, va voir son destin basculer, comme dans toute les bonnes histoires.

Il a la rage, il veut comprendre pourquoi on a tué sa femme et sa fille et pourquoi on leur a gravé une étoile à 8 branches sur les seins. Des désirs de vengeance sont tapis en lui, comme dans toutes les bonnes histoires.

Notre Sean Connery qui n’a rien d’un agent secret dans ce cas-ci va devoir se transformer en Sherlock Holmes avant l’heure et mener une enquête des plus poussées pour trouver les assassins de sa femme et de sa fille.

La vie est ironique : lui qui en avait marre de sa bonne femme et qui ne voulait plus voir sa fille, et bien, il a été servi !

Lui qui aimait et vivait dans le confort absolu, et bien, il va devoir voyager comme dans une diligence puante où tout le monde est serré comme des sardines dans sa boîte. Lui qui ne savait pas se battre, et bien, il va devoir apprendre !

Les dessins de Marini sont toujours aussi superbes, on reconnaît ceux de la série « Scorpion », les chevaux sont magnifiques, les couleurs aussi, dans des tons ocres ou gris, des images qu’on ne se lasse pas de regarder.

Si l’histoire est basique : la vie qui bascule et la vengeance, le reste l’est moins puisque notre Matthew Montgomery va connaître l’Ouest, le Vrai et se trouver non loin de la Frontière, là où l’ordre et la discipline ne règnent pas en maître.

Notre héros n’en est pas un, il ne connait rien de la vraie vie, celle qui est une chienne, celle qui fait de vous des tueurs, des bandits, des prostituées, des marginaux,…

Il n’a jamais mis les pieds dans des saloons enfumés et rempli de la lie de la société, il aimait les salons feutrés, il sera servi niveau saloons à éviter car sous la coupe du Méchant local qui n’a rien d’un pied-tendre. Un méchant réussi, avec juste les bonnes doses de sadisme qu’il fallait et des flash-back mystérieux sur sa jeunesse.

L’Amérique était en pleine évolution, il lui restait encore des coins dans loi et remplie de hors-la-loi, le changement était en marche et pour notre ami, le changement, il était pour maintenant !

Et il a brillamment réussi son changement car notre Matthew Montgomery a évolué, a changé sa manière de voir les choses, a été confronté à des choses peu reluisantes sur l’Homme et lui-même n’était guère reluisant.

Un excellent diptyque que je compte bien poursuivre avec le 3ème tome pour savoir ce qui va arriver à notre Matthew Montgomery-Sean Connery.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

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Résilience : Yannick Monget [LC avec Stelphique]

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Titre : Résilience

Auteur : Yannick Monget
Édition : De La Martinière (réédition 2016)

Résumé :
Lorsque le monde s’écroule tel un château de cartes technologique apparaît la véritable menace : avec l’effondrement de ses infrastructures, l’homme risque de perdre la maîtrise de la totalité de ses réacteurs nucléaires.

Résilience nous fait assister aux derniers jours de l’humanité, colosse aux pieds d’argile encore accroché à ses certitudes, ainsi qu’au combat mené par les survivants plusieurs années après l’effondrement de la civilisation.

51tfr0z3m4l-_sx258_bo1204203200_Critique de Belette (Stelphique ICI) :
Boum badaboum ! Grosse Katastrofe ! Kolossale Horreur ! Notre monde n’est plus… Il est mort, le Monde ! Du moins, le Monde tel que nous le connaissons. R.I.P. Regrets éternels. La Terre pourrait écrire, en lettre de sang « L’Humain m’a tuer ».

♫ Il est 5h, Paris… ne s’éveillera plus ♪ (Les autres villes non plus).

Paris déserté, Paris contaminé, Paris dépeuplé, Paris vidé… Mais Paris libéré !

Oui, libéré de tous ses habitants, touristes et êtres vivants ! On est tous mort.

Toute la Terre est contaminée, toute la Terre est décédée ! Toute ? Non, quelques groupes d’Humains résistent encore et toujours à l’envahisseur pandémique nommé Virus Noir et à la contamination de toute la Planète Bleue par les centrales nucléaires qui, livrées à elles-mêmes, ont surchauffé avant de nous faire des Tchernobyl-Fukushima puissance 1000.

Ce qui est horrible dans ce roman, c’est que lorsqu’on commence à le lire, bardaf, on n’existe déjà plus ! On est mort… Comme le disait si bien le grand philosophe Kenshiro « Tu es mort et tu ne le sais pas encore » (si jamais, pour les néophytes, je parle de Ken Le Survivant).

Le premier chapitre fait mal au bide, aux tripes, l’émotion est à son comble, les événements se déroulent pendant l’Effondrement et je vous jure que je n’aimerais pas vivre ça. C’est criant de vérité et ça te donnerait des cauchemars (heu, ça en donne).

Ensuite, on a une alternance entre les chapitres se déroulant 2 ans après l’Effondrement et ceux 90 jours avant… Les chapitres étant clairement identifiés par une police d’écriture du titre différente, ce qui rend les choses plus simples.

On aurait pu nommer ce roman : chronique d’une disparition annoncée… Chronique d’une éradication totale du Vivant annoncée… Toi qui entre ici, abandonne toute espérance envers le genre humain.

L’écriture de ce roman pré et post-apocalyptique n’est pas simpliste, ni simple, car le lecteur doit ingurgiter des données sur le nucléaire, les virus informatique, les pandémies, bref, tout un tas de truc pas vraiment agréable à vivre et qui font peur à lire.

Heureusement, les infos passent bien car elles ne sont pas données sur un ton docte ou sur celui d’un écolo mi-extrémiste, mi-baba cool. On ne prend pas le lecteur pour un crétin, se doutant que celui qui lira ces pages ne sera pas un fan des écrits de Barbara Cartland.

Une chose m’a étonnée, preuve que le roman était bien foutu : j’avais beau savoir que les personnages croisés dans la partie « Avant Effondrement » allaient tous mourir, cela ne m’a pas empêché de m’attacher à eux, de les apprécier, de suivre leur enquête, alors que je savais pertinemment bien que tout cela ne servirait à rien…

Si le roman « Black-Out, demain il sera trop tard » foutait la trouille de bout en bout, ici, on ne se planquera pas sous la table durant la lecture car la mort sera rapide pour l’Homme et tout autre êtres vivants.

Ici, la peur naitra de ce que nous allons apprendre sur nos centrales nucléaires et leur impossibilité à être démantelées, l’impossibilité de se défaire des déchets radioactifs, la longévité de certains, leur toxicité, ce qu’on a déjà bouffé, respiré et plus des tas d’autres choses que je n’oserais même pas vous raconter.

Ce qui est le plus terrifiant dans ce roman, c’est que tout est horriblement réaliste, tout est foutrement bien documenté, tout est perfidement analysé, tout y est parfaitement bien décrit, à tel point que j’avais peur de revenir dans le roman une fois que je l’avais fermé. Oserais-je continuer ? Yes, I can ! Oui, je l’ai fait.

Si le premier chapitre était sur des chapeaux de roues, bourré d’action et de suspense,  les suivants prendront le rythme d’une croisière qui ne s’amuse pas, vu les horreurs qu’on va lire et qui font froid dans le dos.

Celui qui voudrait du Jack Bauer (24h Chrono) sauvant la planète Terre devra passer son tour car les 200 premières pages sont assez lentes, avant que tout ne s’accélère progressivement, passant du round d’observation à quelques uppercuts bien sentis, alors qu’on avait déjà reçu des crochets dans le menton et dans le plexus à divers endroits du roman. Le tout se terminant par un K.O du lecteur, bien entendu.

Certes, au fil des pages se dessinait clairement un truc pas net, j’avais des soupçons horribles et ma plus grande peur était de les voir se réaliser. Mes aïeux, quel final ! Pire que ce que je pensais mais avec une lueur d’espoir…

Un tout grand roman post et pré apocalyptique !! Yvan avait raison en disant que c’était « un thriller d’anticipation d’utilité publique ». Hélas, pas sûr que les principaux concernés le lisent et surtout, qu’ils le mettent en application, eux qui nous vendent encore et toujours que le nucléaire est super sûr et que tout est sous contrôle…

L’orgueil incommensurable de l’Homme fait qu’il pense qu’il gère tout, qu’il contrôle tout, que tout est sous sa coupe… Mon cul, oui ! On ne gère rien, on ne contrôle rien et un jour, sans doute, ça nous pètera dans la gueule.

En tout cas, si j’arrive à retenir le quart de la moitié du dixième de ce que j’ai appris sur le nucléaire dans ce roman, j’aurai de quoi briller au prochain dîner de famille… Mais je pense qu’ils préféreront m’entendre parler de sexe que de nucléaire…

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

Étoile 4,5

Pourquoi je l’ai choisi (Par Stelphique) :
On ne nous en a dit que du bien, et puis avec ma binomette, on adore se faire peur ensemble avec les thrillers catastrophes…

Synopsis :
Le plus grand danger n’était pas notre puissance mais notre aveuglement… Lorsque le monde s’écroule tel un château de cartes technologique apparaît la véritable menace : avec l’effondrement de ses infrastructures, l’homme risque de perdre la maîtrise de la totalité de ses réacteurs nucléaires. Résilience nous fait assister aux derniers jours de l’humanité, colosse aux pieds d’argile encore accroché à ses certitudes, ainsi qu’au combat mené par les survivants plusieurs années après l’effondrement de la civilisation.

Ce récit terriblement efficace construit autour de plusieurs intrigues nous entraîne dans un enchaînement haletant et implacable à la confluence du thriller géopolitique, du roman d’aventures et de l’anticipation hyperréaliste. Entre jeux de lobbies, insoupçonnables dessous du nucléaire civil et pressions politiques, cette course contre la montre décrit avec une étonnante justesse un univers où l’irresponsabilité n’a d’égal que l’aveuglement de ceux qui manipulent l’atome en menaçant le destin de la planète tout entière.

Ce que j’ai ressenti :… Une impression mitigée….

« Mon ami, il te faudra comprendre que la bêtise est une composante de l’humanité: nous sommes ainsi faits. »

Aie… Je n’aime pas quand, ce n’est pas le temps et l’heure d’une rencontre, quand on passe à coté de quelque chose, que tout le monde plébiscite, mais que pour vous, le coche a été manqué…

Peut être que lire ce livre en pleine période de Noël, ne m’a pas été bénéfique, et m’a sans doute un peu plombé le moral étant donné l’impact des révélations, mais je reste persuadée du talent de cet écrivain (j’avais adoré Gaia), et surtout admirative de ses intentions et ses initiatives pour sensibiliser les gens à avoir plus conscience de l’urgence planétaire écologique !

« Résilience: aptitude d’une espèce, d’une population ou d’un écosystème à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi un traumatisme. »

Bien que j’ai trouvé très intéressant, voire instructif la plupart des informations, et connaitre les pires catastrophes radioactives qu’à subi la planète ses dernières années, ce thriller n’a pas été La révélation que je m’étais imaginée car :

  • Trop de personnages, et pas vraiment un sur lequel avoir une sorte de connexion. Il m’aurait fallu un tout petit plus d’émotion pour vraiment me lier à eux…
  • Trop lent, et c’est un pavé de plus de 600 pages, donc c’était difficile à suivre avec ses sauts dans le temps et pas vraiment d’info sur cet Effondrement.
  • Trop centré sur la politique, et moi ses jeux de pouvoirs, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé (Et Cannibal qui pensait que Stelphique ne buvait que du café !!)…Tous ses sigles des agences gouvernementales, moi je m’y perd vite, et l’espionnage, je décroche assez rapidement, car on ne sait plus qui dupe qui… (La Belette Cannibal Lecteur aime les romans politiques, elle, elle adore, même. Ce livre, c’était sa tasse de café, son verre de mojito !)

C’est souvent sur ces 3 points que je « bloque » en général dans mes lectures, donc Résilience ne pouvait pas être un coup de cœur …

Pour autant, même si la forme ne m’a pas vraiment convaincue, on peut dire que j’ai été bouleversée par le fond ! Je suis souvent restée estomaquée de tant de secrets enfouis, des pires actes aux conséquences irrémédiables dans le temps, des horreurs que l’on nous cache volontairement pour que les grandes puissances puissent faire leurs petits « arrangements » ignobles, de ses lieux vierges que l’on convoite pour détruire encore un peu plus cette Terre qui s’essouffle en énergie et matière première…

« L’action, la capacité de chacun d’être maitre de son destin, c’est à dire de choisir et de supporter les risques inhérents à ses choix, est le meilleur antidote qui soit à l’anxiété. « 

Ce livre, c’est un cri, un S.O.S, (♫ Tous les cris, les S.O.S ♪) l’ultime appel à l’humanité pour qu’il se décide enfin à faire bouger les choses…

Les annexes en fin de livre nous démontre que l’auteur a fait un travail de recherche titanesque pour donner corps à son roman, en faire une référence sur les dangers du nucléaire, mais reste tout de même une fiction…

Un puissant roman d’anticipation, mais la réalité ne va -t-elle pas nous montrer pire que cet état de non-retour que l’on entrevoit dans ses pages… Seul l’avenir nous le dira…

C’est évident que je recommanderai cette lecture au plus de lecteurs possibles, malgré les petits points négatifs qui m’ont fait décrocher, et ce livre a même été reconnu « d’utilité publique », il n’en tient qu’à vous maintenant, de vous faire peur, et je suis bien contente d’avoir fait cette LC avec Cannibal Lecteur, car elle contrebalance bien tous les petits bémols que j’ai relevé, et en fait, elle, une force… (Merci ma Stelphique, tu me flattes, là !!)

On voit donc bien l’intérêt de présenter deux avis, deux ressentis différents, mais on s’accorde sur le fait qu’il faut le lire !!!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

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