Un pont sur la brume : Kij Johnson

Titre : Un pont sur la brume

Auteur : Kij Johnson
Édition : Le Bélial’ (25/08/2016)

Résumé :
Kit Meinem d’Atyar est peut-être le plus doué des architectes de l’Empire. Peut-être… et tant mieux. Car il lui faudra convoquer toutes ses compétences, l’ensemble de son savoir pour mener à bien la plus fabuleuse réalisation qui soit, l’oeuvre d’une vie : un pont sur le fleuve de brume qui de tout temps a coupé l’Empire en deux.

Un ouvrage d’art de quatre cents mètres au-dessus de l’incommensurable, cette brume mortelle, insondable, corrosive et peuplée par les Géants, des créatures indicibles dont on ne sait qu’une chose : leur extrême dangerosité…

Par-delà le pont… l’abîme, et pour Kit une aventure humaine exceptionnelle.

Critique
♫ Faire un pont ♪ Pour de bon ♪ Lui donner ♫ Ton prénom ♪ Le traverser ♪ Pour t’embrasser ♫ Faire un pont ♪

Si Dick Rivers ne vous tente pas, vous pouvez toujours siffler la musique du film « Le pont de la rivière Kwaï », seul film (ou livre) que je connaissais et qui parlait de la construction d’un pont entre deux rives.

Maintenant, sur mon CV, je pourrai ajouter que je sais comment construire un pont sur une rivière de brume, rivière qui est remplie de trucs pas nets, genre des gros poissons ou des géants que l’on n’a jamais vu, mais qui ont déjà fait chavirer bien des barges.

On ne sait pas d’où vient cette brume épaisse, ni où elle va, ni même s’il y a de l’eau sous la brume, tout ce que l’on sait, c’est que certains il ne fait pas bon naviguer dessus et que cette foutue brume coupe l’Empire en deux !

En peu de pages, l’auteur arrive à nous faire ressentir de l’empathie pour ses personnages, dont les deux principaux, Kit Meinem d’Atyar, l’architecte du pont et Rasali Bac, celle qui aide les gens à traverser ce fleuve de brume qui fait 400 mètres de large.

Une belle histoire d’amour, tout en retenue, tout en douceur, une belle histoire humaine de construction d’un pont qui prend des années, une histoire de défis humains, de stress, de paperasses (et oui, chez eux aussi).

Une belle histoire qui nous montre aussi que la vie dans les deux villages séparés par le fleuve de brume est en train de changer aussi, avec l’arrivée des travailleurs et du fait qu’il ne faudra plus prendre les bacs pour passer d’un côté à l’autre.

Un court roman de SF qui se lit paisiblement, un mojito à la main et où, en plus de voir un pont prendre forme, on voit une société et des personnages se transformer.

Très plaisant. Une petite bouffée d’air frais que j’ai pris grand plaisir à respirer.

 Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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43 réflexions au sujet de « Un pont sur la brume : Kij Johnson »

    • Faudra se trouver une date, et on pourrait se donner rdv pour un mojito entre nos deux villes. Sinon, je les fais super bien, tout le monde adore mes mojitos, je suis une tueuse dans ce truc là 🙂

      Oui, est-ce un court roman ou un grand roman ?

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  1. Ping : Challenge littérature américaine | 22h05 rue des Dames

  2. Mmmm… la brume… elle est tellement pratique que bien des cinéastes l’ont invitée dans le Withechapel d’août 1888 pour cacher Jack!😀

    Cela étant les univers alternatifs c’est pas ma tasse de thé (P—–! C’est fini Le lapsang souchong!!! Je suis repassé chez Mariage et on en est au même point! 😫 Mais d’après certains articles qui brocardent les pollutions aux pesticides des thés chinois me laisse penser que ce n’est pas un simple problème de fumage qu’il y a derrière 😨 !). C’est trop dur a comprendre pour moi. Faut comprendre comment marche le monde en question avant de suivre l’intrigue ! Trop de complications pour moi! 😐

    Aimé par 1 personne

    • On peut cacher ce que l’on veut dans la brume, elle est trèèès pratique.

      P’têtre qu’il y avait du friponil dans ton thé, ou du roundup, ou que sais-je ?? On nous enfume, ça c’est sûr.

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    • L’imagination est terrible car le cerveau n’aime pas les formes qu’il ne comprend pas, alors il leur donne des formes connues, soit des trucs kawaï dans les nuages, ou des horreurs dans les forêts sombres et obscures…

      Allez, un p’tit pont ! mdr

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  3. Ping : Bilan Livresque Mensuel – Août 2017 | The Cannibal Lecteur

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