Un chant de Noël – Le drôle de Noël de Scrooge : Charles Dickens

Titre : Un chant de Noël ou Le drôle de Noël de Scrooge

Auteur : Charles Dickens
Édition : Livre de Poche (2009)
Édition Originale : Christmas Carol (1843)

Résumé :
Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement.

L’entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s’il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Critique :
Scrooge n’était pas un inconnu dans ma mémoire, son nom m’est connu depuis très longtemps, lorsque j’étais petite et pas grande…

La première fois que j’en avais entendu parler, c’était dans « Le visiteur de minuit », un récit des 4 As où Doc, l’intello de la bande, lisait à voix haute des passages avec le fantôme de Marley.

La seconde, c’est celle qui m’a fait commencer la lecture avec un Scrooge ressemblant furieusement à Picsou… Parce que j’avais vu aussi « Le Noël de Mickey » !

D’ailleurs, une des scènes du dessin animé était même sur un des verres chez ma mémé, c’est vous dire si je connais Scrooge, j’ai bu dedans ! Hé, oh, on a la culture qu’on veut ! mdr

Anybref, dans le but de me coucher moins idiote et d’avoir lu le plus grand nombre possible d’auteurs classiques ou différents le jour de ma mort, j’ai attaqué le grand Dickens par un de ses petit roman.

Une fois débarrassée de la tête à Picsou afin de garantir une lecture sérieuse, je me suis plongée avec délectation dans ce court roman qu’il aurait écrit pour éponger ses dettes. Quelle brillante idée que ce fut !

Scrooge est un personnage antipathique au possible, avare, teigneux, égoïste, asocial, ne se préoccupant que d’une chose : gagner le plus de fric possible et en dépenser le moins. Ah ben tiens, ça lui fait deux choses à son actif…

Il n’a pas d’amis, déteste Noël, la bonne humeur, la joie, bref, il est acariâtre au possible et je plaignis son employé de Mickey, obligé de se chauffer en plein hiver avec un seul morceau de charbon.

Le fantastique est maître des pages avec l’apparition du fantôme de son associé, Marley, décédé depuis 7 ans, puis avec l’arrivée des 3 spectres qui vont nous faire découvrir le passé de monsieur Scrooge, son présent et son futur, qui est des plus lugubre.

Ça se lit d’une traite, comme je vous le disais plus haut. Ça se dévore, même car on est entrainé dans le sillage des spectres et l’on ne peut s’empêcher, à un moment donné, d’avoir une pointe d’émotion.

On pourrait dire que Dickens montre la misère humaine pour faire pleurer dans les chaumières, que les spectres n’existent pas, et qu’un changement tel que celui réalisé par Scrooge est quasi impossible, que même à Lourdes on n’a jamais assisté à pareil miracle.

Sans doute, mais Dickens arrive à nous rendre vivant ses différents personnages, à faire en sorte que lorsque l’on lit les mots sur les pages, la scène devienne plus que réelle, comme jouée devant nous par des comédiens talentueux, le tout dans des décors fourmillant de petits détails qui ne font que les rendre plus vivants à nos yeux.

Alors merde, pourquoi bouder son plaisir et se priver d’une lecture de plus agréables à une époque où Noël est vidé de sa substance pour être remplacé par une fête commerciale où débauche de nourriture entrainera gabegie et gaspillage, tout en sachant que si toute la planète mangeait comme nous à ce moment, la Terre ne suffirait pas à tout produire.

Un joli conte de Noël à méditer…

Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

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