Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée – Enquête dans le 9ème Art : Philippe Tomblaine

Titre : Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée – Enquête dans le 9ème Art

Auteur : Philippe Tomblaine
Édition : L’APART (15/06/2011)

Résumé :
« Est-il possible d’adapter Sherlock Holmes en Bande Dessinée ? Cet ouvrage tente de répondre à cette question à travers un panorama – non exhaustif – des différents ouvrages de Bande Dessinée mettant en scène le héros de Conan Doyle.

L’enquête de Philippe Tomblaine, sur les traces du détective le plus célèbre du monde dans le 9e art, s’avère passionnante, digne de son sujet central. Elle montre comment les auteurs actuels ont su se glisser dans les différentes pistes du renouveau holmésien, comme en témoignera un large dossier d’entretiens inédits.

Suivre le détective au fil des cases, dans les ruelles brumeuses de Londres, c’est aussi en retracer la silhouette, à la fois célèbre, populaire et inconnue : le plus grand mystère de Holmes demeure à l’évidence lui-même, c’est élémentaire… »

Critique :
Sherlock Holmes a été adapté dans tous les formats, je ne vous apprend rien.

Mais si nous avons l’habitude des films, téléfilms, séries, romans, certains sont moins familiarisé que moi avec la bédé.

Les bédés, dans ma biblio, c’est des étagères et des étagères, des centaines de kilos de pages dessinées de petits Mickey.

Et Holmes prend une grande place dans ma collection de bédés.

Est-il possible de référencer TOUTES les apparitions du détective de Baker Street, qu’elles soient dans la bédé traditionnelle ou dans les comics book ?

Impossible, sans aucun doute, surtout niveau des comics qui sont légion, surtout qu’entre le moment où est sorti cette étude, d’autres bédés sont venues grossir les rangs des autres.

Pourtant, cette étude est passionnante à lire (même avec des lettres blanches sur fond noir) pour toute personne aimant la bd holmésienne ou voulant étoffer sa collection déjà foisonnante.

Évidemment, on pourra faire le reproche aux nombreux dessinateurs du mythique détective de toujours l’affubler de l’horrible deerstalker sur la tête et du non canonique macfarlane sur le dos, lui qui portait des costumes comme tout les gentlemen.

Mais bon, c’est devenu sa marque de fabrique, le cliché qui fait qu’on reconnaît sa silhouette partout.

Si la liste n’est pas exhaustive, elle pourrait donner des idées de lectures à ceux ou celles qui voudraient se faire une collection de bédé holmésienne, ou tout simplement en apprendre un peu plus sur les ouvrages dessinés qu’ils ont lu (ce qui fut mon cas, d’ailleurs).

N’allez pas imaginer que cet ouvrage ne s’adresse qu’aux fanatiques des p’tits Mickey, le néophyte apprendra aussi des choses sur Sherlock Holmes (sans devoir aller sur Wiki), sans oublier que l’ouvrage se présente d’une manière des plus tentante : papier glacé, couleurs des images, références canoniques, titres des aventures pour introduire les différents chapitres.

L’auteur compare le traitement réservé à Holmes de manière chronologique et géographique, ce qui fait que l’on découvre que le détective n’est pas le même selon son côté de l’océan ou de la mer.

Bon, je ne retiendrai jamais toutes les dates de la partie chronologique, j’en ai même zappé certaines pour ne pas frôler l’indigestion, mais c’était instructif tout de même.

Un ouvrage que les passionnés de Holmes se devraient de posséder dans leurs rayons de bibliothèque, un ouvrage qui, bien que n’étant plus complet en 2017, reste toujours d’actualité pour la partie canonique, et d’inspiration pour la partie littéraire.

Un bel ouvrage que l’on ne doit pas lire d’une traire, mais petit à petit, grappillant quelques articles par-ci, par-là, découvrant ce que les auteurs des albums nous livrent durant leur interview (j’ai compris pourquoi dans une bédé j’avais des problèmes de dates, c’était une erreur de sa part).

Un ouvrage que je prends plaisir de feuilleter régulièrement, avec une bonne tasse de thé.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

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13 réflexions au sujet de « Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée – Enquête dans le 9ème Art : Philippe Tomblaine »

  1. Ahhh celui-ci aussi tu l’as !!!
    Je l’ai depuis quelques années, dédicacé par son auteur avec qui j’ai pu échanger quelques mots lors d’un salon polar à Cognac. Je devais en parler sur mon blog et puis comme tant d’autre, c’est passé à la trappe…

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  2. Il y a de jolies adaptations BD fidèles au canon et d’autres épouvantables dont tu nous a déjà parlé. Cet ouvrage m’a l’air intéressant… Évidemment le coup du deerstalker, du macferlane et de la pipe calebasse… depuis le temps qu’on en parle, je ne comprends même pas pourquoi les auteurs de BD (ou autres adaptations) s’obstinent! De peur que les « masses incultes » n’achètent pas parce que trop déconcertées sans l’uniforme supposé du héros de Baker Street? Mais si personne ne prend l’initiative de populariser et diffuser une image plus canonique, comment peut on aider les « masses » à s’édifier ?🤔

    Aimé par 1 personne

    • Ses zobjets font partie du mythe, donc, on les fout sur lui, que ce soit anti-canonique ou anachronique, on s’en branle, on les fout sinon le bête lecteur lambda il va pas le reconnaître !! Sérieux, c’est ainsi…

      Malheur, toi, qu’est-ce que tu viens de dire ?? Les masses ne peuvent pas s’édifier, ça leur feraient trop mal (aux masses et à ceux qui aiment niveler par le bas).

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      • Comme j’avais entendu dans une « brève de comptoir » dans la vieille série humoristique «Palace»… : « Quand on mène une vie de con, faut surtout pas être intelligent… parce que là, on souffre trop! »… Est-ce à dire que les Zélites ont spécialement intérêt à abêtir le peuple qui sans cela serait tenté de se révolter? Après tout on sait ce que la révolution française a dû à l’imprimerie et à la lente diffusion de l’apprentissage de la lecture dans les classes moyennes! Faudrait pas que nos 20% d’illettrés se mettent à réfléchir et à comprendre que les richissimes Kardachiantes qu’elles admirent ne méritent pas plus leurs millions de diamants que la caissière qui trime pour s’habiller avec des sacs à patates! Là, là révolution serait bien plus saignante et Marie Antoinette passerait-il pour une Sainte comparée à Paris Hilton! 🤨

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        • De toute façon, quand les gens ne réfléchissent pas, tu as plus facile de les manipuler, des faire de la propagande, de les diriger là où tu veux qu’ils aillent. Un peu comme avec des vaches, si, dans le troupeau, l’une est un peu plus maline que les autres, tu vas souffrir !! Maintenant, si tu as la meneuse dans ta poche, le reste te suivras au bout du monde !!

          Si tout le monde utilisait son cerveau pour réfléchir, pour réussir, qui brosserait nos rues ?? C’est horrible à dire, mais il faut aussi des bas diplôme, ou pas de diplôme du tout afin de leur donner des jobs pourrave ! Sinon, tu dois faire appel à l’immigration, comme ils ont fait dans les années d’avant. Puis quand ces pauvres gens ont fini le boulot, on veut les foutre dehors… comme les yankee ont fait avec les ouvriers irlandais qui ont construit des ponts, des infrastructures, pareil avec les chinois…

          La révolution n’amène rien de bon, elle place juste à la tête de l’état des gens qui vont se comporter de la même manière que ceux qu’ils ont balancés… :/

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