Bilan Livresque Mensuel : Mars 2018

Mars, le début du printemps, les jours qui allongent, et ma PAL qui n’a pas fort diminué en 31 jours.

La faute à une saloperie de pharyngite doublée d’une laryngite (les emmerdes viennent toujours par deux) qui m’a fait tousser, moucher, dormir, ne rien avaler, sucer (des pastilles, bande de cochons), passer de « Vous safe trop chaud » à « Vous safe trop froid » et qui durant quelques jours m’a empêché de lire correctement.

Bien que mon Bilan Mensuel Livresque ne soit pas exceptionnel, niveau pages, j’ai eu mon lot de « briques » à lire.

Je comptabilise 9 romans lus, 16 bédés lues, 7 films vus et 32 épisodes visionnés de 6 séries différentes.

Un peu de fantastique pour commencer le mois avec la brique (664 pages) The Rook – Au service surnaturel de sa majesté de Daniel O’Malley (ICI) qui avait fait l’objet d’une sélection de mon obscur Book Club. Sans prétention aucune, ce roman fantastique qui a la taille d’une brique, m’a fait passer un moment de pur plaisir, où j’ai ri, où j’ai frémi, souri, me donnant pour mon argent en suspense et en mystères.

Une brique entraîne l’autre (784 pages) et me voici dans le Londres victorien à mener une enquête aux côtés d’un voleur et du fils de Pinkerton. L’homme aux deux ombres de Steven Price (ICI) est une grande oeuvre, dommage qu’il manquait un peu de flamboyance dans la grande aventure.

Depuis le temps qu’il croupissait dans ma PAL, il m’a fallu une LC avec Bianca pour enfin sortir Le Treizième Conte de Diane Setterfield (ICI) !  Le début du roman est très lent et j’ai ramé avant que le mystère n’arrive avec le récit de Vida Winter. Anybref, beaucoup de pages lues (567 pages) pour peu de plaisir.

Roman au pitch prometteur, La loge noire de Jean-Pierre Croquet (ICI) a réussi à me faire sauter des paragraphes, des pages et à ne rien ressentir lors de la mort d’une fillette, alors que j’aurais dû être émue. C’est touffu, confus, brouillon, les personnages sans relief et l’écriture ne brillait pas par son originalité. je l’ai trouvée très plate et simpliste.

Le pari était osé : écrire une « suite » à « Seuls les vautours », roman noir époustouflant où l’auteur avait su insuffler des véritables senteurs des années 80 dignes d’un King. Pari réussi pour Retour à Duncan’s Creek de Nicolas Zeimet (ICI) qui nous offre un roman noir puissant, un road-trip émouvant, un retour dans le passé, une plongée dans un abîme de sentiments, de souvenirs qui ne laissera pas son personnage principal indemne.

Un roman qui parle d’une fusillade dans un lycée américain ? Hélas, c’est d’actualité. Mais ce qui fait la force de Jake de Bryan Reardon (ICI), c’est qu’il vous prend aux tripes et qu’il ne vous lâche pas. Un roman noir profond, humain, juste, réaliste, et un concentré d’émotions pures dans les dernières pages, celles qui donnent des crasses dans les yeux parce que soudainement, ils se mettent à pleurer tout seuls.

Encore un roman qui me promettait monts et merveilles dans le résumé et qui, une fois ouvert, a fait « pchitt ». Possédées de Frédéric Gros (ICI) [LC avec Bianca] (ICI) est une lecture qui ne restera pas dans mes annales. Je me suis ennuyée, je me suis faite chier durant ma lecture, j’ai sauté des pages entières et pour finir, j’ai eu envie de le faire valser. Heureusement que Bianca l’a adoré, elle.

Qui a osé dire du mal de mon Sherlock Holmes ??? C’est Arrowood, détective privé pour les pauvres gens qui a balancé son fiel sur mon Holmes. Mick Finlay (ICI), son auteur, risque de me voir hurler… Bon, l’enquêteur n’est pas aussi bon que Holmes, n’a pas son charisme, mais j’ai apprécié l’aventure.

Mais pourquoi tuer un cheval ?? C’est la question que je me suis posée en lisant Glacé de Bernard Minier [LC avec Bianca]+[Défi CannibElphique] (ICI), brique addictive car une fois dedans, on n’a qu’une envie : savoir !! Oui, je sais, après on tue des hommes, mais moi, j’avais du chagrin pour le cheval. Un roman génial avec un scénario recherché et quelques petites piques sur nos sociétés.

Bilan Livresque Mensuel Mars : 9 romans lus

  1. The Rook – Au service surnaturel de sa majesté : Daniel O’Malley
  2. L’homme aux deux ombres : Steven Price
  3. Le Treizième Conte : Diane Setterfield [LC avec Bianca]
  4. La loge noire : Jean-Pierre Croquet
  5. Retour à Duncan’s Creek : Nicolas Zeimet
  6. Jake : Bryan Reardon
  7. Possédées : Frédéric Gros [LC avec Bianca]
  8. Arrowood : Mick Finlay
  9. Glacé : Bernard Minier [LC avec Bianca]+[Défi CannibElphique]

Bilan Livresque Mensuel Mars : 16 bédés lues

  1. Gil Jourdan – Tome 5 – L’enfer de Xique-Xique : Tillieux
  2. Gil Jourdan – Tome 8 – Les Trois taches : Tillieux
  3. Gil Jourdan – Tome 9 – Le gant à 3 doigts : Tillieux
  4. Gil Jourdan – Tome 10 – Le chinois à 2 roues : Tillieux
  5. Gil Jourdan – Tome 11 – Chaud et froid : Tillieux
  6. Gil Jourdan – Tome 11 – Le grand souffle : Tillieux
  7. Gil Jourdan – Tome 12 – Pâtée explosive : Tillieux
  8. Gil Jourdan – Tome 12 – La guerre en caleçon : Tillieux
  9. Gil Jourdan – Tome 13 – Carats en vrac : Tillieux
  10. Gil Jourdan – Tome 14 – Gil Jourdan et les fantômes : Tillieux
  11. Gil Jourdan – Tome 15 – Sur la piste d’un 33 tours : Tillieux
  12. Gil Jourdan – Tome 16 – Entre deux eaux : Tillieux
  13. Gil Jourdan – Intégrale 4 – La maison du mystère : Tillieux
  14. Gil Jourdan – Intégrale 4 – L’homme au pull blanc : Tillieux
  15. Gil Jourdan – Intégrale 4 – Les santons : Tillieux
  16. Tif et Tondu – Tome 26 – Le gouffre interdit : Tillieux & Will

Bilan Filmesque Mensuel Mars : 7 films vus

  1. IT – ÇA de Andy Muschietti (2017)
  2. Les compères de Francis Veber (1983)
  3. Monument Men de George Clooney (2014)
  4. La belle et la bête de Disney (1991)
  5. Captain America 2 – Le soldat de l’hiver de Anthony et Joe Russo (2014)
  6. Superman – Man of steel de Zack Snyder (2013)
  7. Oscar de Édouard Molinaro (1967)

Bilan des Séries Mars : 6 séries vues / 32 épisodes visionnés

  1. Cardinal – Saison 1 – Épisodes 1 à 6 (final)
  2. Breaking Bad – Saison 5 – Épisodes 1 à 16 (final)
  3. Stranger Things – Saison 1 – Épisodes 1 et 2
  4. The Durrells – Saison 1 – Épisodes 1 à 6 (final)
  5. Hercule Poirot – Saison 4 – Épisode 1 – A.B.C contre Poirot
  6. Endeavour – Saison 5 – Épisode 1

Possédées : Frédéric Gros [LC avec Bianca]

Titre : Possédées

Auteur : Frédéric Gros
Édition : Albin Michel (18/08/2016)

Résumé :
En 1632, dans la petite ville de Loudun, mère Jeanne des Anges, supérieure du couvent des Ursulines, est brusquement saisie de convulsions, victime d’hallucinations.

Elle est bientôt suivie par d’autres sœurs et les autorités de l’Église les déclarent « possédées ». Contraints par l’exorcisme, les démons logeant dans leurs corps désignent leur maître : Urbain Grandier, le curé de la ville.

L’affaire des possédées de Loudun, brassant les énergies du désir et les calculs politiques, les intrigues religieuses et les complots judiciaires, a inspiré cinéastes et essayistes.

Critique :
♫ Possédées, nous étions toutes possédées ♪ Avoir envie de s’auto-flageller ♫ Et à des bites rêver ♪ Possédées ♪

Le sexe de nos religieuses serait-il devenu l’enfer ? Oui, parce que Satan l’habite (je n’ai pas pu résister au jeu de mot).

Enfin, c’est ce qu’il paraît parce que ce roman, je l’ai survolé de très haut, sautant les phrases et n’arrivant à m’agripper à rien.

Une lecture en travers, voilà comment je désignerais ce que je viens de faire, ne m’arrêtant que sur certains passages, et même eux n’étaient pas intéressants.

Mea culpa, j’ai péché ! Mon père, donnez-moi l’absolution parce que j’ai commis le péché de lecture en diagonale.

Et si vous ne me pardonnez pas, alors, excommuniez-moi, déclarez-moi hérétique, je m’en fous, parce que de toute façon, rien de rien, non, je ne regrette rien.

Si ce n’est de m’être laissée tenter par un résumé aguichant, intéressant, intriguant…

Anybref, une lecture qui ne restera pas dans mes annales (avec deux « n » s’il vous plait, bougre de petits cochons) et niveau bonnes sœurs, ma préférée restera toujours Sœur Marie-Thérèse des Batignolles.

Une lecture à oublier et un livre à bazarder au plus vite.

Ma copinaute Bianca a adoré sa lecture, elle. Voyez son avis, pour avoir une autre opinion que la mienne.

Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°40 – Le Manoir de l’Abbaye – lire un livre dans lequel la religion est un sujet important).

Jake : Bryan Reardon

Titre : Jake

Auteur : Bryan Reardon
Édition : Gallimard (08/02/2018)
Édition Originale : Finding Jake (2015)
Traducteur : Flavia Robin

Résumé :
Simon Connolly est l’heureux père de deux enfants, Jake et Laney. Certes, la situation de cet homme au foyer est pour le moins originale et Simon n’est pas toujours très à l’aise dans ce rôle. Mais, cahin caha, la famille coule des jours paisibles ?

Jusqu’au jour où Doug Martin-Klein, un gamin associable dont Jake est le seul copain, tire sur plusieurs adolescents avant de se donner la mort. Les survivants et les blessés sont peu à peu évacués mais Jake est introuvable.

Et très vite soupçonné d’être le complice de Doug. Commence alors pour Simon une véritable descente aux enfers. Comment une chose pareille a-t-elle pu arriver ?

Comment a-t-il pu ne rien entrevoir du drame qui se profilait ? Jake est-il coupable ? Où est-il passé ?

Critique :
Une fusillade dans un lycée américain fait 13 morts et bien plus de parents ou de familles déchirées, en colère. anéanties, traumatisées…

Les médias se déchaînent, les gens aussi, on écoute un président peroxydé dire n’importe quoi, tapant sur les jeux vidéos, sur les parents du tueur, sans que jamais personne ne se demande ce que ressentent les parents de l’ado qui vient de commettre ces assassinats.

Et tout le monde balance sur le dos de ces gens-là, les jugeant sans savoir, déversant des tonnes de commentaires haineux sur les réseaux sociaux, sans jamais penser à ce que peuvent ressentir ces hommes et femmes qui ne sont pas toujours des mauvais parents, comme on voudrait nous le faire croire.

Ici, nous allons entrer dans le quotidien de Simon Connoly, de son épouse Rachel et de ses deux enfants, Jake et Laney.

Alternant les chapitres « avant » et « après », l’auteur nous fait vivre avec brio les moments de vie de Jake : sa naissance, son enfance, son côté un peu réservé, son père qui joue les mères au foyer pendant que maman bosse, sa vie avec sa petite soeur et les moments angoissants que vont vivre cette famille lorsqu’on accusera leur enfant d’être un des co-auteurs de la tuerie.

Ce roman est un concentré d’émotions brutes, pures, magiques, magnifiques. Sans voyeurisme aucun, sans parti pris, l’auteur nous fait vivre de plein fouet ce que des parents vont ressentir lors de l’emballement, du déferlement médiatique qui va leur tomber dessus, sans que personne ne se soit posé les bonnes questions de l’innocence ou de la culpabilité de leur fils.

Les pages se tournent toute seules tant on a envie de savoir ce qui est arrivé à Jake et ce qui va arriver à sa famille, au bord de l’éclatement, au bord de la nausée de s’entendre juger par des gens qui ne les connaissent pas, ou peu, ces sois-disant amis qui, le jour où vous êtes dans la tourmente, viennent tirer à boulets rouges sur vous.

Un roman noir assez court où l’on s’attache aux personnages principaux car ils sont réalistes, humains, avec leurs failles, leurs défauts, leurs personnalité propre, dont celle d’un père et d’un fils un peu réservé, ce qui fait dire qu’ils sont différents.

Un roman noir qui vous prend aux tripes, qui ne vous lâche pas, profond, humain, juste, réaliste, et un concentré d’émotions pures dans les dernières pages, celles qui donnent des crasses dans les yeux parce que soudainement, ils se mettent à pleurer tout seuls.

Un roman noir qui m’a ému, qui m’a fait réfléchir à tout ces imbéciles qui vilipendent d’autres personnes sans savoir, se mêlant de ce qui ne les regarde pas, les faisait parler alors qu’ils ne savent rien, que ce soit pour des tueries ou pour des testaments.

Ce roman noir qui alterne les phases de bonheur et celles plus angoissantes de « Jakoutai » fini d’emblée dans mes coups de coeur marquants de l’année 2018.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

Retour à Duncan’s Creek : Nicolas Zeimet

Titre : Retour à Duncan’s Creek

Auteur : Nicolas Zeimet
Édition : Jigal Editions (08/09/2017)

Résumé :
Après un appel de Sam Baldwin, son amie d’enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan’s Creek, le petit village de l’Utah où ils ont grandi.

C’est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu’ils n’ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix.

Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire. Mais de Los Angeles aux montagnes de l’Utah, à travers les étendues brûlantes de l’Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l’équilibre fragile de leurs vies.

Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n’auront alors plus d’autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d’ombre qui les habite… et à se confronter à leurs propres démons.

Critique :
Le pari était osé, risqué, même : faire une suite de « Seuls les vautours », roman noir époustouflant où l’auteur avait su insuffler des véritables senteurs des années 80 dignes d’un King.

La suite me faisait un peu peur, mais mes petits copains blogueurs ont su calmer mes angoisses en me certifiant que la suite était une belle suite et qu’il fallait que je la lise.

Les salauds avaient raison : la suite est d’un haut niveau et j’ai retrouvé une partie de la palette des émotions que j’avais ressentie lors de la lecture de « Seuls les vautours ». Pas tout à fait les mêmes émotions, mais j’en ai eu pour mes sous, je vous assure.

Déjà que l’auteur a réussi à me donner l’équivalent d’un coup de poing dans le plexus dans ses premières pages, lorsque Jack s’arrête au milieu de nulle part avec Sam. Là, il m’a coupé la chique.

Une partie du plaisir de lecture réside dans la construction du récit qui alterne les « aujourd’hui » avec les « hier », les deux pouvant se confondre dans le récit, se compléter, se mélanger harmonieusement.

De plus, l’auteur a réalisé un petit puzzle qui fait que l’on ne découvre l’histoire qu’au fur et à mesure de sa lecture, nous réservant grâce à cette construction des petites surprises, des sursauts, nous déroulant une histoire à l’envers.

Rassurez-vous, pas besoin de carte ou de GPS pour retrouver son chemin, il est bien balisé et si on possède un cerveau normal, on aura le film qui se déroulera dans notre tête.

En parlant de film… La chose la plus remarquable, dans ce roman noir, en plus des personnages bien détaillés, vivants, réalistes, c’est le fait que dans ses descriptions, l’auteur m’ait fait vivre les scènes d’amitié, de rigolade, ou de drame comme si j’y étais et je peux vous dire que j’ai eu l’impression de me trouver dans le corridor lorsque le drame est arrivé.

Ceci est un roman noir bien construit, profond, avec une écriture qui n’a rien de neuneu ou de simpliste, les descriptions sont détaillées, mais sans qu’elles ne submergent le récit et n’étouffent les personnages, qui eux, sont tels qu’auraient pu être trois jeunes enfants devenant ados, se faisant des promesses qu’ils ne tiendront jamais d’amitié à vie.

Un roman noir que j’ai dévoré, regrettant ensuite d’arriver à la fin car la palette d’émotions m’avait fait passer par tous les stades, le dernier étant la tristesse de quitter mes amis, devenus adultes.

Ce roman, c’est une traversée de plusieurs états des États-Unis, un road trip pour un retour en arrière, sorte de retour vers le passé, une plongée dans un abîme de sentiments, de souvenirs qui ne laissera pas son personnage principal indemne.

Un roman noir puissant, même si un cran en-deçà de son précédent « Seuls les vautours » qui lui, était exceptionnel.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

La loge noire : Jean-Pierre Croquet

Titre : La loge noire

Auteur : Jean-Pierre Croquet
Édition : L’Archipel (22/02/2017)

Résumé :
Angleterre, mai 1914. Alors que des menaces de guerre planent sur l’Europe, l’inspecteur Adey enquête sur une série de meurtres étranges, qui ne sont pas sans rappeler ceux de « l’automne de la terreur », où un certain Jack l’Éventreur sévissait dans les quartiers pauvres de Whitechapel.

Au même moment, un courtier du nom de Mark Bowen se rend à Londres pour acquérir la Kabbala denudata, un incunable essentiel de la tradition occulte.

Il est mandaté par Aleister Crowley, membre de la société secrète Golden Dawn, qui traîne une réputation de mage noir… et milite dans les mouvements séparatistes celtisants.

Mais lorsque Bowen arrive à la librairie de Geoffrey Bloom, dans le quartier mal famé de Soho, il découvre celui-ci égorgé. Et l’ouvrage convoité a disparu !

Coupable idéal, Bowen devient un homme traqué. Pour prouver son innocence, il devra retrouver l’assassin et découvrir quel secret cache la Kabbala denudata que convoite la mystérieuse Loge noire…

Critique :
Londres, mai 1914. Un serial-killer sévit dans les ruelles de ma ville préférée, rappelant un peu les sordides crimes de jack The Ripper, le tout sur fond de société secrète, de franc-maçonnerie et de tensions entre les pays.

Le genre de came que je ne pouvais pas laisser passer !

Et bien, entre nous, nous sommes loin de l’excellence came produite par Heisenberg ! On n’est même plus bas que de celle produite au départ par Jesse Pinkman.

Un peu comme si on avait utilisé de la pseudoéphédrine au lieu de la méthylamine pour la préparer et qu’on avait monté un peu trop haut dans les températures car le produit final est insipide, n’a pas la belle couleur bleue qu’il aurait dû avoir et ne m’a pas fait planer une seule seconde.

Pire, je n’ai même ressenti aucune émotion lors de la mort de personnages qui ne le méritaient pas et dont une scène aurait dû m’arracher des larmes au minimum.

C’est assez touffu, confus, brouillon, les personnages sont insipides, les Méchants sont loupés, ne fichant même pas la trouille, malgré leur folie, quand aux personnages principaux, on ne s’y attache pas une seule seconde, ce qui fait que s’ils avaient tous bu le bouillon de onze heure, ça ne m’en aurait même pas secoué une.

Quant à l’écriture, elle ne brillait pas par son originalité et je l’ai trouvée très plate et simpliste.

Anybref, une came qui n’avait pas la qualité que je pensais, qui ne m’a pas fait planer du tout, qui m’a fait bailler et qui ne restera pas longtemps dans mes étagères mais finira en don.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver),Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book etLe Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°58 – Le Marchand de Couleurs Retiré des Affaires – lire un livre dont le titre comporte le nom d’une couleur ).

Le Treizième Conte : Diane Setterfield [LC avec Bianca]

Titre : Le Treizième Conte

Auteur : Diane Setterfield
Édition : Presse Pocket (2011)
Édition Originale : The Thirteenth Tale (2006)
Traducteurs : Claude et Jean Demanuelli

Résumé :
Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l’écart du monde, s’est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination.

Aujourd’hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l’extraordinaire existence qui fut la sienne.

Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l’invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l’imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida.

Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité.

Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.

« Dense, bourré de surprises et de fausses pistes, déroutant, intrigant, captivant, un peu gothique et terriblement britannique. » Daphné de Saint Sauveur –Le Figaro Madame

« Un hommage aux livres, à la littérature du XIXe siècle anglais, à la magie des mots, à l’art de raconter des histoires. Roman dans le roman, mise en abîme, la verve romanesque de Diane Setterfield fait des merveilles. Un livre à dévorer. » Marilyne Camhi – LeFigaro.fr

Critique :
Cela faisait longtemps que ce roman dit « gothique » prenait la poussière dans mes étagères et je remercie Bianca, ma copinaute de LC, de me l’avoir fait extirper !

Notre choix de lecture fut-il judicieux ? Oui et non…

Ce roman était encensé par la critique et je me demande encore qu’est-ce qui les a fait vibrer et pas moi dans le long récit d’introduction de l’histoire.

Certes, on avait un peu de « L’Ombre du vent » dans cette description de boutique où s’entassent des livres et où une jeune fille ne vit que pour eux, mais chez moi, ce fut assez soporifique car trop long.

À un moment donné, faut conclure ! Trop de préliminaires tuent les préliminaires.

Pourtant, il est un fait que pour une amoureuse des livres, un roman pareil, c’est du pain béni car si le personnage principal qu’est Margaret, la future biographe, adore les romans, on sent aussi transparaître cet amour des livres dans la plume de l’auteur.

Elle ne fait pas de la figuration et les références sont nombreuses en ce qui concerne les grandes œuvres anglaises.

Oui mais voilà, c’est long à se mettre en place et le roman ne devient intéressant qu’à partir du moment où Vera Winter entame son récit familial. Et là encore, j’ai zappé des passages et sauté quelques paragraphes.

Niveau personnages, on est gâté par une galerie de frappa-dingues tout droit sorti d’un asile de fous ou d’une galerie de mauvais parents destinées à vous illustrer comment il ne faut surtout pas être.

Entre une mère qui ne regarde pas sa vie vivante vivre mais se complait dans la mort de son autre enfant, entre des parents qui ne regardent pas leur premier né, puis un père qui s’attache, à l’exagéré, à sa fille, en passant par un frère qui est totalement barjot de sa sœur qui ne s’occupe même pas de ses enfants…

Il y a des fausses pistes dans le livre et il faudra attendre les 100 dernières pages pour que le rythme s’accélère et que l’on se rapproche du secret caché dans ces pages. Là, je n’ai plus lâché le roman.

Anybref, beaucoup de pages lues pour un petit plaisir ressenti à la fin.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver)Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book etLe Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°18 – La Boîte en Carton – lire un livre dans lequel tout commence par une lettre/un colis).

L’homme aux deux ombres : Steven Price

Titre : L’homme aux deux ombres

Auteur : Steven Price
Édition : Denoël (9 Novembre 2017)
Édition Originale : By Gaslight
Traducteur : Pierre Ménard

Résumé :
Londres, 1885. Une tête de femme est repêchée dans les eaux sombres de la Tamise.

En charge de l’enquête, le grand détective William Pinkerton se lance sur la piste du célèbre Edward Shade, mais ce dernier lui file sans cesse entre les doigts.

Pinkerton s’engouffre alors dans les bas-fonds londoniens : réverbères dans la brume, fumeries d’opium, égouts tortueux, séances de spiritisme.

Il y découvre un monde d’espions, de maîtres chanteurs, d’adeptes de sectes, de voleurs à la petite semaine et de tueurs sans pitié.

Grandiose, profondément évocateur, L’Homme aux deux ombres dresse le portrait saisissant de personnages au bord de l’abîme.

Plongé dans un univers de secrets et de faux-semblants, le lecteur découvre l’histoire du lien improbable entre William Pinkerton, détective de légende, et Edward Shade, l’homme le plus mystérieux de la capitale victorienne.

Critique :
Si vous avez envie de savoir à quoi pouvait bien ressembler Londres en 1885 et si le souffle de la grande aventure vous tente, faut pas hésiter et plonger la tête la première dans cette grosse brique !

Non seulement ce roman vous promènera dans une partie des bas-fonds londoniens, mais, en plus, il vous emmènera en Afrique du Sud pour un vol de diamant et aux États-Unis durant la guerre de Sécession.

Le tout grâce à deux personnages principaux dont je vais vous parler un peu.

Le premier, ce sera William Pinkerton… Oui, c’est bien le fils de l’autre, Allan, le fondateur de l’agence de détectives américaines.

William est à Londres et « Le fils de » suivait Charlotte Reckitt, une femme sensée le mener sur la piste de l’insaisissable Edward Shade, quand celle-ci est retrouvée découpée en morceaux et jetée dans la Tamise.

D’un autre côté, nous avons fait aussi connaissance avec Adam Foole et sa fine équipe composée d’un ancien taulard et une gamine aux doigts de fées. Adam est l’ancien amant de Charlotte Reckitt et qui voudrait bien savoir ce qui est arrivée à son ex copine pour finir en puzzle grandeur nature.

770 pages qui sentent bon la grande aventure car on passera des bas-fonds à quelques salons feutrés, on se baladera dans les égouts, sur la Tamise, on jouera les monte-en l’air, aussi, sans oublier que nous voyagerons aussi dans le temps et l’espace, passant de Londres à l’Afrique du Sud et à l’Amérique en guerre.

Au travers des yeux et les souvenirs des deux personnages principaux que sont William Pinkerton et Adam Foole, on suivra cette enquête au plus près, tout en faisant de courtes incursions dans leur passé, ce qui pourrait apporter de la lumière sur leur présent et sur leur moi profond.

Les personnages sont remplis de doutes, tout un affichant un air d’hommes sûrs d’eux, ils ne sont pas manichéens, possèdent des qualités, des défauts et sont assez complexes dans leur portrait brossé. Rien n’est jamais tout à fait noir ni tout à fait blanc, chez eux.

Si les personnages ont leur importance, le décor qui les entoure en a encore plus et l’auteur a su créer une atmosphère qui colle aux doigts, une atmosphère réaliste et il faudra compter avec le personnage de la ville de Londres.

Parfois, il y avait quelques longueurs, une centaine de pages auraient rendu le rythme plus trépident, mais il aurait fallu pour cela sabrer dans tout le décor, et, ma foi, cela aurait été dommage.

Par contre, j’ai eu du mal au départ avec les dialogues car ils ne comportent ni tiret cadratin, ni guillemets. Heureusement qu’il y avait un saut de ligne, sinon, le roman aurait été indigeste.

Mon seul véritable bémol sera pour un petit manque de flamboyance dans le souffle dans la grande aventure épique : il a manqué un peu d’épices dans les personnages de l’équipe d’Adam Foole pour que je m’attache vraiment à eux.


Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , le challenge US (2017-2018) chez Noctembule, le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

Tag : Si je devais écrire un roman…

Je suis malade, comme le chantait Serge Lama, même si ça va un tout petit peu mieux, et entre deux montées de fièvre, je me suis souvenue que j’avais fait ce TAG et que, mois du polar, je n’avais pas su le poster.

Le voici donc maintenant.

Black Kat’s m’a taguée et c’est plaisir que je lui répondrai. Bon, je ne me suis pas foulée pour les réponses, elles trottaient déjà dans ma tête depuis des lustres, et les voici donc sur papier.

Quel genre de roman voudrais-tu écrire ?

Un apocryphe sur Sherlock Holmes où je reprendrais une nouvelle existante et où, telle une dystopie, je changerais des choses, transformant ensuite toute l’histoire et la faisant se poursuivre dans le temps, les personnages évoluant selon les années passées. Bref, un polar avec des enquêtes.

Héros ou héroïne ?

Comme mon Chat Noir préféré, les deux !

Le héros serait Sherlock Holmes, of course, mais aussi la femme qui apparait dans la nouvelle (et ce ne serait pas Irene Adler, même si, dans la grande histoire, elle pourrait jouer un rôle, mais pas sexuel ou amoureux). Non, je ne citerai pas la nouvelle !

Les deux personnages seraient sur un pied d’égalité en terme de prépondérance, même si Holmes serait aux avants-postes.

Mon personnage féminin n’aurait pas froid aux yeux, aimerait le sexe, aurait un cerveau dans son crâne, saurait jouer du piano, aimerait bien boire un petit coup, fumer aussi, fort indépendante, appréciant les vêtements masculins pour la liberté qu’ils offrent, avec des envies de féministes qu’elle perdrait au fur et à mesure, ayant un côté plus exalté à 21 ans qu’à 30. Une sorte de petit chat sauvage.

Et je sais déjà que je vais tomber dans le Mary Sue avec les événements que je lui ferai vivre.

Voilà aussi pourquoi je vais me garder d’écrire, je n’excelle pas dans le roman.

Description du perso principal ?

Quoi ? Faut que je vous décrive Holmes ?? Grand, sec, mince, des yeux gris perçant, des doigts minces, un cerveau magnifique, un penchant pour la morphine ou la cocaïne quand son cerveau est au repos, un homme froid, mais chez moi, on pourrait percer un peu sous la carapace et obtenir un homme qui, bien que masquant ses sentiments, en éprouveraient pourtant.

Un physique un peu à la Jeremy Brett ou à la Robert Downey Jr, le côté cracra en moins, Holmes était élégant et plus propre qu’un chat. Un Watson avec le physique d’un Jude Law mélangé à du David Burke pour le côté un peu paternaliste et protecteur.

Un passé lourd aussi, des blessures secrètes, un père violent, froid, une mère qui s’en branle de son gamin… Bref, des trucs pour expliquer l’homme (Ida, ne m’arrache pas les yeux, merci).

Narration à la première ou troisième personne ?

La première, dans la tête de Holmes, mais je songe que je pourrais aussi faire des P.O.V (Point of view) d’autres personnages, dont Watson ou du narrateur, pour donner un autre éclairage à l’aventure.

À quoi ressemblerait le méchant de l’histoire ?

Un homme riche, collectionneur d’art, par exemple, imbu de sa personne, et puis le suivant, un type qui, au premier abord, inspirerait le mépris ou un sourire poli mais qui, une fois découvert, se révélerait être un taré assoiffé de vengeance et qui, réaliserait des crimes un peu gore.

Histoire dans le passé, au présent ou dans le futur ?

Le passé, les années 1880… Là où il n’y a pas de smartphone ou de PC.

Une histoire dans un pays existant ou imaginaire ?

Londres, époque victorienne, Angleterre. Bien ancré dans la réalité, donc.

Y glisserais-tu une story of love ? 

OUI !! Mais comme on me dit toujours, les bonnes histoires d’amour doivent être tragiques, donc, tragédie il y aurait avec une séparation, un départ, un exil, un claquage de porte et puis, quelques années après, des retrouvailles, houleuses, puis évoluant vers de l’apaisement, mais pas de vie commune. C’est Holmes, quoi !!

Ida, redescend des rideaux auxquels tu viens de grimper en hurlant des mots tels que « hérésie » et « bûcher »… mdr

Y mettrais-tu des illustrations et si oui, quel genre ?

Bien sûr ! Des images porno pour illustrer les scènes de cul ! Mais non, je plaisante ! Non, pas d’illustrations.

The Rook – Au service surnaturel de sa majesté : Daniel O’Malley

Titre : The Rook – Au service surnaturel de sa majesté

Auteur : Daniel O’Malley
Édition : Super 8 (2014) / Pocket (07/05/2015)
Édition Originale : Checquy Files – Book 1 : The Rook (2012)
Traducteur : Charles Bonnot

Résumé :
Victime d’une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d’elle, des hommes en costume portant des gants de latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient plus de rien.

Le plus surprenant, c’est qu’elle semble avoir prévu cette amnésie. Elle a sur elle une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu’elle doit faire pour découvrir qui veut l’éliminer.

C’est ainsi que Myfawny rejoint le siège de l’Échiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne.

Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais où elle occupe un poste élevé, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, la jeune femme va rapidement se retrouver seule, cherchant son chemin dans un univers d’ombres et de menaces.

À présent, il va lui falloir lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.

Critique :
Au service surnaturel de sa majesté… On pourrait penser, de prime abord, avoir affaire aux aventures d’une sorte de James Bond avec les pouvoirs magiques d’un Harry Potter.

Que nenni !! Nos agents ressemblent plus à des M.I.B (ils portent aussi des costumes de croque-mort) possédant des pouvoirs de X-Men, qu’à un Sean Connery bourré de gadgets.

Je ne savais pas du tout où je mettais les pieds en ouvrant ce roman, et si les 100 premières pages sont un peu « lentes » car il faut mettre en place une partie du décor, je peux vous dire qu’ensuite, on ne voit plus le temps passer.

La construction du roman est pour le moins étrange, mais ça lui va très bien de commencer par nous présenter son personnage principal, Myfanwy Thomas, se réveillant après une agression, totalement amnésique et apprenant une partie de son ancienne vie grâce aux lettres laissées par son Moi précédent qui savait qu’elle allait perdre la mémoire.

L’astuce est géniale car de personnage effacé et timide qu’elle était avant, Myfanwy, possédant maintenant une mémoire toute neuve, va pouvoir se constituer une autre personnalité, la laisser émerger, la laisser grandir et enfin éclore, elle qui toute sa vie a baissé les yeux devant les autres.

Nous nageons dont en plein roman fantastique, avec des tas d’entités bizarres qui peuvent se déclarer en Angleterre ou ailleurs dans le monde et nos agents du M.I.B croisés avec ceux du MI5 ou des X-Men doivent se servir de leurs pouvoirs surnaturels pour en venir à bout. Ils font partie de la Checquy.

Dis ainsi, cela pourrait sembler simpliste, mais ça ne l’est pas et le roman possède une sacrée dose d’humour dans ses réparties, dialogues, pensées des personnages et bien souvent, j’ai souri ou pouffé de rire.

Pourtant, je prenais de gros risques en ouvrant le roman puisque la Checquy a de gros soucis avec des entités qui voudraient envahir la perfide Albion et que ces entités, nommées les Greffeurs viennent de Belgique et que je suis… Belge !

Certes, avec un nom tel que la Wetenschappelijk Broederschap van Natuurkundigen, faut pas être Sherlock Holmes pour déduire que ces Greffeurs viennent de la Belgique du Nooord (voix de Galabru), là où on parle la langue de Vondel, alors que moi, je viens du Sud (de la Belgique, Sardou, ne chante pas mon Sud), bien que depuis des années, j’habitasse la capitale, enclave francophone située sur le territoire de la Belgique du Nooord (Galabru, arrête). Compliqué…

Lire un livre où mon petit pays a des envies belligérantes, je dois dire que ça m’a fait rire deux fois plus, même si ceux qui veulent envahir la patrie de Elize Abeth II ne sont en fait que des espèces d’entitées qui auraient fait triquer Fox Mulder, même si elles ne viennent pas d’ailleurs.

Sans prétention aucune, ce roman fantastique qui a la taille d’une brique, m’a fait passer un moment de pur plaisir, où j’ai ri, où j’ai frémi, souri, me donnant pour mon argent en suspense et en mystères.

Tout en maîtrisant son sujet, ses personnages avec leurs petits plus, l’auteur avance ses pions, ses tours, ses cavaliers et ses fous pour entraîner le lecteur dans une partie d’échecs où il faudra jouer serré, car n’oubliez pas que votre personnage a perdu la mémoire !

C’est jouissif !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver), Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°07 – Une Affaire d’Identité – lire un livre dont le personnage principal est amnésique) et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

Bilan du Mois du Polar chez Sharon (Février 2018)

Février étant terminé, Sharon a donc clôturé son Mois du Polar et je pense lui avoir fait honneur en lui remettant 27 billets.

Dans le pire des cas, je lui aurai sans doute causé une surcharge de travail et peut-être même un mini burn-out avec tous mes billets… Mais je sais qu’elle aime ça ! Pas le burn-out, mais les personnes qui participent activement à ses challenges.

Anybref ! Je vous avais parlé, dans un article (ICI) des auteurs et des romans que je souhaitais lire durant ces 28 jours polaires… pardon, ces 28 jours polar !

11 auteurs avaient été sélectionné : soit je les avais déjà découverts et je désirais approfondir leurs œuvres – généralement, suivre leurs héros policiers, détectives, ou autres dans une nouvelle aventure – soit c’était des auteurs que je n’avais jamais lu et mon but était de les découvrir, afin de ne pas mourir bête.

Certains ont été égaux à eux-mêmes, d’autres furent de chouettes découvertes, certains furent des catastrophes littéraires, d’autres des « ouais, mais on ne va pas continuer la collection » ou des « je m’attendais à mieux », et même des « je n’ai pas accroché », quand à certains second opus, ils m’ont semblé être moins bons que les premiers…

Malgré tout, j’ai réussi mon pari et j’ai élargi mon champ de lecture du roman policier ou du polar noir en me plongeant dans des grands auteurs.

Dans ces 11 auteurs sélectionnés, j’ai réussi à en lire 9 !

  1. John Harvey (Anglais)
  2. Wessel Ebersohn (Sud Africain)
  3. Ernesto Mallo (Argentin)
  4. James Sallis (Américain)
  5. Paco Ignacio Taibo II (Mexicain)
  6. Leonardo Padura (Cubain)
  7. Peter Bowen (Canadien)
  8. Andrea Camilleri (Italien)
  9. Bill James (Anglais)

Manuel Vázquez Montalbán (Espagnol) et Graham Hurley (Anglais), que j’avais déjà eu le plaisir de découvrir auparavant, n’ont pas réussi à être ressorti de ma PAL durant ces 28 jours.

Bilan pour le Mois du Polar – 27 billets

  1. Oscar Wilde et le mystère de Reading : Gyles Brandreth
  2. Jack L’éventreur – Le journal, Le dossier, La controverse : Shirley Harrison
  3. Undertaker – Tome 4 – L’ombre d’Hippocrate : Xavier Dorison & Ralph Meyer
  4. Les chiens de Détroit : Jérôme Loubry
  5. Les étrangers dans la maison – Inspecteur Charles Resnick 2 : John Harvey
  6. Columbo – La série qui te cause toujours de sa femme mais que tu la verras jamais !
  7. Cosa fácil : Paco Ignacio Taibo II [Hector Belascoaran Shayne – 1]
  8. Tif et Tondu – Tome 18 – Le Roc maudit : Maurice Tillieux & Will
  9. [FILMS] L’Homme des Hautes Plaines – High Plains Drifter de Clint Eastwood (1973)
  10. Les maîtres inquisiteurs – Tome 8 – Synillia : Sylvain Cordurié & Elia Bonetti
  11. Drive : James Sallis [Le chauffeur – 1]
  12. Tif et Tondu – Tome 20 – Les Ressuscités : Maurice Tillieux & Will
  13. Au-delà de Sherlock Holmes – Tome 3 : Collectif
  14. [FILMS] The Limehouse Golem – Golem, le tueur de Londres de Juan Carlos Medina (2017)
  15. Passé parfait – Les quatre saisons 1 : Leonardo Padura [Mario Conde 1]
  16. [SÉRIES] Columbo – Saison 4 / Épisode 4 – Eaux troubles
  17. Sherlock, Lupin et moi – Tome 4 – La Cathédrale de la peur : Irene Adler
  18. La lune dans le caniveau : David Goodis
  19. Coin perdu pour mourir : Wessel Ebersohn [Yudel Gordon – 1]
  20. La forme de l’eau : Andrea Camilleri [Enquêtes du commissaire Montalbano – 1]
  21. Le Siècle -Tome 1 – La chute des géants : Ken Follett [LC avec Bianca]
  22. Meurtre au dix-huitième trou : John-Erich Nielsen [Inspecteur Sweeney – 1]
  23. Un voyou argentin : Ernesto Mallo [Perro Lascano – 2]
  24. [SÉRIES] Capitaine Marleau – Saison 1 – Épisode 8 – Chambre avec vue (mais pas sur l’Arno)
  25. En de bonnes mains : Bill James [Harpur & Iles 11]
  26. La maison du coyote : Peter Bowen [Gabriel Du Pré 1]
  27. [FILMS] Le Crime de l’Orient-Express – Murder on the Orient Express de Kenneth Branagh (2017)

Voilà ! Il me reste à saluer et remercier Sharon pour son organisation et à espérer qu’elle continue d’organiser le Mois du Polar en février 2019 !