[SÉRIES] Capitaine Marleau – Saison 1 – Épisode 8 – Chambre avec vue (mais pas sur l’Arno)

Je ne sais pas vous, mais moi, je suis tombée en admiration devant le personnage du capitaine de gendarmerie Marleau.

Ce sont mes parents qui m’en avaient parlé, me disant que je n’aimerais peut-être pas…

Par curiosité, j’ai regardé un épisode (Brouillard en thalasso) et je me suis éclatée en voyant cette enquêtrice d’el ch’nord, brut de décoffrage, adepte de l’humour noir et grinçant, qui possède l’accent qui ne se sépare jamais de sa chapka et qui, tel Columbo, ne lâche jamais sa piste.

Comme Columbo, elle roule dans une vieille bagnole (un Range Rover brinquebalante), ne varie pas souvent son habillement et nous donne l’impression qu’elle n’est pas super brillante, alors que c’est tout le contraire.

Bref, moi qui ne regarde pas de série policière française (même si j’ai bouffé du Julie Lescaut et du Navarro durant des années), là, je suis en extase et lorsque je regarde un épisode, j’ai déjà les zygomatiques qui se détendent.

Anybref, aujourd’hui, je vous parlerai de l’épisode 8 « Chambre avec vue » parce que lorsque je l’ai visionné ce 16/02 (sur mon DD) avec Chouchou, on a poussé le même « oh » en voyant un élément du paysage : nous étions à la Côte d’Opale et plus précisement, à Cap Blanc-Nez que nous connaissons et apprécions beaucoup.

Face à notre gendarmette qui n’a pas sa langue dans sa poche, nous avons Yolande Moreau en ancienne colonelle de gendarmerie recyclée dans les chambres d’hôtes, mais bizarrement, la dame ne fait pas de pub pour son établissement et, victime d’une tentative de meurtre, elle prétend que c’est le vent qui a refermé la porte et fait descendre le loquet. On ne la fait pas à Marleau, et, sous sa chapka, ça carbure sec, les petites cellules grises fonctionnent bien et, vu qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche, nous aurons droit à quelques répliques bien senties.

L’enquête pourrait-être considérée comme classique, mais j’ai quand même dû faire fonctionner ma matière grise pour tenter de trouver le secret caché par l’ex colonelle !

Et puis, je regarde plus Marleau pour les répliques et l’humour que pour l’enquête, même si celle-ci est importante. Mais ce que j’apprécie le plus, c’est qu’elle ne se prenne pas au sérieux.

Ce qui change des séries habituelles, c’est que Marleau voyage dans le Nord – pardon, dans les « Hauts-De-France » (je ne m’y ferai jamais, moi !) – changeant de commissariat comme moi de tasse de café, même si, durant deux épisodes, on a retrouvé le même brigadier et le même légiste (Marius Colucci).

Moi, je suis fada de cette série qui fleure bon l’accent du Nord, à petites doses, sans renier ses origines (moi aussi, de temps en cause, je cause wallon ou bruxellois) ou en avoir honte.

Marleau est le genre de gendarme sur laquelle on aimerait tomber si on était accusée – à tort – d’un crime, parce que elle, au moins, elle bosse fort !

Le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon.

 

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