La maison du coyote : Peter Bowen [Gabriel Du Pré 1]

Titre : La maison du coyote [Gabriel Du Pré 1]

Auteur : Peter Bowen
Édition : 10-18 (03/10/2002)
Édition Originale : Specimen song (1995)
Traducteur : Carole d’ Yvoire

Résumé :
Gabriel Du Pré est un sang-mêlé, lointain descendant des tribus indiennes du Canada pénétrées par des « voyageurs » français (québécois), convertis au catholicisme et émigrés aux États-Unis à la fin du XIXe siècle.

Héritier de cette culture riche et complexe, Gabriel est un cow-boy poète, vérificateur de bétail et virtuose du violon, mais surtout défenseur de la justice.

Aussi, lorsque le shérif de la petite ville de Toussaint est confronté à des morts suspectes, ce veuf et père de deux filles est-il toujours prêt à lui prêter main-forte.

Épaulé par son amie Madelaine, Benetsee, vieux sorcier indien quelque peu alcoolique et mystique, et son riche ami Bart, Gabriel mène ses enquêtes, entre éleveurs de bétail toujours prêts à dégainer, policiers locaux dangereusement incapables et fédéraux hargneux.

Critique :
Je ne verrai plus les patates de la même manière, moi ! Tout cela à cause des lubies sexuelles de Madelaine, pas celle qu’attendait Jacques Brel, mais la compagne de Gabriel Du Pré…

Notre Madelaine, lorsque son Gabriel n’est pas là, elle taille une grosse patate pour lui donner la forme de son pénis et elle se fait du bien.

— Voilà ce que je fais : je vais à Cooper, chez l’épicier. Je regarde les pommes de terre et j’en trouve deux qui conviennent. Je rentre à la maison et je sculpte une bite dedans qui ressemble beaucoup à la tienne ; je la connais bien et je lui fais une jolie tête et tout.

D’après elle, c’est le deuxième jour que la patate va le mieux, le troisième, ça commence à sentir.

— Cette Bite Patate est meilleure le deuxième jour, vraiment, le deuxième jour c’est le meilleur. Le troisième, elle ne sent plus très bon, hop ! on la jette. Je dois en sculpter une autre.

Cette Madelaine, elle, elle aime la grosse frite, pas celle de chez Eugène, mais celle de son Gabriel, son sang-mêlé. On est loin du tram 33. Sacrée cochonne, la Madelaine qui ne nous dit pas si elle chante, le soir ♫ Gabriel, Tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie ♪

Revenons à nos moutons ! Nouvelle découverte dans la littérature polar, parce qu’il faut varier les plaisirs de temps en temps et un polar ethnique, quand c’est bien foutu, j’adore.

Bienvenue au Montana où la neige, la boue et la poussière constituent les trois saisons. Des meurtres sauvages ont eu lieu et Gabriel Du Pré va mener une enquête qui n’en est pas vraiment une, aidé par un ami sorcier et un autre blindé de pognon.

N’espérez pas voir Du Pré faire des déductions ou faire marcher ses petites cellules grises ! Le roman parle plus de descente de rivières, de barrages voulant être érigés par des sociétés électriques sur ces rivières, la polluant définitivement, d’indiens vivant comme leurs ancêtres et de construction d’un chalet, le tout sous l’hiver assez rude du Montana.

Une sorte de polar ethnique qui n’en est pas vraiment un, mâtiné de nature writing…

Avec un soupçon d’enquête qui n’en est pas vraiment une et des mobiles que nous ne connaîtrons pas vraiment puisque nous aurons affaire à un serial-killer psychopathe qui tue pour le plaisir.

L’écriture est rapide, saccadée, des phrases courtes, rapides, parfois j’aurais aimé qu’elles soient un peu plus longues et moins sèches, moins avares.

Je l’ai lu parce que le précédent roman avait déjà fini sa vie sous un meuble bancal et parce que j’ai apprécié les personnages, l’univers, l’atmosphère, mais je ne pense pas que je reviendrai me promener sur les terres de Gabriel Du Pré.

Le roman était une jolie découverte, mais n’a pas cassé trois pattes à un canard et vu tout ce que j’ai à lire, je vais plutôt me concentrer sur d’autres romans que sur ceux de cet auteur.

— J’aime baiser, et avec toi. Dieu peut garder son opinion pour lui. Très excitée. Je pense à ta chouette bite, et elle me manque.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon.

19 réflexions au sujet de « La maison du coyote : Peter Bowen [Gabriel Du Pré 1] »

  1. ah..effectivement toute une drole de frite lala….et toute une histoire dans les grandes plaines…je suis en train de regarder une serie avec les memes themes de fond « tin star »…j’avoue ne pas etre emballee…mais bon savoir la fin quoi…tu connais …

    Aimé par 1 personne

  2. Il faudra que tu nous expliques un jour comment tu fais pour dénicher des histoires pareilles et surtout des personnages aussi originaux pour ne pas dire totalement improbables! 🤨

    En principe pour qu’un lecteur arrive à accrocher à un livre il faut que ça commence d’une façon suffisamment crédible. Il paraît que ca s’appelle le procédé de «suspension d’incrédulité»!🤓 Et là… même si des rejetons de peuplades mi-indiens mi-colon français ça peut exister… franchement t’y crois moyen dès le départ! Et pis le mec il est veuf avec deux filles! Il cumule tellement que c’est tout much ! Et il vit dans le fin fond du trou du cul de l’Amerique là où on capte même pas la 4G chuis sûre !🙄

    Trop c’est trop! Je ne serais pas assez crédule pour finir le premier chapitre. Et pis j’aime pas la campagne US! Na! 😱

    Comme aurait chanté Vilaine Fermière:
    «Je suis citadine 🎶 J’aime pas les bourin🎵 J’aime trop les usines 🎶 Les bouchons du matin🎶» 🤪

    Aimé par 2 personnes

    • Vois-tu, depuis que j’ai laissé tomber les corsets pour les corse air, je navigue en eaux troubles et des tas de trucs bizarres passent devant la proue du Black Pearl et en bon capitaine, je teste… souvent alléchée par les 4ème de cover ou l’envie de découvrir autre chose. Ça peut payer, parfois pas, des fois à moitié.

      Il vit avec ses deux filles, mais elles sont grandes et une part à l’unif et manie les armes mieux qu’un militaire ! C’est un père qui s’est toujours laissé manipuler par ses filles, elles ne faisaient rien comme il fallait.

      On a aussi une espèce de medecine man qui voit l’avenir ou les meurtres, qui sait des choses mais que tu sais pas comment il le sait, sauf s’il a des pouvoirs de médium.

      Bon, c’était chouette parce que j’aime les trous du cul américains (la campagne, pas les mecs ou les anus) et même si je ne reviendrai pas sur les autres, j’ai passé un p’tit moment ailleurs.

      Excellent la chanson de Vilaine !

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