Satanas : Mario Mendoza

Titre : Satanas

Auteur : Mario Mendoza
Édition : Asphalte (08/02/2018)
Édition Originale : Satanás (2002)
Traducteur : Cyril Gay

Résumé :
Bogota, années 1980. Lasse de vivre d’expédients, María décide de prendre sa revanche sur la société en dépouillant les clients des clubs chics de la ville.

Artiste à succès, Andrés découvre que ses portraits prédisent les maladies dont ses modèles vont souffrir. Prêtre dans un quartier populaire, Ernesto voit sa foi mise à rude épreuve quand son chemin croise celui d’un assassin refusant tout repentir.

Qui peut bien relier ces trois âmes tourmentées qui errent dans les rues de la capitale colombienne ?

La réponse, c’est Campo Elías, vétéran du Vietnam hanté par ses souvenirs de guerre et obsédé par le thème du double maléfique.

L’ancien soldat ne connaît qu’une seule façon de régler ses problèmes : la violence. Et il n’hésitera pas à y recourir.

Critique :
Quoi ? Satanas sans Diabolo ? Mais c’est une hérésie !

Autant commencer sa chronique par un petit trait d’humour parce que tout le reste de ce roman noir ne se prête vraiment pas à rire.

Ici, on aurait plutôt envie de chanter ♫ Oui, je suis Belzébuth, je suis un bouc, je suis en rut ♪ et encore, c’est trop festif pour aller avec ces pages sombres de chez sombres.

Nous sommes dans les années 80. Il y a quelque chose de pourri à Bogotá, capitale de la Colombie pour ceux qui se sont endormis aux cours de géographie.

Comme si un démon avait ensorcelé les gens, les poussant vers le côté obscur du la Force et du Mal. Le Démon serait-il à Bogotá ? Satan l’habite ?

En tout cas, c’est la question que se pose un prêtre, Ernesto face à tous ces gens qui se transforment en assassins ou devant cette jeune fille qui n’est pas loin de crier « baise-moi » comme dans L’Exorciste.

Destins croisés de plusieurs personnages qui, de prime abord, n’ont rien en commun : le prêtre Ernesto, le peintre Andrés qui fait des portraits prophétiques, María la pulpeuse jeune fille qui irait bien sur #balance-tous-ces-porcs et qui prendra sa revanche ensuite avant de se faire tacler bien salement et Campo Elías, un vétéran du Vietnam qui a du mal à trouver sa place dans cette société.

Rien en commun entre ces personnages… Pourtant, ces destins fracassés vont se croiser avant de se rejoindre dans un restaurant, pour une bouffe mémorable dont tout le pays se souviendra.

Ce roman, je l’ai dévoré, je me suis immergé dedans, j’ai plongée toute habillée et j’avais du mal à en sortir, tant les destins et les vies des personnages m’avaient emportées dans cette Colombie qui est loin des cartes postales.

Le final m’avait laissé groggy, mais là où j’ai eu des sueurs froides, c’est lorsque j’ai lu la postface et appris que ces événements avaient eu lieu réellement ! Là, ça te glace encore plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018),le Mois Espagnol chez Sharon (Mai 2018).Le Challenge et « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°44 – L’Aventure du Pied du Diable : lire un livre comportant des démons).

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