Le Hobbit : J.R.R. Tolkien

Titre : Le Hobbit

Auteur : J.R.R. Tolkien
Édition : Le Livre de Poche (29/04/2015)
Édition Originale : The hobbit (1937)
Traducteur : Daniel Lauzon

Résumé :
Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n’aime pas être dérangé quand il est à table.

Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d’un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n’ont qu’une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire.

Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.

Critique :
« Dans un trou vivait une bite »…. STOP ! Des enfants nous lisent peut-être ! Reprenons correctement, si vous le voulez bien… « Dans un trou vivait un Hobbit ». Merci !

Si le Lotto avait pour slogan « 6 croix qui peuvent changer une vie », on peut appliquer ce genre d’accroche publicitaire au récit de Tolkien : « 6 mots qui peuvent changer une vie ».

Six mots qui donneront naissance à une formidable aventure de fantasy, souvent copiée mais jamais égalée (tiens, on dirait une autre pub).

Ça vous dit de partir à à l’aventure et de chevaucher un poney en compagnie de 13 nains ? De sortir de votre trou de Hobbit si confortable ? De quitter vos fauteuils et votre petite vie pèpère qui n’a rien de trépidant ?

Oui ? Alors faites comme ce pauvre Bilbo qui s’est retrouvé embarqué dans cette grande aventure épique sans vraiment le vouloir et qui, surprenant tout le monde (et lui même), a réussi à gagner la confiance des nains en faisant preuve de courage, de ténacité, de ruse et de chance.

Des années que je voulais découvrir le Hobbit, des années aussi que les films croupissaient dans mon DD ! Honteux, je sais.

2018 devait être LEUR année puisque dans la foulée du visionnage des trois films, j’ai aussi plongé sur la nouvelle traduction des aventures de Bilbon Sacquet ou plutôt devrais-je dire « Bilbo Bessac ». Elle était grosse cette différence là !

L’avantage d’avoir vu les films et que je n’ai pas dû faire le travail d’imaginer les personnages ou les lieux, le tout ayant pris les visages des acteurs et des décors du film.

L’inconvénient est qu’il y a des différences notables entre les deux, comme des ajouts dans les films afin d’étoffer certaines histoires. Le plus gros changement aura lieu lorsque les nains se retrouvent prisonniers des Elfes et où le bô Legolas est absent du livre.

Rien à redire du talent de conteur de Tolkien, pas besoin de lui faire de la pub, la majorité d’entre nous savent qu’il a l’art et la manière de raconter ses histoires fantastiques et, durant ma lecture, je me suis imaginée petite enfant écoutant cette historie merveilleuse.

Le Hobbit est moins sombre que le Seigneur des Anneaux, il va sans dire, sans pour autant être un récit enfantin ou gaga. Il y a de l’action, de l’humour, de l’amitié, de la méfiance et de la confiance qui se gagne à la sueur du poignet ou à l’aide d’anneaux.

Mon seul bémol sera pour le fait qu’il y avait plus de profondeur et de développement dans certains personnages du film (Thorin, Kíli, Bard, le bourgmestre d’Esgaroth, Alfrid son éminence grise, le roi des Elfes Sylvains, Tauriel, notamment et Radagast est absent) alors que dans le livre, ils sont plus lisses, leurs failles sont moins poussées, leurs histoires moins développées ou ils n’existent pas car inventés pour les besoins des films, ce qui enlève quelque peu le plaisir.

Dans le film, on sent bien que Thorin est en train de succomber au côté obscur de la Force et qu’il est sous l’emprise du pouvoir de l’or. Dans le livre, il y succombe aussi, mais c’est moins détaillé que dans le livre. Son retour à la raison est plus détaillé dans le film que dans le livre où il semble survenir par l’opération du Saint-Esprit.

Que vous dire de plus qui n’ait jamais été dit sur ce roman ? Rien de plus, si ce n’est qu’il est plaisant de savoir qu’enfin les œuvres de Tolkien sont retraduites en collant le plus aux textes puisque maintenant son œuvre est intégralement terminée.

« Traduire étant trahir », une nouvelle plume qui colle le plus aux textes originaux n’était pas du luxe et dans un temps prochain, je souhaiterais relire le Seigneur dans sa nouvelle version (avec ma binômette de LC Stelphique).

Un très beau récit d’heroic fantasy à découvrir, si ce n’est déjà fait, ou à redécouvrir. Une quête bourrée de rythme, d’aventure, de magicien, de nains bougons, le tout sans Blanche-Neige, avec un Hobbit peureux et casanier qui va, presque sans le faire exprès, devenir un héros courageux.

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Black Butler – Tome 25 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 25

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (16/03/2018)

Résumé :
Afin de contrer le music-hall et ses activités clandestines, Ciel décide de monter son propre établissement et de proposer son propre spectacle : les Phantom Five.

Critique :
Enfin, nous allions savoir ce qui se passe derrière les hautes portes du Sphere Musical !

Bon, j’en savais déjà un peu plus grâce au tome précédent, mais je ne vais pas vous en dire trop non plus.

Cette aventure a tout des airs d’une bagarre entre deux boys-band, sorte de guerre entre les To Be Frites et les World’Patate, comme au bon vieux temps de notre jeunesse où certaines filles devenaient hystériques face à ces bôgosses.

Le plan de Ciel est bien trouvé, très bien trouvé et à la limite du machiavélisme car, pour arriver à coincer les hommes de mains de Bravat, il n’hésitera pas à envoyer des gens à la mort et à utiliser les gens de son entourage comme des pions.

Non, Ciel n’a rien d’un gentil petit garçon et ce tome nous montre une fois de plus sa noirceur, même si elle était utile pour faire cesser les activités de Bravat. La fin justifie-t-elle les moyens ? Vous avez 3h pour me pondre vos pages.

Anybref, maintenant, je sais tout, mais je me demande si ce genre de chose aurait été possible dans l’Angleterre victorienne… Sans doute que non, mais puisque nous avons un diable de majordome à nos côtés, on se dit que tout est possible.

Un tome bourré de révélations, d’humour, de suspense et qui se termine avec un cliffhanger de malade (sadisme !!) juste pour nous pourrir la vie jusqu’au prochain tome.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).