Vinland Saga – Tome 4 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 4

Auteur : Makoto Yukimura
Édition : Kurokawa (10/09/2009)

Résumé :
Angleterre 1013, l’armée danoise du roi Sven à la Barbe Fourchue continue sa campagne d’invasion. Malgré la supériorité de son armée, sa progression est bloquée à Londres, ville imprenable, protégée par Thorkell le Grand, un Viking passé à l’Anglais par simple ennui.

Sven décide alors de confier la responsabilité du siège à son fils Knut, à la tête d’une armée de quatre mille hommes.

Mais l’armée de Knut se fait décimer et le prince est pris en otage par Thorkell, bien décidé à attirer l’attention du roi du Danemark.

Sur un coup de tête, Askeladd part avec sa seule troupe à la rescousse de Knut. Un pari extrêmement dangereux pour gagner argent et gloire…

Critique :
Que se passe-t-il lorsqu’un jeune bad boy badass se trouve face à un prince très très timide et très très efféminé ?

C’est le clash ! Trop tentant pour le roquet Thorfinn de ne pas se foutre de la gueule du prince Knut qui se cache derrière Ragnar, le géant ado-sitter du prince.

Mais avant de se dire des gentillesses pleines de fiel, il va d’abord falloir sortir de cette fumée provoquée par les feux allumés par les hommes d’Askeladd et grouiller ses puces pour ne pas se faire attraper par les troupes de Thorkell.

Comme je le disais précédemment, les personnages évoluent et certains cachaient bien leur jeu… Maintenant, je ne sais pas non plus si Askeladd joue double ou triple jeu. Avec lui, tout est possible.

Ce tome se consacre à la marche forcée que les hommes d’Askeladd vont devoir faire afin d’échapper à Thorkell, lancé sur leurs trousses. Askeladd étant avare d’informations, ses hommes vont commencer à se poser des questions, à douter de lui, et quand on commence ainsi, c’est que la grève n’est pas loin !

Avec des airs de western spaghetti qui serait venu s’inviter dans le Moyen-âge, ce tome de transition nous apprend des tas de choses sur Askeladd et m’est avis qu’il n’a pas fini de nous étonner, le bougre de salopard qui n’a pas hésité à massacrer tout un village pour y abriter ses hommes.

Un tome de transition, certes, mais un tome généreux en péripéties, en aventures, sans pour autant se disperser dans tous les sens et bâcler ses arcs narratifs.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

[FILMS] Gladiator – Le film qui pénétra dans l’arène : Ridley Scott (2000)

Gladiator (ou Gladiateur, au Québec et au Nouveau-Brunswick) est un film américano-britannique de Ridley Scott (anglais), sorti en 2000.

Gladiator revisite le genre du péplum, dont un des derniers films majeurs était Spartacus, sorti en 1960.

Le film ne se fonde pas sur des événements réels mais reprend les noms des empereurs Marc Aurèle et Commode, son fils.

L’intrigue raconte la chute du général romain Maximus Decimus (Russell Crowe), destiné à devenir le successeur de Marc Aurèle (Richard Harris), avant que l’empereur ne soit assassiné et le général brutalement trahi et laissé pour mort par l’ambitieux et maléfique Commode (Joaquin Phoenix) qui en profite pour s’installer sur le trône.

Maximus, dont la famille a été massacrée, va devenir un esclave gladiateur, conquérir le cœur du peuple romain par ses talents de combattant dans l’arène du Colisée et finalement affronter Commode dans un ultime combat.

Fiche technique :

  • Titre original : Gladiator
  • Titre français : Gladiator
  • Réalisation : Ridley Scott
  • Scénario : David Franzoni, John Logan et William Nicholson, d’après une histoire de David Franzoni

Distribution : 

  • Russell Crowe (VF : Marc Alfos) : Maximus
  • Joaquin Phoenix (VF : Bruno Choël) : Commode
  • Connie Nielsen (VF : Françoise Cadol) : Lucilla
  • Oliver Reed (VF : Hervé Jolly) : Proximo
  • Richard Harris (VF : Marc Cassot) : Marc Aurèle
  • Derek Jacobi (VF : Jean-Pierre Leroux) : le sénateur Gracchus
  • Djimon Hounsou (VF : Frantz Confiac) : Juba
  • David Schofield (VF : Hervé Bellon) : Falco

Ce que j’en ai pensé : 
Je ne vais pas vous le cacher, vous le savez déjà, mais j’adore des films avec des chevaux et des types qui courent en jupettes !

Des films comme « Gladiator », « Troie » ou « 300 » font plus que mon bonheur !

Ok, les scénarios ne sont pas toujours les plus élégants, les plus profonds, les plus recherchés, les erreurs historiques sont légion (mdr) et ils prennent aussi des libertés avec les légendes.

Mais là, je ne serai pas impartiale, je vous préviens de suite.

Lorsque j’avais été voir ce film en 2000 (le bug prévu n’avait pas eu lieu), j’avais été conquise de suite par les grandes scènes de batailles, les soldats qui se jettent l’un sur l’autre, les chevaux qui tombent… Ok, un cheval qui tombe, ça me fait hurler.

Et puis, les histoires de vengeance après une chute spectaculaire dans son niveau social, ça marche toujours, et si c’est le beau Russel Crow, mes yeux apprécieront plus que si c’est Gérard Depardieu en Monte-Cristo, même si l’histoire de Dumas est plus retorse et plus sadique encore que celle de Ridley Scott (histoire écrite par David Franzoni).

D’entrée de jeu, j’ai apprécié Russel Crowe (qui n’était pas encore bouffi, même si bouffi d’orgueil et se considérant comme le meilleur acteur au monde) dans le rôle de Maximus Decimus Meridius, général romain et surtout le Grand Méchant joué par Joaquin Phoenix qui, contrairement à son nom, ne l’était pas… Commode ! (mdr)

Lui, c’était du grand art ! Le fils qui tue le père, le fils jaloux de Maximus, le général de son papounet, ce général qui allait être nommé à la place du fils qui ne rêvait que de devenir Empereur à la place de l’Empereur et qui n’hésitera pas à zigouiller tout ce qui se mettra en travers de sa route.

La scène où Maximus rentre chez lui et découvre sa femme et son fils, mon dieu, qu’elle scène horrible, tout en restant sobre… Ok, pas tout à fait sobre, mais j’ai adoré la manière dont on nous la présentée.

Maximus va devoir faire le maximum pour arriver à se venger de Commode et, tel Lance Armstrong gavé de potion magique, va nous faire une remontée de peloton plus vite que si lui descendait le Mont Ventoux pendant que les autres le montent.

Magnifaïïïk, ma chérie !

Anybref, j’adore ce film de la proue à la poupe, du bout du glaive jusqu’au sang qui coule dans le sable de l’arène !

Des mecs qui courent en jupette, torses nus, des chevaux qu’on voudrait dans ses écuries, des peaux de bêtes sur les épaules, du pain, des jeux, une vengeance violente (et non sournoise à la Monte-Cristo) qui se terminera dans le sang.

Désolé, mais j’adore !

Petit Plus pour se coucher moins bête au soir :

  • Cependant, deux semaines avant le tournage, les acteurs se plaignent de problèmes avec le scénario. William Nicholson est alors dépêché aux Studios de Shepperton pour faire de Maximus un personnage plus sensible, en réaménageant son amitié avec Juba et en développant le fil rouge de l’au-delà. Il explique dans une interview qu’il « ne voulait pas voir un film sur un homme qui voulait simplement tuer quelqu’un ».
  • Franzoni participe par la suite à la relecture des réécritures de Logan et Nicholson, et négocie un titre de producteur sur le film.
  • Quand Nicholson a été engagé, il a décidé de revenir aux scripts initiaux de Franzoni et de réintégrer certaines des scènes supprimées. Franzoni participe à la réécriture du scénario et, jouant son rôle de producteur, défend son point de vue afin de rester fidèle à sa vision originale.
  • Franzoni partagera plus tard l’Oscar du meilleur film avec les producteurs Douglas Wick et Branko Lustig.
  • Le scénario a également subi de nombreuses réécritures et révisions en raison des suggestions de Russell Crowe, l’interprète principal.
  • Russell Crowe a en effet émis des réserves au cours des différentes évolutions du script et n’a pas hésité à quitter le plateau lorsqu’il n’obtenait pas de réponse à ses remarques. Selon un porte-parole de DreamWorks, « [Crowe] a tenté de réécrire l’ensemble du script sur place. Vous vous rappelez l’accroche de la bande-annonce, « j’aurai ma vengeance, dans cette vie ou dans l’autre » ; au début, il a catégoriquement refusé de la prononcer ».
  • Nicholson, le troisième et dernier scénariste, ajoute que l’acteur lui a dit : « Les dialogues sont nuls, mais étant donné que je suis le meilleur acteur du monde, je peux les rendre bons ».

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).