Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2018

N’allez pas croire que mon Bilan Livresque de Septembre soit en fait un copié-collé du Bilan du Mois Américain ! Que nenni (à quelques détails près)

J’ai lu 2 mangas qui auraient eu leur place pour un challenge Anglais, deux bédés de plus (non chroniquées) et deux autres romans en sus du challenge Mois Américain.

Mon Bilan Livresque pour ce mois de Septembre est de 12 romans lus (dont 3 briques pour mes 3 LC : ‭un 790 pages, un 576 pages et un 890 pages), 2 mangas, 22 bédés, 3 films visionnés et 32 épisodes de 8 séries différentes vus.

J’aurais pu lire plus, mais durant ce mois de Septembre, j’avais deux loulouttes à remettre à l’entraînement en prévision de toutes les grosses randos équestre qui nous attendent durant septembre-octobre-novembre et si la plus jeune avait la condition et ne devait que perdre 50 kg, la plus âgée devait reprendre un peu de muscle, du souffle et de l’endurance (ce qu’elle a vite retrouvé en raison de sa race : trotteur).

Et mes entraînements ont payé puisqu’elles font toutes les deux des 20km de rando les sabots dans les naseaux, ne soufflent pas comme des locomotives après un gros effort et récupèrent très vite. YES !

Pour commencer le Mois Américain, j’avais envie de descendre chez les loosers, dans l’Amérique profonde et Kentucky straight de Chris Offutt (ICI) tombait à pic. Dans xe petit recueil de nouvelles, exit le rêve américain, exit les bienfaits de l’éducation nationale et de l’éducation tout court. Des histoires simples, mais des histoires noires. Une réalité sociale qui fait froid dans le dos car elle n’est pas issue de la fiction ou du cerveau fécond d’un auteur, mais juste un simple reflet de la réalité.

L’Amérique, c’est aussi le western et celui-ci n’a rien d’un roman de gare. Si vous avez envie d’un western noir à l’ambiance oppressante, dense, moite à couper au couteau, où les non dits et les secrets commencent à se faire pesant, jetez-vous sur Le vent de la plaine d’Alan Le May (ICI) qui est un western noir réaliste, dur, âpre, où la nature est hostile, sans pitié pour les Hommes et les bêtes où la vie n’était pas facile… Un western qui met aussi en avant les différences qui caractérisaient les Indiens et qui leur donne une présence.

Les vieux roman de la collection Marabout ont un charme que les autres n’ont pas et pour poursuivre dans l’Amérique profonde, quoi de mieux qu’un roman parlant du tristement célèbre KKK avec Les croix en/de feu de Pierre Pelot (ICI). Avec ce court roman, l’auteur parvint à insuffler toute l’haleine fétide du vieux Sud, celui qui ne digère toujours pas sa défaite et le fait que les esclaves Noirs aient été affranchis. Un western noir qui ne rate pas sa cible, qui la touche en plein bide et fait mal là où il passe.

Était-ce possible de tomber sur pire que les loosers de Kentucky Straight dont je parle un peu plus haut ? Et bien oui ! Avec les 18 nouvelles nouvelles qui composent Knockemstiff, le flamboyant Donald Ray Pollock (ICI) nous raconte 18 nouvelles trash, noires, peuplées de personnages tous plus tarés les uns que les autres, tous irrécupérables. Néanmoins, j’avais préféré ses deux romans « Le diable tout le temps » et « Une mort qui en vaut la peine » qui, tout en étant aussi sordide et nauséabond, m’avaient plus emballé.

Qui dit Amérique dit Indiens… Mais comme je voulais lire quelque chose de profond où les indiens étaient présentés autrement que comme des emplumés excités, j’ai choisi  La dernière frontière de Howard Fast (ICI) et bien m’en pris car ce fut un véritable coup de cœur. Ce livre, c’est une baffe donnée à la face des États-Unis, c’est un plaidoyer envers le courage qu’eurent cette tribu Cheyennes de partir pour un périple impossible, alors qu’ils étaient déjà à bout de force, juché sur des poneys maigres et fatigués. Un roman dont on sort bouleversé, ému… Un roman magnifique, un roman fort, un roman à lire et un formidable travail de l’auteur afin de récupérer des témoignages alors qu’il y avait la barrière de la langue, le Cheyenne étant une langue très riche mais très difficile à apprendre.

Petite dérogation au Mois Américain avec Le Cercle de Bernard Minier [LC avec Stelphique+ Bianca] (ICI) qui était un sacré pavé de 790 pages addictive puisque je l’ai lu sur une journée et une matinée (et une petite après-midi). Une intrigue riche et dense, où plusieurs pistes se mêlent et s’entremêlent, où on ne sait jamais trop si on a raison ou si on se goure de piste, Martin Servaz lui-même ne sachant plus trop où donner de la tête tant les pistes sont multiples.

Un auteur de ma connaissance m’ayant fait l’honneur de me demander une préface pour son roman avant sa publication, je me suis empressée de lire Mais qui êtes-vous M. DB Cooper ? Le premier hold-up aérien de l’histoire de Jon Marcello (ICI) dont l’intrigue principale nous conte tout ce qui précéda ce hold-up magnifique dans un Boeing ainsi que tout ce qui se déroula après, le tout en avançant dans la nuit puisque ni le coupable ni le butin ne furent jamais retrouvé. C’est envolé, travaillé, et l’auteur arrive sans mal à donner une existence à ce voleur magistral et à nous le faire aimer.

L’Amérique, ce n’est pas que les cow-boys, les indiens et les loosers, c’est aussi une dystopie qui, d’après le bandeau-titre, fait trembler l’Amérique de Trump. Il est vrai que le contexte dans lequel se déroule La servante écarlate de Margaret Atwood (ICI) est réaliste et pourrait arriver, ce qui fait froid dans le dos… Mais là où ça fait le plus froid, c’est que personne n’a bougé quand tout s’est mis en place… Glaçant et réaliste !

Mais revenons à nos cow-boys ! Avec Femme de feu, Luke Short (ICI) met en place un western qui a tout des relents d’un roman hard-boiled, le tout servi par des personnages féminins aussi fort et durs que les hommes, sans jamais sombrer dans le manichéisme, les « bons » pouvant se comporter aussi crapuleuse que les « méchants ». Un grand western noir qui n’emprunte pas vraiment ses codes car l’auteur était déjà au-delà du western traditionnel, empruntant plus les codes des romans noirs afin de nous proposer un western pur et dur, profond, réaliste, humain, violent.

L’effet de meute, sur les réseaux sociaux, vous connaissez ? Et bien, L’étrange incident de Walter Van Tilburg Clark (ICI) va nous conter les méfaits de l’effet de meute mais à l’époque des cow-boys et des vachers. Un huis-clos grandeur nature, dans une nature hostile et un temps à ne pas mettre un lyncheur dehors, le lecteur va assister, impuissant, à la montée de la haine et à ses conséquences. Un western noir rempli d’émotions à l’état brut, une piqûre envers la société américaine qui n’interdit le lynchage qu’en 1946…

Revenons quelques instants sur la condition des esclaves Noirs en 1830… Kathleen Grissom m’avait ému avec son précédent roman (La colline aux esclaves) et elle a remis ça avec sa suite, Les larmes de la liberté [LC avec Bianca] (ICI) qui, bien que différent dans sa trame et dans ses personnages, explore les mêmes horreurs que celles qui étaient les conditions des Noirs à cette époque. Un roman fort, puissant, émouvant, avec des personnages attachants ou donnant des envies de meurtres et un James Pyke/Burton qui devra faire la paix avec sa part Nègre (pardon) et choisir s’il veut continuer de vivre en Blanc ou en Noir, sachant que pour l’un comme pour l’autre, il n’est ni l’un ni l’autre, mais a le cul entre deux chaises. Un pavé qu’on est triste de quitter.

Autre gros pavé avec Dreamcatcher de Stephen King [Défi CannibElphique] (ICI) qui était à notre programme mais que suite à quelques retards, s’est retrouvé programmé juste après un autre pavé (le titre précédent) et où j’ai dû cavaler pour y arriver…

Bilan Livresque Septembre : 12 romans lus

  1. Kentucky straight : Chris Offutt (ICI)
  2. Le vent de la plaine : Alan Le May (ICI)
  3. Les croix en/de feu : Pierre Pelot (ICI)
  4. Knockemstiff : Donald Ray Pollock (ICI)
  5. La dernière frontière : Howard Fast (ICI)
  6. Le Cercle : Bernard Minier [LC avec Stelphique+ Bianca] (ICI)
  7. Mais qui êtes-vous M. DB Cooper ? Le premier hold-up aérien de l’histoire : Jon Marcello (ICI)
  8. La servante écarlate : Margaret Atwood (ICI)
  9. Femme de feu : Luke Short (ICI)
  10. L’étrange incident : Walter Van Tilburg Clark (ICI)
  11. Les larmes de la liberté : Kathleen Grissom [LC avec Bianca] (ICI)
  12. Dreamcatcher : Stephen King [Défi CannibElphique] (ICI)

Bilan Livresque Septembre : 2 mangas lus

  1. Black Butler – Tome 26 : Yana Toboso
  2. Moriarty – Tome 1 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi

Bilan Livresque Septembre : 22  bédés lues

  1. Blueberry – Tome 13 – Chihuahua Pearl : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  2. Blueberry – Tome 14 – L’homme qui valait 500 000 $ : Charlier & Giraud
  3. Blueberry – Tome 15 – Ballade pour un cercueil : Charlier & Giraud
  4. Blueberry – Tome 16 – Le Hors-la-loi : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  5. Blueberry – Tome 17 – Angel Face : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  6. Blueberry – Tome 18 – Nez cassé : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  7. Blueberry – Hors-Série – Apaches : Charlier (posthume) & Giraud
  8. Lucky Luke – Tome 20 – Billy The Kid : Morris & Goscinny
  9. Lucky Luke – Tome 08 – Phil Defer : Morris
  10. La Jeunesse de Blueberry – Tome 16 – 100 dollars pour mourir : Corteggiani & Blanc-Dumont
  11. La Jeunesse de Blueberry – Tome 17 – Le sentier des larmes : Corteggiani & Blanc-Dumont
  12. La Jeunesse de Blueberry – Tome 18 – 1276 âmes : Corteggiani & Blanc-Dumont
  13. La Jeunesse de Blueberry – Tome 19 – Rédemption : Corteggiani & Blanc-Dumont
  14. Durango – Tome 14 – Un pas vers l’enfer : Swolfs & Girod
  15. Durango – Tome 15 – El Cobra : Swolfs & Girod
  16. Durango – Tome 16 – Le Crépuscule du vautour : Swolfs & Girod
  17. Les Tuniques Bleues – T20 – Black Face : Raoul Cauvin & Willy Lambil
  18. Les Tuniques Bleues – T06 – La prison de Robertsonville : Cauvin & Lambil
  19. Les Tuniques Bleues – Tome 38 – Les planqués : Raoul Cauvin & Willy Lambil
  20. Sonora – Tome 01 – La vengeance : Jean-Pierre Pécau & Benoît Dellac
  21. Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South : Arleston & Barbucci
  22. Ekhö Monde miroir – Tome 9 – La sirène de Manhattan : Arleston &  Barbucci

Bilan Livresque Septembre : 3 films vus 

  1. [FILMS] Vertigo – Sueurs froides d’Alfred Hitchcock (1958)
  2. [FILMS] Hostiles de Scott Cooper (2018)
  3. [FILMS] Hôtel Transylvanie 3 – Des vacances monstrueuses : Le film qui a tout de la croisière s’amonstre (2018)

Bilan Livresque Septembre :  32 épisodes visionnés – 8 séries vues

  1.  Lonesome Dove : Épisodes 1 à 4
  2. The Good Doctor : Épisodes 3 à 12
  3. Capitaine Marleau : Saison 3 – Épisode 5 – Double jeu
  4. Capitaine Marleau : Saison 4 – Épisode 1 – Les Roseaux noirs
  5. Elementary : Saison 6 – Épisode 12
  6. Les enquêtes de Murdoch : Saison 11 – Épisodes 5 à 12
  7. Les petits meurtres d’Agatha Christie :  Épisodes 23 – Mélodie mortelle
  8. Columbo : Saison 13 – Épisode 2 – Face à face
  9. The Big Bang Theory : Saison 11 – Épisodes 13 à 17

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