Moriarty – Tome 2 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi

Titre : Moriarty – Tome 2

Scénariste : Ryôsuke Takeuchi
Dessinateur : Hikaru Miyoshi

Édition : Kana (21/09/2018)

Résumé :
Deux frères orphelins sont accueillis dans la famille Moriarty, grâce aux ambitions cachées du fils aîné Moriarty, Albert.

Ce dernier abhorre l’aristocratie à laquelle il appartient et le système social qui régit la société britannique.

Albert a vu en l’aîné l’intelligence et le charisme dont il avait besoin pour accomplir son rêve de nettoyer la société de ces « êtres inutiles et sales ».

Albert propose de leur offrir sa richesse et son influence à condition que les garçons mettent leur intelligence au service de son rêve.

13 ans plus tard, à côté de leurs activités officielles, les frères Moriarty sont devenus des « conseillers privés ».

Avec William à leur tête, ils aident les gens du peuple, victimes d’injustices, à se venger des riches qui les ont fait souffrir.

Leur sanction est impitoyable, car la punition qu’ils infligent n’est autre que…la mort !

Critique :
J’ai beau lire des mangas différenciés, je trouve toujours que les personnages sont trop ressemblants ! Soit avec de ceux que je fréquente dans d’autres série, soit entre eux… La faute à leurs mentons en pointe.

Louis, avec sa grande mèche, me fait penser à Grell Sutcliff, le flamboyant Shinigami de Black Butler et un colonel du bataillon d’Albert Moriarty m’a fait croire que c’était le colonel Moran bien coiffé, alors que non…

Au sujet de Moran, je m’étais insurgée qu’on le nomme « Molan » dans le tome 1, mais dans le tome 2, c’est  bien « Moran », ce qui me fait penser à une erreur de typographie…

Notre génie du crime, Moriarty, continue de vouloir aplanir les classes sociales et si pour y arriver il doit tuer ou laisser tuer, pas de soucis, la fin justifie les moyens quand on a un si noble but…

Là, il veut éradiquer l’opium mais vous pensez bien qu’on n’a pas trop envie de l’écouter, sachant que historiquement parlant, le commerce de l’opium a équilibré la balance économique de l’Angleterre et que de grosses sociétés ou de grands noms sont impliqués dans ce trafic.

Puisque la fin justifie les moyens, Moriarty va y aller à fond et se jouer des autres pour arriver à démanteler un gros trafiquant. Pas mal, je trouve, bien joué.

Là où je ne joue plus, c’est quand il laisse tuer un pauvre innocent pour arriver à coincer un noble pourri jusqu’au trognon. Il est cynique, le Moriarty…

Holmes à gauche, de dos, avec sa queue de cheval

Ce qui m’intéressait surtout, c’était sa rencontre avec Holmes… Elle aura lieu sur un paquebot de croisière et notre détective se voit affublé d’une queue de cheval des plus improbables. Non, je ne parle pas de son sexe, mais de ses cheveux.

Entre nous, il a plus l’air d’un sale gamin mal élevé que d’un homme qui va à contresens de la société et je ne vous parlerai même pas de madame Hudson, vachement rajeunie, ni de Watson, avec sa canne inutile, comme dans la série de la BBC.

Quant aux tutoiements et appellations par leurs prénoms, c’est limite hérésie… Holmes n’appelait pas Watson, John et Watson ne donnait pas du Sherlock à Holmes.

Anybref, même si je ne suis pas toujours chaude chaude pour les réécritures de l’histoire, celle-ci a le mérite d’explorer des zones d’ombres et de tenter de faire de Moriarty un Napoléon du crime « pour le bien commun » et non pour le sien, bien que, si on analyse à fond son envie d’éliminer les aristos, on pourrait en déduire que c’est aussi pour se venger d’eux…

Malgré tout, j’aime bien la vision que Moriarty nous fait de Holmes et du rôle qu’il va jouer dans le plan socialisto criminel du professeur. Il est logique et en adéquation avec le scénario présenté.

Là où je me demande comment ça va évoluer, c’est dans le fait qu’apparemment, d’après ce que j’ai lu dans la toute première case du tome 1, Sherlock Holmes serait celui qui n’a rien compris, le démon de l’histoire.

Mais nom de Zeus, comment l’auteur va-t-il amener ça ?? Et réussir à me le faire avaler ? Ça, c’est une autre histoire (que je continuerai de lire).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book et le RAT de l’Épouvante chez Chroniques Littéraires – Automne, plaid et cocooning (204 pages).

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42 réflexions au sujet de « Moriarty – Tome 2 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi »

  1. Tu sais combien j’aime traumatiser les sphincters et rectums des diptères! Le tutoiement entre Holmes et Watson… ben comment dire… a partir du moment où le « you » british est utilisé indifféremment pour dire tu où vous… on ne peut pas trop savoir si Holmes et Watson se seraient tutoyés ou pas! Certes par convention on estime que c’est le fait de s’adresser aux gens par leur nom de famille, adresse plus formelle ou le fait d’utiliser le prénom, signe d’un rapport plus intime ou moins formel qui distingue lors des traductions le vouvoiement du tutoiement… et tu fais bien de renvoyer l’affaire à l’utilisation du prénom! Cela dit quand j’étais petite à l’école (au millénaire précèdent!) on se tutoyait en utilisant les prénoms !

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    • Il m’avait semblé qu’on m’avait dit que la forme « tu » n’existait pas vraiment en anglais… mais bon, ça fait toujours moins classe de dire « tu »à une personne que l’on ne connait pas, sauf à notre époque sur le net. IRL je déteste qu’une personne avec qui ne n’ai pas gardé les oies me tutoie.

      Qu’en au tutoiement entre Holmes et Watson, je sais que certaines auraient aimé qu’ils se tutoient la clarinette, mais bon… je pense que vu l’époque, ils devaient utiliser la forme polie (qui n’existe pas non plus en néerlandais, sauf à utiliser le « u » qui sous entend le « vous » poli.

      Ça me choque toujours un peu, dans les mangas holmésiens, ce tutoiement entre Holmes-Watson et l’utilisation des prénoms, alors que dans la version BBC, elle ne me dérange pas.

      Moi aussi je suis allée à l’école au millénaire précédent et on se tutoyait, mais on disait « vous » à la maîtresse d’école !

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      • Ça me rappelle une histoire rigolote lors d’un voyage en Espagne quand j’étais Jeune (toujours au millénaire précédent !)…

        En Espagne le vouvoiement consiste à parler à l’autre à la troisième personne (Madame a-t-elle bien dormi?) avec le terme « usted » qui est la contraction de « vuestra merced » (votre grâce… rien que ça !).

        Or j’étais accueillie par une famille de trentenaires plutôt cool qui me disait qu’en Espagne on utilisait plus « usted » sous entendant que tout le monde se tutoie et n’utilise le vouvoiement que dans des cas très formels… et à peine avaient ils dit « no se utilisa usted ahora » que malicieuse je leur disais: «  ah! Je comprends! Il faut dire « vuestra Merced » (votre grâce)!

        On a bien rigolé ! 😂🤣😂

        Encore jeune mais déjà facétieuse ! 🤪

        Aimé par 1 personne

          • Ouais… à l’ecole on me reprochait de trop m’en servir mais… j’fais encore des trucs pas mal avec ma langue! Je chantais même en italien ou en latin quand je me prenais pour une diva cosmoplanetaire… puisque l’opera du 18ème siècle et la musique sacrée se chantaient en ces langues là ! Pour le reste… tu pourras tomber sur mes sextapes en écumant les sites (in)appropriés ! 🤪

            Ok! Moi aussi je sors!😂🤣😂

            Aimé par 1 personne

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