Le loup en slip – Tome 02 – Le loup en slip se les gèle méchamment : Wilfrid Lupano, Paul Cauuet & Mayana Itoïz

Titre : Le loup en slip – Tome 2 – Le loup en slip se les gèle méchamment

Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateurs : Paul Cauuet & Mayana Itoïz

Édition : Dargaud (10/11/2017)

Résumé :
Le loup en slip est de retour et pourrait bien redevenir le méchant de l’histoire L’hiver arrive, il neige, il fait froid. Grognon, le loup répète sans cesse « qu’on se les gèle » !

Mais que peut-il donc bien se geler, lui qui est toujours en slip ?

Les habitants de la forêt vont vite devoir le découvrir s’ils ne veulent pas que leur compagnon redevienne le grand méchant loup qui les terrorisait autrefois !

Critique :
L’hiver est là mais pas de panique, les animaux de la forêt sont bien organisés et tout est prévu pour qu’on puisse acheter du pain, des fromages pour faire des raclettes, skier, prendre des bains chauds et tout ce qui aide à supporter l’hiver rigoureux.

Tout le monde est content, donc ?

Ben non, notre ami le loup est ronchon, grognon et répète à qui veut qu’on se les gèle ! Qu’on se les gèles grave, même…

Oui, mais on se gèle quoi, au fait ?? Voilà la grande énigme de ce deuxième album.

Puis des animaux disparaissent… Disparitions brusques alors que le loup en slip est ronchon et de mauvais poils ??

Les alarmistes s’agitent : on vous l’avait bien dit que le loup était un prédateur !!! Allez hop, on ressort la panoplie des brigades anti-loup et autres trucs pour se défendre !

Toujours dans la même veine que le premier, ce deuxième album m’a ravi parce que durant toute l’histoire, je me suis demandé ce que le loup pouvait se geler puisqu’il porte un slip tout beau tout chaud.

D’ailleurs, les animaux aussi se sont posé la question et les plus téméraires ont demandé à notre loup mais n’ont pas eu la réponse escomptée.

Si le premier tome portait sur la peur de l’autre et la stigmatisation des minorités, celui-ci parlera d’égoïsme, de société de consommation, d’hypocrisie, de loisirs à gogo et le tacle aux autres animaux sera sévère. La gifle à notre société aussi puisque ces animaux agissent comme nous, bien souvent sans s’en rendre compte.

Sans lourdeur, sans exagérer, les auteurs nous démontrent une fois de plus les travers de notre société grâce aux animaux de la forêt et si le final n’est pas un véritable happy end car impossible à réaliser, c’était tout de même un : « Tout ne fut pas parfait, mais ce fut mieux que quand c’était pire ».

Une jolie fable au message sévère, certes, mais la fable ne se veut pas moralisatrice non plus, cela ne ferait pas changer les comportements. Disons que c’est une sacrée piqûre de rappel.

Encore un excellent album !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

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