Le Gros, le Français et la Souris : Raúl Argemi

Titre : Le Gros, le Français et la Souris

Auteur : Raúl Argemi
Édition : Rivages Noir (Oct 2005)
Édition Originale : El gordo, el francés y el ratón Pérez (1996)
Traducteur : Jean-François Gérault

Résumé :
Garcia, dit le gros, rencontre par hasard un ancien compagnon de cellule surnommé le Français. Garcia est devenu réceptionniste, pion sur l’échiquier du vaste empire financier dirigé par Tony Capriano Muller, dont la malhonnêteté n’a d’égale que la vanité.

Le Français, anarchiste habité par une inextinguible violence à l’égard de la bourgeoisie, offre au gros l’occasion de prendre une revanche sociale et de gagner beaucoup d’argent.

Avec l’aide de Pérez la souris, un ex-boxeur qui garde les séquelles de ses exploits sur le ring, ils vont organiser le kidnapping d’Isabel Capriano Muller.

Mais la séduisante épouse du « Parrain » n’est pas une victime consentante.

Dans la plus pure tradition du roman noir, le gros, le Français et la Souris puise son originalité dans une narration à la première personne, férocement drôle et décalée.

Ce premier roman de Raul Argemi, Argentin exilé en Espagne, rappelle irrésistiblement, par son style froid et caustique et la virulence de la charge sociale, l’esprit de Jean-Patrick Manchette.

Critique :
Certains disent que la branlette rend sourd, mais d’après Perez La Souris, la branlette te transforme en dégénéré et rend les os mous.

Si ces messieurs pouvaient confirmer ses dires et si la Recherche scientifique pouvait se pencher sur la question, je pense que ce serait d’utilité publique de savoir si ce genre d’activité provoque des séquelles.

Dernièrement, j’avais accompagné des kidnappeurs qui avaient tout de bras cassés en lisant « Les fleurs de saignent pas » de Ravelo.

Garcia Le Gros, Le Français anarchiste et Perez La Souris, ancien boxeur, sont eux aussi des petits truands mais un peu plus professionnels que ceux croisés précédemment.

Bien que, on se demande qui manipule qui car Isabel Capriano Muller, la kidnappée, a plus d’un tour dans son sac et dans sa culotte.

Entre Raúl Argemi et moi, c’est un bilan qui n’est pas équilibré pour ses trois romans lus. Autant je m’étais emmerdée dans « Ton avant-dernier nom de guerre » autant j’avais pris mon pied littéraire dans « Patagonia Tchou-tchou » et voilà que le soufflé est retombé avec ce roman-ci.

L’histoire commence par le fin, du moins, par un coup de pumas (les lecteurs comprendront) accomplis par nos trois truands. C’est dégueulasse, lâche et violent.

Puis, on remonte le temps avec la rencontre du Gros et des deux autres compères et de leur plan pour kidnapper la femme du magnat local.

Les personnages sont habillement croqués, ils sont bourrés de cynisme, d’humour noir, sont désappointés par cette société à deux vitesses où les riches exploitent les plus pauvres et prêts à tout pour changer la main qui leur a distribué les mauvaises cartes.

Le récit est assez lent, à certains moments, je me suis embêtée, ce qui est dommage parce que ça avait bien commencé, les premiers chapitres du récit étant tout en force et en actions violentes.

Pourtant, si « Patagonia Tchou-tchou » était drôle et bien écrit, j’ai eu l’impression qu’ici on s’enlisait dans le récit, qui pourtant fait dans les 200 pages et il m’a semblé que la kidnappée arrivait trop vite à ses fins avec ses kidnappeurs sans que l’on ait eu l’impression qu’elle prenait le temps de jouer avec eux pour les retourner à son profit.

Malgré un final sous haute tension au vu des retournements de situation, mon impression générale est restée la même : bof.

Une lecture où je me suis ennuyée et que j’ai terminée afin de savoir ce qui allait résulter de tout cela et de parvenir à faire la jonction entre les premiers chapitres qui nous laissaient entrevoir une partie du final et le final lui-même.

Patagonia Tchou-Tchou restera indétrônable !

Cette fille est tellement belle que ma main est partie toute seule et je n’ai pas pu l’arrêter : je suis allé directement faire de l’exercice pour me passer l’envie. La branlette, ça te transforme en dégénéré et ça affaiblit les os.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

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23 réflexions au sujet de « Le Gros, le Français et la Souris : Raúl Argemi »

  1. Je ne fais pas péter le mojito à moins de 3 Sherlocks!

    La masturbation… vaste problème ! D’ailleurs dans l’époque victorienne on vendait des harnais à faire porter aux enfants la nuit pour éviter qu’ils ne se tripotent ! Et en cette période où l’influence du religieux périclitait au profit de La Science, c’était les médecins qui reprenaient la croisade contre l’onanisme en écrivant que ça rendait fou, sourd, tuberculeux, anémique (sa mère) etc… et le Dr Kellogs (celui des corn-flakes) préconisait la circoncision comme remède à ce vice… et plus le mioche était traumatisé mieux c’était selon lui! Et on excisait aussi les fillettes de la bourgeoisie londoniennes qui avaient de sales manières aussi… et pendant ce temps les veuves un peu nerveuses se faisaient gratifier d’un massage clitoridien par des docteurs spécialisés (Mâ oui chèèère Mâdâmeu! C’est paaaarfaitement médical !) pour calmer leurs nerfs… Et aujourd’hui les médecins de notre époque plus libérée claironnent que jouer à touche-touche avec soi-même c’est bon pour la santé, le cœur, la tête et tout et tout! Et on ne chope pas de MST!!! Et si t’as pas une collec’ de sex toys c’est que t’es coincée ! Tiens… où est passé mon canard? À qui je l’ai prêté déjà ?

    Bref c’est toujours une question des valeurs dominantes du moment! Donc… elle est où la Vérité ? À moins qu’il n’y ait jamais eu de Vérité intangible? Houlala ! Ça me donne bobôlatête! Hé! Je suis pas philosophe moi! Bref… pas pour moi ce bouquin!

    Aimé par 1 personne

    • Oui, la branlette avait tous les maux sur son dos, maintenant, on va te conseiller de la pratiquer partout, au bureau et dans le métro.

      Zut, j’ai pas encore une collection de sex-toys mais vu que j’ai moins de 50 piges, j’ai pas encore raté tout à fait ma vie.

      Sur ce, je remets mes boules de geisha en place et je vous salue tous et toutes.

      La branlette, c’est bon pour la quéquette ! (et la chatounette aussi) 😆

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  2. Ah ouais! J’oubliais ! C’est lassant cette façon qu’on a à l’étranger d’assimiler « français » avec caractère de chiotte tendance anar qui se révolte contre tout! Nan mais! Parce que des anglais pas très discrets et bien bruyant après avoir picolé j’en ai vus et j’en fais pas une généralité ! Et le latino ? C’est un macho systématiquement infidèle qui bidouille systématiquement avec la loi? Bref c’est chiant ces clichés ! 😡😡😡

    Aimé par 1 personne

    • Le cliché à la vie dure… J’ai vu des anglais et des allemands plus bruyants que tous les autres réunis ! On aime clichériser, ça nous réconforte.

      Je ne te raconte même les regards apeurés de ma famille proche lorsque j’ai dit que j’étais avec un sicilien. Ils imaginaient le macho man qui se fait servir. En Sicile, la plupart du temps, ce sont les épouses qui commandent 😉

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