The English Month – Le Mois Anglais – Juin 2019 – Saison 8

Juin, vous n’y couperez pas, c’est le Mois Anglais ! La huitième saison, comme GOT, mais pas la dernière saison pour le English Month (mon dieu, je n’y survivrais pas).

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (Ok, j’ai failli un peu… shame on me)
  • 2018 : 53 billets !!!! (2ème meilleur score !)
  • 2019 : ???????

Pour une fois, durant le Mois Anglais, j’aurais voulu essayer de mettre Sherlock Holmes et Jack The Ripper un peu en retrait, du moins, de faire en sorte que ces deux-là ne phagocytent pas tout le Mois Anglais, comme chaque année.

Peine perdue, en faisant mon English liste, j’ai craqué ! Alors, il y aura du Holmes et du Jack The Ripper au menu, parce que c’est mon vice et que sans ça, je n’ai pas ma dose.

Et pour que l’overdose soit complète, je vais même poster fin mai quelques anciennes critiques holmésiennes en provenance de Babelio et qui ne se trouvaient pas sur mon blog. Je ne me sens plus…

Une fois de plus, je vais remettre sur la liste des romans que je dois lire depuis le Déluge (le Biblique) et que je n’ai toujours pas trouvé le temps pour les lire… Et puis, comme si ça ne suffisait pas, je vais relire un Harry Potter (LC), le Dracula de Bram Stoker et le Portrait de Dorian Gray de Wilde.

Une fois de plus ils vont se retrouver sur la liste (qui n’est pas électorale) et je vous parierais bien mon string rose à paillette (en diamant, les paillettes) que je trouverai encore un moyen de ne pas les lire !!!

Ma petite (hem) liste – 69 possibilités… 

  1. Harrison & Holmes – Tome 01 – L’œil de fer : Arnü West [BD]
  2. Harrison et Holmes – Tome 2 – Pièces détachées : Arnü West [BD]
  3. Détectives – T 1 – Miss Crumble, Le monstre botté : Hanna & Guinebaud [BD]
  4. Détectives – T 5 – Frédérick Abstraight, A cat in the barrel : Hanna [BD]
  5. Détectives – T 6 – John Eaton, Eaton in love : Herik Hanna & Mara [BD]
  6. Clues – Tome 01 – Sur les traces du passé : Mara [BD]
  7. Clues – Tome 02 – Dans l’Ombre de l’Ennemi : Mara [BD]
  8. Clues – Tome 03 – Cicatrices : Mara [BD]
  9. Clues – Tome 04 – À la croisée des chemins : Mara [BD]
  10. Jour J – Tome 18 – Opération Charlemagne : Fred Duva & J-P Pécau [BD]
  11. Sherlock Holmes – Tome 2 : Ishinomori, Ishikawa & Conan Doyle [MANGA]
  12. Black Butler – Tome 27 : Yana Toboso [MANGA]
  13. Moriarty – Tome 04 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi [MANGA]
  14. Holmes – BD dont vous êtes héros – Ombre de Jack l’éventreur : CED [BD]
  15. Jack L’Éventreur : Ortiz & Segura [BD]
  16. L’Homme de l’année – Tome 13 -1888 : Benjamin Blasco-Martinez & Céka [BD]
  17. Les Sept Morts D’Evelyn Hardcastle : Stuart Turton [ROMAN]
  18. Le Chant De L’Assassin : R.J. Ellory [ROMAN]
  19. London nocturne : Cathi Unsworth [ROMAN]
  20. J’étais Jack L’Éventreur : Claude Ferny [ROMAN]
  21. Jack L’Éventreur – Le retour : Gilles Vincent [ROMAN]
  22. L’Affaire Jack L’Éventreur : Christian Coudurier [ROMAN]
  23. Mary Jane Kelly – La dernière victime : Didier Chauvet [ROMAN]
  24. Bas-Fonds Londres – Crime et prostitution sous règne de Victoria : Chesney [ROMAN]
  25. L’Esprit des morts : Andrew Taylor [ROMAN]
  26. Des garçons bien élevés : Tony Parsons [ROMAN]
  27. Absolution : Anthony Shaffer [ROMAN]
  28. Le sourire du Diable – Thomas Hawkins 1 : Antonia Hodgson [ROMAN]
  29. Les tables des templiers : Adrian Dawson [ROMAN]
  30. L’Éventail de Lady Windermere : Oscar Wilde [ROMAN]
  31. Le fantôme de Canterville : Oscar Wilde [ROMAN]
  32. De profundis – La Ballade de la geôle de Reading : Oscar Wilde [ROMAN]
  33. Le Portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde [ROMAN – Relecture]
  34. Dracula : Bram Stoker [ROMAN – Relecture]
  35. Anno Dracula – Tome 1 : Kim Newman [ROMAN]
  36. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban ‭: J.K. Rowling [ROMAN] [LC Bianca]
  37. L’échange ‭:‬ Rebecca Fleet [ROMAN] [LC Bianca]
  38. Le Crime de l’Orient Express ‭:‬ Agatha Christie [ROMAN] [LC Bianca]
  39. Tess d’Urberville : Thomas Hardy [ROMAN]
  40. L’Amant de lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  41. La Quête : Robert Lyndon [ROMAN]
  42. Les ombres de Rutherford Park : Elizabeth Cooke [ROMAN]
  43. L’étrange affaire de Spring Heeled Jack – Burton & Swinburne 1 : Mark Hodder [ROMAN]
  44. Dossiers Cthulhu 2 – Holmes et les Monstruosités du Miskatonic : Lovegrove [ROMAN] 
  45. Au service surnaturel de sa majesté 2 – Agent double : O’Malley [ROMAN]
  46. Parmi les tombes : Tim Powers [ROMAN]
  47. SS-GB : Len Deighton [ROMAN]
  48. Maudit mercredi – Jour où jeunes filles rencontrent… : French [ROMAN]
  49. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  50. La faucheuse – Tome 2 – Thunderhead : Neal Shusterman [ROMAN]
  51. La Rose pourpre et le Lys – Tome 1 : Michel Faber [ROMAN]
  52. Détectives Yorkshire – T1 : Rendez-vous aveccrime : Chapman [ROMAN]
  53. Frère Athelstan – Tome 5 – Le fanal de la mort : Doherty Paul [ROMAN]
  54. Les Attracteurs de Rose Street : Lucius Shepard [ROMAN]
  55. A very english scandal (2018) [SÉRIES]
  56. Ordeal by innocence – Témoin indésirable (2017) [SÉRIES]
  57. Witness for the Prosecution – Témoin à charge (2016) [SÉRIES]
  58. The Durrells – Saison 2 (2017) [SÉRIES]
  59. The End Of The Fucking World – Saison 1 (2017) [SÉRIES]
  60. Gunpowder (2017) [SÉRIES]
  61. Brexit de Toby Haynes (2019) [FILMS]
  62. Trainspotting de Danny Boyle (1996) [FILMS]
  63. Le Troisième Homme de Carol Reed (1949) [FILMS]
  64. Barry Lyndon de Stanley Kubrick (1975) [FILMS]
  65. Shaun of the Dead de Edgard Wright (2004) [FILMS]
  66. Le Dernier Pub avant la fin du monde de Edgard Wright (2013) [FILMS]
  67. Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus (2001) [FILMS]
  68. Harry Potter et la chambre des secrets de Chris Columbus (2002) [FILMS]
  69. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban de Alfonso Cuarón (2004) [FILMS]

Sherlock Holmes – Tome 1/2 – Les origines : Scott Beatty & Daniel Indro

Titre : Sherlock Holmes – Tome 1/2 – Les origines

Scénariste : Scott Beatty
Dessinateur : Daniel Indro

Édition : Soleil (24/08/2011)

Résumé :
L’intrépide détective créé par Sir Arthur Conan Doyle est de retour en bande dessinée, dans un récit présentant ses origines jusqu’alors inexplorées.

Partagez avec le Docteur Watson sa rencontre décisive avec le jeune Sherlock Holmes, rencontre qui scellera à jamais la destinée des deux hommes.

Alors qu’une série de meurtres épouvantables plonge Londres dans la terreur, le Docteur John Watson réalise que la seule personne capable d’endiguer l’hécatombe est Sherlock Holmes, qui deviendra bientôt le plus célèbre détective que le monde ait connu.

Le duo improbable se lance sur les traces d’un tueur dont les horribles forfaits marquent le début d’une aventure inédite de Sherlock Holmes, intitulée « Les Douze Césars ».

Critique :
Sa belle couverture (que certains trouvent moche) m’avait fait de l’oeil, sur le site de la SSHF et le fait que ce soit un « comics » ne m’avait pas fait peur.

Se lancer dans une adaptation, ou dans une histoire inédite de notre détective préféré, bien connu de tous et mis à tellement de sauce, aurait pu se révéler une catastrophe, surtout dans un format aussi contraignant que celui du comics, plus petit que le format d’une bédé classique.

Pari relevé et réussi par Beatty et Indro qui nous livrent ici les origines de Sherlock Holmes (il n’est ici qu’un jeune étudiant, sortant déjà de l’ordinaire et nous montrera l’étalage de ses talents multiples).

Dès l’ouverture, on n’a aucun doute de notre entrée dans un comics. le dessin, les couleurs, les ombres plus marquées. Pas d’erreur possible.

On ne perd pas non plus son temps : d’entrée de jeu nous tombons sur notre jeune Sherlock Holmes qui vient de résoudre une affaire et, un peu abîmé physiquement, il reçoit les soins d’un médecin vétéran, mettant ses connaissances au service de Scotland Yard, en tant que légiste, surtout.

Cet ancien médecin de l’armée, je vous le donne en mille, c’est le docteur Watson, qui sera fortement intrigué par ce jeune homme. Bon, entre nous, le jeune Sherlock passe difficilement inaperçu !

Mais pourquoi est-il blessé, le jeune Sherlock ?

Et bien, notre futur détective jouait les jeune extra cours d’un dîner mondain. Bizarrement, les invités semblent être subitement pris de vertiges et de pertes de conscience. Serait-ce le vin qui ferait tourner les tête ? Pas avec le peu qu’ils ont bu !

Le jeune Sherlock Holmes, à qui on ne la fait pas, en doute fortement…

Alerté par son incroyable instinct, il semble avoir mis le doigt sur un complot bien ficelé, visant à détrousser les nobles pendant leur sommeil artificiel.

Ce constat sera validé par l’arrestation de toute la bande par la police londonienne. Mais entre l’arrivée des zorros de la police, le jeune Sherlock se fera quelque peu malmener, rendant tout de même coup pour coup. Sa science du Baritsu lui sera bien utile.

La référence au Baritsu ne sera pas l’unique référence canonique, les auteurs nous parlerons aussi, entre autre, de Musgrave et du Gloria Scott.

Particularité de ce comics : les flash-back et la manière de nous faire changer de « situation » dans l’histoire.

Ainsi, si nous commencions pas un Sherlock blessé et un Watson le soignant, nous avons droit ensuite à un flash-back sur la bataille de Maiwand, en Afghanistan où le docteur Watson fut blessé, à l’épaule et à la cuisse (le scénariste résout le problème de la blessure de Watson qui migrait entre « Une étude en rouge » de l’épaule à la cuisse dans « Le signe des quatre ») et ensuite, tout en revenant à la figure de Sherlock blessé pour deux cases, hop, sans transition, nous passons à son entrée en scène de son enquête.

Oui, de sa tête blessée nous passons à cette même tête en train d’enfiler un loup pour servir les riches nobles. Et ce ne sera pas l’unique fois dans l’album.

La manière de faire reste dans le subtil, je vous rassure, et même dans l’artistique, quelques fois. Si vous voulez le voir de vos yeux et que vous n’avez jamais lu ce comics, je vous conseille de venir voir une planche sur mon site, en exemple.

La seule faute de ce comics est que le joli minois du Holmes de la couverture ne ressemble pas à sa tête dans le comics…

Mais passons.

Intrigué par le souvenir du jeune homme étrange qu’il a croisé, Watson enquête un peu sur lui, découvrant sa chambre en désordre et le fait qu’il a une colocataire. Oui, « une » ! Jolie en plus… A son sujet, nous en apprendrons plus dans le second opus.

Ce premier tome est en fait scindé en deux : si la première partie concernait le cambriolage et la rencontre des deux hommes, la suite sera consacrée à de mystérieux crimes sanglants.

Vu qu’un mystérieux meurtrier semble prendre un malin plaisir à semer des cadavres dans les rues sombres de Londres, laissant la police perplexe (une fois de plus) et démunie… Vu que Watson leur suggère de faire appel à cet étudiant qui a démontré des capacités de réflexion et de déduction extraordinaires.

Pas le choix, mis au pied du mur, ils devront faire appel à notre Sherlock Holmes.

Une fois de plus, Holmes nous montrera l’étendue de son talent pour comprendre que les crimes reproduisent en fait les morts de douze César qui régnèrent sur Rome (César, Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus, Domitien).

Ce sont les premiers princes de Rome ayant porté le nom et le titre de « César », de Jules César à Domitien.

Mais pourquoi les tuer de cette manière ? Ben vous le saurez au prochain épisode, ou en lisant tout simplement le second opus.

Vous avez l’air dubitatif ? Hésitants ? Même si je vous signale que les deux auteurs ont eu le mérite de me captiver, de m’embarquer pour une aventure totalement inédite, faite de mystères et de révélations.

Croyez-moi ou pas, mais c’était une lecture savoureuse et appréciable et j’ai lu la suite avec un grand plaisir.

Vinland Saga – Tome 12 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 12

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition : Kurokawa (14/11/2013)

Résumé :
Esclave à la ferme de Ketil, au Danemark, Thorfinn n’a plus grand-chose à voir avec le mercenaire qui arpentait les champs de bataille dans l’espoir de venger son père en tuant le cynique Askeladd.

Au contact des habitants de la ferme, qu’ils soient libres ou esclaves, Thorfinn découvre une nouvelle vie loin des combats, faite de dur labeur, de sueur et de terre.

Toujours hanté par ses crimes passés, il fait le serment de renoncer à la violence. Mais lorsqu’un esclave en fuite arrive dans le domaine de Ketil avec à sa poursuite le Serpent et ses hommes, il devra décider s’il n’est pas des situations qui méritent que les hommes d’honneur se battent.

vinland-saga-3475267Critique :
Gardar aurait pu chanter ♫ Que je t’aime, que je t’aime ♪ à son Arneis car il vient de rompre ses chaînes pour retrouver sa femme qu’il avait perdu de vue depuis son départ à la guerre.

C’est beau l’amour, mais c’est violent, parce qu’il ne faut pas oublier que Einar, le pote à Thorfinn est fou d’amour pour la belle Arneis, elle même favorite du maître de l’exploitation, Ketil. Vous me suivez toujours ?

Un beau tome bien tristounet avec non seulement deux personnes qui s’aiment, un guerrier qui voudrait retrouver sa belle et leur fils, mais il ne sait pas qu’il est mort et un chef des mercenaires, Serpent, qui voudrait bien mettre la main sur le Gardar, puisque ce dernier a massacré toute la famille de son maître.

Ce tome est surtout intéressant pour le personnage de Thorfinn qui a promis de ne plus user de la violence et qui là, se retrouve le cul entre deux chaises ! S’il veut aider Arneis, qui est son amie aussi, il va devoir utiliser autre chose que la diplomatie !

La violence peut-être légitime ? Mais où se trouve la légitimité face à un assassin ?

Le personnage de Serpent, le mercenaire qui garde la propriété de Ketil, prend plus d’ampleur dans cette histoire, tout en gardant son aura de mystère. J’espère qu’on en apprendra plus sur lui dans les tomes suivants.

Un tome assez triste qui fait pencher l’histoire d’un autre côté et je me doute que la suite ne va pas être une partie de pêche sur un lac tranquille.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Cormoran Strike – Tome 2 – Le ver à soie : Robert Galbraith [Par Dame Ida]

Titre : Cormoran Strike – Tome 2 – Le ver à soie

Auteur : Robert Galbraith
Édition : Grasset (2014) / Le Livre de Poche (2015)
Édition Originale : Cormoran Strike, book 2 : The Silkworm (2014)
Traducteur : Florianne Vidal

Intro Babelio :
 Owen Quine, écrivain célèbre, a disparu. Il venait d’achever son dernier manuscrit – un sulfureux roman à clés qui dresse le portrait au vitriol de son entourage. De quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue… C’est ce que pressent le détective privé, Cormoran Strike, chargé de l’enquête.

Qui aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence ? Lorsque Strike retrouve le cadavre de l’auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, il comprend qu’il a affaire à un tueur impitoyable, tel qu’il n’en encore jamais rencontré dans sa carrière.

Résumé :
Le succès de l’affaire du mannequin Lula Landry n’a pas vraiment suffit à renflouer efficacement les finances de Cormoran Strike.

Il arrive toujours à peine à équilibrer ses comptes et à payer le loyer de son bureau miteux et sa secrétaire Robin (tient… les super héros ont tous besoin d’un Robin depuis Batman… et Strike est gaulé pareil…) au salaire minimum ce qui ne cesse de crisper le fiancé de celle-ci qui aimerait bien qu’elle aille travailler ailleurs.

D’autant qu’elle a refusé un poste bien plus rémunérateur pour rester avec son patron dont… il serait presque jaloux.

Faut dire que Robin passe bien du temps avec ce patron dont la vie personnelle l’intéresse plus qu’on ne s’intéresse généralement à celle de nos patrons et que le fiancé est un poil égocentrique…

Et il nous est aussi sympathique que cette femme de la haute, bien névrosée qui semble ne vouloir rester avec Strike que pour le lui reprocher d’être avec elle.

Or donc, une petite dame à l’allure modeste se présente au bureau de Strike et lui demande de retrouver son mari qui a disparu.

Le dit mari est un écrivain bien connu dans un petit cercle restreint, dont un livre bizarre aurait eu un certain succès… Et qui se préparait à en sortir un autre « à clés »… Et visiblement des clés qui menaçaient d’ouvrir des placards pleins de cadavres pour les gens de ce petit monde littéraire dans lequel il évolue.

La détresse de cette dame, qui se retrouve seule avec sa fille handicapée qui pourrait en savoir plus qu’on ne le croit, touche notre détective malgré la faiblesse des honoraires qu’elle propose de lui verser avec une naïveté désarmante.

Et voilà Cormoran et Robin partis dans une nouvelle enquête dans le milieu feutré de l’édition, cernés de personnages hypocrites, faux, égotiques ou fêlés, et se découvrant l’un l’autre davantage peu à peu… et permettant aux lecteurs de se rendre compte qu’ils auraient presque plus d’affinités l’un pour l’autre qu’avec leurs partenaires respectifs…

Hum… Oui… le fameux cliché qui veut que les privés finissent par séduire leur secrétaire a encore de beaux jours devant lui.

Mon avis :
Bon ben, si vous n’avez pas compris depuis le premier volume des aventures de Cormoran Strike, que je suis conquise par ce nounours bourru au cœur groooos comme ça, futé et courageux comme pas deux…

Et bien c’est que vous ne savez pas lire épicétou !

Donc si vous ne savez pas lire, pourquoi je me fatiguerai à écrire la suite de ma petite fiche de lecture ?

Ah ? Pour celles et ceux qui l’ont bien compris parce qu’ils m’ont bien lue ?

Ouais… C’est exactement ça ! Les autres circulez y a rien à voir !

D’abord… L’intrigue vaut son pesant de cacahouètes. C’est d’un glauque ! D’un pervers ! Avec quelques scènes bien gores (évitez de trop manger avant de lire si vous êtes sujets aux nausées…) !

Mais comment un être humain normalement constitué peut-il imaginer des enchaînements pareils !

Et puis il y a le style de JK Rolling alias Robert Galbraith (Robert… m’enfin… franchement… pourquoi pas Raymond !!! Qu’est-ce qui lui a pris à JK ???) qui en ayant pas l’air d’y toucher, feignant un discours factuel qui se déroule sans jugement, balance sauvagement sur les travers de ses contemporains, sur une société de classes aussi monolithiquement figées en compartiments étanches que le système des castes en Inde,  sur une sur l’avidité matérialiste d’un Londres qui n’a rien à envier à Manhattan quant à son taux de requins au mètre carré dans la population générale…

Tandis que ses personnages, pleins d’une fraîche pureté s’agitent pour boucler leurs fins de mois, à la recherche du vrai, du bien et de la justice, tels des chevaliers des temps modernes perdus dans une épouvantable jungle urbaine peuplée de redoutables prédateurs.

J’avoue… Dit comme cela, ça fait un peu pompier… manichéen… cliché…

Sans parler de la caricature de virilité incarnée par Strike et la féminité faite femme qu’est Robin (vous voyez la Vénus de Botticelli ? Et ben vous lui faites perdre 10 ou 15 kg et c’est Robin !), et qui ne cessent de se tourner autour, s’appréciant mutuellement au point de trouver leurs propres partenaires insupportables, et qui bien entendu n’ont absolument jamais l’idée de conclure.

On est en pleine passion platonique (sa mère) pour ne pas parler d’amour courtois entre la gente demoiselle courageuse qui surmonte ses détresses et notre vaillant chevalier qui pourfend le meurtrier comme il terrasserait le dragon.

J’en parlais lors de la présentation du premier volume des enquêtes de Cormoran Strike : outre son sens humoristique de la satire sociale, JK Rolling aime jouer avec les codes du genre littéraire comme elle l’avait fait avec sa saga Harry Potter.

Elle reprend les poncifs du polar pour les mélanger avec ceux d’autres genres et… je la soupçonne ici, vous l’aurez compris, de les avoir associés à ce du roman de chevalerie histoire de les magnifier un peu.

Et aussi surprenant que cela paraisse… ça marche très bien. Sur moi en tout cas… Et sur vous ?

Misery : Stephen King

Titre : Misery

Auteur : Stephen King
Édition : J’ai Lu (1995) / Livre de Poche (2002-2013)
Édition Originale : Misery (1987)
Traducteur : William Olivier Desmond

Résumé :
Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l’a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans.

Elle lui a rapporté beaucoup d’argent, mais l’a aussi étouffé : sa mort l’a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.

Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d’Annie Wilkes, l’infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d’avoir fait mourir Misery Chastain.

Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n’a pas le choix…

Critique :
Paul Sheldon est un écrivain qui, après avoir décidé de tuer son héroïne « Misery » est victime d’un accident de voiture, dans un coin perdu… comme par hasard !

La femme qui le sauve et qui, soit dit en passant, est très compétente dans le rôle de l’infirmière (mais pas « infirmière cochonne » désolée) est frappa-dingue.

Totalement addict et in love du personnage de Sheldon, elle lui en veut (le mot est faible) d’avoir fait passer de vie littéraire à trépas son héroïne.

Alors, le mettant devant le fait accompli (et devant une machine à écrire), elle le force à ressusciter son personnage.

Et de manière plausible, s’il vous plaît ! Sheldon apprendra à ses dépends qu’on ne plaisante pas avec madame l’infirmière frappa-dingue.

Huis clos infernal, dantesque, exceptionnel entre ces deux là : la victime et sa tortionnaire, entrecoupés des passages où Sheldon fait revivre son personnage, contrastant farouchement avec le style sombre, violent, oppressant de Stephen King puisque « Misery » fait partie de la littérature à l’eau de rose.

On peut difficilement reposer le livre, par contre, on serre les dents lorsque madame Infirmière Barbare s’amuse à faire mal à l’écrivain. On ne risque pas de l’entendre hurler, ils sont dans un trou perdu.

En tout cas, les sévices de font pas dans la dentelle.

Une plongée dans l’univers de King d’où vous ressortirez secoué, ébranlé, comme je le fus il y a très, très longtemps.

 

Les premières aventures de Sherlock Holmes – Tome 1 – L’ombre de la mort : Andrew Lane

Titre : Les premières aventures de Sherlock Holmes – Tome 1 – L’ombre de la mort

Auteur : Andrew Lane
Édition : Flammarion (2011)
Édition Originale : Young Sherlock Holmes, book 1: Death Cloud (2010)
Traducteur : Marie Hermet

Résumé :
« Il ne faut pas se mêler de tous les combats que l’on rencontre sur son chemin, Sherlock. Choisis ceux qui te semblent importants, et laisse le reste aux autres. »

Quand Sherlock s’est retrouvé embarqué dans l’enquête, il ne pensait pas frôler la mort d’aussi près. Une course poursuite haletante s’engage alors…

Critique :
Un super opus !! Pour de la littérature « enfantine », il est superbement bien écrit, pas trop complexe, pas trop neuneu non plus. Je l’avais commandé par Internet et je ne fus pas déçue de mon choix.

Nous nous retrouvons avec Sherlock, 14 ans, et il a hâte d’aller retrouver sa maison pour les vacances scolaires.

Stupeur, c’est son frère Mycroft qui vient le chercher et lui annoncer que suite au départ de leur père à la guerre en Inde et de l’état de santé fragile de leur mère, il devra passer ses vacances chez le frère de leur père : Sherrinford Holmes. C’est peu de le dire, mais Sherlock n’est guère enchanté par l’idée.

Notre pauvre garçon se retrouve coincé entre gouvernante qui ne cache pas son animosité envers lui, un oncle qui ne parle que de religion, rédemption et d’une tante qui a l’air plus « shootée » qu’autre chose.
Sherlock sent qu’il va s’ennuyer, n’ayant même pas accès à la bibliothèque. Heureusement, il va croiser un orphelin de son âge, Matthew

Afin d’éviter que son cadet ne remplisse pas son cerveau, Mycroft fera en sorte qu’il ait un précepteur et lui adjoindra un certain monsieur Crowne.

Cet Amyus Crowe est plus intéressant qu’il ne l’aurait pensé, assez excentrique en plus. du genre un couteau planté dans la correspondance, sur le manteau de la cheminée et des cigares dans le seau à charbon. Cela ne vous rappelle rien ?

C’est lui qui va lui apprendre les bases de son futur métier (même si Sherlock ne sait pas encore que ce sera son futur métier) : l’observation, la déduction, le calcul différentiel, la logique, l’écoute, etc.

« Tu viens d’apprendre que la déduction est importante, mais qu’elle ne sert à rien sans connaissances. Ton intelligence ressemble à un métier à tisser : elle tourne à vide et ne peut rien produire sans que tu lui fournisses un fil de trame » lui dira-t-il.

De plus, il a une fille, Virginia… Et Sherlock est intrigué par la jeune fille qui, du fait qu’elle a vécu en Amérique, est assez « libre » dans ses manières. Amour ? Amitié ? En tout cas, il l’apprécie fort et elle aussi… Les premiers émois de notre futur détective…

L’affaire prendra un tournant lorsque, se promenant avec Crowe pour observer les champignons, Sherlock trouve un cadavre avec des pustules. Variole ? Peste bubonique ? Sherlock s’ennuyait ? Plus maintenant !!

De plus, au début de l’histoire, Matthew avait été le témoin d’un étrange phénomène : en passant devant une maison où un homme venait de mourir, une bien étrange fumée noire, semblant douée d’une vie propre, s’échappait de la fenêtre…

Le final du livre est assez dynamique et c’est avec regret que je l’ai terminé. Un goût de trop peu.

 

Retourner dans l’obscure vallée : Santiago Gamboa

Titre : Retourner dans l’obscure vallée

Auteur : Santiago Gamboa
Édition : Métailié (24/08/2017)
Édition Originale : Volver al oscuro valle (2016)
Traducteur : François Gaudry

Résumé :
Ils étaient venus en Europe pour échapper au chaos et pouvoir vivre et penser, mais le monde a tourné, les crises et le terrorisme ont changé les gens et les perspectives.

Il y a Manuela qui fuit son enfance saccagée dans la poésie et les livres, Tertuliano, le fils du Pape, philosophe messianique, populiste et violent, créateur d’une théologie de l’harmonie des Maîtres Anciens, le prêtre Palacios à l’obscur passé paramilitaire qui aspire au pardon, le consul et Juana l’aventureuse qui se poursuivent, se désirent, liés par des sentiments indéfinis.

Parmi eux, l’ombre de Rimbaud, poète précoce et génial qui marche et se cherche dans des voyages sans répit. Ils se rencontrent, se racontent, décident d’une vengeance et d’un retour vers la Colombie où la paix s’est installée.

Vagabonds insatiables, blessés, épuisés, tous cherchent à retourner quelque part, les mondes qu’ils ont quittés ont disparu, tous savent que revenir est impossible, sauf peut-être dans la littérature.

Et pourquoi pas à Harar. Roman polyphonique vital et plein d’énergie, ce retour à l’intrigue haletante et magistralement construite nous fait voyager dans les êtres, les sociétés et au plus profond de nous-mêmes.

Critique :
Après ma déception littéraire de « Ayacucho », j’ai continué mon incursion dans les auteurs sud-américains car je ne suis pas rancunière et ce roman avait été stabiloté sur ma liste de ceux que je voulais découvrir.

Un peu d’appréhension tout de même, chat échaudé craignant l’eau froide.

Appréhensions vite balayées car j’ai pris du plaisir avec ce roman, même avec les passages parlant de Rimbaud, alors que je ne suis pas très poétesse.

L’auteur avait un art de présenter ses différents personnages que durant la moitié du roman, j’ai lu avec avidité leurs parcours respectifs, tous les 3 différents dont on pense que jamais ils ne se rencontreront.

Enfin, 4 parcours si on ajoute Rimbaud qui se trouve toujours en toile de fond et à ce sujet, j’ai appris pas mal de choses sur son parcours, sa vie, son oeuvre. On était à la limite de l’autobiographie et sur la fin, j’ai atteint ma limite avec Arthur.

Gamboa a ancré son roman dans la réalité de notre époque, celle des prises d’otage, des groupes islamistes, des égorgements pratiqués par ces tristes sires, celles des migrants, des crises politiques, des inégalités qui se creusent.

Le récit polyphonique (ou choral) nous offre une vision du Monde plus large, selon les points de vue des personnages et chacun ayant des choses à nous apprendre, nous raconter, le temps s’écoule à une vitesse folle et le rythme de lecture est élevé.

Faisant le grand écart entre l’Espagne et la Colombie, la moitié du récit est intéressant, intriguant puisque l’on aimerait savoir si ces trois personnages aux antipodes l’une de l’autre vont un jour voir leurs routes se croiser car entre le Consul, Manuela et Tertuliano, il n’y a quasi rien en commun, si ce n’est la Colombie.

♫ Ils voulaient revoir la Colombie ♪ cette terre de violence, de guérilleros, d’attentat, de meurtres, de cartels, d’assassinats, d’exécutions… Bref, pas le genre d’endroit pour aller au Club Med.

Comme je le disais, durant la première partie, l’ivresse littéraire était à son comble, mes yeux n’en pouvaient plus de découvrir la plume de l’auteur, les sujets abordés, les vies de ses personnages (surtout celle de Manuela, ma chouchoute) et puis, un peu après la moitié du récit, lorsque le Consul sort de l’hosto après son « accrochage », j’ai décroché lentement mais sûrement.

Ça a commencé par mon esprit qui se distrayait pour la moindre mouche qui passait, par le moineau sur la branche, par mon PC installé non loin et les conneries que le Net peut offrir quand ça ne « passe » plus…

Je me trouvais comme lorsque, étudiante,  j’en avais marre de réviser et que je n’arriverais plus à engloutir la matière.

Puis les symptômes se sont aggravés : plus moyen de rentrer dans le récit, impossible de suivre les péripéties de Rimbaud ou du Consul ainsi que des autres protagonistes, saut de paragraphes, saut de pages.

Juste une envie, arriver à la fin en évitant l’overdose ou l’indigestion afin de ne pas gâcher le plaisir que j’avais ressenti lors de cette première moitié du récit.

Malgré tout le talent de l’auteur, à un moment donné, c’était devenu trop long. Cent pages de moins et le roman décrochait la palme d’or, mais c’est 100 pages en trop qui le coule totalement.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

Vinland Saga – Tome 11 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 11

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition : Kurokawa (13/12/2012)

Résumé :
Grâce à leurs efforts et leur dur labeur, Thorfinn et Einar peuvent enfin entrevoir leur liberté. Mais la santé fléchissante du vieux maître, Sverker, est loin d’être la seule ombre à planer sur le bonheur des deux esclaves.

Dans une ferme voisine, le propriétaire des lieux, Carrock, ainsi que toute sa famille, sont massacrés par l’un de leurs eslaves, avide de se venger des humiliations qu’il a subies de son maître. Après avoir brûlé la ferme, il s’évanouit dans la nature…

Mais la plus grande menace qui pèse sur la ferme de Ketil viendra de la capitale du royaume danois, Jelling.

Critique :
Si Roulio Essuie-glaces chantait ♫ Yé né pas changé ♪, ni Thorfinn ni le roi Knut ne peuvent reprendre le refrain avec lui car ils ont bien changés, ces deux là.

Aussi bien de look, Knut étant devenu un beau guerrier blond ténébreux (toujours avec une paire de bollekes) et Thorfinn quitte lentement sa léthargie pour se reprendre et se trouver un nouveau but dans la vie.

Au final, aussi bien le roi Knut que Thorfinn vont avoir le même : supprimer l’esclavage !

Sauf que, au départ, on avait un Knut limite fleur bleue qui s’évanouissait à la moindre violence et qui, maintenant, n’hésite pas à tuer pour arriver à ses fins, et nous avions un Thorfinn assoiffé de vengeance, bourré de violence qui maintenant nous la joue pacifiste.

Ils ont bien changé…

Mais n’allez pas croire que tout est Blanc ou Noir dans cette saga, que nenni !! Si Knut est devenu un homme violent, froid, criminel, c’est parce qu’il n’a pas eu le choix, c’était tuer ou être tué et puis, petit à petit, son idéal s’en est allé et il a marché sur le chemin le plus simple : assassiner ceux qui se mettaient en travers de sa route.

Son Jiminy Cricket à lui, c’est la tête de son père, qui lui parle et qu’il est le seul à voir, pour Thorfinn, c’est le fantôme d’Askelaad. Marrant de voir que ces deux hommes reçoivent des conseils des fantômes des hommes qu’ils ont haïs.

Ajoutons à celà que Knutt n’hésitera pas à comploter, à magouiller, afin d’arriver à ses fins et le fils de Ketil, Ormar, va lui servir le tout sur un plateau, à l’insu de son plein gré.

Ce que j’apprécie, dans cette saga, c’est que le portrait des personnages soit toujours aussi fin, le mangaka jouant sa partition sur la psychologie des personnages et sur leur rédemption possible, ou leur basculement du côté plus qu’obscur de la Force.

Sans oublier que Knut va devoir régner sur deux pays : l’Angleterre et le Danemark. Un pays à diriger, c’est déjà pas folichon, mais sur deux à la fois, c’est encore plus compliqué qu’il n’y parait.

En tout cas, on se doute que dans les prochains tomes, on va avoir une confrontation entre Knutt et Thorfinn et je me demande bien ce qu’il va en résulter.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Cormoran Strike – Tome 1 – L’appel du Coucou : Robert Galbraith [Par Dame Ida]

Titre : Cormoran Strike – Tome 1 – L’appel du Coucou

Auteur : Robert Galbraith
Édition : Grasset (2013) / Le Livre de Poche (2014/2018)
Édition Originale : Cormoran Strike, book 1: The Cuckoo’s Calling (2013)
Traducteur : François Rosso

Intro Babelio :
Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide.

Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.

Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage.

Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête.

De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances.

Résumé :
Oui j’avoue ! Il n’y a pas que Sherlock Holmes et Agatha Raisin dans mon horizon !

Il y a aussi Cormoran Strike, le prototype de la brute épaisse qui malgré les apparences en a aussi dans le ciboulot.

Nan, nan… ce n’est pas une baraque bodybuildée avec un menton carré de mâle alpha sur le passage duquel toutes les fâmes se pâment !

En plus… Déjà dès sa naissance, les dieux lui en voulait. Son père, star du rock très connu n’a pas voulu le reconnaître, le laissant à la charge de sa mère officiellement « égérie » ou « muse » (plus prosaïquement : de femme dont la principale occupation est de veiller à la satisfaction sexuelle d’artistes plus ou moins généreux ou plus ou moins fauchés… mais dans tous les cas carrément drogués).

Une mère qui visiblement lui a donné un prénom de drôle d’oiseaux.

Mais c’est pas un zozio ce mec-là !

C’est juste… Un ours gigantesque tout en poil et bourru dont la vie part en lambeaux.

Ancien policier militaire de sa Gracieuse Majesté, qui a perdu une jambe en Afghanistan (Strike ! Pas la Reine ! Faut tout vous préciser à vous ! Pfff… Tiens ? Y aurait-il un clin d’œil à Watson ? Ok, ok… personne ne sait vraiment où il a pris sa balle celui-là et puis il n’a pas fini unijambiste  non plus !), le gros nounours à dû retourner à une vie civile bien moins prestigieuse et palpitante et où il n’était visiblement pas attendu…

D’autant que dans Londres La Cruelle et Trépidante, il n’y a pas réellement de place pour les vilains petits canards boiteux !

Et puis c’est sans parler de son aristobourge de bien aimée totalement névrosée et pas qu’un peu là… je suis formelle : elle est grave… et mon diagnostic est sans appel : c’est une chieuse accomplie et incurable).

Ah oui… j’oubliais… Il est ruiné aussi !

Bref… déjà, ça part mal. Le mec a une méga poisse d’enfer, mais comme c’est un vrai dur de dur, il ne se laisse pas abattre même si son moignon le torture souvent avec sa vilaine prothèse qui est bien là pour lui rappeler que c’est un estropié pour toujours.

Or donc, comme il ne sait pas faire autre chose qu’enquêter et qu’il est trop abîmé pour passer les examens d’aptitude physique pour entrer dans la vraie police malgré ses états de service irréprochables, le Cormoran s’est lancé laborieusement dans une carrière de détective privé, payant difficilement son loyer et dormant dans un lit de camps dans son bureau en essayant de faire en sorte que sa nouvelle secrétaire intérimaire ne s’en rende pas compte.

Sa secrétaire ? Robin Ellacot… Une jeune femme ravissante en couple avec un comptable passionné par l’argent, qui se cherche professionnellement et accepte une mission d’intérim dans ce cabinet miteux de privé… Sauf que Robin… Elle n’a pas que du talent pour faire le café, classer des dossiers ou tenir un agenda.

Et voilà que le frère d’une célèbre mannequin officiellement suicidée vient leur proposer de rouvrir l’enquête bien vite classée par la police…

Ce que Dame Ida en a pensé :
Robert Galbraith ? Vous savez pas qui c’est ?

Et bien, on a attendu que ce roman-là ait eu son petit succès avant de vous le dire : il s’agit de J.K. Rolling, la créatrice de Harry Potter !!!

Et oui, après avoir terminé la saga du petit sorcier balafré, et surveillé l’adaptation cinématographique de son œuvre, Dame Rolling s’est lancée dans le polar sous pseudo, voulant faire ses preuves dans ce genre incognito, sans que son succès dans un autre genre ne la pénalise aux yeux d’une certaine critique peu objective ni ne l’avantage aux yeux d’un public déjà conquis.

Et effectivement, Cormoran n’a pas grand-chose à voir avec Harry.

Cela étant, en parcourant les premières pages, j’ai eu une petite suée, car avec ce personnage-là, JKR commençait par planter un décor renvoyant aux poncifs les plus éculés de la série-noire : un privé fauché, malmené par la vie depuis l’enfance, maudit en amour car trop attaché à une « femme fatale », et surtout, dont personne ne comprend la grande compétence.

Strike n’est pas le premier privé de roman à dormir dans son bureau miteux faute de sous et à finir par travailler en binôme avec une secrétaire belle à croquer et trop futée pour n’être que secrétaire ! Que de clichés !

Bref, lors des premiers chapitres j’avais l’impression de m’être un peu faite avoir…

Mais… L’intrigue se mettant peu à peu en place… La personnalité des deux personnages principaux se déployant et nous les rendant ma foi terriblement sympathiques… Londres dévoilant ses charmes…

Et la plume acérée de J.K. Rolling étrillant sans concession les classes bourgeoises britanniques avec leurs codes, ainsi que la vacuité du milieu de la mode et du divertissement dont la superficialité est la seule profondeur…

Et le tout avec cet humour mi-figue mi-raisin qui vous laisse un sourire ironique fixé sur le visage pendant tout le temps de la lecture.

Et bien avec tout ça… On se laisse prendre comme une mouche dans un pot de miel.

N’oublions pas que Rolling, en femme de lettre cultivée avait largement joué avec les codes dans sa saga Harry Potter, mêlant la quête initiatique moyenâgeuse, la thématique de la rédemption, du sacrifice, des figures tutélaires, la question de la prédestination et du libre arbitre etc…

Alors ? Pourquoi n’aurait-elle pas aimé jouer avec d’autres poncifs histoire de les magnifier un peu ?

Note de le Belette Cannibal : l’appel du coucou, à ne pas confondre avec l’appel du cocu !

 

Ayacucho : Alfredo Pita

Titre : Ayacucho

Auteur : Alfredo Pita
Édition : Métailié – Bibliothèque hispano-américaine (01/03/2018)
Édition Originale : El rincon de los muertos (2017)
Traducteur : René Solis

Résumé :
Dans l’air pur des montagnes d’Ayacucho règne une odeur de mort. Pourtant, quand Vicente Blanco, reporter espagnol, débarque dans la ville andine pour enquêter sur le Sentier lumineux, il ne voit rien.

Les militaires paradent, l’archevêque Crispin joue au basket, les habitants se taisent, les “subversifs” se cachent. Pas de scènes tragiques, pas de barricades, pas de combats.

Tout juste, parfois, quelques bruits de balles. Avec deux journalistes locaux qui deviennent vite des amis, Vicente découvre lentement l’horreur de cette guerre sourde et silencieuse, qui dans les campagnes alentour prend les populations en otage.

À force de courage et d’investigations, ils ont la preuve que l’armée a trouvé une méthode pour faire disparaître les corps.

Mais la vérité peut s’avérer dangereuse, et les journalistes sont des cibles à abattre.

Dans une prose visuelle et lyrique, avec un sens de la narration extraordinaire, Alfredo Pita raconte magistralement cette guerre sale, et rend un hommage vibrant à ses victimes, anonymes ou non. « Le » roman de la violence péruvienne des années 80 et 90.

Critique :
Caliméro le résumait bien : C’est trop injuste ! Voilà un roman qu’une copinaute m’avait donné envie de découvrir, je mets la main dessus (enfin !), je commence à le lire et là, bardaf, c’est l’embardée.

Pas moyen d’entrer dans l’histoire, ou du moins, pas assez longtemps que pour arriver à ma concentrer plus de 15 pages.

Impossible de m’attacher aux personnages, même au principal, Vicente Blanco, le reporter espagnol qui nous livre brut de décoffrage ce qui se passe devant ses yeux, ou les témoignages qu’on lui confie car devant ses yeux, il ne se passe pas grand-chose, tout est larvé, caché sous les tapis.

Qui se font la guerre ? D’un côté du ring, l’armée de l’état Péruvien et de l’autre côté, les combattants du Sentier Lumineux. Oui, dis ainsi, leur nom fait plus penser à une espèce de secte pour le bien-être qu’a des guérilleros !

Problème c’est que pour les combattre, on torture des gens, on les tue, puis on dit que de toute façon, c’était des vilains terroristes communistes du Sentier Lumineux.

Qui veut la paix prépare la guerre et les deux factions sont aussi dingues l’une que l’autre, aussi azimutées, aussi extrémistes, bref, il ne fait pas bon se trouver entre le marteau et l’enclume (à défaut de la faucille) et ceux qui se font taper dessus, ce sont les pauvres paysans qui n’ont rien demandé, ou presque.

Parfois, on souhaite une chose et ce qui arrive n’est pas toujours ce que l’on a désiré.

Ici, faut faire un choix : soit tu as avec l’armée, soit tu es avec les communistes maoïstes (et toutes les définitions en « istes), ne pas choisir est mauvais pour la santé et pour sa vie. Mais faire le mauvais choix l’est aussi et parfois on se demande ce qu’il faut faire puisque les bourreaux ne te veulent pas de leur côté.

Souffrir les assauts des bourreaux pervers qui ne veulent qu’une chose, éviter que tu t’allies avec leur ennemi. Mais que se passe-t-il si les bourreaux ne te veulent pas non plus à leur côté et te tuent ? 

Même jouer au trois singes, celui qui ne voit pas, n’entend pas, ne parle pas, n’est pas la garantie de la vie sauve.

Anybref, il ne fait pas bon se balader au Pérou. On est loin de ♪ Esteban, Zia, Tao, les cités d’or ♫ mais on a mis les pieds dans du racisme primaire, dans des disparitions à la pelle, des tueries, des assassinats politiques ou autre, dans la répression aveugle, qu’elle soit commise par le pouvoir politique en place ou par les zozos du Sentier Lumineux, quant à l’Église, on n’en parlera pas, elle regarde ailleurs, bien entendu.

Après tout ceci, vous vous demandez toujours où le truc a foiré, où la couille est apparue dans le potage.

Tout simplement à cause du style d’écriture que j’ai trouvé répétitif, mal fichu, un peu comme si nous relisions les notes écrites à la volée par la journaliste.

Journaliste qui n’a pas oublié d’être professoral aussi, ajoutant de l’ennui à ma lecture. Le récit est lourd, lent et n’avance pas.

Manque de dynamisme, manque de rythme, le côté mon « reportage en direct » ou « notes pas corrigées » m’ont fait soupirer et ralenti ma lecteur, sans compter que tout cela manquait de séparations bien nettes des dialogues,… Aah, ces petits guillemets qui étaient parfois aux abonnés absents.

Tous ces petits détails qui ont alourdis le récit, l’empesant inutilement et le rendant aussi lourd à digérer qu’un porridge froid.

Dommage, j’en attendais beaucoup et ça me fait râler d’être passé à 20.000 lieues de ce roman. Je ne le coterai même pas, tiens.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).