Détectives – Tome 6 – John Eaton, Eaton in love : Herik Hanna & Mara

Titre : Détectives – Tome 6 – John Eaton, Eaton in love

Scénariste : Herik Hanna
Dessinateur : Mara

Édition : Delcourt (24/08/2016)

Résumé :
En qualité de spécialiste du crime, le réputé docteur Eaton, bras droit de Nathan Else, témoigne lors du procès d’Elizabeth Pumcake, alias « le Monstre botté ».

Quelques mois plus tard, on l’informe que la meurtrière, enfermée avec les pires criminels dans l’hôpital expérimental Beltran, demande à s’entretenir avec lui.

Et pourtant… rien ne relie Lisbeth Pumcake au docteur. Intrigué, Eaton fait un premier pas… au cœur de la folie.

Critique :
Si le docteur Eaton n’est pas une copie du docteur Watson, je veux bien avaler son stéthoscope !

Nous sommes face à un homme qui a exercé une carrière militaire en tant que chirurgien de campagne, qui a travaillé au côté du plus grand détective du monde et qui écrit des livres…

Toute ressemblance n’est absolument pas fortuite !

Même si notre docteur a un petit côté Dr Jekyll et mister Hyde qui fait peur et qui l’éloigne définitivement de ce bon Dr Watson.

Nous retrouvons ici un personnage important du premier tome, notre monstre botté et c’est dans un asile que nous allons pénétrer après avoir assisté à son procès et aux différents témoignages.

Mon premier bémol viendra des dessins que je n’ai pas aimé du tout. Pour moi, ce sont les plus « mauvais » des albums lus dans cette série. Mais bon, ceci est une histoire de goût et si le scénario est à la pointe du crayon, je passerai sur ces traits disgracieux des visages et sur ces dessinateurs qui ne savent pas dessiner des attelages correctement.

Le départ est excellent, les paroles in ou off du docteur sont des plus intéressantes à lire, il y a du texte, du bon texte et cela prend du temps de tout lire, de tout observer.

Ceci n’est pas une bédé que l’on expédie en quelques vingt minutes, assurément.

Par contre, les crimes commis dans ses pages resteront toujours un peu énigmatiques, bien que en réfléchissant deux secondes, on se doute de qui les commet, mais on ne sait pas vraiment pourquoi, si ce n’est l’envie de tuer.

Le duel entre le Monstre Botté du premier tome et John Eaton est un haut moment de lecture, une rencontre entre deux monstres, chacun étant différent, mais sans vraiment savoir pourquoi le coupable du premier tome voulait vraiment rencontrer le docteur Eaton.

À moins que le Monstre Botté n’ait compris qui était le tueur…

Ce tome n’est pas vraiment une enquête à proprement parler, c’est autre chose. Une plongée dans l’âme humaine ? Une plongée dans la psyché des criminels ? Une plongée dans la folie ? Un peu de tout ça…

Le final est totalement horrifique, fou, dingue, on ne le voit pas venir du tout et on reste les yeux écarquillés en se demandant si on ne rêve pas. Oh putain, le tacle.

Je suppose que l’on aura la réponse à toutes nos questions dans le septième et dernier tome, celui avec Nathan Else. Ne possédant que les 6 premiers tomes, je me suis mise en quête du septième afin de clore la saga, mais je ne l’ai pas encore lu au moment où je rédige cette chronique.

Nathan Else, ne bouge pas, me voici !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

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Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle : Stuart Turton

Titre : Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle

Auteur : Stuart Turton
Édition : Sonatine (16/05/2019)
Édition Originale : The Seven Deaths of Evelyn Hardcastle (2018)
Traducteur : Fabrice Pointeau

Résumé :
Mixez Agatha Christie, Downtown Abbey et Un jour sans fin… voilà le roman le plus divertissant de l’année.

Lauréat du prestigieux Costa Award, le premier roman de Stuart Turton est à la fois un formidable jeu de l’esprit et un régal de lecture.

Ce soir à 23 heures, Evelyn Hardcastle va être assassinée. Qui, dans cette luxueuse demeure anglaise, a intérêt à la tuer ?

Aiden Bishop a quelques heures pour trouver l’identité de l’assassin et empêcher le meurtre.

Tant qu’il n’est pas parvenu à ses fins, il est condamné à revivre sans cesse la même journée.

Celle de la mort d’Evelyn Hardcastle.

Critique :
La boucle temporelle m’avait bien fait rire dans un épisode de la série Stargate SG-1 (Saison 6 – Épisode 4) où Teal’c et O’Neill s’étaient amusés à profiter de la chose.

Ici, on n’est pas là pour rigoler mais pour résoudre un meurtre qui a tout l’air d’un suicide tandis que la journée se répète encore et encore.

Mais attention, l’auteur a pimenté les choses puisque à chaque nouveau jour, on entre dans la peau d’un autre personnage, s’appropriant ses forces, son intelligence, sa ruse ou ses faiblesses.

N’ayant pas vraiment lu le résumé (ou l’ayant déjà oublié), je suis tombée un peu comme un cheveu dans la soupe en commençant ma lecture avant que cela ne fasse tilt après avoir été rafraîchir ma mémoire…

En effet, il y a du Agatha Christie là-dessous ! Du Un jour sans fin aussi, mais là, c’est assez logique. Par contre, il manquait pour nous offrir du Downtown Abbey les piques de Violet Crawley.

Cette journée, on a beau la rejouer maintes fois, elle n’est pas la même, des choses changent, et puis, l’auteur nous a gardé quelques surprises en cours de route, pimentant le jeu de manière à ce que nous comprenions, au fur et à mesure et en même temps que le personnage dans la peau duquel nous sommes, les petits détails tels que les messages ou les événements qui se déroulent sous nos yeux.

Pourtant, j’ai eu du mal avec ce roman… J’ai même failli l’abandonner… Le personnage incarné ne me disait rien, j’avais l’impression que l’on tournait en rond, je m’ennuyais…

Je l’ai même laissé tomber avec plaisir pour me plonger dans « Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban » qui m’a fait regoûter à l’ivresse livresque.

Le vin étant tiré, je me devais de le boire, surtout que ma curiosité avait été titillée et que je voulais connaître le fin mot de cette histoire fantastique abracadabrantesque et donc, j’ai replongé avec la ferme intention de le terminer.

Un vrai miracle, Salomon, le récit a commencé à m’intéresser beaucoup plus une fois passé la page 230 (plus ou moins), mon esprit est entré en ébullition pour tenter de trouver la solution (je vous défie de la trouver) et à partir de là, je ne l’ai plus lâché.

Époustouflant ? Oui, c’est le mot. Un truc de ouf, diraient les djeunes. Ça déchire la mort de sa race, de sa mère et le final est tout simplement un vrai feu d’artifice de révélations, de coups de pied au cul, de tacles, de suspense et j’en suis encore sur le cul.

La construction du récit est habillement faite pour ne rien laisser transparaître avant mais pour que tout devienne clair et limpide lorsque les journées se répètent et que l’on découvre avec ravissement les petites subtilités de cette journée qui se mord la queue.

Sans cette construction habille, sans l’écriture entrainante une fois arrivé à la moitié du récit, sans les personnages bien construits et utilisés, et sans le final en apothéose dont le bouquet final continuait encore et encore, j’aurais collé une mauvaise note à ce roman vu que les débuts avaient été laborieux pour moi.

Pour une fois, j’ai eu raison de poursuivre, de m’accrocher, de passer outre le départ un peu froid entre le récit et moi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.