La Machine à explorer le temps : H.G. Wells

Titre : La Machine à explorer le temps

Auteur : Herbert George Wells
Édition : Folio Junior (2012) / Larousse Petits classiques (2017)
Édition Originale : The Time Machine (1895)
Traducteur : Henry-David Davray

Résumé :
Londres, fin du XIXe siècle. Un groupe d’amis écoute les aventures de celui qui prétend être le premier voyageur du temps. Son récit débute en l’an 802 701. La Terre en l’an 802.701 avait pourtant toutes les apparences d’un paradis. Les apparences seulement.

Car derrière ces jardins magnifiques, ces bosquets somptueux, cet éternel été où les hommes devenus oisifs n’ont à se préoccuper de rien, se cache un horrible secret.

Ainsi témoigne l’explorateur du temps face à des auditeurs incrédules.

Depuis la conception de son incroyable machine jusqu’à son voyage au bout de l’Histoire, là où l’humanité s’est scindée en deux.

D’un côté les Éloïms, qui vivent en surface, petits êtres gracieux, doux et décérébrés.

De l’autre les terribles Morlocks qui ont fui la lumière pour s’enterrer dans un gigantesque et inhospitalier monde souterrain.

Un monde où l’Explorateur du Temps devra s’aventurer s’il souhaite répondre à ses questions, et surtout revenir à son époque.

Inutile d’insister sur le fait qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre. Wells demeure avec Jules Verne le grand ancêtre de la science-fiction, celui qui lui a donné ses lettres de noblesse, avec des œuvres aussi importantes que « L’Île du Docteur Moreau », « L’Homme invisible » ou « La Guerre des mondes ».

Un grand classique, précurseurs dans bien des domaines, qui reste indépassable. À lire ou à relire.

Critique :
Mais qu’allait-il faire en l’an de grâce 802.701 ??

Bon sang, il ne pouvait pas voyager moins loin ? Allez explorer le futur plus proche que celui des années 800.000 ?

Au moins, ça nous conforte qu’à cette époque là, la Terre sera toujours pourvue de l’Homme et personne ne pourra vérifier les dires de l’auteur avec la réalité car je subodore que nous n’arriverons jamais à cette année-là !

Wells, tout comme Verne, aime bien nous assommer un peu avec des trucs de scientifiques afin de donner plus de réalisme à son récit.

N’aimant pas trop ça, j’ai un survolé les premières pages où il explique les principes du voyage temporel afin d’arriver à la fin de cette conversation un peu trop scientifique pour moi.

De notre voyageur dans le temps, nous ne saurons rien, ni son nom, ni son physique, ni sa vie ou son passé.

Contrairement au film de 2002 (il me reste quelques bribes de souvenirs), il restera une sorte de narrateur inconnu pour les lecteurs, même s’il ne sera pas le narrateur principal puisque nous avons un récit dans le récit.

Ça se lit vite, une fois les considérations scientifiques passée, le reste passe tout seul et c’est avec la même curiosité que les autres personnes rassemblées que nous allons écouter le récit du voyageur du temps qui est arrivé dans un Londres bien différent que celui qu’il connaissait.

Deux sociétés distinctes vivent dans ce Monde : les Éloïs, sorte de petites créatures dont les pouvoirs de réflexion volent plus bas que le derrière d’un cochon, sorte d’être oisifs qui glandent toute la journée en bouffant des fruits et les Morlocks, terribles créatures qui vivent sous terre.

En lisant le récit, on se rend compte que l’auteur n’a fait que de mettre en scène, avec des métaphores, les inégalités sociales qui gangrénaient l’Angleterre victorienne et qui n’ont pas vraiment changé depuis, même si on a fait quelques progrès.

Avec ses petites créatures, l’auteur balance une critique acerbe de la société, comparant les Éloïs à des vaches broutant dans un pré et ne se doutant pas qu’un jour, elles finiront dans notre assiette.

L’écriture est vieillotte, normal, elle est d’époque, elle est simple, facilement compréhensible mais le roman manque de profondeur, de détails sur la société découverte. Ça manque un peu de vivacité, ce récit.

Le fait que le voyageur nous le raconte à son retour bousille aussi la narration car un récit relaté en direct lors de son voyage aurait été plus vivant. Là, c’est de la rediffusion.

Dommage que j’aie découvert ce roman si tard dans ma vie car je l’aurais plus apprécié dans ma jeunesse que dans mon âge d’adulte.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

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27 réflexions au sujet de « La Machine à explorer le temps : H.G. Wells »

  1. Lu et vu (la première adaptation ciné… du temps antique où on avait encore des tubes cathodiques !)… j’étais toute petiote ! 10 ou 12 ans… Voilà un billet qui me fait me sentir vieille… mais vieille… 👵

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      • Alors je vais encooooore faire mon institutrice pète sec… mais nan… y avait pas encore la télé lors de la première guère… la tsf à la rigueur… c’est après la seconde guerre que la télé a commencée à se développer… Je sais de quoi je parle j’y étais !

        La semaine prochaine je vous parlerai de l’invasion de la Gaule par Jules César… c’était pas joli joli… nettement moins fun que la formation des continent (y avait de jolies gerbes de lave etc…)… 😁

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        • César a eu la Gaule ?? Il existait déjà du viagra à l’époque ?? 😆

          Merci à Dame Ida pour toutes ces explications qui nous faisaient chier à l’école mais qui vont être super plus intéressantes racontées par elle car on aura de l’humour et des références au sexe… PTDR de MDR

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      • Il te reste encore la guerre des mondes! C’est avec ça qu’Orson Wells avait terrifié ces bêtas d’étazuniens qui avaient confondu sa lecture avec un flash info et qui croyaient vraiment que les marquent débarquaient !!! 😁

        Aimé par 1 personne

        • Ça avait encore failli marcher il y a quelques années, quand on a refait le film, avec l’imbécile de Tom Cruise !

          Déjà que des gens se sont indignés de voir Spielberg poser son pied sur le dernier Tricératops tué… *sifflote*

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  2. Ping : Billet récapitulatif du mois anglais 2019 | Plaisirs à cultiver

  3. Je suis très partagée sur Wells : j’ai abhorré L’Homme invisible, beaucoup trop lent et avec ce pseudo-blabla scientifique peu crédible, et adoré L’Île du docteur Moreau, rapide, plein d’actions et de questionnements intéressants. Et du coup, j’étais curieuse de découvrir La Machine à explorer le temps mais ta description du roman me donne l’impression qu’il se situe un peu à mi-chemin entre les deux (voire un peu plus côté Homme invisible ^^’), ce qui me fait un peu douter ! Le manque de profondeur sur l’analyse de la société découverte semble vraiment dommage, qui plus est. Je me dis qu’à ce compte-là, ça peut être pas mal de se contenter du film pour une fois^^

    Aimé par 1 personne

    • Il voulait peut-être qu’on fasse l’analyse nous-même mais les personnages manquaient de profondeurs, des pages en plus aurait permis un plus grand développement. Sinon, action quasi de suite.

      Faudra que je me fasse l’île du docteur Moreau, tiens ! 🙂

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