L’amour et autres blessures : Jordan Harper

Titre : L’amour et autres blessures

Auteur : Jordan Harper
Édition : Actes Sud (2017)
Édition Originale : Love and Other Wounds (2015)
Traducteur : Clément Baude

Résumé :
Un homme fuyant sa tombe s’engouffre dans un maelstrom de balles et de flammes.

Un “nettoyeur” de Hollywood découvre l’amour devant le cadavre d’une célébrité morte.

Une femme pathologiquement obèse se rêve une nouvelle vie avec le voleur qui projette de cambrioler la bijouterie dans laquelle elle travaille…

Des ateliers de drogue minables dans les Ozarks aux combats de chiens de Detroit, en passant par les demeures luxueuses des stars de Los Angeles, Jordan Harper dépeint le petit peuple des ombres et des hors-la-loi.

Les uns sont en cavale, poursuivis par la police ou un passé qui leur colle dangereusement aux basques.

D’autres cherchent un semblant de paix et de stabilité, d’amour même, dans un monde fracassé où règnent une violence folle et un désespoir permanent. Tous sont abîmés, acculés, proches de leur point de rupture.

Critique :
L’art de la nouvelle est d’aller à l’essentiel sans s’embarrasser des détails, de plonger le lecteur dans l’action directement, si possible de manière brutale afin de le secouer et de ne pas lui laisser de possibilité de faire demi-tour.

Toutes les nouvelles ont commencé de manière violente et en quelques phrases, l’auteur vous en dit assez pour que vous compreniez l’épisode que vous êtes en train de lire.

Oubliez l’Amérique des cartes postales, celle que l’agence de voyage vous proposera car ici, nous sommes dans le roman Noir dans toute sa splendeur : laissés-pour-compte, loosers, brutes, tueurs, drogués, camés, dresseur de chiens de combats…

Anybref, le genre d’Amérique que l’on ne voudrait pas visiter autrement qu’en lecture et si l’agence de voyage du coin vous proposait un tel programme, je ne puis que vous crier « Fuyez pauvres fous ».

Par contre, en roman noir, savourez ce recueil de nouvelles avec un petit café serré, sans sucre, même si, de temps en temps, un peu d’édulcorant pourrait venir assouplir l’amertume de votre petit noir serré.

C’est court, on se sent toujours un peu grugé lorsqu’arrive le mot fin car toutes ses nouvelles ont du potentiel pour faire des minis romans, mais c’est ainsi avec ce genre de littérature : vite plongé dans le bain mais vite sorti.

Malgré tout, on n’en ressort pas vraiment intact, l’humidité poisseuse dans laquelle on a trempée nous collera à la peau durant un moment.

C’est court mais c’est intense, pas le temps de respirer qu’on est déjà à la suivante, pas le temps de reprendre son souffle que l’uppercut arrive déjà sur nous et pas moyen de l’esquiver.

Un recueil de nouvelles aux textes bruts de décoffrage, sans concessions aucunes, uppercutants et d’une efficacité redoutable.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2019-2020) – N°6.

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15 réflexions au sujet de « L’amour et autres blessures : Jordan Harper »

    • Oui, ça se suce ! Tiens, à ce propos…

      Fidèle à ses habitudes, une petite vieille assiste à la messe du matin, quand tout à coup le curé dit :
      – Que tous ceux qui ont commis le péché d’adultère s’avancent.
      La petite vieille, un tantinet dure d’oreille, demande à son voisin :
      – Qu’est-ce que vient de dire Monsieur le curé ?
      Ce dernier répond :
      – Il a dit que tous ceux qui désirent une pastille à la menthe s’avancent.
      La petite vieille, chancelante et s’appuyant sur sa canne, se lève alors avec peine.

      Le curé lui lance, offusqué :
      – Vous ? Madame ? A votre âge, vous n’avez pas honte ?
      – Ce n’est pas parce que je n’ai plus mes dents que je ne suis pas capable d’en sucer une de temps en temps, vous savez !

      J'aime

  1. Miam! Ou du moins comme ils disent outre Atlantique : yummy ! La crème de la crème ! De rednecks en white trash! Les personnages comme notre Dame Belette Cannibale préféré les dévorer encore chauds, à peine flingués!

    J’envisage de plus en plus sérieusement de me faire faire la même choucroute made in sixtees de la blonde de couverture! Ça a des faux airs Marie-Antoinette en plus… le genre de coiffure intemporelle avec le bol « Mireille Mathieu (c) » qu’on portait déjà sous Jeanne d’Arc!

    Aimé par 1 personne

    • Oui, des personnages comme je les aime !! Autant aller voir dans la couche plus bas que la sienne, ça évite d’avoir des envies 😆

      Ben écoute, lorsque tu auras fait la même choucroute, tu nous fait une photo que l’on juge 😉

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