Le mort sur un cheval noir : Ray Hogan

Titre : Le mort sur un cheval noir

Auteur : Ray Hogan
Édition : Gallimard Série noire (1967)
Édition Originale : Dead man on a black horse (1966)
Traducteur : Simone Hilling

Résumé :
C’était de la folie de s’en-foncer dans la Jordana, le désert le plus infernal de tout, l’Ouest, mais Jim Shay n’avait pas le choix. II lui fallait échapper aux Vengeurs qui avaient déjà préparé la corde pour le pendre, et retrouver le muletier qui seul pouvait le disculper d’un meurtre odieux.

Mais bien d’autres dangers guettaient Jim sur sa route solitaire : bandits de tout poil et Indiens féroces, sans compter Stella, la belle, la cupide Stella qui, elle, n’avait pas plus de conscience qu’un coyote.

Critique :
Pourquoi lui et pas un autre ? L’avantage, lorsqu’on range ses biblios (parce qu’on en ajoute des supplémentaires), c’est que l’on tombe toujours sur des livres oubliés dans des caisses depuis des lustres.

Comme ce fut le cas avec ce vieux Série Noire Western.

Le Mois Américain arrivant à grand pas, je l’ai posé sur un coin de bureau dans le but de le lire, si j’avais le temps.

Mon achat avait été d’abord motivé par le titre qui parlait d’un cheval noir et ce sont mes préférés, les black horses (ma jument est noire ébène).

Lire un western, ça change de la littérature habituelle. Celui-ci ne déroge pas à la règle et tous les clichés sont dans ces pages : un homme accusé à tort de deux meurtres horribles, un policier buté, un shérif correct, un adjoint aimable, une population qui a déjà la corde en main pour le pendre, une fuite et la recherche des coupables afin de prouver son innocence.

On dégaine les Colt, on tire, on chevauche bride abattue, on se bat, on crève avec du sang partout, les déserts sont torrides, les Indiens assoiffés de violence, la vie est une chienne, les témoins meurent avant l’heure et on a même un amoureux transit qui n’a jamais voulu voir sa copine pour ce qu’elle était vraiment : une pute assoiffée d’or et plus vicieuse qu’un coyote.

Bref, ça sent le déjà-lu à plein nez mais ça donne une bouffée d’air frais à sa journée et en plus, ça se lit très vite.

De l’action, peu de temps mort, une enquête qui ne brillera pas par la recherche d’indices puisqu’un des tueurs parlera à voix haute de leur crime, et malgré ça, une fois le roman terminé, on se dit qu’un peu de rab aurait été agréable.

Encore un peu, emportée par mon élan et cette folle chevauchée sous un soleil implacable, j’aurais bien été rechercher ma vieille caisse de romans western pour relire des Louis L’Amour ou autres auteurs.

Certes, rien ne casse la baraque dans cette histoire ô combien conventionnelle, mais que voulez-vous, quand le plaisir est là, on n’a pas toujours envie de chercher le pourquoi du comment il est arrivé, on le prend, on le déguste et on se le garde dans un petit coin pour les jours où un roman ne nous emballera pas du tout.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°29, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

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