Martiens, go home ! : Fredric Brown

Titre : Martiens, go home !

Auteur : Fredric Brown
Édition : Folio SF (2010/2016)
Édition Originale : Martians, Go Home (1955)
Traducteur : Alain Dorémieux

Résumé :
« Salut Toto ! Salut Chouquette ! », voilà les mots prononcés lors de la première rencontre entre un martien et un homme.

L’étonnement et l’émerveillement vont être cependant de courte durée. En effet, les petits hommes verts ne sont pas du tout comme nous avions pu les imaginer jusqu’à présent.

Malpolis, prétentieux, indécents, curieux à l’extrême, ils sont tout simplement insupportables. Ils prennent, de plus, un malin plaisir à révéler les secrets les mieux gardés.

Grâce au « couimage », ils sont insaisissables et se déplacent instantanément où ils veulent. Seuls les psychiatres et les pharmaciens profitent de leur arrivée.

Lorsqu’on leur demande pourquoi ils sont là, ils répondent : « Qu’est-ce que les gens vont faire dans les zoos sur ta cochonnerie de planète ? »

Que pourra bien faire un auteur de science-fiction en mal d’inspiration, un marabout africain ou un portier de Chicago face à ce fléau impitoyable.

Brown, qui excelle dans l’art du coup de théâtre et de la chute, nous propose une oeuvre absolument « loufoque » ! Un grand moment de rire et de détente pour tous.

Critique :
Ce livre est effrayant, angoissant, stressant et il m’a foutu mal à l’aise comme l’ont fait avant lui des dystopie où l’on brûlait des livres, où Big Brother voyait tout, où l’on réécrivait l’Histoire, où les femmes n’étaient que des juments reproductrices…

Et pourtant, il est drôle, amusant et j’ai ri.

C’est la le plus dangereux ! On ri, mais quand on y pense bien, si ce genre de truc arrivait, on serait dans une belle merde !

Imaginez que vous ne soyez plus à l’abri de rien, plus aucun secret, même dans le plus épais coffre-fort, n’est protégé car ces Martiens voient à travers tout…

— Oh… je vois. Jeunes mariés, sans doute ?
— D’aujourd’hui, précisa avec orgueil Dorothy.
— Parfait !… Dans ce cas, je veux bien quelque chose. J’ai entendu parler de vos dégoûtantes habitudes en matière d’accouplement. Je vais vous regarder faire.

Et, en dépit des inhibitions dues à la nécessité d’agir en silence, ce fut quand même une nuit de noces en fin de compte.
Leur satisfaction aurait été entamée (et elle le fut effectivement le lendemain) s’ils avaient su, comme on devait très vite s’en apercevoir, que les Martiens voyaient non seulement dans le noir, mais aussi à travers les couvertures. Ou même les murs. Comme avec des rayons X. Une faculté spéciale comme le couimage, valable avec tous les corps solides. Ils lurent des lettres et des livres sans les ouvrir, déchiffrèrent des documents gardés dans des coffres-forts… Leur acuité visuelle était hors ligne.

Vous baisez sous les couvertures ? Ils voient tout et se permettront même de dire que votre manière de copuler est affreuse, sale et j’en passe. Ils sont curieux et adorent rapporter les ragots, vos secrets les mieux enfouis… Bref, partout où ils passent, c’est le bordel et Big Brother peut aller se rhabiller.

Ils vous rendent dingue à surgir n’importe quand, n’importe où car ces Martiens ont la faculté de se téléporter, enfin, non, de couimer, ce qui veut dire la même chose mais en plus perfectionné. De toute façon, nous sommes trop cons que pour comprendre.

— Est-ce que vous êtes vraiment… euh… un Martien ?
— Nom d’Argeth, mais il est stupide ! Oser encore le demander !

Cherchez pas à devenir amis avec eux, ils sont irrespectueux, farceurs, grinçants, colporteurs de ragots, arrogants, exaspérants, exécrables, grossiers, injurieux, malfaisants, nuisibles, odieux, offensants, perfides, pernicieux, pervers, railleurs et rendraient fous en peu de temps tout un régiment de mois bouddhistes zens.

Ils parlent aussi toutes les langues et en moins d’une heure ils peuvent en apprendre une nouvelle.

Oui, on ri, mais on rigole moins lorsqu’on assiste à l’effondrement de nos sociétés, à celle des Bourses, on entre dans une crise économique plus grave que celle de 1929…

L’industrie du cinéma est à l’arrêt, plus moyen de tourner un film, la radio a cessé toutes émissions, impossibles avec ces petits êtres verts qui foutent le bordel, l’armée est en chômage technique (on ne sait ni les tuer, ni les blesser) aussi et tout ceux qui vivaient autour de ses institutions ne gagnent plus un rond et c’est la récession économique puissance 1.000.

Les seules entreprises qui ne connaissent pas la crise sont les vendeurs d’alcool et les psychanalystes de tout poil.

— Normal, Chouquette, vous les Humains vous êtes bêtes, stupides et vous vous réfugiez dans l’alcool quand ça ne va plus !
— Mais tu vas fermer ta gueule, sale Martien de merde !
— Tu vois, Chouquette, on arrive à vous énerver facilement… Au fait, ceux qui te lisent savent-ils que ton code de CB est le [SPOLIER] et tes codes de PC [CENSURE] [CENSURE] [CENSURE] [CENSURE] [CENSURE]
— Mais tu vas fermer ta gueule, oui ! Pourquoi vous êtes là, au fait ?
— C’est pas tes oignons Chouquette et en plus, tu écris comme un pied. Allez, je me casse…

Tout ça à cause d’un milliard de petits merdeux verts qui sont plus infernaux que des gosses de 5 ans, vous savez, ceux qui savent faire tourner en bourrique les adultes que nous sommes.

Le final, lui, il m’a fait sourire et penser que l’auteur avait bien joué son coup.

Une chouette découverte que ce petit roman de SF désopilant !

Maintenant, j’espère que ces saloperies vertes ne viendront pas nous pourrir la vie, parce que je ne donne pas cher de l’économie Mondiale ! Et tout ça, sans même un conflit… Saletés de martiens, va !

PS : Ce livre a été écrit en 1955, publié en France en 1957, et l’action en 1964.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°37 et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

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18 réflexions au sujet de « Martiens, go home ! : Fredric Brown »

    • Oui, mais même sur Fesse Bouc je ne saurai pas te regarder accomplir ton devoir de femme mariée ! PTDR

      Heureusement, d’ailleurs, je ne voudrais pas que des saloperies vertes commentent mes prouesses au lit avec Chouchou 😉

      J'aime

      • Bof si tu ne trouves pas traces de tes ébats sur Facebook, cherche sur Youporn! Quelqu’un les auras mis dessus! 😁

        Je ne sais pas comment les miens sont arrivés dessus… il suffit de taper ´Cochona Dominatrix’ 🙄

        Aimé par 1 personne

        • D’habitude, c’est mon homme qui se met dessus… sur mon corps fiévreux, pas sur Youporn 😆

          Ah c’est toi, Cochona Dominatrix !!! J’adore tes vidéos et puis, quelle souplesse, nom d’une pipe !

          J'aime

    • Mais les martiens, tu ne dois pas éviter de les nourrir après minuit ou les arroser ! Ils sont chiants dès le départ, mais pas violents comme les gremlins…

      Bon, j’ajoute fantômes à rainbow 😉

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