Cow-Boys – Mythe et réalité : Yves Berger & Claude Poulet

Titre : Cow-Boys – Mythe et réalité

Auteurs : Yves Berger & Claude Poulet
Édition : du Chêne Photographie (1996)

Résumé :
Fou des Amériques, de géographie, d’ornithologie, du Sud, de la guerre de Sécession, des Indiens, des chats, de la Provence et de la langue française.

Yves Berger est aussi, depuis trois décennies, le directeur littéraire des Éditions Bernard Grasset.

Critique :
Non, n’offrez pas ce livre à une petite fille qui n’aime que les ballerines ou à un petit garçon qui n’aime que les camions de pompiers !

Sélectionnez plutôt celui ou celle qui ne se sent plus dès qu’elle voit un cheval avec une selle western, qui bave devant les film de Sergio Leone ou tout autre film dès qu’il y a des chevaux et des cow-boys.

Privilégiez le lecteur ou la lectrice qui adore Lucky Luke. Et là, vous en ferez une personne heureuse !

Passant en revue, au fil des 4 saisons,  le travail des cow-boys de maintenant, l’auteur nous glisse quelques petites explications tandis que les photographies de Claude Poulet font mouche en nous montrant l’étendue des prairies, la taille des troupeaux (et bien moindre qu’en 1860), le travail harassant et difficile des vaqueros américains, tout en nous gratifiant, de temps en temps, de plans serrés sur un pommeau, un mors, un éperon.

Peu de texte, mais des images qui font pétiller les yeux, même scintiller, dans mon cas, moi qui me pâme toujours devant une selle western (j’en possède 2) et tout l’équipement qui va avec. Par contre, je n’ai plus vraiment les chevaux pour aller avec ce style là (avant, oui).

Un beau livre que j’ai pris plaisir à revoir une fois de plus, m’immergeant dans les troupeaux de vaches, sortant mon lasso pour attraper un veau, le retourner, le marquer, le castrer, ou plus, si affinités.

Une rude vie, un job mal payé, mais une vie au grand air et à toutes les intempéries.

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

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Lucky Luke – Tome 46 – Le Fil qui chante : Morris & René Goscinny


Titre : Lucky Luke – Tome 46 – Le Fil qui chante

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dargaud (1977)

Résumé :
Dans les années 1850, communiquer aux Etats Unis reste souvent un vain mot. Le temps important mis par le courrier à circuler d’Est en Ouest (ou réciproquement) est de nature à décourager les plus enragés. Même les messagers du Pony Express se lassent.

Heureusement, le gouvernement américain d’Abraham Lincoln s’en mêle.

Il est décidé d’en finir et de relier Carson City (à l’Ouest) avec Omaha (à l’Est), par le moyen d’une ligne télégraphique, surnommée par les indiens « le fil qui chante » en raison du bruit de ce fil par temps venteux.

Lucky Luke, tout juste débarqué du Pony Express, décide d’intégrer l’équipe reliant Carson City à Salt Lake City, ville de jonction avec la seconde mission, devant elle rejoindre Omaha à Salt Lake City.

Un pari est pris entre les 2 équipes, de 100 000 dollars au premier arrivant.
Ce pari attire les convoitises.

Heureusement Lucky Luke est là pour déjouer les pièges et démasquer les traîtres.

Critique :
Qui n’a jamais connu des problèmes de réseaux ? Qui n’a jamais juré et voué aux gémonies son wi-fi qui crachotait, l’empêchant de ce fait d’avoir une bonne connexion ?

Tout le monde a vécu ça, surtout au début de l’ère Internet et lorsque l’on abandonna les câbles pour le sans fil qui ne chantait plus, c’était souvent avec des coupures.

Alors, imaginez ce que pouvait être le calvaire des gens qui désiraient envoyer un petit mot d’amour à leur douce amie restée de l’autre côté des États-Unis…

Morris et Goscinny l’illustrent d’une très belle manière, drôle, amusante, cynique, détaillée comme il faut pour que l’on comprenne bien que la missive mit du temps à arriver à la belle restée à New-York.

Inimaginable à notre époque où il suffit de textoter ou d’envoyer un mail pour que, dans les secondes qui suivent, le destinataire le reçoive… Dommage qu’à note époque nous n’avions plus un Lucky Luke pour aider dans l’installation des câbles dans l’océan ou ailleurs.

Quand on y pense bien, Lucky Luke, il a tout fait pour l’avancée de l’Amérique : il posé des rails sur la prairie, a fait les guerres indiennes, a posé le fil du télégraphe, s’est occupé du pétrole, a aidé les convois de pionniers sur les pistes dangereuses, a construit un pont sur le Mississippi (qu’il avait remonté avant), a fait la ruée vers l’Ouest, est allé dans les Black Hills… Quel mec, ce Lucky Luke !

Anybref, cet album a une saveur douce-amère puisqu’il est le dernier scénarisé par Goscinny… De facture très classique (trop ?) il fait pourtant mouche car il réuni tous les ingrédients typique d’un Lucky Luke : une chose à accomplir, peu de temps, bien des dangers à affronter et un traître parmi eux qui va saboter pour les ralentir.

Oui, c’est du déjà-vu, c’est du classique, je vous le disais, les auteurs ont réuni tout ce qu’ils avaient déjà utilisés, tout ce qui marche et l’ont réuni dans cet album.

Pourtant, je l’ai apprécié, même si son humour n’est pas relevé, comme si Goscinny faisait dodo ou que Morris lui avait, une fois de plus, interdit de sortir ses jeux de mots.

Il est, certes, dommage que cet album ne soit pas plus brillant, mais malgré tout, il se lit avec plaisir et si on fait attention à tous les petits détails (oiseaux, animaux), on a le sourire durant notre lecture avec quelques running gags qui ne sombrent pas dans le lourd car pas répétitifs ad nauseam et puis, on a beau faire du recyclage de scénario en changeant quelques détails, ça fonctionne toujours, même si cet album est moins drôle que « La caravane », « La diligence » ou « Des rails sur la prairie ».

Un bon album car après, on a mangé notre pain noir et puis, c’est le dernier scénarisé par Goscinny. Après, plus rien ne fut jamais pareil, ni les Lucky Luke (hormis Le Daily Star qui est L’Exception), ni les Astérix.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°48, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.