Le Scorpion – Tome 12 – Le mauvais augure : Enrico Marini & Stephen Desberg

Titre : Le Scorpion – Tome 12 – Le mauvais augure

Scénariste : Stephen Desberg
Dessinateur : Enrico Marini

Édition : Dargaud (15/11/2019)

Résumé :
Nelio Trebaldi, le Scorpion, les différentes familles…, tous souhaitent ardemment découvrir le secret de la fortune des Trebaldi.

Afin de trouver réponse à ses questions, le Scorpion part en compagnie du Hussard et de son soi-disant fils Charles-Henri en direction du château de Tarquinio, demeure ancestrale de la riche famille.

Mais tout ne se passe pas comme prévu : le Chevalier de Trèfle, l’assassin des Trebaldi, s’intéresse de près à cette histoire et à l’art divinatoire de la lignée. Il enlève Charles-Henri et propose un marché au Scorpion : en échange de la vie de l’enfant, il lui ouvrira les portes du château.

Du côté des neuf familles, la situation dégénère également. Désireux de venger la mort de son père assassiné par un Delamorley, la folie d’Ursus Latal ne s’arrêtera que lorsque justice sera rendue.

Les réponses tant attendues sont à présent toutes proches. Encore faut-il pouvoir les saisir…

Critique :
Comment les Trebaldi ont-ils pu garder la main mise sur toutes les autres familles de Rome pendant des siècles ?

D’où vient leur fortune ? Cette famille qui possède le pouvoir, le savoir et l’argent cache-t-elle un trésor fabuleux ? Un secret bien gardé ?

Il n’y a pas que vous qui souhaitez le savoir… Prenez un ticket et faites la file. N’oubliez pas des armes, aussi car les nobles sont jamais que des bandits en col amidonné.

Ah, mon Scorpion ! 5 ans que j’attendais la suite ! Bon sang que c’est long, 5 ans, sans avoir de nouvelles de mon Italien sexy, de mon sombre héros, de mon bâtard préféré.

L’attente en valait-elle la peine ? Oui, trois fois oui, même si la final de cet album induit que nous en aurons encore au minimum un… Ou plus, si affinités. Tant que l’attente n’est pas aussi longue.

Pour se faire pardonner, les auteurs nous offrent un album de 64 pages aux couleurs chatoyantes et aux dessins sublimes, comme toujours. Les personnages sont bien esquissés, dans tous les sens du terme, les chevaux sont magnifiques, surtout celui du Scorpion et les images ont tout d’aquarelles.

Lorsqu’il s’agit de donner vie à des combats, le tout est dynamique et une attention est portée sur les expressions des différents personnages. Le dessin n’est pas statique mais tout dans le mouvement.

Niveau scénario, les multiples rebondissements m’ont fait passer un excellent moment, mais on fait monter ma tension d’un cran.

Une tension qui monte aussi (et pas dans le pantalon du Scorpion), c’est celle entre lui et son ami de longue date, le Hussard, qui lui reproche son égoïsme, son manque de cœur, d’empathie, envers son fils. Mais l’est-il vraiment, son fils ?

Le Scorpion a aimé bien des femmes, en a couchées dans son lit, les a prises dans toutes les positions et 3 d’entre toutes celles-là ont toujours été les plus amoureuses, même si de toutes, je préférerai toujours Mejaï, plus franche que les deux autres.

Dans la continuité des autres albums, les auteurs résolvent ici un vieux mystère sur la fortune des Trebaldi, le tout sur fond de guerre des familles pour le pouvoir absolu envers les autres familles puissantes de Rome.

De l’action, des magouilles, des secrets de famille, des assassinats, de la divination, des règlements de comptes, bref, rien de neuf sous le soleil, mais c’est tellement bien raconté qu’on a l’impression de découvrir les bassesses de l’âme humaine pour la première fois.

Mon Scorpion, ne met pas trop de temps à venir me voir. Sinon, pour patienter, je vais me refaire l’intégrale de tes aventures car elles m’ont toujours passionnées, diverties et en plus, j’apprenais des choses avec toi…

Sans compter que tu as une paire de fesses des plus tentantes !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°126.