Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2019

Eh oui, 2019 est déjà sur sa caisse… Vive 2020 alors.

Mon dernier Bilan Livresque Mensuel de l’année, celui de Décembre, celui où l’on fait les comptes, celui où l’on regarde en arrière en se demandant quelles lectures on va retenir de 2019.

Quels furent les Coups de Coeur, les déceptions ? A-t-on dépassé son score de lecture de 2018 ou pas ? Et par rapport aux anciens bilans, a-t-on lu plus ou moins que les dernières années ?

Ça, vous le saurez demain ! En attendant, place au Bilan Livresque de Décembre où j’ai lu 14 romans (dont 3 pavés), 13 bédés et 1 manga, ce qui me fait 28 lectures pour ce dernier mois de l’année 2019.

J’en avais entendu le plus grand bien, mais sans le personnage de Liv, petite fille souffrant du spectre de l’autisme, je ne garderai pas de grands souvenirs de ma lecture de Le baiser de l’ogre d’Elsa Roch (ICI). Ma pierre d’achoppement fut surtout les incohérences et les manquements à la procédure de la part de Marsac, le chef de l’équipe de policiers enquêteurs.

Si j’ai trouvé l’Inspectrice Sarah Geringën fort froide, distante et pas toujours regardante sur les dégâts qu’elle laissait en enquêtant bille en tête, j’ai kiffé grave les théories exposées dans Complot de Nicolas Beuglet (ICI). Je ne suis pas une fan des théories du Grand Complot Mondial que l’on dit sioniste ou maçonnique, mais là, on était ailleurs et c’était présenté de manière réaliste à tel point que maintenant, je me pose des questions.

Une mère qui décède lorsque ses enfants sont adultes, ça devrait passer mieux que lorsqu’ils sont enfants, mais pas chez Eric-Emmanuel Schmitt qui avait une relation fort fusionnelle avec sa mère et c’est avec pudeur et amour qu’il nous en parle dans son Journal d’un amour perdu (ICI) qui est tendre, émouvant et qui mélange ses souvenirs, le présent, le passé, sa famille.

Après tout cela, il me fallait du plus léger et donc, j’ai sorti le dernier de la saga avec Wiggins et la nuit de l’éclipse de Béatrice Nicodème (ICI). Je pensais lire du léger mais ce n’était pas si light que ça dans le collège que Wiggins a dû intégrer pour enquêter sur des menaces reçues. Brimades, mises à l’écart, racisme, harcèlement, que l’on soit en 2019 ou en 1894, rien n’a changé, sauf les smartphones…

Qu’allait-il bien pouvoir nous raconter dans Couleurs de l’incendie, ce diable de Pierre Lemaitre (ICI) ? Une histoire qui est une suite du premier mais avec d’autres personnages, notamment l’effacée Madeleine qui va prendre de l’épaisseur, du galon et faire ce à quoi elle n’était pas préparée. Un grand roman avec, en toile de fond, un contexte historique riche mais sombre.

Fallait oser le faire et il l’a fait : Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan de Ron Stallworth (ICI) est l’histoire vraie d’un policier Noir qui a réussi à infiltrer les suprémacistes Blancs du KKK et son récit est jubilatoire, tout en restant sérieux, amusant tout en étant sombre. Une petite perle noire de la littérature.

Dommage que le côté étude des textes biblique ait pris plus de la moitié du livre au détriment de l’Histoire tout court. Ce qui fait que Réflexions sur la question antisémite (ICI) de Delphine Horvilleur a eu un petit côté lourd, long, pénible. L’auteure en parlait mieux sur le plateau de LGL que via l’écriture. Petite déception, mais malgré tout, j’ai été me coucher moins bête.

Un dépit ne venant jamais seul, j’ai connu un grand moment de solitude avec Le grand silence de Jennifer Haigh (ICI). Il est rare qu’un roman des éditions Gallmeister me déçoive, mais ça arrive. Des personnages inconsistants, un récit qui se traîne, une envie de bailler et d’aller au lit…

Embêtant lorsqu’on est en train de faire la liste de ses coups de coeur pour les bilans finaux d’avoir un bonheur pareil avec le roman Une bête au paradis de Cécile Coulon (ICI). Un roman qui parle de la terre aussi bien, ça ne pouvait que me toucher direct au cœur. J’ai vibré, j’ai fusionné avec le récit, les personnages. Un coup de cœur de plus pour finir 2019.

Non mais c’est fini les coups de coeur ? Bardaf, une nouvelle jouissance littéraire avec De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic (ICI) qui m’a entraîné en Russie et en Ukraine, plus particulièrement à Pripiat… Tchernobyl, la zone d’exclusion, ça vous dit ? Sans devoir passer par un tour opérator vous allez pouvoir vous balader à Pripiat, tout en résolvant des meurtres et tout en devisant sur la politique, la corruption, l’écologie, la folie humaine.

Si l’envie vous prend de lire un roman noir déjanté, une fiction réaliste, car basée sur des faits réels, un roman tellement noir qu’il n’y pas de lueur d’espoir ? Sautez sur Il était une fois dans l’Est de Árpád Soltész (ICI) et accrochez-vous durant les premières pages car il est un peu bordélique, puis, on retrouve ses jeunes et ensuite, ça coule tout seul. Un roman sans concession, brut de décoffrage et qui donne la nausée.

Puisqu’on en est dans les nausées… Avec Les testaments de Margaret Atwood (ICI), suite pas directe de La Servante Écarlate, les hauts-le-coeur sont garantis tant la société tyrannique qu’elle décrit n’est pas si dystopique que cela mais le reflet de ce que nos sociétés furent et de ce que certaines sont encore : pas de droits de la femme, la religion comme référent pour tout et les hommes au pouvoir.

On ne pourra pas dire que ma rencontre avec Victor Lessard sera marquante. Oserai-je même dire que durant la première partie de Ghetto X de Martin Michaud (ICI), je n’avais l’envie de lire car je trouvais le tout un peu soporiphique… Si j’ai adoré le personnage haut en couleur de Jacinthe, j’ai eu un peu de mal avec Victor, mais sur la fin, on était un peu plus copain. La seconde moitié rattrape le reste car là j’ai apprécié le rythme et les petites phrases philosophiques.

Ma réalité est-elle réelle ? Je n’en sais rien, mais Nick, le personnage dans Benzos de Noël Boudou (ICI), se pose cette question existentielle. Et moi aussi je me suis posée cette question durant ma lecture : rêve ou réalité ? Vrai ou faux trip ? L’auteur a joué avec nos pieds sans que l’on sache sur lequel nous devions danser, tout comme son personnage. Un thriller psychologique qui fait bien flipper à certains moments.

Bilan Livresque Mensuel : 14 romans

  1. Le baiser de l’ogre : Elsa Roch
  2. Inspectrice Sarah Geringën – Tome 2 – Complot : Nicolas Beuglet
  3. Journal d’un amour perdu : Eric-Emmanuel Schmitt
  4. Wiggins et la nuit de l’éclipse : Béatrice Nicodème
  5. Couleurs de l’incendie : Pierre Lemaitre (530 pages) [LC Bianca]
  6. Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan : Ron Stallworth
  7. Réflexions sur la question antisémite : Delphine Horvilleur
  8. Le grand silence : Jennifer Haigh
  9. Une bête au paradis : Cécile Coulon
  10. De bonnes raisons de mourir : Morgan Audic
  11. Il était une fois dans l’est : Árpád Soltész
  12. Les testaments : Margaret Atwood (532 pages) [LC Bianca]
  13. Ghetto X : Martin Michaud (608 pages)
  14. Benzos : Noël Boudou

Bilan Livresque Mensuel : 13 bédés + 1 manga (14)

  1. Elfes – Tome 23 – Le goût de la mort : Olivier Peru et Stéphane Bileau
  2. Elfes – Tome 24 – Le Bagne de Komoorth : Corbeyran et Bojan Vukic
  3. Elfes – Tome 25 – Vengeance noire : Arleston, Dana Dimat & Aquaro
  4. Nains – Tome 15 – Oboron du bouclier : Nicolas Jarry et Nicolas Demare
  5. Nains – Tome 16 – Tala de la Forge : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux
  6. Le Scorpion – Tome 12 – Le mauvais augure : Marini & Desberg
  7. Holmes (1854/+1891?) – Tome 5 – Le frère aîné : Brunschwig & Cécil
  8. Sherlock – Tome 4 – Un scandale à Buckingham (1/2) : Jay, Gatiss et Moffat
  9. Astérix – Tome 13 – Astérix et le chaudron : Goscinny & Uderzo
  10. Astérix – Tome 06 – Astérix et Cléopâtre : Goscinny et Uderzo
  11. Astérix- Tome 17 – Le Domaine des dieux : Goscinny et Uderzo
  12. Spirou et Fantasio – Tome 14 – Le prisonnier du Bouddha : Franquin
  13. Spirou et Fantasio – Tome 11 – Le gorille a bonne mine : Franquin
  14. Astérix – Tome 20 – Astérix en Corse : Goscinny et Uderzo

 

49 réflexions au sujet de « Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2019 »

    • Je dirais « en tournant les pages »… 😆 En lisant vite, en lisant tout le temps, quand on mange, quand on est dans les transports, quand on est au boulot (et que c’est plus calme), quand on est à la maison, au matin, au soir, bref, tout le temps ! 😉

      Une bédé se lira toujours plus vite qu’un roman, ça c’est sûr… J’adore les bédés !

      Aimé par 1 personne

  1. Ping : Bilan culturel – Décembre 2019 | 22h05 rue des Dames

  2. Et dire que je trouvais que ce mois-ci avait été un bon mois pour moi avec mes trois romans au compteur! 😨 Je suis humiliée !!!! Couverte de honte!!!!! Néantisée!!!! Au moins!

    Félicitations pour ton abnégation dans ta mission de faire gonfler nos PAL (une PAL des PEAUX? Ou des POTS?)!

    J'aime

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