Salut l’amie je t’aimais bien… Black Kat, alias Karine s’en est allée sur la pointe des pieds

Cela faisait un moment que le Black Kat (Karine) avait mis son blog en pause, pour cause de crabe (ce que je ne savais pas).

Sans nouvelles d’elle depuis un moment, des membres d’un Forum se sont inquiétés et l’un d’eux, après une petite enquête via le blog de Karine, a remonté ma piste et, voyant que nous étions membres de ce même forum, m’a contacté pour essayer d’avoir de ses nouvelles.

Par le biais d’une copinaute de Fesse Bouc, j’ai appris que notre chère Black Kat était partie en juin 2019.

Vous me connaissez, je ne fais jamais ce genre d’article, mais là, ça m’a fait mal, sa disparition. J’adorais ses articles et elle m’a souvent tentée, faisant monter ma PAL.

Je ne sais pas ce qu’il y a après la mort, vie dans l’au-delà ou grand néant, ni même si on se retrouve un jour quelque part, mais si il y a une vie après la mort, j’espère qu’elle lit un bon livre avec The Bear, qui nous avait quitté aussi.

Salut l’amie, je t’aimais bien.

Et merci pour m’avoir fait un petit clin d’oeil, un jour (janvier 2017), en commençant tes récaps mensuels… Comme je le faisais depuis un certain temps.

Les Chroniques du don du loup – Tome 1 – Le Don du Loup : Anne Rice [Par Dame Ida]

Titre : Les Chroniques du don du loup – Tome 1 – Le Don du Loup

Auteur : Anne Rice
Édition : Michel Lafon (2013) / J’ai Lu (2014)
Édition Originale : The Wolf Gift (2012)
Traducteur :Philippe Mothe

Introduction Babelio :
Un jeune journaliste envoyé par le San Francisco Observer… une vielle femme qui l’accueille dans sa magnifique maison familiale sur laquelle il doit écrire un article et qu’elle doit vendre urgemment… Une rencontre fortuite entre deux personnes bien différentes… Une nuit idyllique brisée par une violence sans nom… Le jeune homme attaqué, mordu, de manière inexplicable par une bête qu’il ne peut voir dans la pénombre…

Un épisode violent qui met en marche une transformation aussi terrifiante que séduisante alors que le jeune homme, pris en étau entre extase et horreur, entre acceptation et peur de ce qu’il est en train de devenir, est sur le point de connaître le frisson du don du loup.

Alors qu’il résiste au plaisir et à la fascination de sa sauvagerie animale et découvre avec surprise sa capacité à faire le bien, il se retrouve mêlé à un étrange et dangereux sauvetage et se retrouve malencontreusement pourchassé par les autorités, les médias et les scientifiques (son ADN pourrait apporter la preuve de la dualité de son état)…

Alors qu’un amour nouveau et profond l’enveloppe, des questions naissantes le forcent à s’enfoncer dans ce monde mystérieux inédit : des questions sur pourquoi et comment il a reçu ce don ; sur sa vraie nature et cet attrait curieux mais satisfaisant pour le bien ; sur la compréhension innée qu’il y en a d’autres comme lui qui observent (des créatures gardiennes qui existent depuis la nuit des temps et qui pourraient être en possession de secrets antiques et de connaissances en alchimie).

Par dessus tout, il s’agit d’une quête de rédemption d’un esprit tourmenté par un nouvel horizon de tentations et par la perspective d’un cheminement difficile et exaltant pour concilier totalement loup et homme

Résumé :
Reuben Golding, jeune journaliste de 23 ans à peine, grand, beau comme un dieu, et pété de thunes grâce à sa famille (sa môman est un médecin très réputé, et son pôpa est un universitaire distingué) est chargé d’écrire un reportage pour le San Francisco Observer où il a été embauché (ben nan… lui il ne passe pas par la case « stages à répétition » ou « pigiste » à vie pendant 10 ans, tellement il est trop bogosse, tellement il est intelligent et tellement ses parents ont de relations), sur l’immense propriété don Mme Merchent Nideck, 38 ans, a hérité de son oncle disparu depuis 20 ans, propriété dont elle envisage d’ailleurs de se séparer, comptant sur le reportage pour trouver un acheteur prêt à lui verser les 5 millions de dollars (c’est tout ? on croirait que c’est 10 fois plus à lire les descriptions!) qu’elle peut valoir.

Il s’agit d’un gigantesque manoir bien conservé, perdu entre une forêt de séquoias et la mer…

Même si Reuben est en couple avec une brillante substitut du procureur (il n’allait quand même pas perdre son temps avec une pauvre fille lambda hein…), le voilà qu’il se met à draguer la couguar qui semble apprécier et répond à sa drague et les voilà qu’ils s’envoient en l’air assez vite après le café…

Ben quoi ? Toutes les héritières de 38 ans couchent avec le premier jeunot rencontré…

Et refont leur testament en leur léguant leur manoir tellement elles ont pris leur pied, juste avant de se faire assassiner !

Car oui, cette partie de jambe en l’air finit mal ! Deux brigands pénètrent dans la maison, la zigouillent et alors qu’ils allaient s’en prendre à Reuben, se font démembrer par une bête qui se contente de mordre Reuben.

Et vous l’aurez compris, comme il s’agit de loups-garous dans cette affaire, le Reuben qui en plus d’être grand, beau, talentueux et riche, se trouve encore plus grand, encore plus beau et doté de pouvoirs fabuleux en plus de l’immortalité…

Et évidemment, encore plus riche puisqu’il hérite de la baraque !!!

Et le voilà en train de se transformé en super héros volant au secours des âmes en détresse, cherchant parallèlement à mieux comprendre les origines de ce don, prenant visiblement ses sources dans l’histoire de la famille Nideck, dont il a hérité au passage d’une bonne partie des archives.

Critique :
Comme beaucoup de lectrices, j’ai découvert l’œuvre d’Anne Rice à l’adolescence avec « Entretien avec un Vampire » et toute la saga qui a suivi.

J’ai eu l’occasion de tomber sur ce premier volume de sa saga plus récente écrite sur le mythe du loup-garou.

Vous l’aurez compris en filigrane dans mon résumé : je n’ai franchement pas aimé.

J’aime la littérature fantastique. Mais plus dans l’esprit d’un Stephen King, qui montre comment des personnages ordinaires et qui essaient de se dépatouiller de leurs drames personnels ordinaires, essaient de les régler d’une façon plus simple avec le fantastique pour se rendre compte qu’en fait… ils auraient mieux fait de s’en dispenser et d’accepter leur sort.

L’atmosphère fantastique qui s’instille peu à peu dans la banale réalité, et face à laquelle le personnage principal reste incrédule avec le lecteur, me convient.

L’auteur vient nous chercher dans la réalité pour nous conduire peu à peu dans l’irréel, comme il ferait monter le suspens dans un polar, dispensant les indices peu à peu plutôt qu’en balançant le nom du coupable tout de suite.

Là, on est pas du tout dans cette démarche. Cela donne l’impression d’un livre construit à la truelle ! Sans subtilité.

On nous balance en quelques pages un personnage nanti de toutes les qualités, et qui va se voir nanti d’encore plus de dons et qualités frisant avec les fantasmes infantiles de toute puissance…

J’imagine qu’on peut apprécier ça quand on est ado… mais à mon âge c’est trop peu crédible pour que la magie opère et que je puisse me laisser aller à un mouvement identification au personnage pouvant soutenir l’intérêt de ma lecture.

C’est tout much !

Le début manque considérablement de finesse, mais le développement de l’intrigue se révèle plus intéressant quand on a surmonté ce premier écueil.

Comment Reuben va-t-il se débrouiller de son don ? Comment va-t-il en comprendre les origines ? Comment va-t-il pouvoir jongler entre ses deux natures et ses deux univers ?

Les choses commençaient à s’arranger jusqu’à ce que le livre se termine par un long chapitre explicatif où il se passe pas grand chose d’autre qu’un empilement de révélations apportées comme si elles tombaient du ciel.

L’auteur essaie de donner un peu de dimension narrative à l’affaire mais de façon aussi convenue que statique…

Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, la joie et l’harmonie, et ça n’en finit pas de s’autocongratuler et de dire à quel point on est heureux d’être content.

Ces longueurs de la fin ne sont pas les seules… Les tergiversations introspectives éthiques interminables et répétitives, les cogitations sentimentales un peu stéréotypées, les scènes de sexe utiles à la narration ainsi que l’association quasi obsessionnelle un peu questionnante de Rice entre sexualité et animalité (quand on sait qu’elle a pratiquement fait de sa saga sur les vampires une ode yaoi ou asexuelle…) ont quelque peu plombé ma lecture également.

Bref, c’est bof-bof. Je ne lirai pas la suite de cette nouvelle saga.

Pour moi Rice vient de devenir le pendant de Chattam, méritant exactement les mêmes louanges et les mêmes reproches : ils se sont fait connaître avec une suite de bouquins plutôt bons, avant de se mettre à écrire des choses décevantes… ils savent se documenter sur les thématiques qu’ils déploient, même si c’est souvent surfait…

Ils ont une bonne imagination pour nouer une intrigue… Mais donnent régulièrement le sentiment d’en bâcler le traitement comme si l’objectif était de noircir du papier et de tenir des délais pour les éditeurs qui savent qu’il y a une clientèle, plutôt que soigner la qualité.

Note du Cannibal : Reuben aurait dû être mordu par un lama, cela aurait été plus drôle ! Parce que quand lama fâché, lui toujours faire ainsi…