Jours barbares : William Finnegan

Titre : Jours barbares

Auteur : William Finnegan
Édition : du sous-sol (16/03/2017) / Points (2018)
Édition Originale : Barbarian Days (2015)
Traduction : Frank Reichert

Résumé :
Le surf ressemble à un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c’est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre.

Élevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l’université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l’Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l’île de Madère.

D’un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le New Yorker.

À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d’une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l’argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d’un homme qui aura trouvé dans son rapport à l’océan une échappatoire au monde et une source constante d’émerveillement.

Ode à l’enfance, à l’amitié et à la famille, Jours Barbares formule une éthique de vie, entre le paradis et l’enfer des vagues, où l’océan apparaît toujours comme un purgatoire.

Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre Hell’s Angels de Hunter S. Thompson et Into The Wild de Jon Krakauer.

Critique :
Si tenir debout sur une planche de surf au milieu des vagues ou des tempêtes est une belle métaphore de nos vie, j’aurais dû penser à me munir d’un gilet de sauvetage car je me suis noyée à la moitié du livre.

Le surf n’est pas un sport que je pratique (déjà que je ne tiens pas super bien sur un skate) mais puisque d’autres l’avaient lu et apprécié et que ces derniers n’étaient que des surfeurs du web, je m’étais dit que moi aussi j’allais aller taquiner les vagues.

Si au départ la mer était joueuse et que j’avançais bien, à un moment, c’est comme si on avait relié une ancre à ma planche, comme si je ramais à contre-courant : plus rien n’avançait et les pages se tournaient doucement, trèèèès doucement…

Alors que je me devais d’être vigilante, je piquais du nez en plein océan !

Tant que l’auteur me parlait de sa jeunesse, à Hawaï, fin des années 50, tout allait bien et même si les termes utilisés dans le surf étaient présents en masse, j’étais tout de même captivée par ces jeunes qui étaient prêt à tout pour surfer sur les vagues, à tout moment.

Ce n’est pas la première fois que je bois la tasse avec un roman, le plus chiant est que ce roman faisait partie de ma PAL Pedigree, celle des champions, celle qui se compose de livres que je veux absolument lire, ceux qui sont les plus susceptibles de me procurer des coups de coeur.

Loupé !

24 réflexions au sujet de « Jours barbares : William Finnegan »

  1. Moi qui pensait qu’il y avait Keenu Reeves et Patrick Swaize….😁
    Mes références en matière de surf s’arrêtent à Point Break c’est dire…
    Ça arrive les déceptions mais quand c’est un roman qu’on avait hâte de lire c’est plutôt une impression de perte de temps 🤔

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    • Non, hélas… Point Break, un film hautement intellectuel si je me souviens bien… mais miam miam pour Keanu !!

      Surtout que c’était grâce à la Fée que je voulais le lire, elle l’avait adoré. Il n’était pas pour moi. J’ai juste perdu un peu de temps mais bon, il y a pire : être sûre qu’on va passer un super moment et pchiiiittttt….

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  2. Ping : Bilan Livresque Mensuel : Avril 2020 | The Cannibal Lecteur

  3. Et dire, que moi, c’était un magnifique coup de cœur! Je me rappelle encore les vagues et le soleil…J’ai envie de le relire et tout, tellement …Je sais que tu vas le trouver ton prochain coup de cœur et très bientôt 😉 Des bisous ma binôme d’amour ❤️

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    • Mais oui, je sais, c’était grâce à ta chronique que ce roman était entré dans ma Pedigree PAL, celle des champions !! Bah, pas de soucis, ma PAL des champions est énorme et là, j’ai eu une belle lecture avec un livre de Pierre Rabhi « vers la sobriété heureuse »… 🙂

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  4. C’est le risque avec des œuvres centrées sur un truc très technique… les auteurs voulant donner un côté très réaliste à l’oeuvre abusent de termes qui ne parleront qu’aux initiés ! D’où mes souvenirs cauchemardesques de « Premier de cordée » de Frison-Roche… et autres bouquins de la même veine imposés par des profs sadiques à l’école sous prétexte que c’était au programme! Anybref n’étant pas passionnée par le surf, me limitant à Brice de Nice sur la question (d’ailleurs quel navet! Ça ne fait pas davantage envie) mieux vaut que j’aille voir ailleurs!

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    • J’ai aimé les termes techniques, l’auteur sait de quoi il cause, son livre est en partie autobiographique, mais je n’ai plus accroché à la seconde moitié du livre. J’ai dévissé, aurait dit Frison-Roche que je n’ai jamais lu, même si au programme, parce que nous avions plusieurs titres au choix 😉

      Ma Fée Stelphique l’a adorée, elle, et je ne pense pas qu’elle est une surfeuse acharnée… autrement que sur le Net 😆

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